vitamine antinévritique l.f.
antineuritic vitamin
vitamine antipellagreuse l.f.
pellagra preventing vitamin
Syn. vitamine PP
vitamine antirachitique l.f.
Composé liposoluble qui doit être apporté par l'alimentation à l'Homme enfant ou adulte
Syn. vitamine D
vitamine antiscorbutique l.f.
antiscorbutic vitamin
Syn. vitamine C
vitamine antixérophtalmique l. f.
antixerophtalmic vitamin
vitamine B 1 n.f.
vitamin B1
(Amino,4,méthyl,2,pyrimidinyl,5),méthyl,3,méthyle,4,(hydroxy,2,éthyl),5 thiazolium.
Vitamine hydrosoluble du groupe B constituée d'un cycle pyrimidique et d'un cycle thiazolique, tous les deux portant des chaînes latérales, en particulier le cycle thiazole qui contient un atome de soufre et un atome d'azote, porte un radical hydroxyéthyle à fonction alcool primaire, et le cycle pyrimidine une fonction amine.
C'est cette fonction amine qui est à l'origine du terme de "vitamine" qui a été donné pour cette molécule indispensable à la "vie". Elle a été ensuite nommée aneurine à cause de son activité antinévritique et enfin thiamine à cause de sa structure comportant une fonction amine et un atome de soufre.
Elle est présente dans l'enveloppe des graines de blé, le son de riz, le germe des céréales, le foie des animaux, la levure et d'autres microorganismes qui peuvent en faire la synthèse.
Dans certaines espèces, elle est produite en quantité suffisante par synthèse sous l'action de la flore intestinale. La thiamine est un agent préventif et curatif du béribéri et un facteur de croissance de microorganismes. Elle joue un rôle coenzymatique important dans le métabolisme intermédiaire sous forme de pyrophosphate (cocarboxylase).
Chez l'Homme, les besoins en thiamine se situent entre 1,3 et 1,8 mg/jour.
La vitamine B1 peut être dosée dans le sang total par chromatographie liquide haute performance. L’état de carence en vitamine B1 est défini par une concentration sanguine inférieure à 70 nmol/L.
C. Funk, biochimiste américain e (1912)
Syn. thiamine, aneurine, vitamine antinévritique, vitamine antibéribérique
→ béribéri, shoshin beriberi, thiamine
[R2]
Édit. 2019
vitamine B1 (carence en) l.f.
vitamin B1 deficiency
→ vitamine B1, alcoolisme (complications nerveuses de l'), béribéri
vitamine B2 n.f.
vitamin B2
Composé hétérocyclique azoté, également appelé riboflavine, de couleur jaune et de fluorescence jaune-vert.
Ce composé entre dans la composition de coenzymes de déshydrogénases, le FMN et le FAD, dans lesquels il joue un rôle de transporteur d'hydrogène et d'électrons; ces enzymes sont les flavoenzymes anciennement appelés ferments jaunes.
La vitamine B2 doit être apportée par l'alimentation, car elle n'est pas synthétisée par les animaux. C’est une vitamine hydrosoluble du groupe B, présente surtout dans la levure et dans les microorganismes, dans les germes de céréales, mais aussi dans tous les organes animaux (foie, rein, etc.). Sa présence en petite quantité dans le lait explique le nom qu'on lui avait donné de "lactoflavine". La carence en vitamine B2 entraîne chez l'Homme des lésions oculaires, cutanées et buccales. Elle est généralement associée à d'autres carences. La vitamine B2 peut être dosée dans le sang total par chromatographie liquide haute performance. L’état de carence en vitamine B2 est défini par une concentration sanguine inférieure à 130 nmol/L.
Syn. riboflavine, lactoflavine
→ FAD, FMN, flavine-enzyme
vitamine B6 n.f.
vitamin B5
vitamine B6 n.f.
vitamin B6
vitamine B12 n.f.
vitamin B12
Terme générique pour des vitamines hydrosolubles dont le constituant de base est la cobalamine.
Leur squelette commun comporte un atome de cobalt entouré d'un noyau tétrapyrrolique non aromatique avec des chaînes latérales acétamide et propionamide dont l'une est liée par une molécule d'aminopropanol à l'acide phosphorique, lui-même uni au ribose avec une molécule de benzimidazole. L'atome de cobalt est complexé, uni par covalence et coordinence aux azotes (pyrroliques et imidazoliques) ; sa couche électronique est complétée par une liaison de covalence avec différents restes (OH dans l'hydroxocobalamine naturelle ou vitamine B12a, -CN dans la cyanocobalamine, -CH3 dans la méthylcobalamine, forme circulante des cobalamines, adénosyl dans le coenzyme B12 (adénosyl-cobalamine ou dibencozide). Stable, la cyanocobalamine est la plus couramment utilisée en thérapeutique.
La méthylcobalamine favorise la biosynthèse de la méthionine. Le coenzyme B12 intervient dans le métabolisme de divers aminoacides. Assurés par la ration alimentaire normale, les besoins journaliers sont de 5 à 10 µg. Ces vitamines sont particulièrement abondantes dans le foie.
En dehors du traitement des troubles carentiels, les vitamines B12 sont utilisées pour leur action anticatabolique vis-à-vis des protéines, contre les troubles de l'hématopoïèse, pour leur action eutrophique sur le système nerveux central (effet orexigène) et comme protecteur hépatique (en participant à la synthèse de la méthionine).
À doses très élevées, mécobalamine et dibencozide sont utilisées comme antalgiques.
Syn. cobalamine
→ cobalamine, Biermer (anémie de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), vitamine B12 (carence en)
vitamine B12 (carence en) l.f.
vitamin B12 deficiency
Troubles majeurs dus le plus souvent à une absence de sécrétion du facteur intrinsèque gastrique avec malabsorption de la vitamine B12 au niveau iléal, se traduisant par un abaissement voire un effondrement de sa concentration dans le sang.
L'anémie hyperchrome macrocytaire de Biermer, avec mégaloblastose de la moelle osseuse, en est la conséquence. Demeurent le plus souvent au second plan des troubles digestifs, surtout gastriques, et neuroanémiques, dits aussi neuroachyliques. L'achylie et les manifestations neurologiques peuvent apparaître plusieurs mois ou plusieurs années avant les signes hématologiques. Ainsi, l'exploration par IRM montre souvent un hypersignal au niveau médullaire, mais parfois au niveau encéphalique. La décompensation neurologique peut se produire au décours d'une anesthésie au protoxyde d'azote.
Dans ces troubles neurologiques, l'application thérapeutique de vitamine B12 doit être précoce, parentérale et continue. Une récupération complète est alors possible dans 50% des cas environ.
M. Biermer, médecin interniste allemand (1872)
→ Biermer (anémie de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), cobalamine, facteur intrinsèqu
vitamine B12 (déficit métabolique en) l.m.
vitamin B12 metabolic defect
→ acidurie méthylmalonique avec homocystinurie
vitamine B12 marquée l.f.
R.F. Schilling, biochimiste américain en l’honneur duquel le test de Schilling a été dédié
vitamine B15 n.f.
vitamin B15
vitamine Bc n.f.
vitamin Bc
vitamine BT n.f.
vitamin BT
vitamine Bx n.f.
vitamin Bx
vitamine C n.f.
vitamin C
Composé hydrosoluble qui doit être apporté par l'alimentation à l'Homme pour prévenir ou guérir le scorbut.
Elle a été identifiée par Szent-Györgyi à l'acide ascorbique.
J.L. Sviberly, biochimiste hongrois (1932, 1933) ; A. Szent-Györgyi, biochimiste et physiologiste hongrois, prix Nobel de Médecine de 1937 (1932, 1933)
vitamine C2 n.f.
vitamin C2
vitamine D l.f.
vitamin D
Terme générique pour un groupe de vitamines antirachitiques, liposolubles : la vitamine D2, ou ergocalciférol et la vitamine D3, ou cholécalciférol, sont les formes les plus usuelles et d'activités biologiques voisines chez l'Homme, tandis que la vitamine D1 est un mélange.
Composé stéroïdien ayant une activité antirachitique, la vitamine D joue un rôle majeur dans l’ossification. Elle est abondamment présente dans les foies de poissons et les huiles d’animaux marins. Chez les mammifères, une synthèse endogène de vitamine D a lieu dans la couche basale de l’épiderme, à partir du 7-déhydrocholestérol, sous l’influence des rayons lumineux. La vitamine D exogène est absorbée dans l’intestin grêle, essentiellement par voie lymphatique. Pour être active, la vitamine D doit ensuite subir deux hydroxylations successives, la première dans le foie pour former le 25-hydroxy-cholécalciférol (25-OH-D) ou calcidiol, puis la seconde dans le rein pour former le 1-25-dihydroxycholécalciférol (1,25-0H-D) ou calcitriol. Le 1,25-OH-D stimule l’absorption intestinale du calcium. La carence en vitamine D entraîne le rachitisme chez l’enfant et l’ostéomalacie chez l’adulte. L’apport alimentaire de vitamines D est efficace en accompagnement d'un apport de sels de calcium pour faciliter sa fixation osseuse en cas de rachitisme, ostéodystrophie, ostéoporose, ostéomalacie, etc...). Le tableau ci-dessous précise les apports quotidiens recommandés par l’Académie nationale de médecine. Les vitamines D sont toxiques à très forte dose, surtout si la prise est répétée (risques d'hypercalcémie et de calcifications ectopiques, surtout chez l'enfant).
Syn. vitamine antirachitique
→ calciférol, cholécalciférol, ergostérol, rachitisme, ostéomalacie
Apports quotidiens en vitamine D recommandés par l'Académie nationale de médecine (UI)
| Groupes | AJR | BME | AQR | NS |
| Nourrissons | ||||
| 0-6 mois | 800-1000 | 800 | 800-1000 | 2000 |
| 6-12 mois | 800-1000 | 800 | 800-1000 | 2000 |
| Enfants | ||||
| 1-3 ans | 400 | 800 | 600-800 | 2500 |
| 4-8 ans | 200 | 800 | 600-800 | 2500 |
| Adolescents Garçons | ||||
| 9-13 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| 14-18 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| Adultes Hommes | ||||
| 19-30 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 31-50 ans | 600 | 800 | 4000 | |
| 51-70 ans | 200 | 1000-1500 | 1000-1500 | 4000 |
| > 70 ans | 400-600 | >1500 | > 1500 | 4000 |
| Adolescents Filles | ||||
| 9-13 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| 14-18 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| Adultes Femmes | ||||
| 19-30 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 31-50 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 51-70 ans | 200 | 1000-1500 | 1000-1500 | 4000 |
| > 70 ans | 400-600 | >1500 | >1500 | 4000 |
| Grossesse | ||||
| 14-18 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 19-30 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 31-50 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| Allaitement | ||||
| 14-18 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 19-30 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 31-50 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
vitamine D2 n.f.
vitamin D2
Dérivé isomère de l’ergostérol, qui se forme par ouverture du cycle B, conséquence d'une irradiation ultraviolette qui transfère un atome d'hydrogène du méthyle angulaire (C19) sur le carbone C9.
Isolé de l’ergot de seigle, ce composé est synthétisé dans les végétaux et les champignons qui contiennent de l'ergostérol, surtout après irradiation.
→ ergocalciférol, ergostérol, vitamine D
vitamine D3 l.f.
vitamin D3
Composé antirachitique isolé à partir de l’huile de poisson, obtenu par irradiation du 7-déhydrocholestérol.
Syn. cholécalciférol
vitamine D4 n.f.
vitamin D4
Composé antirachitique obtenu par irradiation du 22,23-dihydroergostérol.