Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

418 résultats 

voie veineuse l. f

intravenous access, intraveinous line

Abord veineux, généralement percutané, par l'intermédiaire d'une aiguille ou d'un cathéter, permettant l'injection intraveineuse de substances à visée diagnostique ou thérapeutique.
On distingue les voies veineuses périphérique et centrale : voie veineuse périphérique dans une veine superficielle, en principe hors du thorax, située au :
- membre supérieur : veines basilique ou céphalique, exceptionnellement celles du dos de la main ;
- membre inférieur : veine saphène interne ;
- cou : veine jugulaire externe ;
- crâne : ponction de la fontanelle chez le nourrisson ;
- abdomen : crête iliaque (perfusion intra-osseuse), veine ombilicale chez le nouveau-né ; voie veineuse centrale, l'extrémité intrathoracique du cathéter est située dans la veine cave supérieure ou l'une de ses branches. Les accès les plus courants pour le cathétérisme central sont la veine sousclavière ou la veine jugulaire interne.

X (chromosome) symb.m.

X chromosome

Chromosome sexuel féminin, rattaché au groupe C du caryotype dans la classification de Denver, le génotype XX s'accompagnant normalement d'un phénotype féminin.
L'un de ces deux chromosomes X est physiologiquement inactivé, phénomène dit de « lyonisation ». Les protéines ou les substances dépendant de l'X sont en quantité identique chez l'homme et la femme, sauf pour quelques gènes de la partie terminale du bras court de l'X : le gène de l'antigène érythrocytaire Xg p. ex. produit deux fois plus de protéines chez la femme que chez l'homme. Dans le noyau des cellules somatiques (un frottis jugal p. ex.), l'existence de deux chromosomes X se traduit par la présence d'un corpuscule chromatinien dit de Barr. Ce corpuscule est absent p. ex. dans le syndrome de Turner de formule chromosomique XO. Les génopathies dominantes liées à l'X (il en existe sept identifiées, dont le pseudohypoparathyroïdisme et le rachitisme vitaminorésistant) s'expriment dans les deux sexes. Les maladies récessives liées à l'X (il en existe 32 connues, dont l'hémophilie, le daltonisme ou la myopathie de Duchenne) sont transmises par les filles et ne s'expriment en principe que chez les garçons.

[Q1]

xéno-œstrogène  n.m.

environmental œstrogen, xenoœstrogen

Substance naturelle ou synthétique, étrangère à l’Homme, dont l’absorption peut entraîner des effets œstrogéniques.
On reconnaît parmi les xéno-œstrogènes des substances naturelles présentes dans les plantes (phyto-œstrogènes) comme la génestine du soja, le resvératrol du raisin), ou dans des levures (myco-œstrogènes comme la zéarélénone des céréales). D'autres sont des œstrogènes de synthèse (comme l'éthinylestradiol et le diéthylstilbestrol) ou d'origine animale (œstrogènes équins). D'autres enfin sont des polluants chimiques d'origine agricole (pesticides comme le DDT, organochlorés comme le méthoxychlore, la chordane, la chlordécone, ou organophosphorés comme le chlorpyriphos) ou industrielle (comme le bisphénol et les phtalates, issus de la dégradation des plastiques). Ils sont susceptibles de se comporter comme des perturbateurs endocriniens, altérant les fonctions génitales du fœtus, la fertilité masculine et féminine, le développement pubertaire, ou encore contribuant à la constitution d’un cancer mammaire....

Étym. gr. xénos : étranger, oistros : rut;  gennan : engendrer

œstrogènes, phyto-œstrogènes, myco-œstrogènes, perturbateurs endocriniens

[O4]

éthique en expérimentation animale l.f.

ethics in animal experiment

Cette attitude officiellement définie concerne les recherches expérimentales nécessitées d’une part en chirurgie pour la mise au point de protocoles opératoires, d’autre part en pharmacologie, en nutrition et en cosmétologie, pour évaluer l’activité de substances et leur éventuelle toxicité ainsi que les recherches toxicologiques qui font évidemment appel à une large participation d’animaux, en particulier de rongeurs (Rat, Souris).
Au fur et à mesure que se sont constitués des comités d’éthique, les principes de l’éthique en expérimentation animale ont été diffusés à partir de publications telles que la “Charte du Grice” ou la “Charte pour une éthique de l’expérimentation animale”, puis la “Charte nationale sur l’éthique de l’expérimentation animale” (2008) issue des comités régionaux, en s’ajoutant à d’autres dispositions plus anciennes.
Le rôle fondamental d’un tel comité d’éthique est de délivrer un avis à tout chercheur, préalablement à l’expérimentation projetée. Tout établissement d’expérimentation doit relever d’un comité et seulement d’un seul afin d’éviter les possibilités de choix et de tout “nomadisme”. Les membres participants, volontaires et non rétribués, au nombre de cinq par comité, doivent respecter une stricte confidentialité tant que les décisions des délibérations ne sont pas encore publiés.
L’évaluation éthique doit porter une attention particulière aux éventuelles agressions physiques ou comportementales auxquelles seraient soumis les animaux et éventuellement préconise les mesures à prendre en vue de supprimer ou d’alléger les effets de ces agressions
Etym.êthikon : la morale

éthique, comité d'éthique

[E3,D5]

Édit. 2018  

éthylomètre n.m.

ethylometer

Appareil électronique permettant de mesurer la concentration d'alcool dans l'air expiré.
Ce sont généralement de petits spectromètres à infrarouge travaillant dans les bandes des 3 µm ou 9,4 µm, spécifiques de la fonction - OH. Un affichage numérique permet de lire directement l'alcoolémie. La précision de ces appareils est bonne s'ils sont régulièrement étalonnés à nouveau, mais, comme pour la détection chimique de l'éthanol, les éthylomètres ne sont pas spécifiques de l'alcool éthylique : d'autres substances à fonction alcool peuvent perturber la mesure.
Ces dispositifs peuvent être placés sur les automobiles pour contrôler l'alcoolémie du conducteur et éventuellement bloquer le démarrage du véhicule s'il y a lieu : en Amérique du Nord, 32 Etats ont adopté ces dispositifs que les tribunaux imposent aux conducteurs pris en flagrant délit de conduite en état d'ivresse.
alcoolémie, éthylotest, interlock (ignition)

[B3,G3]

Édit. 2018  

éthylotest n.m.

ethylotest

Appareil permettant de dépister la présence d’alcool dans l’air expiré et d’évaluer de manière approximative l’alcoolémie dont il existe deux types.
Les éthylotests de catégorie A comportent un tube réactif contenant un sel de chrome de valence 6 (bichromate de potassium) relié à une poche souple de type « ballon » d’une contenance d’environ 1 L, à usage unique, dans laquelle souffle le sujet. En cas de présence d’alcool, au-delà d’une limite voisine de 0,25 mg/L d’air, correspondant approximativement dans le sang à 0,5 g /L, le bichromate de couleur jaune est réduit en sel de chrome de valence 3 de couleur verte. La précision est de l’ordre de 15 à 20 %.
Les éthylotests de catégorie B sont des appareils électroniques portables. Le sujet souffle à l’aide d’un embout à usage unique jusqu’à ce qu’un signal indique que la quantité d’air est suffisante. Grâce à un catalyseur, l’alcool est oxydé en acide acétique, en produisant un courant électrique (deux électrons par molécule d’éthanol) d’intensité proportionnelle à la concentration d’éthanol. La mesure dure environ 20 secondes. La lecture est de type numérique. La précision est voisine de 5 à 10 %. La présence d’autres substances réductrices, en particulier d’alcools légers ou d’aldéhydes, présents dans certains jus de fruits, est susceptible de positiver faussement la réaction.
Ces deux types d’éthylotests n’ont aucune valeur légale et, en cas de résultat positif, les officiers de police judiciaire exigent un dosage précis à l’aide d’un éthylomètre, ou d’un dosage toxicologique après prélèvement de sang si le sujet n’est pas en état de souffler dans l’appareil.
alcoolémie

[B3,G3]

Édit. 2018  

flux sanguin rénal l.m.

renal blood flow

Quantité de sang qui traverse les deux reins par unité de temps.
Elle est chez l'adulte de l'ordre de 1 L/mn soit environ un cinquième du débit cardiaque.
On distingue le flux sanguin cortical, le plus important, et le flux sanguin médullaire qui ne représente qu'environ 10 à 15 % du flux sanguin rénal total.
Le flux sanguin rénal varie considérablement dans de nombreux états pathologiques. Il peut s'accroître par ex. au cours du diabète, ou s'effondrer de façon irréversible par ex. dans le cadre d'une insuffisance rénale avancée.
Sa valeur peut être établie de façon indirecte par la mesure des clairances de substances qui, comme l'acide paraamino-hippurique (PAH), sont chez le sujet normal presque totalement éliminées à l'occasion de chaque passage à travers le rein.





débit de filtration glomérulaire, acide paraamino-hippurique

[M1]

Édit. 2018

fœtor hepaticus l.m.

hepatic fetor

Odeur de l'haleine douceâtre et écœurante, rappelant celle de la pomme pourrie, des malades atteints d’hépatopathies avec insuffisance hépatocellulaire, accompagnant généralement une encéphalopathie hépatique.
Les substances responsables, éliminées par voie respiratoire, sont probablement d'origine intestinale : le diméthylsulfure et le diméthyldisulfure sont probablement les deux principaux.

Étym. lat. foeteo : puer

encéphalopathie hépatique, diméthylsulfure,  diméthyldisulfure

[A4,03]

Édit. 2018

anti-élastase

anti-elastase

Terme générique désignant toute substance capable d’inhiber l’activité de l’enzyme élastase.
L’alpha-1 antitrypsine, protéine plasmatique, est un puissant inhibiteur physiologique de l’élastase, protéase dégradant l’élastine et de nombreuses autres protéines. Par ailleurs, de nombreuses substances possédant une activité anti-élastasique sont proposées par l’industrie cosmétique pour lutter contre le vieillissement cutané.

élastase, élastine, alpha-1 antitrypsine

[C3]

Édit. 2018

eau de Javel l.f.

bleach

Solution liquide oxydante fréquemment utilisée comme désinfectant et comme décolorant.
L'eau de Javel est composée d'hypochlorite de sodium en solution aqueuse avec du sel résiduel du procédé de fabrication. C’est une solution basique, dont le pH varie en fonction de la concentration (pH = 11,5 pour l'eau de Javel à 2,6 % de chlore actif ; pH = 12,5 pour l'eau de Javel concentrée à 9,6 % de chlore actif).
L'eau de Javel est toxique et corrosive. Elle provoque des brûlures sur la peau, les muqueuses (les yeux notamment), surtout sous forme concentrée. Son ingestion est à l’origine de brûlures oesophagiennes plus ou moins graves selon la concentration. Son inhalation peut provoquer une réaction respiratoire (irritation bronchique, avec œdème dans les cas graves). L'hypochlorite de sodium réagit avec les substances azotées, Les chloramines produites peuvent irriter les yeux.

C. L. Berthollet, chimiste français, membre de l'Académie de médecine (1775)

Étym. du nom du quartier de Javel à Paris où était située initialement la manufacture de produits chimiques.

Syn. javel, dénomination ancienne : eau de Javelle

degré chlorométrique

[C1, G5]

Édit. 2019

gomme à mâcher l.f.

Forme galénique d’une préparation pharmaceutique de consistance souple constituée d’un support, une gomme, qui s’amollit à la mastication, libérant progressivement un principe actif plus ou moins parfumé.
Les gommes sont des substances présentes dans de nombreux organes végétaux, tels que tiges, bois, fruits et formées de polyosides de masse moléculaire élevée, comme les arabanes, les xylanes, les mannanes. En l’occurrence il s’agit de la gomme chicle, latex qui s’écoule du sapotier (arbre fruitier d’Amérique centrale). Le principe actif est en général un désinfectant buccal. La gomme elle-même ne doit pas être ingérée.

[G3,G5]

Édit. 2017

volatilome n.m.

volatilome

Ensemble des métabolites volatils émis par une cellule, un tissu, la peau, les poumons, les reins ou le tube digestif.
De nombreux métabolites volatils sont présents dans les produits des émonctoires humains et  animaux (sueur, urine, fèces, air exhalé). Ils sont habituellement identifiés par  chromatographie gazeuse associée à la spectrométrie de masse. Leur analyse donne des informations sur des processus physiologiques ou pathologiques en cours. Dans les fèces, par exemple, elle renseigne sur l’activité du microbiote et sur la présence de bactéries responsables de maladies du colon. Les cellules  en culture sont un outil pour élucider les mécanismes à l’origine de la production de ces métabolites volatils. L’étude du volatilome est appelée volatulomique (« volatulomics »). Elle complète les études des composés produits à chaque étape du métabolisme (génomique, transcriptomique, métabolomique).
Des « chiens renifleurs » entraînés sont capables de reconnaître une odeur spécifique à une maladie correspondant à un ensemble de composés organiques volatils  ou d’autres substances métaboliques produites par l’organisme malade. Présent dans la circulation sanguine, le volatilome peut être excrété dans l’air expiré, l’urine, la salive, les fèces, le lait et la sueur.  Les chiens doivent être entraînés pendant deux à trois semaines pour la reconnaissance d’une odeur spécifique, aptitude validée par les maîtres-chiens. L’utilisation de ces chiens a été proposée, mais plus à titre d’alarme pour mettre en route des examens confirmés, qu’à titre de preuve. 

chromatographie, spectrométrie de masse, microbiote, métabolite, métabolomique, biotransformation, transcriptomique, métabolomique

[R2]

Édit. 2018

cellule neuroendocrine l.f.

Présentes dans tout l’organisme, les cellules neuroendocrines sont des neurones producteurs d’hormones.
Elles secrètent des hormones en réponse aux incitations du système nerveux. Elles sont principalement localisées dans l’ensemble du tube digestif, dans la thyroïde (cellules C) mais aussi dans l’ensemble des voies respiratoires. L’hypophyse, les glandes parathyroïdes et la médullosurrénale se composent de cellules neuroendocrines. On les rencontre aussi dans le thymus, les reins, le foie, la prostate, la peau, le col de l’utérus, les ovaires et les testicules.
Les substances libérées par les cellules neuroendocrines sont la sérotonine, la gastrine, l’insuline, l’adrénaline et l’hormone de croissance.

sérotonine, gastrine, insuline, adrénaline, hormone de croissance, tumeurs neuroendocrines

[H1, O4]

Édit. 2018

antithyroïdiens n.m.p.

antithyroids

Composés naturels ou de synthèse, médications ou polluants, possédant la capacité de réduire la production hormonale de la thyroïde.
Ces substances altèrent l’une ou l’autre des étapes de la biosynthèse hormonale (captage, oxydation ou organification de l’iode, couplage des iodotyrosines, protéolyse de la thyroglobuline). Elles sont potentiellement goitrogènes,  susceptibles de déterminer une hypothyroïdie, ou d’être mise à profit dans le traitement des hyperthyroïdies.
On distingue les antithyroïdiens naturels (goitrine, linamanoside, flavonoïdes….) et les antithyroïdiens  de  synthèse (dérivés de la thio-urée).
Des polluants présents dans l’eau, dans l’air, dans l’alimentation sont susceptibles d’interférer aussi avec le fonctionnement de la thyroïde : organochlorés libérés par l’industrie, thiocyanate  présent dans le tabac, perchlorate issu d’explosifs  ou d’engrais,  lithium provenant de la dégradation des piles.

antithyroïdiens naturels, antithyroïdiens de synthèse

[G4, G5, O4]

Édit. 2019

androgène 
adj.

androgenic

Qui se rapporte aux substances susceptibles d'entraîner des symptômes de virilisation.

[M4, O3, O4]

Édit. 2020

équilibre acido-basique l.m.

acide-base balance

État biochimique des liquides de l'organisme qui correspond à un pH artériel stable de 7.40 + ou – 0.02.
Cet équilibre est assuré par le rejet ventilatoire du dioxyde de carbone, l'excrétion rénale des ions acides ou alcalins et par le jeu de diverses substances tampons, principalement les bicarbonates. Les fonctions ventilatoire et rénale peuvent se compenser dans une certaine mesure. Le diagnostic d'un déséquilibre se fait par mesure analytique, mais, dans les cas typiques, on peut l'approcher par une observation clinique attentive.
Le pH exprime la concentration en ions H+. L'équation d'Henderson-Hasselbalch explique le mécanisme de cet équilibre en fonction de la concentration en bicarbonates et de la pCO2. Elle permet de comprendre le jeu des compensations ventilatoires et rénales et d'ajuster le traitement pour rétablir un équilibre perturbé. Dans la pratique le calcul se fait sur le diagramme de Davenport qui met en évidence les compensations.

L.J. Henderson, physiologiste, biologiste et philosophe américain (1908) ; K.A. Hasselbach, chimiste et physicien danois (1874-1962) ; H.W. Davenport, physiologiste américain (1969)

Étym. lat. aequus :égal; libra : balance à un plateau

Davenport (diagramme de), Henderson-Hasselbalch (équation d'), hypothermie (équilibre acide-base en), pH

[C2, K1, M1]

Édit. 2020

trouble des conduites alimentaires l.m.

Ensemble de troubles caractérisés par des perturbations persistantes du comportement alimentaire délétères pour la santé : restriction de l’alimentation,accès de gloutonnerie,ingestion de substances non nutritives.
Dans certains cas sont décrits des envies irrésistibles ( « craving ») et des rituels de consommation similaires aux comportements observés dans les pathologies à type de trouble de l’usage de substance psychotrope : ceci nourrit l’hypothèse d’une physiopathologie partagée sous forme de dérégulation du circuit neuronal de récompense dopaminergique.

anorexie mentale, boulimie nerveuse, Pica, mérycisme, trouble d’usage d’une substance psychotrope,addiction,  craving

[H3]

Édit. 2020

accoutumance n.f.

habituation

1) Au sens général :
tolerance
Processus de durée variable par lequel une cellule, un individu ou une population est capable d'accepter une modification du milieu.
2) En pharmacologie :
tolerance
Phénomène qui consiste en une diminution progressive de la sensibilité de l'organisme à un médicament ou à un toxique et qui se traduit par la nécessité d'augmenter la dose pour obtenir le même effet.
Si l'accoutumance est obtenue très rapidement, elle prend le nom de tachyphylaxie. L'accoutumance peut conduire, pour certaines substances, en particulier psychotropes, à la pharmacodépendance et à la toxicomanie.

Étym. de la fin du XIIe siècle acustumer du lat. ad… : vers ; de la fin du XIe siècle custume ; du lat. pop. cosetudine ; du lat. clas. consuetudinem : coutume

tachyphylaxie, toxicomanie, psychotropes, pharmacodépendance, mithridate, mithridatisme

[C3,E1,G3,G4,G5]

Édit. 2017

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