Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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NRAS gene sigle angl. pour neuroblastoma RAS viral oncogene homolog

Gène localisé en 1p13.2, codant pour la protéine N-Ras, GTPase impliquée dans la régulation de la croissance, de la division et de la différenciation cellulaires ainsi que de l’apoptose.
La protéine K-Ras appartient à la famille des oncogènes Ras, qui inclut deux autres gènes HRAS et KRAS. Ses mutations peuvent être à l’origine du cancer du poumon et du mélanome. Elles sont aussi à l’origine de la leucémie myéloïde aigüe, de nævus épidermique, du nævus mélanocytaire congénital géant et du syndrome de Noonan.

Syn. GTPase NRas, N-ras protein part 4, neuroblastoma RAS viral (v-ras) oncogene homolog, NRAS1, NS6, RASN_HUMAN, transforming protein N-Ras, v-ras neuroblastoma RAS viral oncogene homolog

cancers du poumon, mélanome, leucémie myéloïde aigüe, nævus épidermique, nævus mélanocytaire congénital géant, syndrome de Noonan, apoptose, GTPase, HRAS gene, KRAS gene

SCN10A gene sigle angl. pour sodium voltage-gated channel alpha subunit 10

Gène situé sur le locus chromosomique 3p22.2, codant pour une sous-unité alpha de canal de sodium résistant à la tétrotoxine (canaux de sodium NaV1.8).
Les propriétés du canal formé par la protéine transmembranaire codée peuvent être modifiées par interaction avec différentes sous-unités bêta. This protein may be involved in the onset of pain associated with peripheral neuropathy.Cette protéine peut être impliquée dans le début de la douleur associée à une neuropathie périphérique. Alternative splicing results in multiple transcript variants. L'épissage alternatif résulte de plusieurs variantes de transcription. En plus des nocicepteurs, des canaux de sodium NaV1.8 ont également été trouvés dans les cellules musculaires cardiaques où, en contrôlant le flux d'ions sodium, ils jouent probablement un rôle dans le maintien d'un rythme cardiaque normal.

tétrotoxine, épissage alternatif, Brugada (syndrome de)

[C3,H1,K2,Q2]

Édit. 2017

Pelizaeus-Merzbacher (maladie de) (PM) l.f.

Pelizaeus-Merzbacher's disease

Leucodystrophie liée à l'X, entraînant retard de développement, nystagmus, hypotonie, spasticité et déficit intellectuel variable.
On décrit 3 formes suivant l'âge d'apparition et la gravité :
- la forme néonatale est la plus sévère, associant hypotonie, nystagmus, détresse respiratoire néonatale et stridor, avec retard moteur et cognitif ultérieur et quadriparésie spastique ;
-la forme classique, se manifeste au cours des 2 premiers mois de vie par un nystagmus et une hypotonie, progressivement remplacée par une spasticité. Des signes plus tardifs incluent ataxie, altération du développement moteur et déficit intellectuel ;
- la forme la moins grave, caractérisée par un léger retard de développement moteur débutant à 2-3 ans, plus tard associé à une  paraplégie spastique, à une ataxie et/ou à un léger déficit intellectuel, se distingue difficilement de la forme avec mutation non-sens de PLP1, forme modérée de PM associée à une neuropathie périphérique et une paraplégie spastique compliquée type 2 (SPG2 compliquée).
La PM est d'évolution progressive, variable selon le phénotype. Dans ses formes les plus sévères, la mort survient au cours de la 2ème décennie. Dans les formes les plus modérées, l'espérance de vie est assez bonne et la maladie progresse lentement après l'adolescence.
La prévalence est estimée à 1/400 000. Si la maladie affecte les hommes, des cas de femmes hétérozygotes avec un phénotype moins sévère ont été rapportés.
La PM liée à l'X, est due à des mutations ou des altérations de dosage du gène PLP1 (Xq22) entraînant un hypomyélinisation du système nerveux central. La PM allélique de SPG2, qui résulte aussi de mutations de PLP1. PLP1, encode la protéine protéolipide PLP1, la protéine la plus abondante de la gaine de myéline et DM20, son isoforme alternativement épissée. Les duplications PLP1 sont à l'origine de la forme classique ; les substitutions faux-sens sont responsables de la forme néonatale et des formes de SPG2 pures ;  les mutations nulles de PLP1correspondent à la maladie de PM, mutation non-sens de PLP1. Les patients sans mutations du gène PLP1 mais avec un tableau clinique similaire et des caractéristiques neuro-radiologiques quasi identiques à celles de la PM sont classés dans la maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like (PMLD).
Le diagnostic repose sur les examens cliniques, électro-physiologiques et neuro-radiologiques. L'IRM montre une hypomyélinisation complète (forme néonatale et quelques formes transitoires), partielle (PM modérée) ou diffuse (maladie de PM, mutation non-sens de PLP1). L'étude des potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral peut être utile pour différencier la PM (absence d'ondes de II à V) de la PMLD (ondes II à V enregistrables). Un test génétique confirme le diagnostic.
Le diagnostic différentiel inclut la maladie de Krabbe, de Canavan, la leucodystrophie métachromatique, la maladie d'Alexander, la paraplégie spastique familiale, la PMLD l'infirmité motrice cérébrale.
Le diagnostic prénatal ou préimplantatoire est possible quand une mutation sous-jacente sur PLP1 a été identifiée dans la famille.

Réf. Orphanet, J. Garbern (2011)

leucodystrophie, stridor, paraplégie, ataxie, Pelizaeus-Merzbacher (maladie de) chez les femmes porteuses, protéine protéolipide, maladie de Krabbe,maladie de Canavan, leucodystrophie métachromatique, maladie d\'Alexander, paraplégie spastique familiale, maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like, infirmité motrice d'origine cérébrale

[H1]

Édit. 2018

protéine 1 multifonctionnelle interagissant avec le complexe amino-acyl-tRNA synthétase l. f.

aminoacyl-tRNA synthetase complex-interacting multifunctional protein 1

Protéine cytoplasmique faisant partie d'un complexe protéique regroupant plusieurs aminoacyl-tRNA synthétases et activant le fonctionnement de ces enzymes.
Elle induit la maturation des cellules dendritiques dans le système nerveux central. et est impliquée dans le processus de myélinisation. Elle possède également des propriétés pro-inflammatoires et stimulantes de la cicatrisation. Des mutations de cette protéine pourraient être impliquées dans certaines formes de maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like.

Syn. multisynthase complex auxiliary component p43

aminoacyl-tRNA synthétases, cellule dendritique, myélinisation, maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like

[C1, C3, H1]

Édit. 2018

transconformation n.f.

transconformation

Modification spontanée, ou sous l'influence d’un facteur exogène, de la conformation tridimensionnelle d’une protéine la rendant anormale et, parfois, pathogène.
La transconformation est dite « corruptive » quand le changement conformationnel  est transmissible aux protéines intactes homologues.
La  transconformation  corruptive la plus connue est celle de la protéine prion.

prion

[C1, C3]

Édit. 2018

atrésie intestinale congénitale multiple l.f.

hereditary multiple atresia of the gastrointestinal tract, multiple intestinal atresia

Maladie congénitale grave caractérisée par une obstruction de la lumière de l’intestin qui présente des rétrécissements étagés, pouvant s’étendre de l’estomac au rectum, souvent associée à un déficit immunitaire combiné sévère avec lymphopénie T et B et hypogammaglobulinémie (Mutiple intestinal atresia with combined immunological deficiency : MIA-CID).
La maladie est due à un déficit en protéine TTC7A (tetratricopeptide repeat domain-7A) par mutation du gène correspondant. La transmission est autosomique récessive. La protéine interagit avec des éléments régulateurs du cytosquelette situés dans la voie de signalisation Rho A (Ras homolog gene family, member A) et, ainsi, interfère avec des fonctions essentielles à l’homéostasie des cellules épithéliales de l’intestin et du système immunitaire comme la différenciation, la prolifération et la survie cellulaire. Il s’agit d’une maladie sévère. L’espérance de vie du nouveau-né est de 2 à 3 mois.

Sigle angl. MIA

déficit immunitaire combiné sévère (syndrome de)

[L1, O1, Q3]

Édit. 2018

récepteurs couplés aux protéines G l.m.

G protein - coupled receptors

Famille de récepteurs transmembranaires dont l'activité est assurée par l'intermédiaire d'une protéine G.
Les récepteurs couplés aux protéines G sont caractérisés par leur structure à 7 traversées de membrane et par  leur association à une protéine G qui régule leur activité. Ils assurent la transduction du signal apporté par de très nombreuses hormones et médiateurs, ainsi que par des stimuli extérieurs (lumière, odeurs, etc...). Ils constituent une famille extrêmement nombreuse avec environ un millier de membres identifiés, dont près de la moitié sont des récepteurs olfactifs. 

Sigle RCPG

Réf. Bockaert J. Les récepteurs couplés aux protéines G : caractéristiques générales et mécanismes d’activation. Bull. Acad. Natle Méd., 2012, 196, no 9, 1765-1775,

récepteur, protéine G

[C1, C2]

Édit. 2019

sumoylation n.f.

sumoylation

Conjugaison d’une ou plusieurs protéines SUMO sur le résidu lysine d’une protéine cible, modifiant la stabilité, la localisation subcellulaire ou l’activité de la protéine.

SUMO

[C1]

Édit. 2019

fukutin-related protein l.f.

Protéine présente dans de nombreux tissus et particulièrement abondante dans le muscle squelettique, le cœur et le cerveau.
La fukutin-related protein est impliquée dans la glycosylation de l’alpha-dystroglycane. Des mutations de cette protéine sont responsables de dystrophies musculaires congénitales.

Sigle FKRP

dystroglycane, glycosylation, fukutine, Fukuhara (maladie de)

[C1, I4]

Édit. 2019

fukutin-related protein l.f.

Protéine présente dans de nombreux tissus et particulièrement abondante dans le muscle squelettique, le cœur et le cerveau.
La fukutin-related protein est impliquée dans la glycosylation de l’alpha-dystroglycane. Des mutations de cette protéine sont responsables de dystrophies musculaires congénitales.

Sigle FKRP

dystroglycane, glycosylation, fukutine, dystrophie musculaire de Fukuyama, FKRP gene

[C1, I4]

Édit. 2019

épissage protéique post-traduction l.m.

post-translational protein splicing

Excision d’un polypeptide fonctionnel interne d’une protéine originelle et réunion des deux segments séparés par cette excision. 
Ce mécanisme, connu dans l’ensemble du monde vivant, survient spontanément dès que la
protéine est synthétisée.

Syn. épissage protéique post-traductionnel

excision

[C1]

Édit. 2019

protéine intestinale transporteuse d'acides gras l.f.

intestinal fatty acid binding protein

La protéine intestinale transporteuse d'acides gras  est une protéine de 15 kDa synthétisée par les entérocytes de l'intestin.
I-FABP participe à l'absorption intestinale et au transport intracellulaire des acides gras. Elle peut être libérée dans la circulation sanguine en cas de lésion de la muqueuse intestinale. Sa concentration sérique et urinaire augmente rapidement dans les affections de l'intestin grèle, en particulier en cas d'ischémie mésentérique aigüe dont elle constitue un marqueur sensible.

Sigle I-FABP

entérocyte, infarctus mésentérique, acide gras

[C1, L1, R2]

Édit. 2019

facteur induit par l'hypoxie l.m.

hypoxia inducible factor

Facteur de transcription qui régule l'apport et la consommation d'oxygène dans les cellules. 
Le facteur induit par l'hypoxie (hypoxia inducible factor, HIF) est constitué de deux sous unités appelées alpha et beta. Il existe deux sous types de sous-unités alpha appelées HIF 1 alpha et HIF 2 alpha et une sous unité bêta appelée HIF 1 bêta. En cas d'hypoxie, une sous-unité HIF alpha s'associe avec HIF 1 bêta. Le complexe formé est alors transloqué dans le noyau cellulaire et active une série de gènes dans le but de rétablir une normoxie. Ainsi, HIF stimule l'angiogénèse, la synthèse du facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (Vascular Eendothelial Growth Factor, VEGF), de l'érythropoïétine, l'activité mitochondriale, ainsi que la fréquence respiratoire. Lorsque la normoxie est rétablie, HIF est complexé par une protéine appelée VHL (ou protéine de Von Hippel-Lindau) puis le complexe est dégradé par le sytème ubiquitine-protéasome.

Sigle HIF

angiogenèse, facteur de transcription, facteur de croissance endothélial vasculaire, érythropoïétine, mitochondrie, protéine de Von Hippel-Lindau, ubiquitine, protéasome

[C1, C3, K4]

Édit. 2019

protéine de von Hippel-Lindau l.f.

von Hippel-Lindau protein

Protéine largement exprimée dans les tissus humains, existant sous deux formes, une forme longue de 30kDa (VHL30) et une forme courte de 19 kDA (VHL19), et possédant des propriétés anti-tumorales.
Le rôle le mieux connu de la protéine de von Hippel-Lindau est de se fixer sur le facteur inductible par l'hypoxie (Hypoxia Inducible Factor, HIF), ce qui entraîne sa dégradation par le système ubiquitine-protéasome. La néo-angiogenèse induite par HIF est ainsi inhibée, ce qui diminue l'apport d'oxygène aux tumeurs et inhibe leur croissance.

Eugen Von Hippel, ophtalmologiste allemand (1867-1939); Arvid Lindau, pathologiste suédois (1892-1958)

Sigle pVHL

facteur inductible par l'hypoxie, ubiquitine, protéasome, angiogenèse, von Hippel-Lindau (maladie de)

[C1, C3, F2]

Édit. 2019

prolyl-4-hydroxylase n.f.

prolyl-4-hydroxylase

Enzyme catalysant l'oxydation de la proline en 4-hydroxyproline dans la molécule de collagène et dans d'autres protéines possédant des domaines ressemblant au collagène ("collagen-like domains").
Parmi les substrats autres que le collagène de la prolyl-4-hydroxylase (P4H) figure le facteur inductible par l'hypoxie (Hypoxia Inducible Factor, HIF). Dans les conditions de normoxie, HIF est hydroxylé par P4H. La protéine VHL (protéine de von Hippel-Lindau) vient alors se fixer sur lui, ce qui entraine sa dégradation par le sysytème ubiquitine-protéasome. 

Sigle P4H

prolyl-hydroxylase, collagène, proline, hydroxyproline, facteur inductible par l'hypoxie, protéine de von Hippel-Lindau

[C1, C3]

Édit. 2019

mélanopsine n.f.

melanopsin

Photopigment présent dans les cellules ganglionnaires de la rétine, impliqué dans les réponses non visuelles à la lumière (réflexe photo-moteur et régulation du rythme circadien).
Cette protéine rétinylidène de la famille des récepteurs couplés à la protéine G est codée par le gène OPN4. Elle est sensible à la lumière bleue du spectre lumineux. Elle prend en charge l’information du signal lumineux pour le transmettre à la glande pinéale qui sécrète la mélatonine, hormone régulant le cycle circadien.

protéine G, mélatonine, rétinylidène

[C1, P2]

Édit. 2020

syndrome émail-rein l.m.

Enamel renal syndrom

Syndrome associant des défauts héréditaires de l’émail dentaire atteignant les dentitions primaire et définitive à une néphropathie avec néphrocalcinose et lithiase rénale pouvant conduire à une insuffisance rénale.
Ce syndrome héréditaire, à transmission autosomique récessive, est dû à une mutation du gène FAM20A codant pour la protéine de même nom. Cette protéine présente dans de nombreux tissus est sécrétée. Ses fonctions sont mal connues. Elle interviendrait dans l’hématopoïèse.

Syn. amelogenesis imperfecta

néphrocalcinose, lithiase rénale, insuffisance rénale

[M1, P3, Q2 ]

Édit. 2020

aire praxique l.f.

Aire du cortex impliquée dans le  langage.
Le gène Foxp2 (Forkhead-box P2) qui s’y trouve  est associé à la capacité de parole chez l’Homme et au chant des Oiseaux. Il code pour la protéine FOXP2 qui joue un rôle central dans le développement des capacités de langage et de parole. Des mutations dans le gène et la perte  des propriétés de la protéine qui en résultent conduisent chez l’Homme à des troubles  du langage et de la parole, en particulier en ce qui concerne l'articulation et la compréhension du langage.

[C1, H1, Q2]

Édit. 2020

syndrome d'activation des macrophages
l.m. (SAM)

macrophage activation syndrome

Affection peu fréquente, souvent mortelle, due  à une stimulation inappropriée des cellules macrophagiques dans la moelle osseuse et le système lymphoïde, entraînant une phagocytose anormale des éléments figurés du sang et la libération de cytokines pro-inflammatoires, donc une inflammation systémique grave et diffuse. 
Le SAM se manifeste par de la fièvre, une hépatosplénomégalie fréquente, une altération de l’état général, une bi ou pancytopénie, une élévation de la ferritine, une hypertriglycéridémie, une hypofibrinogénémie. D’autres anomalies biologiques non spécifiques peuvent être présentes : élévation des transaminases, des LDH, des d-Dimères. Le diagnostic peut être confirmé par une hémophagocytose sur le myélogramme. D’autres atteintes viscérales sont également possibles en rapport avec l’inactivation incontrôlée du système immunitaire responsable de l’orage cytokinique. L’atteinte pulmonaire, qui survient dans la moitié des cas se traduit par une détresse respiratoire avec oxygénodépendance, conséquence d’un infiltrat diffus pouvant évoluer vers un syndrome de sétresse sespiratoire aigüe de mauvais pronostic. Des manifestations neurologiques, une atteinte rénale peuvent aussi s’observer.Il existe deux catégories de causes : le SAM acquis le plus fréquent. Il s’observe chez l’adulte et comporte trois causes principales par fréquence décroissante : les infections virales surtout (Epstein Barr virus, cytomégalovirus, herpès simplex virus, Covid 19 etc..), bactériennes et parasitaires, les causes tumorales, lymphomes et les maladies auto-immunes. La forme familiale, génétique, à transmission récessive est très rare, se manifeste dès les premiers mois de la vie. La transmission est autosomique récessive. La physiopathologie complexe fait intervenir le rôle majeur des lymphocytes T CD8 et de certaines cytokines. Plusieurs mutations de gènes ont été individualisées : gène PRF1 : gène de la perforine (protéine cytolytique sécrétée par les lymphocytes T CD8+) localisée sur le chromosome 10q21- gène UNC13D : gène qui code la protéine Munc13-4 localisé sur le chromosome 17q25 normalement responsable de l’arrimage des granules cytolytiques en préparation pour la fusion avec la membrane plasmique. gène STX11 : gène localisé sur le chromosome 6q24 codant la syntaxine 11 qui participe à la fusion des membranes vésiculaire et cellulaire.Il est possible que des facteurs génétiques puissent intervenir dans les formes acquises de SAM.

Syn. lymphocytose hémophagocytaire

pancytopénie, hémophagocytose, syntaxine 11, syndrome de sétresse sespiratoire aigüe

[F1, F3, K1, O1, Q2]

Édit. 2020

mélanopsiine n.f.

mélanopsiin

Photo-pigment présent dans les cellules ganglionnaires de la rétine impliqué dans les réponses non visuelles à la lumière (réflexe photo-moteur et régulation du rythme circadien)
Cette protéine, rétinylidène de la famille des récepteurs couplés à la protéine G est codée par le gène OPN4. Elle est sensible à la lumière bleue du spectre lumineux. Elle prend en charge l’information du signal lumineux pour le transmettre à la glande pinéale qui sécrète la mélatonine, hormone régulant le cycle circadien.

rythme circadien, rétinylidène, protéine G, mélatonine

[C1, C2, P2]

Édit. 2020

protéines spike l.f.p.

spike proteins

Protéines structurales de la capside du coronavirus Sars-CoV-2 se présentant sous la forme de pics pointant à l’extérieur assemblés par groupes de 3 donnant ainsi l’aspect d’une couronne.
La protéine spike se lie à l’enzyme membranaire ACE2, enzyme de conversion de l’angiotensine 1 (1-8) qu’il transforme en angiotensine 1-7. Cette enzyme est la voie d’entrée du virus dans les cellules qui en sont pourvu (pneumocytes alvéolaires, entérocytes, cellules épithéliales tubulaires rénales).  Elle intervient aussi en assemblant et en relâchant hors de la cellule de nouveaux virus. Le gène de la protéine spike du virus humain diffère par une série de 12 nucléotides de celui de la chauve-souris, suggérant que cette mutation a permis à l’infection de se propager chez l’Homme. 

Étym. corona : aspect de couronne due à la disposition  des spikes

Sars-CoV-2

[D1]

Édit. 2020

molécule de lésion rénale l.f.

kidney injury molecule 1

Protéine du tube proximal, surexprimée après une lésion atteignant ce tube et dont la présence dans l’urine est symptomatique de lésion rénale.
C'est une protéine membranaire dont le domaine extracellulaire glycosylé est relâché dans la lumière du tube et apparaît dans l’urine en cas de lésion tubulaire. Sa présence permet le diagnostic de lésions néphrotoxiques aiguës et chroniques. On peut la trouver aussi chez les sujets atteints de cancer du rein. KIM-1 est un récepteur reconnaissant les cellules apoptotiques et les dirigeant vers les lysosomes pour être détruites.

Sigle KIM-1

[C1, M2]

Édit. 2020

PALB2 gene l.m.

acr. pour partner and localizer of BRCA2

Gène situé sur le locus chromosomique 16p12.2 codant pour une protéine de suppression de tumeur. PALB2 forme un oligomère qui se fixe sur l'ADN lésé, permettant à la protéine BRCA2 d'intervenir dans sa réparation.
Des mutations de ce gène se rencontrent dans ll'anémie de Fanconi, le cancer ovarien, et le cancer du sein

Leila Dorling, épidémiologiste britannique (2021) ; Chunling Hu, scientifique américaine (2021)

Syn. FANCN, PACA3

anémie de Fanconi, cancer du sein, cancer de l'ovaire

[F1, F3, Q3]

Édit. 2021

Facteur induit par l'hypoxie l.m.

hypoxia-induce factor

protéines agissant comme facteurs de transcription dans tous les tissus et régulés par l’absence de dioxygène.
D’un point de vue physiologique, l’hypoxie tissulaire est traitée en stimulant la sécrétion de l’hormone érythropoïétine (EPO) qui engendre la production de globules rouges, et, par conséquent, améliore le transport du dioxygène aux tissus cibles. Au niveau moléculaire, ce travail est majoritairement assuré par HIF-1, soit le complexe le plus actif de la famille des HIFs. Cette protéine a été découverte en 1992 par un chercheur du nom de Gregg Semenza qui étudiait le gène de l’EPO. En fait, il a découvert une séquence située en position 3’ non-codante dans le promoteur de l’EPO, qui porte le nom d’hypoxia response element (HRE) et qui fixe la protéine HIF-1 en situation d’hypoxie.

G. L. Semenza, pédiatre américain, prix Nobel de médecine en 2019 (1992)

[C1, G5]

Édit. 2020

globuline liant les hormones sexuelles l. f.

sex hormone binding globulin

Glycoprotéine plasmatique synthétisée principalement par le foie, assurant le transport plasmatique des hormones sexuelles (androgènes et oestrogènes).
Les hormones liées à la globuline liant les hormones sexuelles (plus couramment désignée par son sigle anglo-saxon, SHBG) sont inactives et seule leur fraction libre, non liée, peut exercer les effets hormonaux. La concentration circulante de SHBG, en fixant plus ou moins d'hormone libre, exerce ainsi un effet régulateur sur l'activité hormonale.
La
SHBG a été également décrite sous les noms de "protéine liant les androgènes" (androgen binding protein, ABP) et de "globuline liant  la testostérone et l'oestradiol " (testosterone/estradiol binding globulin, TeBG). Ces trois appellations désignent en fait la même protéine.

Syn. globuline liant les androgènes (androgen binding globulin, ABG), globuline liant la testostérone et l'oestradiol (testosterone/estradiol binding globulin, TeBG)

Sigle SHBG

androgène, oestrogène

[C1, O4]

Édit. 2020

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