neuron specific enolase l.f.
Sigle NSE
→ énolase spécifique des neurones
[H1, O4]
Édit. 2018
cellule neuroendocrine l.f.
Présentes dans tout l’organisme, les cellules neuroendocrines sont des neurones producteurs d’hormones.
Elles secrètent des hormones en réponse aux incitations du système nerveux. Elles sont principalement localisées dans l’ensemble du tube digestif, dans la thyroïde (cellules C) mais aussi dans l’ensemble des voies respiratoires. L’hypophyse, les glandes parathyroïdes et la médullosurrénale se composent de cellules neuroendocrines. On les rencontre aussi dans le thymus, les reins, le foie, la prostate, la peau, le col de l’utérus, les ovaires et les testicules.
Les substances libérées par les cellules neuroendocrines sont la sérotonine, la gastrine, l’insuline, l’adrénaline et l’hormone de croissance.
→ sérotonine, gastrine, insuline, adrénaline, hormone de croissance, tumeurs neuroendocrines
[H1, O4]
Édit. 2018
NSE sigle pour neuron specific enolase
→ énolase spécifique des neurones
[H1, O4]
Édit. 2018
Borrelia
Borrelia
Genre de bactéries spiralées, mobiles, de la famille des Spirochaetaceae, transmises par des tiques ou par les poux, infectant un grand nombre d'animaux et l'Homme pour certaines d'entre elles.
Chez l'Homme, certaines espèces de Borrelia peuvent causer des fièvres récurrentes, d'autres étant responsables des différentes formes de la maladie de Lyme. Tous ces germes circulent, dans des foyers géographiquement limités, parmi des mammifères sauvages par l'intermédiaire de différentes espèces de tiques Ixodidae ou Argasidae, sauf une, Borrelia recurrentis, qui, elle, est cosmopolite, spécifique de l'espèce humaine et transmise par le pou.
A. Borrel, bactériologiste français (1867-1936)
→ borreliose, maladie de Lyme, arthrite de Lyme, Lyme (neuropathies de la maladie de), fièvre récurrente, Spirochaetaceae, Borrelia recurrentis, Borrelia duttonii, Borrelia burgdorferi, Borrelia garinii, Borrelia afzelii
[D1, D4]
Édit. 2019
Borrelia afzelii
Borrelia afzelii
Bactérie spiralée, mobile, de la famille des Spirochaetaceae, transmise à l’Homme par les tiques Ixodides et représentant l'un des agents responsables de la maladie de Lyme.
Cette espèce est impliquée dans l'étiologie de la maladie de Lyme en Eurasie. Elle est fréquemment en cause dans les tableaux avec prédominance des signes cutanés. B. afzelii infecte les Cervidés, des rongeurs et de nombreux autres mammifères forestiers. Ses principaux vecteurs sont des tiques du genre Ixodes : I. ricinus en Europe et I. persulcatus en Asie tempérée. Lyme (maladie de), borréliose, Borrelia, Ixodes ricinus.
A. Afzelius, dermatologue suédois (1910 et 1921)
→ Borrelia, maladie de Lyme, borréliose, Spirochaetaceae, Borrelia burgdorferi, Ixodes ricinus
[D1, D4, J1]
Édit. 2019
Borrelia garinii
Borrelia garinii
Bactérie spiralée, mobile, de la famille des Spirochaetaceae, transmise à l’Homme par les tiques Ixodides et représentant l'un des agents responsables de la maladie de Lyme en Eurasie.
Elle est fréquemment en cause dans les tableaux avec prédominance des signes neurologiques. B. garinii infecte des Cervidés, des rongeurs et de nombreux autres mammifères forestiers. Ses principaux vecteurs sont des tiques du genre Ixodes : I. ricinus en Europe et I. persulcatus en Asie tempérée.
Ch. Garin et A. Bujadoux, médecins internistes français (1922)
→ Borrelia, maladie de Lyme, borréliose, spirochète, Borrelia burgdorferi, arthrite de Lyme, Spirochaetaceae, tique, neuroborreliose
[D1, D4, H1]
Édit. 2019
Borrelia miyamotoi Borrelia miyamotoi
Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, responsable d'une fièvre récurrente à tiques.
Après quelques jours d'incubation, cette borréliose se manifeste par de la fièvre, des frissons, des céphalées, des douleurs articulaires, des myalgies et une fatigue , biologiquement par une neutropénie et une thrombopénie. Dans les cas non traités s'observent de 1 à 10 récurrences. Les symptômes finissent par disparaitre spontanément sans séquelles mais l'antibiothérapie par cyclines accélère la guérison. Les personnes immunodéprimées pourraient présenter une méningoencéphalite au décours de cette infection.
Borrelia miyamotoi est retrouvée au Japon où elle a été découverte en 1995, en Chine, en Russie et dans le Nord-Est des Etats-Unis. Des Cervidés pourraient en constituer le réservoir. Contrairement aux autres Borrelia causant des fièvres récurrentes, cette bactérie est transmise par des tiques Ixodidae, en particulier Ixodes scapularis et I. pacificus en Amérique ; elle a été isolée chez I. ricinus et I. persulcatus en Eurasie, chez Haemaphysalis longicornis en Chine. La transmission verticale chez les tiques semble être la règle.
→ Spirochaetaceae, borréliose, cyclines, méningoencéphalite, Borrelia, Ixodidae
[D1, D4]
Édit. 2019
protoxyde d'azote l.m.
nitrous oxide
Utilisé communément comme produit anesthésique et analgésique ainsi que, dans le commerce, comme gaz de pressurisation d’aérosol.
Il est actuellement aussi employé, pour ses vertus euphorisantes, comme « gaz hilarant » dans des soirées festives sous la forme de ballons dont le contenu est inhalé par les participants . Son usage est facilité par l’absence de loi contraignante, sa facilité d’accès et ses effets fugaces après un emploi limité. Inhalé à fortes doses ou de manière répétée, il provoque des atteintes neurologiques graves causées par le déficit qu'il entraîne en vitamine B12, nécessaire à la production de myéline. Le risque, aussi, est de créer une dépendance.
T. Thompson, chimiste écossais (1804)
Étym. gr. prôtos : premier ; oxyde composé avec l'oxygène = premier oxyde d'azote
Syn. oxyde nitreux
Symb. N2O
[C1, G4, H1]
Édit. 2019
pluripotence n.f.
pluripotency
Capacité d’une cellule à se différencier en tous les types cellulaires constituant un organisme adulte.
Les cellules embryonnaires humaines sont pluripotentes du stade initial de l’épiblaste du blastocyste au stade final de l’épiblaste de la gastrula. Au début, les cellules sont douées d’une capacité de pluripotence « naïve ». Elles participent à la formation des « trois feuillets embryonnaires et peuvent être utilisées à la création de chimères . La pluripotence « amorcée » est un état terminal fragile à la lisière de la différenciation. Entre les deux existe un état de pluripotence formative. Il existe un continuum de la pluripotence qui va en s’amoindrissant durant la phase de développement de l’embryon allant du blastocyste à la gastrula.
→ cellule souche embryonnaire, cellule pluripotente, épiblaste, blastocyste, gastrula
[A2, A4]
Édit. 2018
membrana prima l.f.
Syn. stroma cornéen primitif, mésostroma
→ stroma cornéen primitif, Bowman (mmbrane de)
[A4, P2]
Édit. 2018
CD54 (classe de différentiation 54) l.f.
Syn. molécule d'adhésion intercellulaire
→ molécule d'adhésion intercellulaire
[C1, C3]
Édit. 2018
JEV sigle angl. pour japanese encephalitis
[D1, D4, H1]
Édit. 2019
cell-free DNA
l. angl.m.
ADN circulant sans cellule
Sigle sigle angl. cf DNA
[A4, F2, Q1]
Édit. 2019
cf DNA sigle. angl. pour cell-free DNA
[A4, F2, Q1]
Édit. 2019
DNA circulant tumoral l.m.
Chez les patients atteints d’un cancer, le cf DNA libéré des cellules tumorales est appelé ct DNA pour DNA circulant tumoral ; il constitue seulement une partie du cf DNA.
Sigle ct DNA
[A4, F2, Q1]
Édit. 2019
ct DNA sigle pour DNA circulant tumoral
[A4, F2, Q1]
Édit. 2019
milieu extrême l.m.
extreme environment
Milieu dont les caractéristiques sont à la limite de celles supportables par l’organisme humain et dont l’étude permet de mieux connaître les mécanismes d’adaptation physiologique permettant la survie.
On peut citer, comme exemples de ces milieux, l’hypo- et l’hyperthermie, l’hypo- et l’hyperoxie. l’hypo- et l’hyperbarie.
→ hypothermie, hyperthermie, toxicité de l'oxygène, hyperbarisme, hypobare, extrémophile, extrémobiologie
[C2, G4]
Édit. 2019
galectine 3 n.f.
galectin 3
Membre de la famille des galectines, famille de lectines comportant actuellement 15 membres (galectine 1 à galectine 15), caractérisées par leur capacité à lier spécifiquement les bêta-galactosides.
La galectine 3 est secrétée principalement par les macrophages. Les fibroblastes myocardiques en expriment également. Sa concentration augmente donc dans le sérum au cours des fibroses cardiaques. Son dosage a donc été proposé comme marqueur pronostique dans l’insuffisance cardiaque. Une augmentation de la galectine 3 sérique est associée à un risque élevé de défaillance cardiaque et à un mauvais pronostic.
→ galectine, lectine, galactoside, fibrose, macrophages, fibroblastes
[A4, C1, K2]
Édit. 2019
Shprintn (syndrome de) l.m.
Syn. syndrome de délétion 22q11.2
→ syndrome de délétion 22q11.2
[A4, F3, H3, K2, L1, O1, O6, P2, P3, Q3, R1]
Édit. 2019
CATCH 22 acr.
→ syndrome de délétion 22q11.2
[A4, F3, H3, K2, L1, O1, O6, P2, P3, Q3, R1]
Édit. 2019
syndrome vélo-cardio-facial
l.m.
G.G. Cayler, cardiologue pédiatre américain (1969)
→ syndrome de délétion 22q11.2
[A4, O6, Q2, Q3]
Édit. 2019
fièvre récurrente sporadique à tiques l.f.
tick-borne relapsing fever
Maladie infectieuse zoonotique due à l'infection par une bactérie du genre Borrelia dont la transmission est assurée par des tiques de la famille des Argasidae.
Chez l'Homme, ces fièvres récurrentes sont caractérisées par une incubation de l'ordre d'une semaine, un début brutal avec fièvre élevée, céphalées et algies diffuses, splénomégalie, suivi d'une phase apyrétique. Suit une alternance de phases fébriles et apyrétiques (jusqu'à 11 récurrences). Habituellement assez bénignes, ces maladies peuvent néanmoins s'avérer sévères en raison de la survenue possible de complications oculaires, méningitiques, hémorragiques, pulmonaires ou hépatiques. Le diagnostic est facilement établi par la mise en évidence des Borrelia dans le sang lors des épisodes fébriles. Le traitement par les cyclines est très efficace.
Une quinzaine d'espèces borréliennes sont à l'origine de ces fièvre récurrentes qui diffèrent légèrement les unes des autres sur les plans clinique et épidémiologique. A une ou deux exceptions près, toutes sont transmises par des Ornithodoros (le plus souvent, une espèce de Borrelia est associée à une espèce d'ornithodore).
Sévissant dans des régions tropicales et subtropicales, ces borrélioses sont des zoonoses : les bactéries infectent des mammifères sauvages, le plus souvent des rongeurs ; l'Homme n'est infecté qu'occasionnellement (cas sporadiques), dans une zone géographique précise propre à chacune de ces espèces. Toutefois, certaines de ces affections peuvent s'avérer localement fréquentes, surtout lorsque la circulation du germe a lieu dans un environnement domestique. Les ornithodores vecteurs sont également les réservoirs naturels de ces bactéries en raison de leur sédentarité et de leur longévité qui déterminent des foyers pérennes d'infection.
→ borréliose, fièvre récurrente, Borrelia, Argasidae, Ornithodoros, cyclines, zoonose
[D1, D4]
Édit. 2019
fièvre récurrente cosmopolite à poux l.f.
lice-borne relapsing fever
Borréliose due à l'infection par Borrelia recurrentis.
Après une incubation de 2 à 10 jours, cette fièvre récurrente présente un début brutal marqué par une fièvre élevée, des algies diffuses, des céphalées intenses, des signes méningés, des troubles digestifs, une hépatomégalie et surtout une splénomégalie, souvent un ictère. Six jours plus tard, on observe une "crise" : chute de la température avec sueurs et hypotension. Cette phase apyrétique, très asthénique, avec régression de l'hépato-splénomégalie, dure habituellement sept jours. Surviennent ensuite des récurrences fébriles au nombre de 1 à 5, séparées par des phases apyrétiques, avec réapparition des douleurs, de l'hépatosplénomégalie ; ces épisodes fébriles sont de plus en plus courts, séparés par des intervalles de plus en plus longs. Des complications peuvent survenir : oculaires, myocardiques, hépato-néphritiques, hémorragiques ; ces complications sont responsables (en l'absence de traitement) des 5 à 30 % de morts, observés habituellement au cours des épidémies. Le diagnostic est facilement établi par la mise en évidence des Borrelia dans le sang lors des épisodes fébriles. Le traitement par les cyclines est très efficace mais le risque de survenue d'une réaction de Jarisch-Herxheimer est possible.
Cette borréliose, spécifiquement humaine et potentiellement cosmopolite, est transmise par les poux de corps, lorsque l'hémolymphe de l'insecte, très riche en Borrelia, est répandue sur la peau lors d'un traumatisme du pou. Des foyers permanents existent dans les montagnes de l'Est africain (massif éthiopien), sans doute aussi dans certains pays andins et peut-être en Chine du Nord. A partir de ces foyers, peuvent se manifester, lorsque les conditions sont favorables (saison froide, états de guerre, de misère, etc.), des épidémies dans les régions voisines. Les traitements massifs anti-poux permettent d'arrêter rapidement de telles épidémies.
→ borreliose, fièvre récurrente, pou, Borrelia, Borrelia recurrentis, cyclines, réaction de Jarisch-Herxheimer
[D1, D4]
Édit. 2019
Borrelia hispanica
Borrelia hispanica
Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, responsable d'une fièvre récurrente sporadique à tiques sévissant dans le bassin méditerranéen.
La borréliose à B. hispanica, dénommée "fièvre récurrente hispano-marocaine" ou "hispano-nord-africaine", s'observe en été en Espagne et au Portugal, au Maghreb et, peut-être, en Grèce, à Chypre, et au Proche-Orient. Il s'agit d'une fièvre récurrente marquée par 4 ou 5 récurrences, de gravité modérée hormis quelques rares complications hépato-rénales. Son vecteur est Ornithodoros erraticus, associé aux terriers de rongeurs et autres mammifères et, parfois, aux porcheries, voire aux habitations humaines. Les hôtes habituels de cette Borrelia sont des rongeurs sauvages (Mérions,Gerbilles) ou des Rats ce qui peut donner un caractère urbain à la maladie.
→ borréliose, fièvre récurrente, fièvre récurrente sporadique à tiques, Borrelia, Ornithodoros, Spirochaetaceae
[D1, D4]
Édit. 2019
fièvre récurrente hispano-marocaine l.f.
Fièvre récurrente sporadique à tiques. Borréliose à Borrelia hispanica
Syn. Fièvre hispano-nord-africaine
→ Borrelia hispanica, fièvre récurrente sporadique à tiques
[D1, D4]
Édit. 2019