Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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méga-aorte n.f.

enlarged aorta, megaaorta

Dilatation diffuse, congénitale ou acquise de l’aorte, sans perte du parallélisme des bords, ce qui la distingue des anévrismes de l’aorte.
Elle peut représenter une dystrophie congénitale du tissu élastique de la paroi aortique ou être secondaire à un obstacle aortique.

Étym. gr. megas : grand 

partie abdominale de l'aorte l.f.

pars abdominalis aortae, aorta abdominalis  (TA)

abdominal aorta

aorte abdominale

partie ascendante de l'aorte l.f.

pars ascendens aortae, aorta ascendes (TA)

ascending aorta

aorte ascendante

partie descendante de l'aorte l.f.

pars descendens aortae, aorta descendens (TA)

descending aorta

aorte descendante

partie thoracique de l'aorte l.f.

pars thoracica aortae (TA)

thoracic aorta

aorte thoracique

portion descendante de l'aorte l.f.

aorte descendante

rameaux artériels bronchiques de l'aorte thoracique l.m.p.

rami bronchiales (Aorta thoracica)  (TA)

bronchial branches (thoracic aorta)

Vaisseaux artériels d'origine aortique destinés aux bronches.
Les artères bronchiques principales naissent de la face antérieure de l'aorte thoracique descendante et sont au nombre de deux ou trois. Elles s'accolent à la face postérieure des grosses bronches dans le tissu péribronchique et vascularisent les bronches jusqu'au sommet du lobule pulmonaire.
L'artère bronchique droite peut naitre avec la quatrième artère intercostale, formant le tronc artériel broncho-intercostal toujours rétroœsophagien. Elle colle aux nœuds lymphatiques trachéobronchiques inférieurs situés sous la carène.
L'artère bronchique gauche donne souvent un rameau prébronchique droit.
Des artères bronchiques accessoires naissent des artères phréniques inférieures, des artères péricardophréniques, de l'artère thoracique interne, des artères sousclavières, des artères œsophagiennes ou médiastinales.
Anc. dénom. artères bronchiques

rameaux artériels médiastinaux de l'aorte thoracique l.m.p.

rami mediastinales (Aorta thoracica) (TA)

mediastinal branches (thoracic aorta)

Fines artérioles en nombre variable se détachant de la face antérieure de l'aorte thoracique, destinées au médiastin postérieur.
Anc. dénom. artères médiastinales

rameaux artériels œsophagiens de l'aorte thoracique l.m.p.

rami œsophageales (Aorta thoracica) (TA)

oesophageal branches (thoracic aorta)

Artères d'origine aortique se détachant de l'aorte au-dessous de la bifurcation trachéale, destinées à l'œsophage thoracique.
Certaines sont courtes dont la plus importante est l'artère "du croisement aortique". Elle a un trajet très court et s'épanouit en 2 ou 3 branches.
Les artères œsophagiennes longues sont au nombre de 2, l'une naissant en regard du disque entre la 6e et la 7e vertèbre thoracique et l'autre au niveau du disque entre la 7e et la 8e.
Il existe un rameau œsophagotrachéal antérieur né de la face droite de la crosse aortique et parfois un rameau postérieur grêle.
Anc. dénom. artères œsophagiennes

rameaux bronchiques de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.

rami bronchiales partis thoracicae aortae (TA)

bronchial branches of thoracic aorta

Rameaux bronchiques nés de l’aorte au niveau de son croisement postérieur du pédicule pulmonaire gauche.

aorte thoracique

rameaux médiastinaux de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.

rami mediastinales partis thoracicae aortae (TA)

mediastinal branches of thoracic aorta

aorte thoracique

rameaux œsophagiens de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.

rami oesophageales partis thoracicae aortae (TA)

oesophageal branches of thoracic aorta

Syn. anc. artère du croisement aortique

aorte thoracique

rameaux péricardiques de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.

rami pericardici partis thoracicae aortae (TA)

pericardial branches of thoracic aorta

aorte thoracique

rupture de l'aorte l.f.

Lésion traumatique de haute gravité, provoquée par un choc violent : l’aorte se rompt électivement dans la région de l’isthme, particulièrement exposée par sa fragilité embryologique et par sa situation en porte à faux entre la crosse aortique relativement mobile et l’aorte descendante fixée au rachis par ses branches.
La rupture de l’aorte ne permet la survie que si elle n’est pas totale. Elle constitue alors une situation d’urgence exigeant une réparation chirurgicale avant la rupture totale. L’intervention peut consister soit en une simple suture aortique si elle est possible, soit en une réparation prothétique.

rupture traumatique de l'aorte et des gros vaisseaux l.f.

traumatic ruptured aorta and large vessels

Lésion partielle ou complète de la paroi de l'aorte et des gros vaisseaux lors d'un traumatisme.
Les ruptures brutales de toutes les couches de la paroi artérielle se produisant lors du choc offrent peu de possibilités de traitement, l'hémorragie est foudroyante et la mort s'en suit dans la minute. Le médecin appelé en urgence peut se trouver devant un mort : il doit éviter qu'on lui reproche de ne pas avoir sauvé la victime alors que souvent aucune lésion thoracique apparente n'est visible en cas de tachytraumatisme. Il faut qu'il puisse témoigner en cas d'enquête, et dire ce qu'il sait de l'accident.
Mais la section d'une grosse artère n'est pas toujours aussi brutale, seuls l'endothélium et la tunique musculeuse peuvent être rompus. Il se constitue alors un anévrisme, plus ou moins localisé au niveau de l'isthme aortique. Cet anévrisme peut rester muet pendant assez longtemps avant de se rompre, quelquefois plusieurs années après l'accident.
Un examen soigneux est donc nécessaire pour toute victime d'accident au cours duquel des accélérations importantes (> 5 G) ou une compression de la poitrine ont eu lieu, surtout si la victime se plaint d'une douleur pectorale dont il faut trouver la cause.

accélération, anévrisme, dissection aortique, tachytraumatisme

rupture traumatique de l'aorte thoracique et de ses branches l.f.

traumatic rupture of the thoracic aorta and its branches

Solution de continuité de la paroi de l'aorte thoracique et des gros troncs qui en sont issus, lors d’un traumatisme.
Elle survient au cours d'accidents comportant presque toujours une décélération brutale horizontale dans les accidents de la circulation et verticale dans les chutes de grande hauteur. Elle s'observe surtout chez le sujet jeune, lors des accidents de la circulation près de 8 fois sur 10 et d'accidents du travail près d'une fois sur cinq. La rupture siège 7 fois sur 10 au niveau de l'isthme aortique, zone fragile embryologiquement et en porte à faux entre zone mobile et zone fixe.
Les atteintes du tronc artériel brachiocéphalique, de l’aorte ascendante, des artères sous-clavières et de l'aorte descendante se partagent les autres cas. Dans les ruptures traumatiques de l'aorte thoracique, seules les formes incomplètes avec adventice intact parviennent au chirurgien (20%). Si la section est circulaire, intima et média ont tendance à se rétracter. Ces ruptures sont associées très souvent à des lésions craniocérébrales, à des fractures des membres, à une atteinte abdominale.
Les signes cliniques comportent 9 fois sur 10 des douleurs thoraciques, 7 fois sur 10 un état de choc. L'élargissement du médiastin, des anomalies du contour aortique, la présence d'un hémothorax, imposent la TDM avec injection ou l'aortographie, qui confirment le diagnostic.
Le traitement chirurgical repose soit sur une suture directe protégée, si elle est possible, soit en interposant une prothèse entre les berges de la déchirure ou peut-être mieux, la mise en place d'un stent par voie endovasculaire plus simple, plus rapide et avec une mortalité moindre.
La mortalité dans les formes qui peuvent être opérées par un chirurgien cardiaque est de l'ordre de 10% à 20%.

sténose isthmique de l'aorte

aorta’s isthmic stenosis, isthmic aorta’s sclerosis

coarctation de l'aorte

valve de l'aorte l.f.

valva aortae (TA)

aortic valve

Ensemble des trois valvules semi-lunaires dont est pourvu l’orifice aortique.

valvules semilunaires des valves aortique et pulmonaire

artère du bulbe du pénis l.f.

arteria bulbi penis (TA)

artery of bulb of penis

Branche de la portion horizontale de l’artère honteuse interne née en avant de l’artère périnéale.
Elle se porte en dedans entre les fascia supérieur et inférieur du diaphragme uro-génital et  aborde la face dorsale du bulbe en arrière de l’urèthre. Elle irrigue le bulbe, le tiers postérieur du corps spongieux, la muqueuse de l’urèthre et les glandes bulbo-uréthrales.

Syn. anc.  artère bulbaire, artère périnéale profonde, artère transverse profonde du périnée

artère du bulbe du vagin l.f.

artère du bulbe du vestibule

artère du bulbe du vestibule l.f.

arteria bulbi vestibuli (TA)

artery of bulb of vestibule

Branche de la portion horizontale de l’artère honteuse interne née en avant de l’artère périnéale.
Elle se porte en dedans entre les fascia supérieur et inférieur du diaphragme uro-génital et  aborde la face dorsale du bulbe en arrière de l’urèthre. Elle irrigue le bulbe, le tiers postérieur du corps spongieux, la muqueuse de l’urèthre et les glandes bulbo-uréthrales.

Syn. anc.  artère du bulbe du vagin, artère bulbaire, artère périnéale profonde, artère transverse profonde du périnée

axe externe du bulbe de l'œil l.m.

axis externus bulbi oculi (TA)

external axis of eyeball

axe géométrique de l'œil

axe interne du bulbe de l'œil l.m.

axis internus bulbi oculi (TA)

internal axis of eyeball

axe géométrique de l'oeil

bulbe n.m.

medulla oblongata (TA)

medulla oblongata

Structure anatomique appartenant, avec le pont de Varole ou protubérance annulaire et le cervelet, au rhombencéphale.
Elle commence au niveau d'une ligne tirée de l'arc antérieur de l'atlas (partie moyenne) au bord supérieur de l'arc postérieur, faisant suite à la moelle épinière : le bulbe traverse le trou occipital et se poursuit avec la protubérance. Il porte sur sa face latérale deux saillies elliptiques, les olives bulbaires.
Le sillon qui sépare ses faces latérales de sa face postérieure est la ligne d'émergence de nombreux filets radiculaires des nerfs spinal et accessoire (XI), pneumogastrique ou vague (X) et glossopharyngien (IX). En avant des olives bulbaires, sortent les filets du nerf grand hypoglosse (XII), qui se dirigent vers le canal condylien antérieur (foramen hypoglosse). Le bulbe délimite avec la protubérance un sillon bulboprotubérantiel d'où émerge le nerf moteur oculaire externe (VI). De ce sillon, appelé fossette latérale, au-dessus du cordon latéral, sont issus les nerfs facial (VII) et auditif (VIII).
À l'intérieur du bulbe cheminent les longs axones des grandes voies nerveuses, notamment motrices (pyramidale et extrapyramidale), sensitivomotrices (lemniscale et extralemniscale, de la douleur, de la chaleur, etc.) et des fibres végétatives. Intervenant dans la vigilance, l'éveil et le sommeil, la formation réticulée occupe la partie centrale de la substance grise des trois étages du tronc cérébral.
D'où la gravité des atteintes neurologiques observées en cas de lésions de cette région (d'origine vasculaire, tumorale ou traumatique).

Étym. lat. bulbus : bulbe

Édit. 2017

bulbe cardiaque l.m.

cardiac bulb

L’une des cinq cavités issues du tube cardiaque de l’embryon, lors de sa segmentation à la 5ème semaine de la vie intra- utérine.
Situé entre le ventricule primitif et le tronc artériel, le bulbe cardiaque va participer à la double torsion du tube cardiaque primitif au-delà de l’oreillette primitive. Cette torsion si elle se fait normalement, amène le bulbe cardiaque à droite du ventricule primitif ; le bulbe cardiaque deviendra le ventricule droit du cœur.

Étym. lat. bulbus : bulbe

Édit. 2017

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