Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

284 résultats 

cataracte nucléaire totale l.f.

nuclear total cataract

Opacités du noyau embryonnaire et surtout fœtal, ponctuées denses ou confluantes aux limites irrégulières.
La plus fréquente des cataractes congénitales sévères avec mauvaise acuité visuelle. La transmission récessive est très rare. L’affection est autosomique dominante (MIM 116400).

A. L. Brown, ophtalmologiste américain (1924)

[P2,Q2]

conjugaison nucléaire l.f.

nuclei conjugation

Terme désuet.

caryogamie

[Q1]

couche nucléaire externe l.f.

stratum nucleare externum (TA)

outer nuclear layer

Syn. anc. couche des grains externes

rétine

[A1,P2]

couche nucléaire interne l.f.

stratum nucleare internum (TA)

inner nuclear layer

Syn. anc. couches des grains internes

rétine

[A1,P2]

déchet nucléaire l.m.

nuclear waste

Déchet radioactif ou déchet susceptible d’avoir été contaminé ou activé, provenant d’une installation nucléaire de base, et qui, à ce titre, est pris en charge par les filières d’élimination des déchets radioactifs.
Une attention particulière est apportée à de tels déchets dans les services d’imagerie médicale.

Étym. lat. médiéval decadere, du lat ; cadere : tomber

déchet radioactif

élément nucléaire dispersé court l.m.

short interspersed nuclear element (SINE), short interspersed repeat, short interspersed repeat element

Séquence répétée issue de la multiplication d’un transposon des eucaryotes comprenant entre 100 et 300 paires de bases présentes en grand nombre de copies dans le génome.
L’élément emblématique de la famille est la séquence Alu, présent en plus de 500 000 copies dans le génome humain.

rétrotransposon, paire de bases, transposon

[Q1]

Édit. 2019

élément nucléaire dispersé long l.m.

long interspersed nuclear element (LINE), long interspersed repeat, long interspersed repeat element

Rétrotransposon eucaryote, souvent d’origine rétrovirale,.comprenant des séquences de 6 000 à 7 000 paires de bases, présentes en grand nombre de copies dans le génome.

rétrotransposon, paire de bases

[Q1]

Édit. 2019

fission (nucléaire) n.f.

fission

Réaction nucléaire dans laquelle un noyau atomique très lourd se casse en 2 parties de masse voisine avec émission de particules - en particulier des neutrons - et de photons; cette émission entraîne un important dégagement d'énergie (175 MeV pour un noyau de 235U, soit 7.1010 J pour 1g).
La fission est généralement consécutive à la capture par le noyau d'un neutron de faible énergie. L'émission de neutrons entraîne, dans une masse compacte de noyaux fissibles, une réaction en chaîne qui est explosive dans la bombe atomique et contrôlée dans le réacteur nucléaire.

[B2]

Édit. 2018

Fuhrman (grade nucléaire de) l.m.

Fuhrman nuclear grading

Méthode d'histopronostic adaptée aux carcinomes à cellules rénales comportant 4 grades.
Ce grade tient compte uniquement de l'aspect des noyaux, sans intégrer l'architecture tumorale, le type cellulaire ou le contenu cytoplasmique.
On décrit quatre grades de gravité croissante.
Grade I : petits noyaux ronds de 10 µ dont les contours sont réguliers et sans nucléole, sans cellules monstrueuses (30% des cancers à cellules rénales).
Grade II : noyaux de 15 µ, discrètement irréguliers, avec nucléoles visibles au grossissement x 400, sans cellules monstrueuses (30% des cancers à cellules rénales).
Grade III et IV : noyaux de 20 µ dont les contours sont irréguliers avec des nucléoles visibles au grossissement x 100.
Le grade III (30% des cancers à cellules rénales) ne comporte pas de cellules monstrueuses contrairement au grade IV (10% des cancers à cellules rénales).

Susan A. Furhman, anatomopathologiste américaine (1982)

[F2]

Édit. 2019

fusion nucléaire n.f

fusion

Cette réaction n'est possible qu'à des températures très élevées (millions de degrés) où l'énergie cinétique des noyaux leur permet de franchir la barrière de potentiel qui s’oppose à leur interpénétration. La réaction est à l'origine de l'énergie rayonnée par les étoiles (où la réaction est amorcée dans le cœur de l'étoile lorsque la contraction gravitationnelle l'a porté à la température requise) et de l'énergie dégagée de façon explosive dans la bombe à hydrogène (où la température requise est obtenue par l'explosion d'une bombe atomique à fission).
Le contrôle de la réaction en vue de la production industrielle d’énergie est encore à l’étude.

Association de 2 noyaux légers dont résulte un noyau plus lourd et qui entraine un important dégagement d’énergie (18 MeV pour la fusion d’un noyau de deutérium et d’un noyau de tritium, soit 34.1010 J pour 1g de matière)

groupe nucléaire baso-latéral de l'amygdale l.m.

basolateral nuclear group

Groupe des noyaux profonds de type cortical, le groupe nucléaire basolatéral comprend les  noyaux latéral, basolatéral, paralaminar, basomédial de l’amygdale, auxquels on associe le noyau endopiriforme.
Tous les noyaux du groupe basolatéral ont une organisation cyto-architectonique semblable à celle du cortex cérébral.

groupe nucléaire centro-médial

centromedial nuclear group

amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical

groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical l.m.

Groupe de noyaux comprenant le noyau central et le noyau médial

amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial

groupe nucléaire baso-latéral de l'amygdale l.m.

basolateral nuclear group

Groupe des noyaux profonds de type cortical, le groupe nucléaire basolatéral comprend les  noyaux latéral, basolatéral, paralaminar, basomédial de l’amygdale, auxquels on associe le noyau endopiriforme.
Tous les noyaux du groupe basolatéral ont une organisation cyto-architectonique semblable à celle du cortex cérébral.

groupe nucléaire centro-médial

centromedial nuclear group

amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical

groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical l.m.

Groupe de noyaux comprenant le noyau central et le noyau médial

amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial

hernie nucléaire l.f.

hernie discale

[I1]

ictère nucléaire l.m.

kernicterus, nuclear icterus, Schmorl’s jaundice, nuclear jaundice, bilirubin encephalopathy

Complication grave et souvent mortelle de la maladie hémolytique du nouveau-né s’observant en cas d’hyperbilirubinémie sévère, caractérisée anatomiquement par une atteinte des noyaux gris centraux et d’autres structures du système nerveux central (cervelet, tronc cérébral, substance grise du cerveau) relevant de la toxicité de la bilirubine pour ces structures.
Il associe à une hypertonie musculaire permanente, un rejet de la tête en arrière ou opisthotonos, des mouvements d’enroulement des membres supérieurs, une fixité du regard, un nystagmus et un cri aigu. Son évolution se fait parfois vers la mort ou plus souvent vers l’apparition de séquelles sévères à type d’encéphalopathie, infirmité motrice cérébrale, surdité. Le traitement par transfusion in utero des fœtus soumis aux complications de l’iso-immunisation rhésus l’ont pratiquement fait disparaître.

C. G. Schmorl, anatomopathologiste allemand (1861-1932) ; J. F. Crigler, pédiatre américain et V. A. Najjar, pédiatre et microbiologiste américain (1952)

Étym. gr. iktêr, ikteros : jaunisse

Syn. encéphalopathie hyperbilirubinémique, ictère nucléaire du nouveau-né de Schmorl, encéphalopathie hyperbilirubinémique de Crigler et Najjar, syndrome de Crigler et Najjar

ictère familial congénital de Crigler et Najjar, ictère du nouveau-né

institut de radioprotection et de sécurité nucléaire l.m.

institute of radioprotection and nuclear safety

Sa compétence couvre l’ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants utilisés dans l’industrie ou la médecine et aux rayonnements naturels.
Il a pour missions ;
- la surveillance radiologique de l’environnement et l’intervention en cas d’urgence radiologique,
- la radioprotection de l’Homme,
- la contribution à la formation et à l’enseignement de la radioprotection,
- la définition et la mise en œuvre de programmes de recherche nationaux et internationaux,
- la veille permanente en matière de radioprotection,
- la contribution à l’information du public,
- la réalisation d’expertises, de recherches et d’analyses sur les risques nucléaires et radiologiques établies pour des organismes publics ou privés,
- l’appui opérationnel technique en matière de risques nucléaires et radiologiques concernant les installations nucléaires civiles ou de défense, le transport de substances radioactives et sensibles ainsi que la protection physique et la sécurité des applications tant industrielles que médicales.
L’institut est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle conjointe des ministères :
- de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
- de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,
- des affaires sociales, de la santé et des droits de la femme,
- de l’économie, de l’industrie et du numérique,
- de la défense.
L’institut a été créé par l’article 5 de la loi du 9 mai 2001 et son fonctionnement précisé par décret du 22 février 2002, modifié le 7 avril 2007.

Sigle  : IRSN

lamina nucléaire  l.f.

nuclear lamina

Partie interne de la membrane nucléaire formée de protéines, essentiellement des lamines, sous forme d’un réseau fibrillaire doublant en dedans le versant interne de la membrane nucléaire.
Les lamines A/C (filaments intermédiaires de type V) dimères enroulés entre eux en α-hélicoïdal et associés en polymères longitudinaux par fixation du C-terminal au N-terminal du suivant, forment ainsi des fibres allongées et réunies en un maillage en deux dimensions de10nm d’épaisseur et plus. Elles sont associées à d’autres protéines : les LAPs 1 et 2 (Lamin Associated Proteins), l’émérine, les récepteurs de la lamine B, les protéines intervenant dans la constitution et la fonction des pores nucléaires assurant la transduction avec le cytoplasme.
La lamina intervient dans l’organisation de la chromatine qui lui adhère dans l’interphase, dans la réplication de l’ADN qui prépare la division cellulaire et dans la régulation du cycle cellulaire. Lors de la prophase la lamina se désagrège par phosphorisation des lamines (sous l’action du complexe protéique cycline B/Cdk1) et leur dépolymérisation. A la fin du cycle mitotique, la télophase, la lamina et la membrane nucléaire se reforment par un processus inverse.
Les mutations pouvant survenir au cours de la formation ou de la transformation des divers composants de la lamina en particulier des lamines sont à l’origine des laminopathies.

Étym. lat. membrana : lame, membrane

lamine, laminopathie, filament intermédiaire, cycline B/Cdkl, émérine

médecine nucléaire l.f.

nuclear medicine

Spécialité médicale fondée sur l'emploi de la radioactivité pour étudier et traiter les désordres fonctionnels, physiologiques et métaboliques, pouvant survenir dans de nombreux états pathologiques.
Cette définition inclut les procédures "in vitro" (radioanalyse), les méthodes de diagnostic "in vivo" (en particulier d'imagerie) et de traitement après administration au patient de molécules marquées (ou radiopharmaceutiques).
Elle fait appel aux méthodes associées de physique nucléaire, radiochimie, radiobiologie et radioprotection.
La médecine nucléaire est depuis 1988 une spécialité médicale autonome reconnue à l'échelon européen.

curiethérapie, scintigraphie

membrane nucléaire l.f.

nuclear membrane

membrane cellulaire

nucléaire adj.

nuclear

Relatif au noyau de l’atome, de la cellule (Par ex. ADN nucléaire) ou des noyaux du système nerveux central.

paramagnétisme nucléaire l.m.

paramagnétisme

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

réacteur nucléaire l.m.

nuclear reactor

Installation industrielle destinée à réaliser la fission contrôlée et à permettre l'utilisation du flux de neutrons qui en résulte (production d'isotopes radioactifs) ou de la chaleur qui y est dégagée (production d'électricité).
Le cœur du réacteur contient des barres de matière fissible, généralement 238U, entourées d'un milieu ralentisseur des neutrons et dans lequel plongent des barres de cadmium, absorbeur de neutrons. Le réglage de celles-ci maintient à un niveau constant le flux de neutrons produit par la réaction en chaine et éventuellement stoppe la réaction.
La chaleur dégagée est évacuée par un circuit primaire vers un échangeur où elle génère la vapeur sous pression qui actionne une turbine entraînant un alternateur (production d'électricité) ou une hélice (propulsion de navire).
Des canaux permettent d'introduire dans le cœur les matériaux à exposer au flux de neutrons pour la production d'isotopes radioactifs.
De robustes enceintes assurent le confinement des éventuelles fuites radioactives et l'isolement du cœur en cas d'emballement.

Syn. pile atomique

fission

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