Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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polype placentaire l.m.

placental polyp

Tumeur pédiculée ou sessile, bénigne, de l’endomètre, qui succède à une rétention placentaire méconnue.
Elle se traite par curetage.

polype sentinelle l.m.

sentinel polyp

Polype de l’endomètre, bénin, adjacent à un adénocarcinome de l’endomètre.
Cette coexistence fréquente justifie qu’une hystéroscopie et un curetage biopsique de l’endomètre complètent toujours l’exérèse chirurgicale d’un polype endo-utérin.

polype sphénochoanal l.m.

Polype issu du sinus sphénoïdal et descendant jusqu’à la choane.

→ choane

polype urétral l.m.

uretral polyp

Tumeur bénigne, sessile ou pédiculée, de l’urètre terminal, souvent extériorisée au niveau du méat.

polype vésiculaire l.m.

gall bladder polyp

Formation faisant plus ou moins saillie sur le plan de la muqueuse vésiculaire.
Ce terme, qui ne préjuge pas de la nature bénigne ou maligne de la lésion, s’applique plutôt à des formes bénignes, qu’il s’agisse de tumeur ou de lésion pseudo-tumorale.
Parmi les lésions pseudo-tumorales bénignes, citons le polype cholestérolique, forme localisée de la cholestérolose vésiculaire, et le polype inflammatoire avec ses variantes adénomateuse et adénomyomateuse dans le cadre de la cholécystite chronique. Les lésions bénignes tumorales vraies comprennent, à côté des rares paragangliomes et des tumeurs à cellules granuleuses, les papillomes villeux et les adénomes tubuleux, villeux et tubulovilleux, identiques à ceux rencontrés dans le tractus gastro-intestinal et dont la découverte impose la recherche d’atypies, de cancer in situ, voire de cancer invasif.

polypectomie n.f.

polypectomy

Exérèse chirurgicale d’un polype, de l’endomètre par ex.

polypeptidase n.f.

polypeptidase

Enzyme catalysant l'hydrolyse de liaisons peptidiques d'un polypeptide.
On range parmi les polypeptidases les carboxypeptidases qui détachent l'acide aminé C-terminal, les aminopeptidases qui détachent l'acide aminé NH2-terminal et les endopeptidases qui scindent les polypeptides en oligopeptides.

polypeptide n.m.

polypeptide

Composé chimique constitué par la condensation de plus de quatre acides aminés par des liaisons peptidiques.
La ligne de démarcation entre les polypeptides et les protéines de faible masse moléculaire a été fixée arbitrairement aux composés d'une masse moléculaire de 10 000 et ne dialysant pas.
Les polypeptides donnent la réaction du biuret. On connaît de nombreux polypeptides naturels (peptide) ou synthétiques. On en trouve aussi, à côté des acides aminés, dans les produits de la digestion des protéines. Certains polypeptides peuvent être des antibiotiques.

→ polymyxines

polypeptide amyloïde des ilôts du pancréas
l.m.

Syn. amyline, islet amyloid polypeptide

→ amyline

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

polypeptide analogue au glucagon l.m.

glucagon related peptide, glucagon like peptide

Chacun des deux polypeptides dont la séquence codante est voisine de celle du glucagon, et dont la synthèse dans les cellules bêta des îlots du pancréas est ainsi couplée à celle de l'hormone.

Sigle : GLP-1 et -2

polypeptide pancréatique l.m.

pandreatic polypeptide (PP)

→ PP, PPome

polypeptidémie n.f.

polypeptidemia

Présence des polypeptides dans le sérum sanguin.
La polypeptidémie vraie est très faible et l'on ne peut, avec exactitude, lui attribuer des variations physiopathologiques.

polypeptidurie n.f.

polypeptiduria

Présence de polypeptides dans les urines.
La concentration urinaire est généralement de l’ordre de 10 mg par jour.

polypes (syndrome des) l.m.

polyp syndrome

→ encéphalopathie myoneurogastro-intestinale (syndrome de l')

polypes et taches (syndrome des) l.m.

polyps-and-spots syndrome

→ Peutz-Jeghers-Touraine (syndrome de)

polyphémusine n.f.

Peptide cationique antibiotique naturel de formule: KWXFRVXYRGIXYRRXR-NH2

.

polyphénol n.m.

Composé organique naturel possédant plusieurs fonctions phénol, dont les catéchines, les anthocyanoïdes et les flavonoïdes.
De très nombreux polyphénols sont présents dans les légumes et les fruits ainsi que les aliments obtenus à partir d’eux, en particulier les vins ; ils expliquent par leur action anti-oxydante une partie des bénéfices cardiovasculaires des régimes comme le régime "crétois".

→ catéchine, anthocyanoïde, flavonoïde, resvératrol

polyphénoloxydase n.f.

polyphenoloxidase

→ diphénoloxydase

polyphosphate n.m.

polyphosphate

Sel d'un acide polyphosphorique.

polyphosphorique (acide) l.m.

polyphosphoric acid

Acide dont la structure résulte de la condensation de plusieurs molécules d'acide ortho-phosphorique par des liaisons anhydride.
Par ex. l'acide tétraphosphorique.

polyphylétique   adj.

polyphyletic

Caractérise un groupe hétérogène d'êtres vivants constitué d'organismes appartenant à plusieurs lignées évolutives et n'ayant donc pas un unique ancêtre commun.

Étym. gr. polus : nombreux ; phulos : lignée

→ systématique, monophylétique

polyplasie n.f.

polyplasia

Anomalie congénitale répondant à la présence d’organes surnuméraires en situation normale ou non.

Étym. gr. polus : nombreux ; plassein : façonner

→ ectopie

polyploïde adj.

polyploid

État des cellules somatiques qui ont un nombre de chromosomes supérieur au nombre normal de 2 n.

→ triploïdie, tétraploïdie

polyploïdie n.f.

polyploidy

Etat d’une cellule ou d’un individu, dit alors polyploïde, possédant un nombre anormalement élevé de chromosomes.
Il s’agit d’une mutation chromosomique numérique, par multiplication affectant un jeu chromosomique complet, généralement tri ou tétraploïdie : 69 chromosomes =3n, ou 92 chromosomes = 4n.

→ chromosome

polypnée n.f.

polypnea

Ventilation rapide et superficielle, plus forte que celle de repos (environ 8 L/min chez l'adulte), mais qui correspond généralement à des besoins métaboliques.
Physiologiquement après un effort important, la polypnée pathologique s’observe dans certaines maladies pulmonaires restreignant la capacité fonctionnelle respiratoire, et dans certaines cardiopathies. À la polypnée d’effort du début succède progressivement une polypnée permanente de repos ;
Une ventilation trop forte par rapport aux besoins métaboliques est une hyperpnée (ou hyperventilation) qui entraîne une hypocapnie (ex. respiration de Küssmaul), ce qui n'est pas le cas d'une polypnée normale.
La polypnée doit aussi être distinguée de la tachypnée, respiration rapide, souvent superficielle, qui correspond en réalité à une ventilation quantitativement plus faible que la normale, c'est-à-dire à une oligopnée.

Étym. gr. polus : beaucoup ; pnoê: respiration (mais en gr. classique : polypnoê = vent violent)

→ hyperpnée, hypocapnie, Küssmaul (respi ration de), oligopnée, tachypnée

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