Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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anesthésie obstétricale l.f.

obstetrical anaesthesia

Suppression de la conscience ou de la douleur chez la parturiente en travail.
Elle présente des spécificités liées au risque fœtal et à l'absence de vacuité gastrique chez la femme en travail. Elle associe habituellement l'usage d'un hypnotique et d'un curare. Les analgésiques centraux sont peu utilisés du fait du risque de dépression respiratoire néonatale. L'induction est la période dangereuse du fait du risque d'inhalation du contenu gastrique acide et nécessite une intubation orotrachéale dans des conditions particulières de neuroleptanalgésie. Les techniques spécifiques dites « à la Reine » ou « toulousaine » ne sont plus guère employées.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,O3]

Édit. 2017

anesthésie oculaire l.f.

ocular anesthesia

Procédure d'anesthésie appliquée localement, en l'occurrence à l'œil, autour de lui ou dans la région oculo-orbitaire.
Elle fait appel à des produits anesthésiants qui agissent directement à l'endroit où ils sont appliqués ou à proximité de leur site d'administration.
Suivant les modalités de l'anesthésie pratiquée et ses tissus-cibles, on distingue l'anesthésie locale cornéenne ou topique de contact, et l'anesthésie locorégionale par injection péribulbaire ou rétrobulbaire.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie par inhalation l.f.

inhalation anaesthesia

Administration d'un mélange anesthésique gazeux par les voies respiratoires.
L'anesthésique volatil inhalé va dans les alvéoles d'où il est capté par le sang capillaire pulmonaire et distribué dans la circulation générale. Sa fixation, sa distribution et son élimination pulmonaire sont régies par la ventilation et la circulation, ils dépendent aussi des propriétés physicochimiques et du métabolisme éventuel de l'anesthésique.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

système anesthétique

[G1]

Édit. 2017

anesthésie péribulbaire l.f.

peribulbar anaesthesia

Technique d'anesthésie locorégionale consistant en l'injection du produit anesthésique en dehors du cône musculo-aponévrotique.
L'injection d'une grande quantité de produit permet son passage à l'intérieur du cône, par diffusion, facilitée par une compression orbitaire. Les effets de l'anesthésie péribulbaire sont superposables à ceux de l'anesthésie rétrobulbaire, avec cependant une akinésie du globe moins constante, mais la présence d'une akinésie palpébrale (orbiculaire). Elle possède les mêmes avantages que l'anesthésie rétrobulbaire, tout en réduisant les risques locaux et généraux.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. anesthésie extracônique

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie pour cœlioscopie l.f.

anæsthesia for laparoscopic surgery

Technique d'anesthésie adaptée à la chirurgie cœlioscopique.
Pour assurer le passage des instruments et permettre à l'opérateur de voir, il faut insuffler du CO2 dans le péritoine (la pression peut être réduite par suspension de la paroi abdominale), mais cela gêne la ventilation en repoussant le diaphragme, surtout en position de Trendelenburg. Le risque d'embolie gazeuse exclut l'usage d'air pour gonfler le pneumopéritoine. C'est pourquoi on utilise le CO2 qui est moins dangereux, parce qu'il est très soluble dans le sang et les tissus. Mais le CO2 est cause d'acidose et son élimination importante par les poumons entraîne une certaine hypoxie. Il faut maintenir l'oxygénothérapie après la fin de l'intervention pendant toute la durée d'élimination du CO2. L'anesthésie pour cœlioscopie demande une ventilation contrôlée, sa surveillance et la réanimation nécessitent une grande vigilance.

Étym. gr. koilia : ventre ; skopeô : observer de haut ou de loin

[G1]

Édit. 2017

anesthésie (profondeur de l') l.f.

depth of anaesthesia

Évaluation de la qualité de l'anesthésie eu égard aux facilités d'autant plus grandes que sa profondeur accorde au chirurgien.
Cette évaluation est comprise entre l'état d'éveil normal avec la vigilance normale du sujet éveillé et la mort. Comme pour toute évaluation de la qualité, on peut, en principe, coter la profondeur de l'anesthésie en cinq degrés de 0, état d'éveil normal, à 5, mort, qui correspond à une anesthésie définitive. Entre ces deux extrêmes se placent les quatre stades de l'anesthésie dont le modèle a été donné par Guedel en 1937 pour l'éther : 1- analgésie, 2- délire, 3- stade chirurgical, 4- coma aréflexique. Mais dans la pratique cette distinction clinique en stades est difficile à faire avec les techniques actuelles d'anesthésie, qui emploient plusieurs produits, dont les effets sont un peu différents, et du curare, qui masque les réactions musculaires de l'opéré.
Quoi qu'il en soit les stades sont appréciés sur des signes cliniques, insensibilité à l'incision de la peau (analgésie), perte de conscience (narcose), suppression des réactions neurovégétatives (protection» neurovégétative) et des évaluations neurophysiologiques (électroencéphalogramme, potentiels évoqués et, en expérimentation, micro-électrodes posées sur la réticulée, le thalamus, le circuit limbique, etc.). Le 2ème stade, période relativement brève, commence au début de la perte de conscience, il correspond à l'abolition du contrôle par les centres supérieurs avec libération des centres secondaires (hallucinations, désorientation et réactions très vives aux stimulus extérieurs), laissant passer des réflexes aux effets dangereux (risque de syncope vagale, de fibrillation ventriculaire). Des ondes lentes monomorphes remplacent peu à peu les activités rapides et les rythmes lents de l'éveil de l'électroencéphalogramme. Différentes modalités d'analyse de l'électroencéphalogramme facilitent l'interprétation des signaux : selon les anesthésiques l'évolution est variable. Avant le passage au stade chirurgical les ondes lentes prédominent dans les régions frontales et commencent à prendre un aspect irrégulier, dit «polymorphe».

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

profondeur de l'anesthésie, surveillance de la curarisation, éther (stades de l'anesthésie à l')

[G1]

Édit. 2017

anesthésie rachidienne l.f.

spinal anaesthesia

rachianesthésie

[G1]

Édit. 2017

anesthésie rétrobulbaire en ophtalmologie l.f.

retrobulbar anaesthesia

Technique d'anesthésie locorégionale consistant en l'injection du produit anesthésique à l'intérieur du cône musculo-aponévrotique, dans l'espace rétrobulbaire immédiat.
L'injection de l'anesthésique au contact direct des branches du nerf ophtalmique, du ganglion ciliaire, des nerfs oculomoteurs et du nerf optique, permet d'obtenir une anesthésie et une akinésie immédiate du globe oculaire, associées à une amaurose ainsi qu'une anesthésie cutanée (supra-orbitaire, paupière supérieure, racine du nez) et muqueuse (partie antérieure des fosses nasales, sinus ethmoïdal et sphénoïdal, conjonctive).

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. anesthésie intracônique

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie (signe ophtalmologique de l') l.m.

anaesthesia sign

Angle du strabisme sous anesthésie générale stable et profonde.
Quel que soit le strabisme, sous anesthésie générale, l'angle peut diminuer, s'annuler, ou même s'inverser. Les conclusions à en tirer, notamment une modification du protocole opératoire, varient selon les auteurs.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie sous-conjonctivale l.f.

subconjonctival anaesthesia

Anesthésie de la conjonctive et de l'épisclère, superficielle et très localisée, obtenue par injection de substance anesthésique directement sous la conjonctive.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie sous-ténonienne l.f.

sub-Tenon's local anaesthesia

Anesthésie provoquée par l'injection directe d'un produit anesthésique dans l'espace épiscléral, ou espace de Tenon (espace injectable en arrière du globe oculaire, situé entre la capsule de Tenon et la paroi oculaire).
Cette technique anesthésique permet l'obtention rapide d'une bonne analgésie par blocage du ganglion ciliaire et des nerfs ciliaires postérieurs à leur entrée sclérale. Par contre, l'akinésie obtenue est très partielle et tardive.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie spinale l.f.

spinal anaesthesia

analgésie péridurale

[G1]

Édit. 2017

anesthésie topique l.f.

topical anaesthesia, topicus anaesthesia

Anesthésie superficielle de contact de la cornée (nerfs cornéens superficiels) et dans une moindre mesure de la conjonctive, par simple instillation de collyre anesthésique.
Une substance topique est une substance qui agit à l'endroit où elle est appliquée. Du fait de son mode d'action, les indications de l'anesthésie topique sont limitées à la chirurgie de la cataracte par phakomulsification, à la chirurgie du ptérygion ou à la réparation de petites plaies cornéennes ou conjonctivales.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie trigéminale familiale l.f.

trigeminal anesthesia familial

hypo-esthésie cornéenne familiale

[H1,P2,Q2]

Édit. 2017

anesthésie tronculaire périoculaire l.f.

periocular local anaesthesia

Interruption de la sensibilité régionale par blocage de nerfs isolés, par injection directe d'un produit anesthésique le long de leur trajet.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. bloc péri-oculaire

[G1,P2]

Édit. 2017

asthmatique (anesthésie de l ') l.f.

anaesthesia of asthmatic patient

Conditions particulières de l’anesthésie d’un patient asthmatique Le principal risque est la bronchoconstriction (bronchospasme) déclenchée par l'injection de médicaments ou l'inhalation de vapeurs anesthésiques ainsi que par les gestes nécessités par l'anesthésie (intubation, aspiration trachéale) ou la chirurgie (stimulation vagale).
Il faut éviter les médicaments histamino-libérateurs (prémédication sédative et anxiolytiques). Des précautions spéciales doivent être prises pour éviter toute hypoxie pendant l'anesthésie.
Lors de la consultation préopératoire, la prévention consiste à rechercher par l’interrogatoire toutes les causes d'allergie et à les éviter. Il faut aussi préparer le patient pour améliorer son état bronchique et en diminuer la réactivité (kinésithérapie respiratoire, etc.). Pendant l'intervention et dans les suites opératoires, une ventilation à pression d'insufflation modérée est nécessaire, quitte à tolérer une hypercapnie contrôlée.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

ballon réservoir d'anesthésie l.m.

anaesthetic reservoir bag

Récipient souple («vessie») d'un système respiratoire à partir duquel un sujet peut inspirer de l'air ou un mélange anesthésique.

système anesthésique

Édit. 2017

brûlé (anesthésie du) l.f.

anaesthesia of burns

Anesthésie relativement courte, nécessaire dans le cas des brûlés, mais répétée pour le renouvellement de leurs pansements et pour les greffes.
Leurs veines sont souvent peu accessibles et la face, le cou ou les voies aériennes supérieures ne sont fréquemment pas indemnes. On préfère dans ces cas utiliser des produits tels la kétamine par voie intramusculaire ou, si possible, le propofol par voie intraveineuse.

Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler

brûlure, kétamine, propofol

Édit. 2017

cryo-anesthésie n.f.

cryoanaesthesia

Anesthésie par le froid.
Cette technique n'est pas utilisable en anesthésie générale pour les animaux à sang chaud (dont l'homme) mais c'est la technique de choix pour anesthésier les insectes (la mise au réfrigérateur à 4°C environ suffit).

cryoanalgésie

[G1]

dysautonomie (anesthésie et) l.f.

anaesthesia of a dysautonomic patient

Aucune technique d'anesthésie générale et aucun anesthésique ne sont contrindiqués; les anesthésies rachidiennes sont possibles à condition de prévenir l'hypotension artérielle.
Dans les dysautonomies familiales, qui s'observent surtout chez les enfants, les scolioses peuvent entraîner des difficultés pour l'installation sur la table d'opération et surtout les troubles digestifs (troubles de la motricité œsophagienne, reflux gastroœsophagien) peuvent induire une déshydratation et justifient de commencer une perfusion intraveineuse avant l'arrivée au bloc opératoire. L'anxiété pouvant déclencher une crise de dysautonomie (vomissements, hypertension artérielle, tachycardie, œdème cutané) une prémédication par benzodiazépine est justifiée.
Les dysautonomies primitives acquises s'observent surtout chez les adultes de plus de 50 ans, surtout s'il y a une hypotension artérielle orthostatique.
Elles justifient un traitement préventif (notamment 9a-fluorocortisone, caféine, antiinflammatoire non stéroïdien, midodrine, desmopressine).
Les complications cardiovasculaires sont fréquentes pendant la période peropératoire : traiter l'hypotension artérielle avec des sympathomimétiques directs à doses titrées en raison de l'hypersensibilité de dénervation.
Dans les dysautonomies secondaires, l'attitude est différente selon la maladie en cause, mais les analgésiques centraux sont à éviter en raison d'une diminution de sensibilité à l'hypoxie et à l'hypercapnie. En ce qui concerne les diabétiques asymptomatiques, étant donné le risque de crise peropératoire, la prise en charge est à conduire comme pour les patients atteints de dysautonomie primitive acquise.
En période postopératoire les complications peuvent justifier le séjour en réanimation chirurgicale ::
- complications cardiaques, hypotension artérielle, troubles du rythme cardiaque par allongement de l'espace QT, infarctus du myocarde sans douleur, mort subite ;
- complications respiratoires, dépression respiratoire par hypersensibilité aux opiacés, apnées obstructives du sommeil.

dysautonomie végétative

électroencéphalogramme et anesthésie l.m.

electroencephalogram and anaesthaesia

Les modifications de l'électroencéphalogramme ont été proposées pour apprécier la profondeur de l'anesthésie et des essais d'asservissement de l'anesthésie (anesthésie automatique), jusqu'à présent ces essais n'ont pas été couronnés de succès.
La profondeur de l'anesthésie à l'éther ou au chloroforme modifie l'électroencéphalogramme (H. Berger); un appareil d'anesthésie automatique asservissant l'administration de l'éther ou du thiopental à l'électroencéphalogramme a été présenté par Bickford. Cet asservissement peut utiliser différents paramètres tirés de l'analyse des potentiels électriques cérébraux (fréquence, amplitude, répartition spectrale, etc.), ce qui demande des moyens informatiques importants, de telle sorte que cela freine la recherche et a fortiori l'utilisation clinique.
Quoi qu'il en soit, l'aspect de l'électroencéphalogramme en fonction de la profondeur de l'anesthésie dépend du type d'anesthésique administré. Mais aussi interviennent l'oxygénation du sang (PaO2) et l'irrigation cérébrale, donc la pression artérielle et les résistances vasculaires au débit sanguin : cela complique le traitement des informations.

H. Berger, neuropsychiatre allemand (1933) ; R. G. Bickford, neurophysiologiste américain (1950)

anesthésie (profondeur de l'), index bispectral, élecroencéphalographie, épilepsie

[B3, G1, H1]

Édit. 2019

endoscopie trachéobronchique (anesthésie pour) l.f.

tracheobronchial fibroscopy (anaesthesia for)

Au cours d'une endoscopie trachéobronchique, l'anesthésie peut être locale ou générale.
En cas d'endoscopie souple avec un fibroscope à visée diagnostique, une simple anesthésie locale administrée par l'endoscopiste suffit généralement. Dans certains cas, une  sédation est nécessaire.
En cas d'endoscopie à visée interventionnelle thérapeutique avec un bronchoscope rigide, une anesthésie générale est nécessaire. La ventilation est  assurée de manière classique ou en jet ventilation.
Lors de l'utilisation d'un laser ou d'un bistouri électrique, le gaz délivré doit avoir une concentration en oxygène inférieure à 50% pour éviter les risques d'incendie.

jet-ventilation, laser (anesthésie lors de l'emploi du)

[B4, K1, G1]

Édit. 2020

anesthésie épidurale l.f.

epidural anesthesia

Syn. anesthésie péridurale

anesthésie péridurale

[G1]

Édit. 2020

évaporateur pour anesthésie l.m.

anæsthetic vaporizer

Dispositif permettant le passage d'un agent anesthésique de l'état liquide à celui de vapeur.
Pour les anesthésiques puissants les appareils actuels permettent l'administration d'une concentration précise grâce à un apport variable du gaz vecteur diluant le gaz totalement saturé en vapeur anesthésique.
Ces appareils sont utilisés pour l'halothane, l'enflurane, etc. On emploie divers procédés :
- léchage, le gaz vecteur lèche la surface du liquide, surface qui peut être agrandie par des mèches ;
- bullage, le gaz vecteur barbotte dans le liquide (ex. copper kettle) ;
- pulvérisation, le gaz vecteur passe dans un pulvérisateur qui aspire l'anesthésique volatil et projette des gouttelettes qui s'évaporent rapidement ;
- projection du liquide sur la paroi de la tubulure inspiratoire d'où il s'évapore ;
- injection de la vapeur anesthésique sous pression dans le gaz vecteur (vaporisateur chauffant).
Les analyseurs actuels permettent un réglage, automatique ou manuel, de la concentration de la vapeur anesthésique désirée.

Syn. vaporiseur, vaporisateur

système anesthésique

[B3,G1]

Édit. 2019

exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie l.f.p.

anaesthetic main requirements for safety and efficiency

Avant toute anesthésie générale ou locorégionale on doit donner les garanties suivantes.
- Une consultation pré-anesthésique doit avoir lieu plusieurs jours avant l'intervention, lorsqu'il s'agit d'une intervention programmée.
- Pour chaque patient, les moyens nécessaires à l'anesthésie doivent être disponibles et contrôlés avant l'intervention (surveillance continue de la fréquence cardiaque et tracé électrocardioscopique, surveillance de la pression artérielle ou de l'arrivée des fluides médicaux et de l'aspiration à l'appareil d'anesthésie, du matériel d'intubation trachéale et de la ventilation artificielle).
- Une surveillance continue après l'intervention doit être assurée dès la fin de l'intervention et de l'anesthésie (cette surveillance ne doit pas être interrompue lors du transfert du patient, elle doit se poursuivre jusqu'à la récupération des grandes fonctions vitales : respiration, circulation, système nerveux), la salle de surveillance postinterventionnelle (salle de réveil) doit être située à proximité du site où est pratiqué l'anesthésie.
- Il doit y avoir une organisation permettant de faire face à tout moment à une complication liée à l'intervention ou à l'anesthésie effectuée.
(Article D. 712-40 du Code de la santé, décret du 5 décembre 1994).

dispositif médical, extubation, surveillance postinterventionnelle (salle de)

[G1,E3]

Édit. 2018  

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