méga-aorte n.f.
enlarged aorta, megaaorta
Dilatation diffuse, congénitale ou acquise de l’aorte, sans perte du parallélisme des bords, ce qui la distingue des anévrismes de l’aorte.
Elle peut représenter une dystrophie congénitale du tissu élastique de la paroi aortique ou être secondaire à un obstacle aortique.
Étym. gr. megas : grand
partie abdominale de l'aorte l.f.
pars abdominalis aortae, aorta abdominalis (TA)
abdominal aorta
partie ascendante de l'aorte l.f.
pars ascendens aortae, aorta ascendes (TA)
ascending aorta
partie descendante de l'aorte l.f.
pars descendens aortae, aorta descendens (TA)
descending aorta
partie thoracique de l'aorte l.f.
pars thoracica aortae (TA)
thoracic aorta
portion descendante de l'aorte l.f.
rameaux artériels bronchiques de l'aorte thoracique l.m.p.
rami bronchiales (Aorta thoracica) (TA)
bronchial branches (thoracic aorta)
Vaisseaux artériels d'origine aortique destinés aux bronches.
Les artères bronchiques principales naissent de la face antérieure de l'aorte thoracique descendante et sont au nombre de deux ou trois. Elles s'accolent à la face postérieure des grosses bronches dans le tissu péribronchique et vascularisent les bronches jusqu'au sommet du lobule pulmonaire.
L'artère bronchique droite peut naitre avec la quatrième artère intercostale, formant le tronc artériel broncho-intercostal toujours rétro
L'artère bronchique gauche donne souvent un rameau prébronchique droit.
Des artères bronchiques accessoires naissent des artères phréniques inférieures, des artères péricardophréniques, de l'artère thoracique interne, des artères sousclavières, des artères œsophagiennes ou médiastinales.
Anc. dénom. artères bronchiques
rameaux artériels médiastinaux de l'aorte thoracique l.m.p.
rami mediastinales (Aorta thoracica) (TA)
mediastinal branches (thoracic aorta)
Fines artérioles en nombre variable se détachant de la face antérieure de l'aorte thoracique, destinées au médiastin postérieur.
Anc. dénom. artères médiastinales
rameaux artériels œsophagiens de l'aorte thoracique l.m.p.
rami œsophageales (Aorta thoracica) (TA)
oesophageal branches (thoracic aorta)
Artères d'origine aortique se détachant de l'aorte au-dessous de la bifurcation trachéale, destinées à l'œsophage thoracique.
Certaines sont courtes dont la plus importante est l'artère "du croisement aortique". Elle a un trajet très court et s'épanouit en 2 ou 3 branches.
Les artères œsophagiennes longues sont au nombre de 2, l'une naissant en regard du disque entre la 6e et la 7e vertèbre thoracique et l'autre au niveau du disque entre la 7e et la 8e.
Il existe un rameau œsophagotrachéal antérieur né de la face droite de la crosse aortique et parfois un rameau postérieur grêle.
Anc. dénom. artères œsophagiennes
rameaux bronchiques de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami bronchiales partis thoracicae aortae (TA)
bronchial branches of thoracic aorta
Rameaux bronchiques nés de l’aorte au niveau de son croisement postérieur du pédicule pulmonaire gauche.
rameaux médiastinaux de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami mediastinales partis thoracicae aortae (TA)
mediastinal branches of thoracic aorta
rameaux œsophagiens de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami oesophageales partis thoracicae aortae (TA)
oesophageal branches of thoracic aorta
Syn. anc. artère du croisement aortique
rameaux péricardiques de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami pericardici partis thoracicae aortae (TA)
pericardial branches of thoracic aorta
rupture de l'aorte l.f.
Lésion traumatique de haute gravité, provoquée par un choc violent : l’aorte se rompt électivement dans la région de l’isthme, particulièrement exposée par sa fragilité embryologique et par sa situation en porte à faux entre la crosse aortique relativement mobile et l’aorte descendante fixée au rachis par ses branches.
La rupture de l’aorte ne permet la survie que si elle n’est pas totale. Elle constitue alors une situation d’urgence exigeant une réparation chirurgicale avant la rupture totale. L’intervention peut consister soit en une simple suture aortique si elle est possible, soit en une réparation prothétique.
rupture traumatique de l'aorte et des gros vaisseaux l.f.
traumatic ruptured aorta and large vessels
Lésion partielle ou complète de la paroi de l'aorte et des gros vaisseaux lors d'un traumatisme.
Les ruptures brutales de toutes les couches de la paroi artérielle se produisant lors du choc offrent peu de possibilités de traitement, l'hémorragie est foudroyante et la mort s'en suit dans la minute. Le médecin appelé en urgence peut se trouver devant un mort : il doit éviter qu'on lui reproche de ne pas avoir sauvé la victime alors que souvent aucune lésion thoracique apparente n'est visible en cas de tachytraumatisme. Il faut qu'il puisse témoigner en cas d'enquête, et dire ce qu'il sait de l'accident.
Mais la section d'une grosse artère n'est pas toujours aussi brutale, seuls l'endothélium et la tunique musculeuse peuvent être rompus. Il se constitue alors un anévrisme, plus ou moins localisé au niveau de l'isthme aortique. Cet anévrisme peut rester muet pendant assez longtemps avant de se rompre, quelquefois plusieurs années après l'accident.
Un examen soigneux est donc nécessaire pour toute victime d'accident au cours duquel des accélérations importantes (> 5 G) ou une compression de la poitrine ont eu lieu, surtout si la victime se plaint d'une douleur pectorale dont il faut trouver la cause.
→ accélération, anévrisme, dissection aortique, tachytraumatisme
rupture traumatique de l'aorte thoracique et de ses branches l.f.
traumatic rupture of the thoracic aorta and its branches
Solution de continuité de la paroi de l'aorte thoracique et des gros troncs qui en sont issus, lors d’un traumatisme.
Elle survient au cours d'accidents comportant presque toujours une décélération brutale horizontale dans les accidents de la circulation et verticale dans les chutes de grande hauteur. Elle s'observe surtout chez le sujet jeune, lors des accidents de la circulation près de 8 fois sur 10 et d'accidents du travail près d'une fois sur cinq. La rupture siège 7 fois sur 10 au niveau de l'isthme aortique, zone fragile embryolo
Les atteintes du tronc artériel brachio
Les signes cliniques comportent 9 fois sur 10 des douleurs thoraciques, 7 fois sur 10 un état de choc. L'élargissement du médiastin, des anomalies du contour aortique, la présence d'un hémothorax, imposent la TDM avec injection ou l'aortographie, qui confirment le diagnostic.
Le traitement chirurgical repose soit sur une suture directe protégée, si elle est possible, soit en interposant une prothèse entre les berges de la déchirure ou peut-être mieux, la mise en place d'un stent par voie endovasculaire plus simple, plus rapide et avec une mortalité moindre.
La mortalité dans les formes qui peuvent être opérées par un chirurgien cardiaque est de l'ordre de 10% à 20%.
sténose isthmique de l'aorte
aorta’s isthmic stenosis, isthmic aorta’s sclerosis
valve de l'aorte l.f.
valva aortae (TA)
aortic valve
Ensemble des trois valvules semi-lunaires dont est pourvu l’orifice aortique.
→ valvules semilunaires des valves aortique et pulmonaire
arc alvéolaire de la mandibule l.m.
arcus alveolaris mandibulae (TA)
alveolar arch of mandible
Ensemble des alvéoles dentaires creusées dans le bord supérieur du corps de la mandibule.
arc alvéolaire du maxillaire l.m.
arcus alveolaris maxillae (TA)
alveolar arch of maxilla
Ensemble des alvéoles dentaires creusées dans le bord inférieur du maxillaire.
arc antérieur de Kirk l.m.
N. T. Kirk, chirurgien américain (1888-1960)
→ arcade pancréatique antérieure et inférieure
arc antérieur de l'atlas l.m.
arcus anterior atlantis (TA)
anterior arch of atlas
Arc osseux à concavité postérieure qui réunit en avant les deux masses latérales de l’atlas.
Il s’articule par sa face postérieure avec la dent de l’axis. Sur le tubercule antérieur de sa face postérieure s’insère le muscle long du cou.
arc antérieur du bassin l.m.
anterior arch of the pelvis
Demi-cercle de 6 cm de rayon formant la partie antérieure du détroit supérieur du bassin, en avant du diamètre transverse médian.
arc aortique double l.m.
double aortic arch
Anomalie congénitale d’évolution des arcs aortiques de l’embryon, qui entraîne la persistance du 4e arc droit alors qu’il devrait disparaître.
Ce 4ème arc droit anormalement persistant forme une crosse aortique droite qui double la crosse normale issue du 4ème arc gauche. L’arc aortique double enserre dans un anneau plus ou moins serré, la trachée et l’œsophage, et peut être responsable de compression des voies aériennes supérieures. Il relève alors d’un traitement chirurgical consistant à sectionner l’anneau artériel compressif au point le plus adapté à la conservation des branches de l’aorte (carotides et sous-clavières).
arc boutant inférieur de Rodet l.m.
H. Rodet, medecin français (1844)