Kaposi (maladie de) du sida l.f.
Kaposi's syndrome, Kaposi's sarcoma in AIDS
Maladie de Kaposi observée chez des patients infectés par le VIH, particulière par une forte évolutivité, par l'absence de localisation préférentielle aux membres inférieurs et par la fréquence de l'atteinte muqueuse, notamment palais et tube digestif.
Il s'agit non pas d'un sarcome à proprement parler mais d'une hyperplasie endothéliale multifocale soumise à des facteurs de croissance endothéliaux et susceptible de régresser spontanément. Il semble aujourd’hui admis que la maladie de Kaposi du sida est induite par un Herpes Virus KSHV (ou HHV8), mais des cofacteurs sont probables : prédominance masculine (90%), prédilection pour les homosexuels masculins, rôle de l'immunodépression et de la sécrétion par les lymphocytes T infectés par le VIH de substances angiogéniques.
Les traitements les plus efficaces sont l'interféron alpha, la bléomycine, la radiothérapie.
Syn. sarcome de Kaposi (terme impropre) du sida
kératite ponctuée superficielle l.f.
superficial punctata keratitis
Kératite caractérisée par un dépoli affectant tout ou partie de la surface cornéenne.
Le test à la fluorescéine 2% est positif : le colorant s'infiltre entre les pertes de substances cellulaires. Les signes fonctionnels sont variables : douleurs, trouble visuel, photophobie, blépharospasme. Il peut y avoir hypersécrétion lacrymale. La kératite ponctuée superficielle peut se compliquer d'érosions épithéliales ou d'ulcère de la cornée.
Les étiologies sont très nombreuses : sécheresse oculaire par non fermeture de la fente papébrale (atteinte du nerf VII), par hyposécrétion lacrymale au cours de maladies générales spécifiques, d'avitaminoses A ou PP, par kératite microbienne et virale, par kératites dystrophiques (neuroparalytique, secondaire aux agents physiques ou chimiques), par kératite allergique, parasitaire, etc.
kyste cutané l.m.
cutaneous cyst
Formation pseudotumorale plutôt que véritable tumeur, hémisphérique, bénigne, à évolution lente, d'architecture cavitaire plus ou moins évidente, résultant d'une accumulation ou d'une rétention de kératine ou de substances inertes dans une poche à paroi épithéliale et dont les aspects clinique et histologique varient selon son origine.
Les kystes les plus fréquents sont les kystes épidermiques, dont la plupart prennent en réalité naissance dans l'infundibulum folliculaire et dont le grain de milium est un exemple; ils sont bordés par un épiderme normal et contiennent des lamelles de kératine. D'autres se forment dans les zones profondes du follicule pileux et sont délimités par des rangées de cellules épithéliales qui présentent une kératinisation trichilemmale sans granuleuse : c'est le cas du kyste dit sébacé ou, mieux, kyste trichilemmal. D'autres encore résultent d'altérations des glandes sébacées ou sudoripares, p. ex. ceux de la sébocystomatose, le kyste sudoral, l'hidrocystome.
Étym. gr. kystis : vessie, poche ; lat. cutis : peau
kystographie du sein l.f.
breast cystography
Technique radiologique de visualisation des kystes du sein.
On appelle kystographie gazeuse l'image radiologique d'un kyste dont on a remplacé le liquide par une petite quantité d'air. Cet examen, actuellement supplanté par l'échographie mammaire, garde quelques indications comme les kystes riches en substances organiques ou minérales dont l'échostructure est semblable à celle d'un nodule solide. Elle est également utile lorsqu'on suspecte un épaississement pariétal ou une végétation intrakystique.
lanoléine n.f.
lanolin
Masse cireuse semi-solide, filante, de couleur jaune-brun, d’odeur caractéristique, provenant du suin de la laine du Mouton, composée de très nombreuses substances lipophiles, en particulier de cérides et de stérols. Elle a longtemps été utilisée comme excipient pour la préparation de pommades.
Elle peut être responsable d'allergie cutanée.
Étym. lat. lana : laine
leucotriène n.m.
leukotriene
Acide gras à 20 atomes de carbone ayant un hydroxyle sur le cinquième carbone et contenant trois doubles liaisons conjuguées (système triénique).
La série naturelle la plus importante des leucotriènes a aussi une quatrième double liaison en C14-15, dérivant de l'acide 5-hydroperoxyeicosatétraènoïque (5-HPETE) et comportant en outre, pour les leucotriènes C, D ou E, un radical d'acide aminé ou de peptide soufré. Le 5-HPETE est formé à partir de l'acide arachidonique par action d'une 5-lipoxygénase qui fixe une molécule de dioxygène sur le C5. Le leucotriène A4 dérive du 5-HPETE par une déshydratation spontanée formant un pont époxyde entre les C5 et 6 et trois doubles liaisons trans 7-8, 9-10, 11-12. Le leucotriène B4 en provient par la fixation d'une molécule d'eau, OH sur le C12 et H sur l'oxygène porté par le C5 : c'est donc un dihydroxy-5,12-eicosatétraènoïque. Le leucotriène C4 se forme par fixation, par le soufre, d'une molécule de glutathion sur le C6 du leucotriène A4. L'action d'une peptidase qui détache l'acide glutamique forme le leucotriène D4, qu'une seconde peptidase transforme en leucotriène E4. Les leucotriènes ont été découverts dans les leucocytes comme des substances qui augmentent la perméabilité vasculaire ; ce sont des médiateurs de l’inflammation sécrétés par de nombreuses cellules, mastocytes, macrophages, polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, etc.
Il existe aussi des leucotriènes des séries 3 et 5, qui ont 3 ou 5 doubles liaisons, provenant respectivement des acides dihomo-gamma-linolénique et eicosapentaénoïque Les leucotriènes peuvent être libérés par les mastocytes activés par une IgE portant l'allergène correspondant. Les leucotriènes C, D et E sont actifs sur les muscles lisses : ce sont de très puissants bronchoconstricteurs ; ils induisent une vasoconstriction entraînant une hypertension suivie d'une phase d'hypotension ; leur action est celle de la réaction lente de l'anaphylaxie dont le leucotriène C est considéré comme le principal responsable. Les leucotriènes A et B agissent sur les leucocytes comme de puissants chimioattractants. Le leucotriène B4 (LTB4) est un des plus importants médiateurs de l'inflammation. Il entraîne la chimiotaxie des leucocytes et l'agrégation des plaquettes, augmente leur adhésivité, libère les enzymes lysosomiques et provoque la formation d'anions superoxyde.
→ polyéthylénique (acide), médiateur de l'inflammation allergique
LH-RH (agoniste de la) l.m. sigle angl. f. pour Luteinizing Hormone Releasing Hormone.
Substance agissant sur l'axe hypothalamo-hypophysaire, stimulant dans un premier temps la sécrétion de LH et donc des androgènes testiculaires, puis la bloquant complètement de façon réversible.
Ainsi, à cette phase de blocage, est réalisée chez l'homme une castration biochimique.
De ce fait ces substances sont utilisées dans le traitement du cancer métastatique de la prostate. Elles peuvent être employées seules ou associées à des antiandrogènes qui ont pour but de neutraliser l'action des androgènes surrénaliens.
lipide n.m.
lipid
Substance non hydrosoluble dans la constitution de laquelle entre un acide gras sous forme d'ester ou d'amide.
Une définition plus large inclut des substances contenant des alcools gras ou cycliques, comme les stérols, et éventuellement des aldéhydes gras.
On classe les lipides selon la nature des molécules liées aux acides gras, en glycérides, cérides, stérides, sphingolipides. On distingue les lipides simples ou ternaires, ne contenant que les 3 éléments C, H et O, et les lipides complexes contenant d'autres éléments, azote, phosphore ou soufre. En nutrition, les lipides forment une classe de nutriments, à côté des glucides et des protides, caractérisés par leurs propriétés hydrophobes et leur valeur énergétique d’environ 36 kJ par g, la plus élevée de celles des nutriments.
Étym. gr. lipos : graisse
lipotrope adj.
lipotropic
Qui peut favoriser la mobilisation ou la dégradation des graisses du foie.
Il existe de nombreux facteurs lipotropes, agissant soit sur la mobilisation des lipides à partir du foie sous forme de VLDL, soit sur leur catabolisme dans les hépatocytes. Ces facteurs sont utilisés en thérapeutique pour s'opposer à la stéatose.
On range parmi les facteurs lipotropes, ceux qui apportent la choline ou les radicaux méthyle, comme la méthionine, la bétaïne ou les précurseurs de ces radicaux, tels que la sérine et la glycine, ainsi que les vitamines coenzymatiques, comme l'acide folique et la cobalamine ; des facteurs participant à la biosynthèse des lipoprotéines, comme les acides gras polyéthyléniques, l'inositol, la thréonine ; des facteurs qui favorisent la β-oxydation, tels que la carnitine, les hormones ou facteurs lipocaïques, et des substances dont le mode d'action n'est pas élucidé.
Étym. gr. lipos : graisse ; tropos : tour, direction vers
liquide de conservation l.m.
liquid of preservation
Liquide dont la composition convient à la préservation cellulaire et tissulaire d'un organe prélevé en vue de transplantation.
Sa composition chimique est proche du milieu intracellulaire et comprend des substances destinées à réduire l'œdème et les transferts transmembranaires.
→ Belzer (liquide de), Belzer (machine de), Collins (liquide de)
lithiase médicamenteuse l.f.
drug stones
Formation de calculs dans la voie excrétrice, consécutive à l'administration de substances médicamenteuses, telles l'indinavir, la sulfadiazine, le topiramate, du fait de l'élimination urinaire de certains de leurs dérivés métaboliques.
litholytique adj. n.m.
lithotriptic
Se dit d'une substance ayant la propriété de dissoudre les calculs.
Leur administration peut être générale (per os ou par voie veineuse) ou locale (irrigation de la voie excrétrice par sonde vésicale ou de néphrostomie). Le type en est les alcalins pour la lithiase urique, certaines substances acides locales pour la lithiase calcique.
lumière de Wood l.f.
Wood's light
Source de rayons ultraviolets fournis par une source puissante de lumière blanche et transmise par un filtre optique en verre coloré à l'oxyde de nickel (verre de Wood) qui arrête le rayonnement visible.
Riche en rayons UV A, de relativement grande longueur d’onde, la lumière de Wood est utilisée dans diverses analyses, pour la recherche d'une fluorescence caractéristique de certaines substances dont les porphyrines et, en dermatologie clinique, pour l’observation de dermatoses infectieuses et d'un trouble de la pigmentation.
R. W. Wood, physicien américain (1904)
lumière noire l.f.
black light
Expression incorrecte pour désigner la lumière ultraviolette qui excite la fluorescence de certaines substances.
Syn. lumière de Wood
lumière polarisée l.f.
polarized light
Lumière qui, contrairement à la lumière naturelle, ne présente pas une symétrie de révolution autour de sa direction de propagation.
La lumière qui a subi une réflexion vitreuse est dite lumière polarisée. Elle a perdu sa symétrie de révolution autour de sa direction de propagation. La lumière réfléchie n’est plus de la lumière naturelle.
On distingue la polarisation par réflexion et par double réfraction.
Les polaroids, lames minces formées de très petits cristaux d’une substance très fortement dichroïque enrobée d’une membrane plastique transparente, et dont les axes optiques sont orientés parallèlement, sont utilisés dans les filtres photographiques, les lunettes et pare-brise antireflets comme aussi en orthoptique, en particulier pour l’étude de la vision stéréoscopique.
L’observation en lumière polarisée de substances en solution permet de différencier celles qui dévient cette lumière à droite ou à gauche et d’exprimer cette propriété de façon quantitative, ce qui conduit à d’importantes applications analytiques (possibilité de dosages).
lymphe n.f.
lympha (TA)
lymph
Liquide clair, transparent, jaune pâle, alcalin, qui circule dans les vaisseaux lymphatiques.
Il peut être rose lorsqu’il contient des érythrocytes en nombre excessifs, ou opalescent lorsqu’il est riche en chylomicrons. La lymphe contient normalement des lymphocytes et renferme les mêmes substances que le sérum sanguin mais en quantité moindre.
lysosome n.m.
lysosome
Organite intracellulaire d'environ 0,5 µm limité par une membrane, qui renferme des enzymes hydrolytiques.
Les lysosomes ont un pH intérieur acide, favorable à l'activité des enzymes qu'ils contiennent. Ils sont entourés d'une membrane phospholipidique, qui peut fusionner avec celle des phagosomes contenant les substances à digérer, formant un phagolysosome ou lysosome secondaire, dans lequel les molécules des membranes plasmiques sont dégradées. Les lysosomes digèrent les déchets du métabolisme cellulaire et les corps étrangers capturés. Chargés de la défense cellulaire et de la phagocytose, ils constituent les granulations des polynucléaires neutrophiles et des mastocytes. Ils sont impliqués dans la lyse cellulaire au cours de la nécrose ou de l'apoptose, et de la digestion des bactéries phagocytées. Les enzymes des lysosomes sont nombreux : protéases, nucléases, osidases, estérases, etc. Ce sont des glycoprotéines qui ont la particularité de contenir des restes de mannose phosphorylés, permettant leur reconnaissance par des récepteurs membranaires. De nombreuses thésaurismoses congénitales sont dues à un défaut d'enzymes lysosomiales.
C. de Duve, vicomte, biochimiste belge, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1974 (1957)
Étym. gr. lusis : dissolution ; sôma : corps
→ phagosomes, phagolysosome, lysosome secondaire, phagocytose, mastocytes, nécrose, apoptose, thésaurismose
[A2]
Édit. 2019
lysyl-oxydase n.f.
lysyl oxidase
Quino-enzyme qui catalyse l'oxydation par le dioxygène de la fonction amine en ε de résidus de lysine au sein de molécules de protéines, essentiellement de pro-collagène ou de pro-élastine, formant ainsi des résidus d'allysine, qui servent à former les liaisons croisées caractéristiques des protéines fibreuses des tissus de soutien.
Les lysyl-oxydases sont des oxydases à cuivre, présentes dans les cellules qui synthétisent le collagène. Elles sont inhibées par certains complexants des ions cuivre comme le β-aminopropionitrile. Le lathyrisme est dû à de telles substances toxiques. Un déficit en lysyl-oxydase est responsable de certaines formes de syndromes d’Ehlers-Danlos.
E. L. Ehlers, dermatologiste danois, membre de l’Académie de médecine (1899 et 1901) ; H. Danlos, dermatologiste français (1908)
Syn. lysine-aminoxydase,
→ quinoenzyme, lathyrisme, Ehlers-Danlos (maladie d'), dermatosparaxie
maladie de carence l.f.
Maladie due à l’absence ou l’insuffisance dans l’alimentation habituelle de substances nécessaires au développement ou à la santé de l’individu.
Par exemple le rachitisme, trouble de croissance et de formation du squelette dû à l’insuffisance de vitamine D, a pratiquement disparu dans les pays industrialisés et sévit toujours dans les pays pauvres. L’insuffisance d’apports protidiques dans certains pays d’Afrique entraîne une lourde mortalité dans le jeune âge.
matière dangereuse l.f.
dangerous material
Produit ou objet dont la manutention et/ou le transport par chemin de fer, par voie de terre ou par la navigation intérieure sont considérés comme dangereux pour la sécurité ou l’hygiène publique. Il peut ainsi être interdit au transport ou à la manutention ou n’y être admis que sous certaines conditions.
Terme propre à la législation des transports, les matières sont réparties en quatorze classes définies (substances explosives, matières radioactives, etc). Cette classification a des conséquences sur leur conditionnement, le signalement des véhicules, leur accès à certaines zones, etc. Les contrôles sont opérés par les services de police et ceux du ministère chargé des transports.
matières fécales l.f.p.
Substances non absorbées, résidus de la digestion, qui, après avoir parcouru le tube digestif s’accumulent dans le rectum, pour être éliminées au dehors, à intervalles plus ou moins réguliers.
Syn. selles, fèces, excréments
[L1]
médicament n.m.
drug, medicine
1) Selon la définition du Code de la santé publique (art. L 511) « toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l‘égard des maladies humaines ou animales, ainsi que de tout produit pouvant être administré à l’homme ou à l’animal, en vue de d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions organiques. »
2) Selon la conception anglo-saxonne, substance exerçant des effets pharmacologiques applicables à un traitement thérapeutique.
3) Dans le langage pharmaceutique strict, un médicament est le produit terminé contenant le ou les principes actifs accompagné(s) des substances complémentaires (adjuvants en particulier), présenté sous une forme pharmaceutique définie (comprimés, gélules, capsules, sachets, ampoule de solutions...) qui est disposée le plus souvent dans des plaquettes thermosoudées (blister en anglais) et introduite dans un emballage (conditionnement externe, contenant une notice d’utilisation).
Dans le langage courant, sous le nom de médicament, on a tendance à désigner soit ce produit terminé prêt à l’emploi, soit le principe actif.
Sont concernés par cette définition les spécialités pharmaceutiques préparées à l’avance et présentées sous un conditionnement particulier, y compris les produits génériques, les préparations hospitalières faites sur prescription médicale dans la pharmacie à usage intérieur d’un établissement de santé, les préparations officinales réalisées dans des officines ayant reçu autorisation spéciale de cette fabrication, des produits dérivés du sang humain ou du plasma humain et, selon la décision de l’OMS (1992), toute substance entrant dans la composition d’un produit pharmaceutique et destinée à modifier ou explorer un système physiologique.
La dispensation et la vente des médicaments sont réservés aux pharmaciens.
Les médicaments vétérinaires sont soumis à des dispositions spéciales (chapitre du titre II du Code de la santé publique.
Les produits utilisés pour la désinfection des locaux et pour la prothèse dentaire ne sont pas considérés comme des médicaments.
drug allergy
Étym. lat. medicamentum : médicament, poison.
méthodes substitutives l.f.p.
substitute methods
Méthodes permettant de réduire le nombre des animaux de laboratoire utilisés en expérimentation, d’optimiser leur utilisation, voire dans le meilleur des cas de la remplacer par tout autre moyen efficace, tel que les méthodes in silico utilisant des bases de données constituées à partir de résultats expérimentaux, des méthodes physico-chimiques, des systèmes biologiques préparés à partir d’organismes vivants ou non (systèmes enzymatiques reconstitués, micro-organismes, cellules, modèles de tissus reconstruits...).
A ces méthodes mises en jeu et développées depuis plusieurs années, viennent s’ajouter des modèles prospectifs tels que les Omiques qui s’inscrivent dans les stratégies de substitution, les cellules souches, les organes bio-artificiels et les cultures organotypiques. Peu de méthodes réussissent isolément, il faut les utiliser de façon concertée de sorte que l’emploi de l’animal n’intervienne que de tardivement et de manière ultime.
Ces méthodes trouvent des applications très diverses.
Leur validation est réalisée au niveau européen par ECVAM (pour European Centre for the Validation of Alternative methods) dans le cas des substances chimiques, par EDQM (pour European Directorate for the Quality of Medicine, Direction européenne de la Qualité du médicament et soins de santé).
Mal traduite de l’anglo-américain, l’appellation “méthode alternative” est impropre.
Étym. lat. substituere : mettre à la place (de sub et statuere : placer sous)
→ méthodes de substitution absolue, méthodes de substitution relative, in silico, in vivo, in vitro, omiques, organe bioartificiel
méthylamine n.f.
methylamine
Base organique gazeuse à l'odeur ammoniacale, qu'on trouve parmi les produits de distillation des os et du bois, ainsi que dans ceux de la décomposition de certaines substances azotées, comme les protéines de poisson, les alcaloïdes xanthiques ou opiacés.
méthylation n.f.
methylation
Fixation d'un radical méthyle sur un composé.
Chez les êtres vivants, les réactions de méthylation utilisent généralement l'adénosylméthionine comme donneur de méthyle et des enzymes appelés transméthylases ou méthyltransférases, parfois aussi "méthylases". Les principales méthylations décrites chez l'Homme sont : la biosynthèse des lécithines à partir des phosphatidyléthanolamines, la méthylation des substances phénoliques (inactivation des catécholamines par la COMT (Catéchol-O-Methyl-Transférase), méthylation de la sérotonine), la méthylation des cytosines de molécules d'ADN verrouillant l'expression des gènes, la méthylation de composés azotés (formation de l'adrénaline, de la créatine, de N-méthylnicotinamide), en particulier la N-méthylation d'acides aminés comme la méthylation de radicaux d'histidine, de lysine et d'arginine dans certaines protéines méthylables (histones, protéines basiques de la myéline, protéines musculaires). Plus une cellule est âgée, plus ses histones H3 et H4 contiennent d'arginines méthylées. Dans l’érythroblastose aigüe (maladie de Di Guglielmo), les histones sont trop méthylées par suite d'un excès de méthyltransférase.
G. Di Guglielmo, hématologue italien (1926)