Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

55 résultats 

ataxies spinocérébelleuses à hérédité autosomique dominante l.f.p.

autosomal dominant cerebellar ataxias

Affections neurologiques constituant un groupe de survenue généralement tardive (âge moyen de début : 30 ans), classé selon trois types (Harding).
De façon variable, le type I associe à l'ataxie une atrophie optique, des troubles oculomoteurs supranucléaires, des signes pyramidaux et extrapyramidaux, une amyotrophie et des fasciculations linguales et péribuccales. Généralement, il s'agit de lésions d'une atrophie olivo-ponto-cérébelleuse, dont les structures sont plus ou moins dépassées. Ce type est hétérogène au plan génétique, avec, p ex., un locus sur le chromosome 6p22-23. Certaines formes sont liées à l'expansion anormale de triplets nucléotidiques CAG (cytosine, adénine, guanine) dans la région codante du gène de la maladie. Un même locus 14q32.I est en cause dans l'ataxie spinocérébelleuse 3 (SCA 3) et la maladie de Machado-Joseph. L'amplification CAG porte sur le chromosome 12p12 dans l'atrophie dentato-rubro-pallidoluysienne.
Dans le type II, qui reste imprécis sur le plan génétique, une dystrophie musculaire pigmentaire s'associe à l'ataxie.
Relativement pur, sans signes associés oculaires ni extrapyramidaux, le type III correspond aux formes dominantes de l'atrophie cérébello-olivaire de Holmes. Cette affection, dont il existe aussi une forme récessive, est superposable, au plan anatomoclinique, à l'atrophie corticale tardive sporadique de Pierre Marie, Foix et Alajouanine.

Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre 

amplification de triplets nucléotidiques (affections neurologiques liées à l')

atrophie optique à hérédité autosomique dominante l.f.

optical atrophy with dominant autosomal herÉdit.y

Sylvester (syndrome de)

atrophie optique dominante congénitale l.f.

optic autosomal dominant atrophy

atrophie optique juvénile

atrophie optique dominante de Deutman l.f.

Deutman’s optic atrophy

Hérédodégénérescence infantile du nerf optique.
Acuité modérément diminuée avec surdimutité. Scotome centrocoecal, dyschromatopsie d'axe rouge-vert. Moins grave que la forme dominante habituelle. Une seule famille a été décrite. L’affection est autosomique dominante.

A. F Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1971)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

choroïdorétino-vitréopathie autosomique dominante l.f.

autosomal dominant vitreoretinochoroidopathy

S. Kaufman, ophtalmologiste américain (1982)

vitréorétino-choroïdopathie de Kaufman

[P2,Q2]

dégénérescence maculaire juvénile dominante l.f.

juvenile dominant macular degeneration

Dégénérescence maculaire juvénile similaire à la maladie de Stargardt mais dominante.
Il existe quelques publications de maladie de Stargardt dominantes flavimaculée ; ces formes sont rarissimes, plus bénignes, plus tardives, et plus lentes que les formes récessives. Les critères de différenciation sont uniquement géniques. La plupart du temps il s'agit de pseudodominance et les formes non flavimaculées, publiées antérieurement aux explorations fonctionnelles modernes, sont souvent des dystrophies des cônes. L’affection est autosomique dominante (MIM 248200).

W. G. Pearce, ophtalmologiste canadien (1975) ; K. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. Stargardt dominante (maladie de)

dysautonomie familiale dominante l.f.

autosomal dominant congenital indifference to pain

C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949)

Syn. Riley-Day (syndrome de), alacrymie congénitale

indifférence congénitale à la douleur de type NHSA I

dysplasie polyépiphysaire dominante l.f.

epiphyseal dysplasia multiple

dysplasie épiphysaire multiple

Cockayne-Touraine (épidermolyse bulleuse dystrophique dominante de ) l.f.

dominant dystrophic epidermolysis bullosa

Variété d'épidermolyse bulleuse transmise sur le mode autosomique dominant, dont le défaut moléculaire se trouve sur le gène du collagène VII, et qui est marquée par la présence, dès la naissance, de lésions cutanéomuqueuses d'étendue variable laissant des cicatrices atrophiques avec grains de milium.
Les lésions sont surtout localisées sur les membres et ont tendance à s'améliorer spontanément vers la deuxième décennie; le pronostic est favorable. Le siège du clivage se situe sous la lame basale et est donc épidermique très superficiel, ce qui fait qu'il s'agit en réalité d'une dermolyse, d'où le caractère dystrophique, générateur de cicatrices, de cette génodermatose.

E. A. Cockayne, pédiatre britannique (1933) ; A. Touraine, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1942) ; A. Pasini, dermatologue italien (1928)

Syn. épidermolyse bulleuse hyperplasique (obsolète)

épidermolyse bulleuse dystrophique albopapuloïde de Pasini

[J1,Q2, O1]

Édit. 2020

épilepsie frontale nocturne familiale autosomique dominante l.f.

autosomal dominant nocturnal frontal lobe epilepsy

Forme familiale de certaines épilepsies frontales débutant dans l'enfance.
Le polymorphisme de leur symptomatologie rend leur diagnostic difficile, car ces crises nocturnes sont souvent confondues avec des troubles psychiques, des parasomnies, des mouvements anormaux.
Le caractère génétique de cette affection est son hétérogénéité.

Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre

[H1, Q2]

Édit. 2020

héméralopie congénitale stationnaire dominante de type III l.f.

night blindness, congenital stationary

Cécité nocturne ou inaptitude considérable à voir dès que la lumière diminue à transmission autosomique dominante.
La CSNB3 (Congenital Stationary Night Blindness 3) est liée à au moins deux gènes, l'un celui de la rhodopsine (RHO) en 3q21-q24 et l'autre, celui de la sous-unité β (bêta) de la phosphodiestérase GMPc (guanosine monophosphate cyclique) des bâtonnets (PDEB, Phospho DiEstérase β) mutation en 4p16.3 (his258-to-asp). La plus fameuse famille mondialement connue est la famille Nougaret sur 11 générations. L’affection est autosomique dominante (MIM 163500).

F. Cunier, opthalmologiste belge (1838)

Étym. gr. hêmera : jour ; opsis : vision

héméralopie

[P2]

hérédité dominante l.f.

dominant inheritance

Ensemble des caractères ou des gènes transmis par les parents et dont l'expression phénotypique domine les autres caractères.
P. ex., si les gènes des yeux marron sont transmis par un des deux parents, l'enfant aura les yeux marron même si l'autre parent a les yeux bleu : on dit que les gènes « yeux marron" »dominent les gènes « yeux bleu ».

Étym. lat. heres : héritier

[Q1]

iridogoniodysgénésie autosomique dominante l.f.

iridogoniodysgenesis, autosomal dominant

Étym. gr. iris, iridos : arc-en-ciel ; gonios : angle ; dus : mauvais ; gennan : engendrer

glaucome dysgénésique

longueur d'onde dominante l.f.

dominant wavelength

Longueur d'onde d'un stimulus monochromatique qui, mélangé en proportion convenable à un stimulus achromatique spécifié, permet de reproduire l'aspect d'un stimulus de couleur donné.

microcéphalie autosomique dominante l.f.

autosomal dominant primary microcephaly

Défaut de développement céphalique traduit par une circonférence occipito-frontale inférieure d’au moins deux déviations standard par rapport à la normale.
Il s’agit d’un défaut rare de l’embryogenèse, d’origine génétique, qui ne s’accompagne pas d’une  altération de l’architecture cérébrale. Un déficit intellectuel modéré et un retard psychomoteur sont possible mais inconstants.

[A4, H1]

Édit. 2019

microcéphalie avec choriorétinopathie dominante l.f.

microcephaly with dominant chorioretinopathy

Microcéphalie vraie avec retard mental modéré et retard de croissance, associée à une dystrophie rétinienne rod-cone.
La maladie a une expression variable et il existe des porteurs sains. On trouve aussi un strabisme avec amblyopie, un nystagmus et une cataracte. La dystrophie rétinienne est présente à la naissance sous forme de lacunes choriorétiniennes sous les vaisseaux temporaux inférieurs du pôle postérieur et la rétinopathie évolue progressivement comme une rétinite pigmentaire. La vision ne baisse en général que vers la quatrième ou cinquième décennie lorsque la macula devient atrophique. L’affection est autosomique dominante (MIM 156590). Chez les porteurs sains, en cas de pénétrance incomplète, le diagnostic n'est fait qu'en angiographie avec dépigmentation en périphérie inférieure.

Corinne Alzial, pédiatre française (1980)

Étym. gr. mikros : petit ; kephalê : tête :  chorion : membrane ; lat. rétina  rétine (de rete : réseau)

Syn. retard mental-microcéphalie-dysplasie choriorétinienne de type dominant (syndrome de)

ophtalmoplégie progressive externe autosomique dominante avec différentes délétions mitochondriales l.f.

autosomal dominant progressive external ophthalmoplegia, with various mitochondrial deletions

cassures de l'ADN mitochondrial secondaires à une mutation nucléaire (syndrome des)

Édit. 2017

ostéogenèse imparfaite congénitale dominante, forme néonatale létale l.f.

osteogenesis imperfecta congenita, neonatal lethal form

Fragilité osseuse congénitale à début prénatal, associée à des malformations multiples liées à des altérations du collagène I.
Les fractures peuvent survenir in utero avec déformations des membres à la naissance ; les sclérotiques sont bleutées ; la mort survient dans la période périnatale. Deux mutations sur les gènes codant pour les chaînes α1 et α2 du collagène I sont responsables de l’affection (locus  en 17q21-31-q22.05 et en 7q22.1). La transmission est autosomique dominante (MIM 166210). Cette forme est très voisine, sinon synonyme, de la maladie de Porak et Durante et de la maladie de Vrölik.

R. P. Penttinen, médecin interniste américain (1975) ; C. Porak, gynécologue membre de l’Académie de médecine et G. Durante, médecin français (1905) ; W. Vrolik, anatomiste néerlandais (1849)

Syn. ostéogenèse imparfaite type 2

ostéogenèse imparfaite type 2, ostéogénèse imparfaite

[A4,O6,Q2]

Édit. 2017

polykystose rénale autosomique dominante l.f.

polycystic kidney disease

Maladie héréditaire relativement fréquente marquée par un développement progressif de kystes multiples dans les deux reins souvent associé à d'autres anomalies structurales touchant l'arbre vasculaire, les valves cardiaques, l'appareil gastro-intestinal.
Elle se révèle généralement à l'âge adulte, par la survenue de douleurs, d'une hématurie, la palpation de masses abdominales, la découverte d'une hypertension, d'une insuffisance rénale ou de plus en plus souvent à l'occasion d'une échographie rénale faite à titre systématique dans un contexte familial évocateur. Il existe des formes infantiles.
L'évolution expose à la survenue d'une insuffisance rénale irréversible d'évolution lente justiciable d'un traitement par dialyse ou transplantation.
Dans 85% des cas, la polykystose est de type PKD1 : le gène a été localisé au chromosome 16 ; il code pour une protéine dénommée polycystine. Dans 15% des cas environ, le défaut génétique concerne le gène PKD2, localisé au chromosome 4; la maladie évolue lentement. Il existe enfin un troisième gène, PKD3 sur le chromosome 11.

Syn. maladie rénale polykystique

polycystine 1, polycystine 2, PKD1 gene, PKD2 gene, PKD3 gene, score PRO-PKD

pseudofièvre familiale méditerranéenne dominante avec amylose l.f.

familial Mediterranean fever-like syndrome with amyloidosis dominant

Amyloïdose avec fièvre épisodique, douleurs articulaires et abdominales, puis néphrose.
La description princeps a été faite dans une famille Suédoise, elle débute par un amaigrissement important. Voir fièvre familiale méditerranéenne. L’affection est autosomique dominante (MIM 134610).

F. Bergman et S. Warmenius, anatomopathologistes suédois (1968)

Syn. FMF-like avec amyloïdose (syndrome)

rétinite pigmentaire péricentrale dominante l.f.

retinopathy, pericentral pigmentary dominant

Dystrophie rétinienne péricentrale qui a été décrite dans quatre familles du nord de la Norvège.
Dégénérescence rétinienne pigmentaire péricentrale avec héméralopie débutant dans l'adolescence et donnant une cécité vers la sixième ou septième décade de la vie avec la classique pigmentation ostéoblastique, une atrophie optique et des artères rétrécies. L'aspect est cependant entièrement différent de la rétinopathie décrite par Traboulsi en 1988 et qui est récessive. L’affection est autosomique dominante (MIM 180210).

J. Grøndahl, généticien norvégien (1987) ; E. I. Traboulsi, ophtalmologiste américain (1988)

héméralopie

Stargardt dominante (maladie de) l.f.

dominant macular juvenile degeneration

K. B. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909)

dégénérescence maculaire juvénile dominante

vitrorétinopathie exsudative familiale dominante l.f.

exsudative vitreoretinopathy familial

vitréorétinopathie exsudative familiale

[ P2]

Édit. 2017

macrothrombocytopénie autosomique dominante avec inclusions leucocytaires
l.f.

Syn. IGPDs, purpura thrombocytopénique

IGPDs

[F1]

Édit. 2018

dystrophie des vingt ongles l.f.

twenty-nail dystrophy

Forme idiopathique, et d'identité discutée de dystrophie de tous les ongles, à type de trachyonychie, atteignant l'enfant et l'adulte, dont l'évolution se ferait vers l'amélioration spontanée, voire la guérison en plusieurs années.

Étym. gr. dys : gêne ; trophê : nourriture

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