éosinophile adj. et n.m.
eosinophilic, eosinophil
Caractérise l’affinité d’une cellule pour l’éosine et désigne le polynucléaire dont les granulations cytoplasmiques sont colorées par l'éosine.
Étym. eosin, « éosine », et du grec philos, « ami »
[A2, F1]
Édit. 2020
éosinophilie n.f.
eosinophilia
1) Affinité d'une cellule ou d’un tissu pour un colorant acide tel que l'éosine.
2) Augmentation à plus de 500/mm3 du nombre des granulocytes éosinophiles circulants.
Les éosinophiles sont caractérisés par la présence de granules spécifiques identifiés en microscopie optique par leur affinité tinctoriale pour les colorants acides comme l'éosine.
Par extension, l'éosinophilie correspond à une augmentation anormale du nombre de granulocytes éosinophiles dans le sang qui s’observe dans différentes affections, allergiques, parasitaires et cancéreuses ainsi que dans les maladies du collagène ou après radiothérapie. L’hyperéosinophilie parasitaire ne s’observe en fait que dans les verminoses tissulaires, de manière permanente (strongyloïdose, trichinose, fasciolase) ou transitoire (ascaridiose à la phase d’invasion où l’hyperéosinophilie est un des éléments du syndrome de Löffler).
Alors que les éosinophiles ont une distribution surtout tissulaire, l'éosinophilie sanguine résulte de l’équilibre entre le passage dans le compartiment sanguin des éosinophiles, lié à la production médullaire, et la migration de ces cellules dans les tissus.
Dans la gastroentérite à éosinophiles, l'hyperéosinophilie est associée à une infiltration des parois de l'ensemble du tube digestif par des polynucléaires éosinophiles.
[A2, F1, N1]
Édit. 2020
épendymoblaste n.m.
ependymoblast
Cellule donnant naissance aux cellules de l’épendyme.
→ épendyme
[A2, H5]
Édit. 2020
épitope n.m.
epitope
Partie d’une molécule capable de stimuler la production d’un anticorps.
Domaine superficiel d'une macromolécule, p. ex. d'une protéine, porteur d'une fonction particulière et susceptible d'être reconnue par une autre molécule telle qu'un anticorps.
Un épitope antigénique d'une macromolécule est reconnu par le domaine superficiel complémentaire d'une immunoglobuline anticorps, domaine appelé paratope.
Un épitope d'adhésion, appelé adhésiotope, est un domaine d'une protéine d'adhésion, telles que les adhésines ou les cadhérines, qui est reconnu par un domaine complémentaire d'une autre protéine, exposée p. ex. à la surface d'une cellule.
La flexibilité des chaînes peptidiques rend les épitopes susceptibles de s'adapter plus ou moins facilement à la surface complémentaire paratope.
Une macromolécule peut contenir plusieurs épitopes, tous capables de stimuler la production d’anticorps.
Le mot épitope est surtout utilisé en immunologie et considéré, dans ce cas, comme synonyme de déterminant antigénique ou de site antigénique.
Étym. gr. epi : sur ; topos : lieu
→ anticorps, paratope, adhésiotope, adhésine, cadhérine, antigène, immunoglobuline, adhésiotope
[C1, F3]
Édit. 2020
érythropoïèse n.f.
erythropoiesis
Formation de l’hématie, qui s'effectue dans les tissus où sont biosynthétisées toutes les protéines qu'il contient pendant la période de maturation.
Les os sont le siège de l'érythropoïèse normale chez l'adulte.
Le tissu hématopoïétique impliqué dans l'érythropoïèse se divise en trois compartiments définis par leur sensibilité à différents facteurs hormonaux : les cellules souches totipotentes, les cellules souches prédifférenciées ou progéniteurs qui se composent de cellules primitives proches de la cellule souche et de cellules plus matures sensibles à l'érythropoïétine, les cellules différenciées ou compartiment érythroblastique, dont la maturation est également stimulée par l'érythropoïétine
[F1,C2,C3]
Édit. 2018
exflagellation n.f.
exwhipping
Modalité très particulière de réduction chromatinienne des gamétocytes mâles des Plasmodium.
Diploïdes, ces formes donnent naissance, par l’intermédiaire de prolongements filiformes de la cellule initiale, à des gamètes mâles haploïdes.
[D1,D2]
Édit. 2018
exocytose n.f.
exocytosis
Fusion d'une vésicule intracellulaire avec la membrane plasmique afin d'en déverser le contenu dans l'espace extracellulaire.
Ce processus inverse du phénomène d'endocytose permet à une cellule de rejeter dans les espaces extracellulaires un produit de sécrétion ou des éléments dégradés par voie lysosomique et provenant de son métabolisme ou d'organites cytoplasmiques vieillis, ou de molécules portant un signal.
Étym. gr. exô : hors de ; kutos : cellule
Ant. endocytose
[C3]
Édit. 2019
exoenzyme n.m.
exoenzyme
Enzyme produit par une cellule et sécrété dans le milieu extérieur.
Ant. endoenzyme
[C1,C2,C3]
Édit. 2018
exosmose n.f.
exosmose
Courant osmotique qui, à travers une membrane semi-perméable, sort d’un système clos, la cellule p. ex., dont le contenu est hypotonique par rapport au niveau ambiant.
Étym. gr. exo : hors ; ôsmos : action de pousser
Ant. endosmose
[C2,C3]
Édit. 2018
facteur général de transcription l.m.
general transcription factor
Protéine se liant aux promoteurs de nombreux gènes de la cellule et qui est nécessaire à l’initiation de leur transcription.
→ initiation, promoteur, transcription
[C1, Q1]
Édit. 2019
facteur inhibant la synthèse de l'ADN l.m.
inhibitor of DNA synthesis
Facteur qui empêche la prolifération de toute cellule.
[Q1]
Édit. 2018
facteur sexuel l.m.
sex factor
Plasmide dans le cytoplasme de certaines bactéries, responsable de l’initiation de la conjugaison et du tranfert génétique.
Chez Escherichia coli, le facteur sexuel a été appelé facteur F. Il peut passer par conjugaison d’une bactérie contenant F (F+) vers une bactérie ne le possédant pas (F-). Occasionnellement, le facteur F peut intégrer le chromosome pour former une bactérie Hfr (High frequency recombinant). Chez les Hfr, la partie du chromosome proche du facteur F peut être transférée à la cellule réceptrice.
[D1]
Édit. 2018
falciformation n.f.
sickling
Transformation d'une hématie (discocyte) en drépanocyte qui résulte d'une polymérisation de l'hémoglobine en longues fibres à l'intérieur de l'hématie.
Ce changement morphologique est observé lorsqu'une hématie contenant de l'hémoglobine S est désoxygénée. Il est facilité par la fièvre, la déshydratation et l'acidose. Dans un premier temps réversible, ce phénomène induit progressivement des lésions membranaires qui, après un certain nombre de cycles, transforment la cellule en un drépanocyte irréversible. La falciformation est responsable d'accidents vasculo-occlusifs dans la microcirculation capillaire.
Étym. gr. drepanon : faux ou serpe
→ test de falciformation, drépanocytose, discocyte
[F1,Q2]
Édit. 2018
femelle adj.
female
Dans les espèces à reproduction sexuée, se dit d'une cellule, d'un organe ou d'un individu doué de certains caractères lui permettant de jouer un rôle spécifique dans la reproduction.
Le caractère femelle ne peut être précisé que d'une façon générale et par référence au caractère mâle. Les gamètes femelles, ovules ou oosphères se distinguent par leur nombre réduit, leur relative grande taille, leur immobilité, leur contribution importante à la fourniture du cytoplasme zygotique, etc.
Ainsi, chez les mammifères, l'organe femelle présente souvent des caractères morphologiques permettant la pénétration d'un organe mâle, éventuellement l'implantation du zygote pour son développement embryonnaire, etc. Un individu est dit femelle selon qu'il possède certains de ces traits et/ou aptitudes.
[D5,C2]
Édit. 2018
ferroportine n.f.
ferroportin
Protéine transmembranaire permettant la sortie du fer hors des cellules.
La ferroportine est la seule protéine connue permettant l'exportation du fer intracellulaire. Elle est fortement exprimée sur la membrane basolatérale des entérocytes, permettant la sortie du fer de la cellule intestinale vers le sang. Elle est également exprimée fortement par les macrophages et les hépatocytes, cellules servant au stockage du fer et capables de le libérer (par l’intermédiaire de la ferroportine) dans la circulation. Le fonctionnement de la ferroportine est bloqué par l'hepcidine qui induit sa dégradation et régule ainsi l'absorption intestinale du fer et son recyclage.
→ hepcidine, maladie de la ferrportine
[C2]
Édit. 2018
ferroptose n.f.
Forme particulière de nécroptose, ferrique dépendante, observée au cours des cristallopathies.
Les cristaux formés lors des cristallopathies entrent dans la cellule par un mécanisme encore inconnu. Une fois dans le cytosol, les cristaux induisent l’oligomérisation et l’auto-activation de la kinase RIPK3 (receptor interacting protein kinase 3) qui va entraîner la phosphorylation de MLKL (mixed lineage kinase domain-like), protéine capable de s’attacher à la membrane plasmique et de favoriser la libération du contenu intra-cellulaire. Une fois la voie nécroptotique engagée, la libération du contenu cellulaire (TNF-alpha) enclenche la voie de TNFR-1 qui, à son tour, amplifie la réponse aux cristaux.
Les cristaux inhibent la glutathion peroxydase GPX4 soit directement soit par l’intermédiaire de la synthèse de glutathion et induisent ainsi une augmentation des peroxydations lipidiques ainsi qu’une diminution du NADPH. Le pool intracellulaire de fer libre joue un rôle essentiel dans les mécanismes redox de la ferroptose : il permet la transformation des espèces oxydantes faiblement actives (telles que le peroxyde d’hydrogène H2O2) en des oxydants beaucoup plus puissants, comme le radical hydoxyle (OH.) capable d’oxyder la plupart des constituants cellulaires.
Contrairement à l’apoptose, la ferroptose se déroule sans induction de la perméabilisation de la membrane externe des mitochondries. Il n’est donc pas observé de libération cytosolique du cytochrome C ou d’activation des caspases.
L’enzyme GPx4 (glutathion peroxydase 4), réduisant les peroxydes membranaires à l’aide du glutathion réduit (GSH), est un régulateur essentiel de la ferroptose. La ferroptose peut être induite par l’érastine (un inhibiteur du système xc- impliqué dans l’import de la cystine nécessaire à la biosynthèse du GSH) ou par RSL3 (un inhibiteur de GPx4), et inhibée par des agents antioxydants ou des chélateurs des ions fer. Des molécules anti-oxydantes à tropisme membranaire, comme le-carotène ou le-tocophérol (vitamine E), protègent les cellules cancéreuses de la ferroptose induite par l’érastine. La déplétion des stocks intracellulaires en fer protège aussi efficacement les cellules de la mort induite par l’érastine.
Étym. lat. ferrum fer ; gr. ptỗsis chute
→ cristallopahie, nécroptose, nécrose, RIPK, MLKL TNF, TNFR, glutathion peroxydase, NADPH, caspases, érastine, RSL3
[C2]
Édit. 2018
fibre n.f.
2) Cellule musculaire striée, squelettique et cardiaque, ou lisse ;
3) Axone ou ensemble d'axones de la cellule nerveuse entourés ou non de cellules de Schwann.
Étym. lat. fibra : filament
[A2]
Édit. 2018
fibroblaste n.m.
fibroblast
Cellule conjonctive à cytoplasme le plus souvent allongé et à noyau fusiforme présente dans tous les tissus conjonctifs et possédant un ergastoplasme riche en ribosomes, ce qui traduit une intense capacité de biosynthèse.
Elle synthétise les fibres constituant le tissu conjonctif commun, notamment du derme (collagène, élastine, réticuline), ainsi que les protéoglycanes et les protéines de structure; elle intervient dans des processus réactionnels, comme la cicatrisation, ou pathologiques tels que sclérodermie, mucopolysaccharidoses.
Les proliférations fibroblastiques interviennent dans les processus de fibrose et de sclérose et dans des tumeurs mésenchymateuses bénignes ou malignes.
Étym. lat. fibra : fibre ; gr. blastos : bourgeon
Syn. cellule fibroblastique
→ cellule fibroblastique, collagène, élastine, réticuline, protéoglycane, sclérodermie, mucopolysaccharidoses
[A2]
Édit. 2018
fibroblaste activé l.m.
activated fibroblast
Fibroblaste devenu hypertrophié sous l'influence de médiateurs chimiques.
Son appareil de Golgi et son réticulum ergastoplasmique sont très développés ; cette cellule est très sécrétante.
Étym. lat. fibra : fibre ; gr. blastos : bourgeon
Syn. préférable : fibrocyte activé
→ fibrocyte active, Golgi (appareil de), fibroblaste
[A2]
Édit. 2018
fibrocyte n.m.
fibrocyte
Cellule d'origine mésenchymateuse correspondant à la forme adulte du fibroblaste, donc plus mature et ayant perdu une partie des fonctions de celui-ci, notamment en ce qui concerne ses activités de biosynthèse.
En fait, le terme de fibrocyte est moins utilisé que celui de fibroblaste qu'on a plutôt tendance à appliquer aux deux formes cellulaires.
Étym. lat. fibra : fibre ; gr. kutos : cellule
Syn. cellule fibroblastique
[A2]
Édit. 2018
fission binaire l.f.
binary fission
Mode de reproduction asexuée habituel de la cellule bactérienne qui, après croissance et réplication du chromosome, forme une cloison transversale qui isole deux cellules filles identiques.
Syn. scissiparité, fissiparité
[D1]
Édit. 2018
fluorodésoxyglucose marqué l.m.
fluoro-deoxyglucose
Le 2-désoxy-D-glucose (DG) est un sucre de métabolisme initial analogue à celui du glucose, mais qui reste fixé dans la cellule après la première phosphorylation.
Le DG marqué, soit par le carbone 14 (autoradiographie), soit chez l'homme par le fluor 18 devenant alors 18F-fluorodésoxyglucose (en abrégé 18F-FDG) permet d'étudier le métabolisme régional du glucose.
Le 18F-FDG sert en tomographie à positons pour l'étude de la consommation régionale de glucose, notamment du cerveau et du cœur. En outre, il se fixe intensément sur les tumeurs de forte activité métabolique et joue un rôle important dans le bilan d'extension et la surveillance de nombreuses tumeurs, notamment osseuses.
→ tomographie par émission de positons au 18F-FDG, Pet-scan
[C1]
Édit. 2018
follicule secondaire l.m.
secondary follicle
Follicule ovarien ne présentant pas de cellule épithélioïde dans leur thèque interne.
Étym. lat. folliculus : petit sac, de follis : poche, sac
[A3,O3]
Édit. 2018
forme d'involution l.f.
involution form
Cellule dégénérée rencontrée dans les cultures âgées de microorganismes ou dans les cultures soumises à des conditions défavorables, telles que l'exposition à des doses sublétales d'antibiotique.
[A2]
Édit. 2018
forme réplicative des phages l.f.
replicative form
Chez certains phages à ARN ou à ADN simple brin, molécule d'ARN ou d'ADN double brin synthétisée dans la cellule infectée à partir de l'acide nucléique infectieux.
[D1]
Édit. 2018