Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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promédicament  n.m.

prodrug

Substance qui, sous sa forme native, ne développe pas intrinsèquement d’effets pharmacologiques, et qui ne le fera qu’après sa transformation endogène, réalisée par l’organisme, souvent par le foie, avec génération du principe actif.
On prendra pour exemple le racécadotril qui, après sa résorption intestinale, lors de la traversée hépatique, perd le groupement acétyle masquant le groupement thiol (SH) ainsi que l’alcool benzylique estérifiant le groupement carboxylique. Alors apparaît dans la circulation générale le thiorphan, qui inhibe une enzyme, la néprilysine (autrefois appelée fenképhalinase), ce qui conduit à préserver les peptides opioïdes (enképhalines) d’une modalité importante de leur inactivation. Restées actives, ces enképhalines pourront peuvent alors plus intensément et plus durablement stimuler les récepteurs opioïdes de type δ et rétablir alors le sens du courant hydro-électrolytique des entérocytes qui,  inversé par des toxines microbiennes, était  à l’origine de diarrhées sécrétoires. Le thiorphan lui-même est incapable de franchir la barrière hémato-encéphalique et partant d’accéder au cerveau.
Le mot prodrogue couramment utilisé est à proscrire.

Syn. précurseur de médicament

proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9 l.f.

proprotein convertase subtilisin/kexin type 9

Neuvième composant de la classe des proprotéines convertases, dont le rôle est de cliver, dans le foie le LDL (Low Density Lipoprotein) (RLDL) et d'induire ainsi leur dégradation.
La PCSK9 est une proprotéine convertase exprimée essentiellement dans le foie, l'intestin et les reins qui s'autoclive dans le réticulum endoplasmique avant d'être sécrétée. Elle agit comme une protéine chaperon en se liant au RLDL et en empêchant ainsi son recyclage à la membrane hépatique. Plus les concentrations plasmatiques de PCSK9 sont élevées, moins l'hépatocyte présente de RLDL à sa surface et plus la cholestérolémie augmente. Ainsi, il est logique d'inhiber PCSK9 pour diminuer la cholestérolémie.
L'enzyme est codée par un gène de même nom situé sur le chromosome 1. Des mutations de ce gène représentent une cause d'hypercholestérolémie familiale autosomique dominante moins fréquente que celles de RLD et de son ligand, Apo-B100. D'autres mutations sont responsables d'une hypocholestérolémie et diminuent le risque vasculaire.
Des médicaments bloquant la PSCK9 ont été proposés pour le traitement deshypercholestérolémies. Ce sont des anticorpsmonoclonaux (allirocumab, evolocumab) qui ciblent la protéine circulante et des oligonucléotides du type microARN qui dégradent l'ARNm de PCSK9, et donc diminuent la synthèse protéique.

Sigle PCSK9

apoprotéine, microARN, proprotéine convertase, LDL, réticulum endoplasmique, protéine chaperon, cholestérol

[C1, C3]

Édit. 2019

protéine cellulaire de transport du rétinol I l.m.

retinol-binding protein I, cellular

Protéine de transport du rétinol, du site de stockage hépatique aux tissus périphériques.
C'est aussi le transporteur intracellulaire des déplacements du rétinol.
Le gène de la RBP1 est localisé en 3q21-22 (MIM 180260) et elle peut être considérée comme une protéine candidate aux dystrophies rétiniennes.

V. Colantuoni, biochimiste italien (1985 et 1986)

RBP1 gene

prothrombine n.f.

prothrombin

Glycoprotéine de masse moléculaire 69 kDa biosynthétisée par le foie et circulant à une concentration plasmatique d’environ 200 mg/L; sa transformation en thrombine déclenche la coagulation du sang.
Durant l'étape dite de prothrombinase, le facteur X activé forme un complexe stabilisé par le facteur V qui active la prothrombine en thrombine sur une surface phospholipidique. La prothrombine se fixe à son complexe d'activation grâce à des modifications conformationnelles dues à la formation de ponts calciques sur des résidus glutaminique gamma-carboxyles par un enzyme hépatique qui a besoin comme cofacteur de vitamine K. La prothrombine fait ainsi partie des facteurs vitamine K dépendants.
On note une diminution de la prothrombine dans les insuffisances hépatocellulaires où cette hypoprothrombinémie s'accompagne d'une diminution du facteur V, et dans les syndromes de la malabsorption où l'on observe un allongement du temps de Quick avec diminution des facteurs II et VII.

Syn. facteur II de la coagulation

coagulation (facteurs de), décarboxyprothrombine

pseudo-occlusion colique l.f.

colonic pseudo-obstruction

Dilatation aigüe d'un côlon, antérieurement sain, survenant sans obstacle mécanique.
Elle survient habituellement chez des malades âgés (60% d'hommes) atteints d'une maladie extracolique grave, avec souvent des troubles respiratoires, ayant nécessité la ventilation mécanique. Il peut s'agir d'affection du système nerveux (maladie de Parkinson, d'accident vasculaire cérébral, démence, atteinte médullaire), bronchopneumopathie chronique, diabète, insuffisance cardiaque, hépatique ou rénale, greffe du rein, grabataires. Dans 25% des cas, il existe une affection associée intra- ou rétropéritonéale, en particulier après une intervention chirurgicale ou un traumatisme. Le syndrome peut parfois s'observer après césarienne ou accouchement non compliqué. Malgré de nombreuses hypothèses, la physiopathologie du syndrome est actuellement discutée : la pathogénie fait intervenir un déséquilibre neurovégétatif et une atteinte diffuse de la motricité viscérale, étendue parfois à l'œsophage, à l'estomac et à la vessie. Certains médicaments peuvent en favoriser l'apparition (clonidine, analgésiques centraux, opiacés, glucocorticoïdes).
Cliniquement l'attention est attirée par une distension abdominale diffuse, parfois monstrueuse, d'installation progressive ou brutale. Les symptômes sont modestes : douleur abdominale, arrêt des matières et des gaz, mais les nausées et les vomissements sont rares et peuvent même manquer. L'abdomen est tendu et tympanique, difficilement dépressible, sans contracture ni défense. Au toucher rectal, l'ampoule rectale est généralement vide. La radiographie de l'abdomen sans préparation montre une distension gazeuse diffuse ou segmentaire. Les dernières anses iléales peuvent être visibles et distendues. L'endoscopie ne trouve aucun obstacle. L'affection peut causer une gêne respiratoire et nutritionnelle, il y a surtout un risque élevé de perforation (surtout cœcale), entraînant un risque de péritonite conduisant à une issue fatale.
Le traitement consiste en aspiration gastrique, mise en place d'une canule rectale, puis exsufflation du côlon sous endoscopie, complétée éventuellement par une intubation colique prolongée car les récidives sont fréquentes.

W. H. Ogilvie, Sir, chirurgien britannique (1948)

occlusion intestinale

Pugh (classification de) l.f.

Système de graduation d'anomalies accompagnant les maladies du foie, utilisé pour préciser le pronostic et par extrapolation, le degré d'insuffisance hépatique.
Le système est inspiré des classes A, B, et C de "réserve" hépatiques définies par Child et Turcotte à partir de l'état nutritionnel, de l'ascite, de l'encéphalopathie, de l'albuminémie, de la bilirubinémie et du taux de Quick. Dans le score élaboré par Pugh et coll, l'albuminémie, le taux de prothrombine, l'ascite et l'encéphalopathie sont gradués de 1 à 3. On rassemble souvent en classes A les scores 5-8, B les scores 9-11, et C les scores de 12 et plus.

C. G. Child, chirurgien américain (1964) ; R. N. Pugh, hépatologue britannique (1973)

Child (classification de)

pyélonéphrite gravidotoxique l.f.

toxic gestational pyelonephritis

Pyélonéphrite gravidique rare mais grave avec atteinte hépatique et toxicose surajoutées.

rameau antérieur du rameau droit de la veine porte hépatique l.m.

ramus anterior rami dextri venae portae hepatis (TA)

anterior branch of right branch of hepatic portal vein

Branche de division antérieure du rameau droit de la veine porte hépatique qui se distribue au secteur paramédian droit (segment antérieur-V et segment postérieur-VIII).

rameau droit de l'artère hépatique propre l.m.

ramus dexter arteriae hepaticae propriae (TA)

right branch of hepatic artery proper

Branche terminale droite de l’artère hépatique propre.
Elle fournit l’artère cystique, l’artère du lobe caudé, l’artère du segment antérieur et l’artère du segment postérieur.

artère hépatique propre

rameau droit de la veine porte hépatique l.m.

ramus dexter venae portae hepatis (TA)

right branch of hepatic portal vein

Branche de division droite de la veine porte hépatique au niveau de la porte du foie.
Elle fournit deux rameaux antérieur et postérieur.

veine porte hépatique, rameau antérieur du rameau droit de la veine porte hépatique, rameau postérieur du rameau droit de la veine porte hépatique.

rameau gauche de l'artère hépatique propre l.m.

ramus sinister arteriae hepaticae propriae (TA)

left branch of hepatic artery proper

Branche terminale gauche de l’artère hépatique propre.
Elle fournit l’artère du lobe caudé, l’artère du segment médial, l’artère du segment latéral et le rameau intermédiaire.

artère hépatique propre

rameau gauche de la veine porte hépatique l.m.

ramus sinister venae portae hepatis (TA)

left branch of hepatic portal vein

Branche de division gauche de la veine porte hépatique au niveau de la porte du foie.
On lui décrit une partie transversale et une partie ombilicale.

veine porte hépatique, partie transversale du rameau gauche de la veine porte hépatique, partie ombilicale du rameau gauche de la veine porte hépatique

rameau intermédiaire de l'artère hépatique propre l.m.

ramus intermedius arteriae hepaticae propriae (TA)

intermediate branch of hepatic artery proper

Branche inconstante moyenne de l’artère hépatique propre dont le territoire correspond au segment IV du foie et au lobe caudé.

A. von Haller, physiologiste, anatomiste, chirurgien et botaniste suisse (1708-1777)

Syn. anc. artère hépatique moyenne de Haller

rameau postérieur du rameau droit de la veine porte hépatique l.m.

ramus posterior rami dextri venae portae hepatis (TA)

posterior branch of right branch of hepatic portal vein

Branche de division postéro-latérale du rameau droit de la veine porte hépatique qui se distribue au secteur latéral droit (segment antérieur-VI et segment postérieur-VII).

rameaux du lobe caudé l.m.p.

rami lobi caudati (TA)

caudate branches

Branches collatérales de la partie transversale du rameau gauche de la veine porte hépatique qui se distribuent au lobe caudé (segment I).

partie transversale du rameau gauche de la veine porte hépatique

rameaux hépatiques du tronc vagal antérieur l.m.p.

rami hepatici trunci vagalis anterioris (TA)

hepatic branches of anterior vagal trunk

Rameaux individualisés à hauteur du cardia qui, par la partie supérieure du petit omentum, vont se terminer dans le plexus nerveux hépatique à l’extrémité gauche de la porte du foie.

tronc vagal antérieur

Randall (syndrome de) l.m.

monoclonal immunoglobulin deposition disease (MIDD)

Néphropathies interstitielle ou glomérulaire secondaires à des dépôts d’immunoglobulines (Ig) monoclonales, constitués d’une chaîne légère (CL) (light chain deposition disease ou LCDD), ou d’une chaîne lourde isolée (heavy chain deposition disease ou HCDD), ou encore d’une chaîne lourde et d’une CL d’Ig (light and heavy chain deposition disease ou LHCDD).
Le syndrome survient généralement à l’âge adulte, dans la septième décennie, mais parfois chez des sujets jeunes, notamment de race noire.
Le tableau de néphropathie interstitielle est caractérisé par une protéinurie de profil tubulaire, des signes d’atteinte fonctionnelle tubulaire avec parfois syndrome polyuro-polydipsique et insuffisance rénale lentement progressive.
La néphropathie glomérulaire est responsable d’une, protéinurie abondante (constituée principalement d’albumine, accompagnée d’une CL, le plus souvent kappa), avec syndrome néphrotique dans 20 à 65% des cas, associée à une hématurie microscopique et à une hypertension artérielle chez environ la moitié des malades ; l’atteinte fonctionnelle rénale est précoce, de sévérité variable, parfois d’emblée au stade terminal.
La ponction biopsie rénale met en évidence un épaississement des membranes basales tubulaires, prenant un aspect rubané, avec des dépôts éosinophiles souvent fortement positifs au PAS, et négatifs au rouge congo. L’interstitium est le siège d’une fibrose proportionnelle à la sévérité des lésions tubulaires. Les lésions glomérulaires, inconstantes, sont plus hétérogènes. La glomérulosclérose nodulaire est la plus caractéristique, corrélée à l’existence d’un syndrome néphrotique. La lobulation du flocculus est accentuée par des nodules mésangiaux. Les lésions glomérulaires se limitent parfois à un simple épaississement des basales glomérulaires, associé ou non à une hypertrophie mésangiale. Une prolifération endocapillaire, plus rarement extra-capillaire est parfois observée. La membrane basale de la capsule de Bowman présente souvent un aspect épaissi, remanié. Les artères, artérioles et capillaires péri-tubulaires contiennent habituellement des dépôts PAS positifs.
L’immunofluorescence montre une fixation linéaire constante d’un conjugué anti-CL le long des membranes basales tubulaires, avec une prépondérance de l’anti-kappa. Elle s’associe à une fixation glomérulaire linéaire dans 65 à 90% des cas, avec un aspect plus hétérogène, et généralement moins intense. Prédominant le long de la membrane basale glomérulaire, elle est parfois visible au sein des nodules mésangiaux, ou le long de la capsule de Bowman. Dans la majorité des cas, une fixation linéaire périmyocytaire est détectée, dans la média des artérioles et des artères inter-lobulaires, ou sur le versant intimal des artères de petit calibre. Au cours des dépôts de chaînes lourdes, une fixation linéaire du conjugué anti-chaîne lourde gamma (ou plus rarement alpha) est observée sur les basales tubulaires, mais surtout au niveau du mésangium et des parois capillaires glomérulaires, sans fixation des conjugués anti-CL. L’immunofluorescence révèle parfois une fixation du complément, de même localisation que les dépôts d’Ig monoclonale.
Le syndrome de Randall est une maladie systémique, pouvant intéresser la quasi-totalité des organes, surtout le foie, le cœur et le système nerveux périphérique. L’atteinte hépatique, parfois isolée, est souvent révélée par une hépatomégalie et une élévation des phosphatases alcalines et/ou des transaminases. Les manifestations cardiaques (20 à 50% des cas) dont la fréquence augmente avec la durée d’évolution de la maladie réalisent un tableau de myocardiopathie hypertrophique restrictive, avec des troubles du rythme ou de la conduction. Il existe une neuropathie périphérique chez environ 20% des patients.
Le traitement du syndrome de Randall reste mal codifié en raison de la rareté de la maladie. Il vise à l’éradication du clone plasmocytaire responsable de la sécrétion de l’Ig monoclonale causale. Le myélome représente l’hémopathie la plus fréquemment associée à cette affection.
Une plasmocytose médullaire supérieure à 5% est mise en évidence chez 50 à 90% des patients. Dans 15 à 40% des cas, il s’agit d’une gammapathie monoclonale de signification indéterminée et chez 15 à 30% des patients, aucun composant monoclonal n’est détecté dans le sérum ou les urines par immunoélectrophorèse ou immunofixation. Le recours à des techniques plus sensibles, telles que l’immunoblot, peut être utile. Le dosage néphélémétrique des CL libres sériques révèle un excès d’une des CL ou une anomalie du rapport kappa/lambda dans la quasi-totalité des cas.
D’autres hémopathies ont été décrites de façon exceptionnelle au cours du syndrome de Randall: maladie de Waldenström et POEMS syndrome.

R. E. Randall Jr, médecin américain (1976) ; P. Aucouturier, immunologiste français (1993)

myélome, Waldenström (maladie de), POEMS syndrome, immunofixation, immunoblot, néphélémétrie, immunoglobulines, néphropathie interstitielle, syndrome néphrotique, glomérulosclérose

[F1, F3, K2, L1, M1, N3]

Édit. 2018

récupérateur de sang l.m.

cell-saver

Dispositif permettant la récupération du sang épanché lors ou immédiatement après une intervention chirurgicale, puis sa transfusion à l'opéré.
En cas d'ouverture du tube digestif ou des voies biliaires le sang peut être souillé, la récupération du sang est alors contrindiquée.
Cette technique d'autotransfusion ne nécessite pas de détermination du groupe sanguin, elle peut se faire avec ou sans lavage des globules.
Système sans lavage : le sang du site opératoire est aspiré et récupéré dans une poche, il est ensuite transfusé après filtration.
Système avec lavage : il produit un concentré d'hématies lavées dont l'hématocrite varie entre 45 et 65%. Lorsque le volume du sang recueilli atteint 800 à 1000 mL, on le mélange à du sérum physiologique avec anticoagulant. Le mélange va dans un récipient où il est soumis à une centrifugation. Le liquide surnageant est éliminé, puis le contenu du bol est transféré dans une poche souple. Il est transfusé après filtration. Lorsque le volume de sang récupéré est supérieur à une volémie, la quantité d'anticoagulant réinjectée doit être prise en compte car elle peut favoriser le saignement chirurgical. De plus l'hémoglobine libre peut favoriser l'apparition d'une coagulopathie de consommation.
Ces dispositifs sont utilisés en chirurgie cardiaque, vasculaire, hépatique et orthopédique. En traumatologie ils permettent la récupération du sang des hémothorax.

Reitan (test de) l.m.

Test psychométrique de "liaison des nombres" utilisé dans l'évaluation évolutive de l'encéphalopathie hépatique.
Peu coûteux, pouvant être répété parce que faiblement affecté par l'apprentissage, il donne des résultats aisément quantifiables.

R. M. Reitan, neurophysiologiste et psychologue américain (1955)

rejet chronique de greffe hépatique l.m.

Rejet du greffon précédé le plus souvent d'un rejet aigu non contrôlé et qui se manifeste par un ictère avec ou non un prurit, une élévation des phosphatases alcalines, des gammaglutamyl transpeptidases, et de la bilirubine.
Histologiquement, il existe une disparition des canaux biliaires interlobulaires dans plus de 50% des espaces portes, peu d'infiltrat inflammatoire, une endartérite à cellules spumeuses pouvant oblitérer les artérioles, et une nécrose centro-lobulaire ischémique. Le traitement est le tacrolimus en cas d'échec, la retransplantation hépatique.

rejet aigu de greffe hépatique, rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA

rejet suraigu de greffe hépatique à médiation humorale l.m.

Rejet de greffe avec dépôts d'immunoglobulines (IgM) et de fractions du complément (C1q, C3) dans l'intima des vaisseaux, qui survient dans les 10 jours après la transplantation hépatique et s'observe presque exclusivement lors de transplantation en groupe sanguin ABO incompatible, d'évolution cataclysmique avec forte élévation des transaminases, effondrement des facteurs de coagulation, nécessitant une seconde transplantation d'urgence.
Le greffon est augmenté de volume, nécrotique. L'aspect histologique est celui d'une infiltration hémorragique portale avec nécrose lobulaire hémorragique.

rejet aigu de greffe hépatique, rejet de greffe, histocompatibilité (système d'), HLA, traitement immunosuppresseur et transplantation

Remak (lame de) l.f.

hepatocyte plate

Travée hépatocytaire constitutive du lobule hépatique.
Les hépatocytes s'agencent en files unicellulaires disposées de façon radiaire autour de la veine centrolobulaire. Ces files se divisent et s'anastomosent pour constituer un réseau dont les mailles délimitent les sinusoïdes.

R. Remak, neurologue et embryologiste allemand (1852)

Syn. travée de Remak

hépatocyte

rétinohépatoendocrinologique (syndrome) l.m.

retinohepatoendocrinologic syndrome

Syndrome caractérisé par une cécité totale aux couleurs, une dystrophie progressive des cônes, une dégénérescence hépatique et une dysfonction endocrinienne.
Il peut s’y associer également un hypothyroïdisme, un diabète, des avortements à répétition ou une stérilité. Le fond d'œil montre une atrophie optique, des vaisseaux rétrécis et une rétine atrophique sans pigmentations. La fonction photopique est éteinte. L’affection est autosomique récessive (MIM 268040).

Ingegerd Frøyshov Larsen, médecin interniste norvégienne (1978)

rétrécissement tricuspidien l.m.

valvular tricuspid stenosis

Cardiopathie rare caractérisée par une diminution de l'orifice valvulaire tricuspidien.
Le rétrécissement est le plus souvent d'origine rhumatismale. Un syndrome carcinoïde est alors possible. L'expression hémodynamique consiste en la présence d'un gradient de pression diastolique entre l'oreillette et le ventricule droit. L'obstacle peut être à l'origine d'une décompensation cardiaque droite ; par contre, lorsqu'il est associé à un rétrécissement mitral, il joue un rôle protecteur relatif en prévenant les manifestations paroxystiques de l'affection mitrale.
Ce vice valvulaire induit un roulement diastolique, à renforcement présystolique lorsque le patient est en rythme sinusal. Il s’entend le mieux dans la région xyphoïdienne. Le claquement d'ouverture tricuspidien est rarement perçu.
Seul l'échocardiogramme permet généralement d’affirmer le diagnostic. Le rétrécissement tricuspidien est, de façon générale, longtemps bien toléré. L'apparition d'une cirrhose hépatique avec subictère, œdèmes des membres inférieurs, ascite, amaigrissement, purpura, est de mauvais pronostic. Un rétrécissement tricuspidien sévère nécessite une correction chirurgicale par méthode conservatrice (commissurotomie) ou par remplacement valvulaire par prothèse.
 Sigle RT

Richner-Hanhart (syndrome de) l.m.

Richner-Hanhart’s syndrome

Maladie héréditaire autosomique récessive, exceptionnellement rencontrée, se manifestant par un retard intellectuel, des signes cutanés (hyperkératodernie palmoplantaire) et des signes ophtalmologiques (kératite bilatérale superficielle).
La maladie est provoquée par un déficit en tyrosine aminotransférase hépatique.
Le diagnostic est confirmé par l'élévation plasmatique de la tyrosine. Un régime alimentaire restreignant les apports en tyrosine et phénylalanine permet le contrôle de la maladie.

H. Richner, dermatologiste suisse (1938) ; E. Hanhart, médecin interniste et généticien suisse (1947)

cornée et tyrosinose de type II, tyrosine-transaminase (déficit en)

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