Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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polymorphisme de restriction l.m.

restriction polymorphism

Expression abrégée pour polymorphisme de taille des fragments de restriction (RFLP).

polymorphisme de site de restriction l.m.

restriction site polymorphism (RSP)

Polymorphisme impliquant deux allèles dont l’un possède un site de restriction qui est absent dans l’autre.

→ site de restriction, polymorphisme, polymorphisme de restriction, polymorphisme allélique, polymorphisme de longeur des fragments de restriction

polymorphisme de site de restriction l.m.

restriction site polymorphism (RSP)

Polymorphisme impliquant deux allèles dont l’un possède un site de restriction qui est absent dans l’autre.

→ site de restriction, polymorphisme, polymorphisme de restriction, polymorphisme allélique, polymorphisme de longeur des fragments de restriction

[Q1]

Édit. 2017

polymorphisme génétique l.m.

genetic polymorphism

Dans une espèce donnée, présence régulière et simultanée à des fréquences supérieures à celles des mutations spontanées, de plusieurs formes différentes d'un caractère génétique, dépendant de plusieurs allèles à un même locus.
C'est la présence dans une population d'au moins deux variantes alléliques d'un locus génétique, explorables par analyse de l'ADN (polymorphisme génotypique) ou par analyse de produit protéique (polymorphisme phénotypique).

→ cartographie RFLP, PTFR, série allélique

polymorphisme mononucléotidique l.m.

single nucleotide polymorphism (SNP)

Variation d’une seule base de la séquence nucléotidique du même locus entre des individus d’une population.
Dans la plupart des cas, il y a deux alternatives (A ou C en position X du génome). Cependant, un nombre croissant de cas avec plusieurs alternatives apparaissent dans les bases de données (A, C, T en position X du génome).

Syn. snp

[Q1]

Édit. 2017

polymyalgia rheumatica l.f.

→ pseudopolyarthrite rhizomélique

polymyosite n.f.

polymyositis

Les polymyosites qui forment avec les dermatopolymyosites et les myosites à inclusions les trois groupes principaux de myosites (ou myopathies inflammatoires), comportent une atteinte inflammatoire plus ou moins diffuse non infectieuse et non suppurative des muscles striés squelettiques avec douleurs musculaires, amyotrophie, atteinte de l’état général et lésions histologiques caractéristiques.
Les polymyosites sont plus fréquentes chez la femme que chez l’homme. A l’atteinte musculaire qui prédomine à la racine des membres peuvent s’associer des atteintes cutanées (voir dermatopolymyosite), cardiaques, digestives, pulmonaires, un syndrome de Raynaud et des manifestations articulaires inflammatoires. La nature auto-immune des polymyosites est attestée par la multiplicité des autoanticorps qui lui sont associés (anticorps antinucléaires, anticorps anticytoplasmiques type anti-JO1 et autres anticorps anti-aminoacyl-t-synthétase et non anti-synthétase). Le traitement repose sur la corticothérapie à forte dose et éventuellement le méthotrexate ou l’aziathioprine.

→ dermatomyosite, Raynaud (syndrome de), anticorps antinucléaires dans les polymyosites

polymyosite ossifiante l.f.

→ fibrodysplasie ossifiante progressive

polymyxines n.f.

polymyxins

Antibiotiques polypeptidiques, bactéricides, actifs vis-à-vis de Pseudomonas aeruginosa, d’Acinetobacter et de certaines entérobactéries.
On distingue la polymyxine B, utilisée seulement en topiques (collyres, gouttes auriculaires, aérosols, ovules gynécologiques, etc.) et la polymyxine E ou colistine, prescrite per os ou, plus rarement, par voie parentérale dans des infections à bacilles à Gram négatif résistants aux autres antibiotiques. Les polymyxines ont une diffusion tissulaire médiocre mais s’éliminent sous forme active par les voies urinaires. La toxicité de la colistine, prescrite par voie injectable, est essentiellement rénale.

Syn. polypeptides, antibiotiques polypeptidiques

polyneuropathie n.f.

polyneuropathy

→ neuropathie périphérique

polyneuropathie amyloïde familiale l.f.

→ neuropathie amyloïde familiale portugaise

polyneuropathie axonale l.f.

Tableau de souffrance des nerfs périphériques, de caractère diffus et relativement symétrique, par atteinte des axones.
Les axonopathies se caractérisent par une souffrance des fibres nerveuses les plus longues expliquant le début habituellement distal aux membres inférieurs. La dégénérescence va progresser de façon centripète vers le corps cellulaire et remonter progressivement.
Les causes les plus habituelles de polyneuropathie axonale sont d’origine carencielle, alcoolique, diabétique, et en rapport avec des chimiothérapies anti-cancéreuses. Les polyneuropathies axonales, lorsqu’elles se chronicisent, s’accompagnent secondairement d’une atteinte myélinique comme dans le diabète.

polyneuropathie de réanimation l.f.

critical ill polyneuropathy

Atteinte des nerfs périphériques d'individualisation récente, qui se voit en milieu de soins intensifs au décours de sepsis et lors de défaillance multiviscérale.
Signalée par Roelofs, elles ont été vraiment individualisées par Bolton sous le nom de "critical ill polyneuropathy" : il s'agit d'une atteinte axonale touchant à la fois les fibres motrices et les fibres sensitives et comportant, le plus souvent, une atteinte musculaire associée (polymyopathie). Il en résulte, en particulier, une difficulté de sevrage du respirateur.
La prévalence du syndrome est difficile à préciser, mais des études systématiques par biopsie et électromyographie permettent de déceler de nombreuses formes cliniques. On distingue des atteintes musculaires isolées (myopathies) souvent après une prescription de corticoïdes (en particulier pour le traitement d'asthmes graves). Il faut différencier ce syndrome des blocs neuromusculaires induits, et réversibles, dus à l'emploi de curare utilisé pour faciliter la ventilation assistée.
La pathogénie fait appel à un mécanisme carentiel (vitaminique et dénutrition protéique) et surtout à des atteintes ischémiques, toxiques et métaboliques retentissant sur les fibres nerveuses. Il s'agit, comme pour certaines encéphalopathies, d'atteintes du système nerveux dans le cadre d'une défaillance multiviscérale.

R. I. Roelofs, neurologiste américain (1983) ; C. F. Bolton neurologiste canadien (1984)

→ défaillance multiviscérale

polyneuropathie, ophtalmoplégie, leucoencéphalopathie et pseudo-obstruction intestinale l.f.

polyneuropathy, ophthalmoplegia, leukoencephalopathy and intestinal pseudoobstruction

→ encéphalopathie myoneurogastro-intestinale (syndrome de l')

polyneuropathie-cataracte-surdité (syndrome de) l.m.

polyneuropathy-cataract-deafness syndrome

→ cataracte-ataxie-surdité et retard (syndrome)

polynévrite n.f.

polyneuritis

→ neuropathie périphérique

polynévrite alcoolique l.f.

alcoholic polyneuritis

Polyneuropathie périphérique, sensitivomotrice, diffuse et symétrique, compliquant un alcoolisme important et ancien, observée le plus souvent chez l’homme après 40 ans.
Dans sa pathogénie, à la possible action directe de l’alcool s’associent des désordres nutritionnels : carences vitaminiques essentiellement (B1 surtout mais aussi B6 et PP) et protidique contrastant avec des apports hydrocarbonés excessifs. Ils sont aggravés par divers facteurs pathologiques associés comme une denture médiocre, une gastrite alcoolique, un antécédent de gastrectomie.
Après un début long et relativement insidieux avec fatigabilité à la marche, crampes et douleurs nocturnes, encore réversible sous l’influence du traitement, s’installe un déficit moteur bilatéral et symétrique, limité le plus souvent aux membres inférieurs, de localisation distale, associé à des douleurs superficielles et profondes majorées la nuit, à une hypoesthésie superficielle, à une abolition des réflexes achilléens et à des troubles trophiques cutanés.
L’examen électromyographique et éventuellement la biopsie nerveuse révèlent des lésions axonales prédominantes devenant secondairement axonomyélinique.
La physiopathologie relève d’un mécanisme de dégénérescence rétrograde, dite de « dying back ».
L’affection peut s’associer à d’autres manifestations de l’alcoolisme : psychopolynévrite avec déficit moteur korsakovien, névrite optique rétrobulbaire, insuffisance cardiaque sensible à la vitaminothérapie.
L’abstinence, la reprise nutritionnelle, surtout un traitement thiaminique à doses élevées, la physiothérapie et la rééducation permettent de limiter les séquelles. Une prise en charge globale de la personne alcoolique est indispensable.

polynévrite urémique l.f.

uremic polynevritis

Atteinte neurologique périphérique à prédominance sensitive, touchant plus particulièrement les membres inférieurs, observée assez souvent au stade avancé de l'insuffisance rénale chronique.

polynucléaire n.m.

→ leucocyte granulocyte

polynucléaire basophile l.m.

polynuclear basophilic

Cellule sanguine circulante appartenant à la lignée granulocytaire, aisément reconnue par les grosses granulations violet foncé remplissant le cytoplasme et recouvrant le noyau.
Leur nombre normal à l'état physiologique varie en valeur absolue de 0 à 0,14. 109 par litre. Il diminue légèrement en fin de grossesse de 0 à 0,09. Il existe une fluctuation nycthémérale : le taux le plus élevé est observé la nuit. Les granules primaires des basophiles sont positifs pour la réaction peroxydasique et contiennent de l'histamine, de l'héparine, des protéines de l'anaphylaxie, de la kallicréine, un facteur chimiotactique pour les éosinophiles et le PAF (facteur d'activation plaquettaire). La membrane des basophiles a des récepteurs de haute affinité pour le fragment Fc des IgE. Les basophiles sont capables de phagocytose, mais leur fonction essentielle est sécrétoire qui se traduit par une dégranulation et une libération dans le milieu du contenu de leurs granulations à l'occasion de stimulus variés, stimulus mécanique, froid et surtout antigènes chez les sujets allergiques. Ils peuvent libérer d'autres amines vaso-actives au niveau du site inflammatoire ou lors d'une réaction d'hypersensibilité immédiate (type I).

→ basophilie, lignée granulocytaire, peroxydase, histamine, héparine, anaphylaxie,  kallicréine, polynucléaire éosinophile,  PAF, IgE,  phagocytose, hypersensibilité immédiate

[F1]

Édit. 2018

polynucléaire éosinophile l.m.

eosinophilic polymorphonuclear

Granulocyte circulant naissant dans la moelle osseuse et constituant le dernier stade de maturation de la lignée granuleuse éosinophile.
Leur taille varie de 11 à 14µm ; le noyau est généralement d’apparence bilobée, le cytoplasme contient de grosses granulations acidophiles après coloration de May-Grünwald-Giemsa.
Les granulocytes éosinophiles constituent de 1 à 5% de la formule sanguine et 50 à 300/mL en valeur absolue. Leur nombre est anormal à partir de 500/mL. Leur demi-vie est de 4 à 5 heures dans le sang au sortir de la moelle avant de passer dans les tissus (thymus, seins, poumons, utérus et tractus digestif) où ils vivront une dizaine de jours.
Les granules des éosinophiles contiennent de nombreuses substances : protéines cationiques, médiateurs lipidiques, radicaux libres, enzymes, cytokines, chémokines.
Les polynucléaires éosinophiles sont des cellules clés de l'inflammation allergique. Les granulations éosinophiles sont riches en peroxydases et en protéines cationiques libérées lors de stimulations par certains ligands : immunoglobuline E, fractions C3b, C3d, C4 du complément et histamine. Les granulocytes éosinophiles participent aux réactions d'hypersensibilité, à la bactéricidie et à la destruction de certains parasites. Leur nombre augmente dans les réactions d'hypersensibilité immédiate et au cours des infections par des métazoaires parasites. Une hyperéosinophilie est également constatée dans des maladies systémiques et des néoplasies hématologiques.

Syn. granulocyte éosinophile

→ hyperéosinophilie sanguine, May-Grünwald-Giemsa (coloration de), cytokine, chemokine, peroxydase, cationique, complément, immunoglobuline, histamine, hypersensibilité, métazoaire

polynucléaire neutrophile l.m.

neutrophilic polymorphonuclear

Cellule de la lignée myéloïde, mobile, à durée de vie courte, ayant un noyau segmenté en deux à cinq lobes et un cytoplasme contenant de nombreuses granulations.
Les polynucléaires neutrophiles constituent la population leucocytaire prédominante du sang circulant (2 500 à 7 500 par mm3 de sang ou 45 à 70% des leucocytes circulants). Ils jouent un rôle important dans les lésions inflammatoires aigües, par ex. au cours d'une infection bactérienne pouvant aboutir à la formation de pus.

→ granulocyte

polynucléotidase n.f.

polynucleotidase

Enzyme qui catalyse l'hydrolyse de polynucléotides (acides nucléiques).
En font partie les ribonucléases et les désoxyribonucléases.

polynucléotide n.m.

polynucleotide

Substance constituée par l'union d'un grand nombre de nucléotides et représentée par les acides ribonucléiques et désoxyribonucléiques.
Les différentes chaines nucléotidiques sont unies entre elles par l'intermédiaire d'une liaison phosphodiester entre le carbone 3' d'un ribose de l'un des nucléotides et le carbone 5' du ribose du nucléotide suivant.
Les phosphodiestérases, selon leur origine, libèrent des nucléoside-5'-phosphate ou -3'-phosphate. Les nucléoside-triphosphates sont les précurseurs immédiats des polynucléotides.

→ ARN-polymérase, ADN-polymérase, nucléotide, acide ribonucléique, acide désoxyribonucléique

[Q1]

Édit. 2018

polynucléotide-kinase n.f.

Enzyme catalysant la phosphorylation de l'extrémité 5' d'un polynucléotide

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