sous-unité bêta de la phosphodiestérase du GMPc des photorécepteurs bâtonnets rétiniens l.f.
retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase, β subunit
Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
Les souris homozygotes pour la mutation rd (dégénérescence rétinienne héréditaire) sont considérées comme un modèle expérimental de rétinite pigmentaire humaine (MIM 180072). Cette dégénérescence est précédée par une accumulation dans la rétine de GMP cyclique en rapport avec un déficit de l'enzyme phosphodiestérase du GMPc. Il s'agit d'une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité alpha, une bêta et deux gamma. Le gène de la sousunité bêta, PDEB, est localisé en 4p16.3 ; il est porteur de mutations dans au moins deux formes de rétinite pigmentaire humaine et dans la dystrophie rétinienne du chien setter irlandais.
S. J. Pittler, biologiste américain (1990)
→ transduction visuelle, GMP, GMP cyclique
Spielmeyer-Vogt (maladie de)
Spielmeyer-Vogt’s disease
Les premiers signes apparaissent vers cinq ans par une atteinte visuelle, une dystrophie rétinienne prédominant sur les cônes et une rétinite pigmentaire. L’électrorétinogramme est précocement altéré voire éteint. Les troubles du comportement, de la scolarité et les crises convulsives surviennent plus tardivement (accès myotoniques et crises généralisées tonico-cloniques). L’évolution est progressive aboutissant au décès six à huit ans après le début.
Le diagnostic est histologique par la constatation de lymphocytes à grandes vacuoles en microscopie optique et d’inclusions lipofusciniques intracellulaires au microscope électronique. La transmission est autosomique récessive ; l’affection est liée à une mutation du gène CLN 3, locus en 16p11.2-12.1 codant une protéine transmembranaire.
C. Stengel, médecin allemand (en Norvège) fit la première description en 1826 ; F.E. Batten neurologue et pédiatre britannique (1902) M.S. Mayou, ophtalmologiste britannique (1904)
Syn. idiotie amaurotique familiale de type juvénile, céroïde lipofuscinose neuronale de type 3, maladie de Batten-Mayou (en Angleterre), maladie de Batten-Mayou-Spielmeyer-Vogt
→ céroïde lipofuscinose neuronale
dégenerscence spinocérébelleuse et dystrophie de cornée l.f
spinocerebellar degeneration and corneal dystrophy
Dégénérescence spinocérébelleuse lente avec dystrophie cornéenne majeure.
Le visage est triangulaire, avec micrognathisme, et oreilles mal implantées. Il existe une ataxie avec hypertonie et incoordination. L’EEG est anormal et le muscle également histologiquement anormal. L’examen oculaire, montre un ptosis et une opacification cornéenne ayant nécessité une kératoplastie transfixiante (cornée présentant histologiquement un œdème, avec épaississement de la membrane de Descemet, et un pannus dégénératif). L’affection est autosomique récessive (MIM 271310).
V.M. Der Kaloustian, pédiatre, N.I. Jarudi, ophtalmologue, M.J. Khoury, biologiste libanais (1985)
Syn. Der Kaloustian-Jarudi-Khoury (syndrome de)
[H1, P2]
Édit. 2018
spondylolisthésis n.m.
spondylolisthesis
Glissement vers l’avant d'une vertèbre, apparaissant entre 6 et 13 ans du fait d'une lyse isthmique due aux effets d'une dystrophie de l'arc postérieur et des pressions qui finissent par créer une sorte de fracture de fatigue des isthmes,.
Le degré 1 correspond à un déplacement où le bord de la vertèbre olisthésique reste dans le tiers postérieur du plateau de la vertèbre sous-jacente ; dans le degré 2, elle atteint son tiers moyen, et son tiers antérieur au degré 3.
Le spondylolisthésis peut être indéfiniment bien toléré. Il peut toutefois finir par entraîner des lombalgies exagérées par la fatigue, ou une sciatique, voire un syndrome pluriradiculaire lorsqu'il est important. Les deux dernières vertèbres lombaires sont les seules intéressées par les spondylolisthésis. Lors du glissement vertébral, l'apophyse épineuse de la vertèbre olisthésique est en retrait par rapport aux épineuses sus-jacentes. Le diagnostic est radiologique. Les clichés de profil mettent le glissement vertébral en évidence. Le traitement repose sur la nécessité de ménager la colonne lombaire, et sur le port d'un lombostat dans les formes symptomatiques. Si les lombalgies sont très rebelles, une fixation de la vertèbre olisthésique par greffe osseuse intersomatique peut être indiquée.
Étym. gr. spondulos : vertèbre ; olisthesis : position de glissement
steppage n.m.
steppage gait
Démarche particulière des patients atteints de paralysie de la loge antéro-externe de la jambe dont le pied reste tombant lors du passage du pas.(J.-M. Charcot).
Dans l'impossibilité de fléchir sur la jambe le pied qui reste ballant, celle-ci doit, à chaque pas, être fortement relevée par une flexion compensatrice de la cuisse sur le bassin afin de ne pas heurter sur le sol la pointe du pied constamment abaissée (analogie avec le trot à l'allure vive de certains chevaux dits steppeurs).
Ce déficit est d'origine neurogène, plus rarement myogène. Si les deux pieds sont fixés en varus équin par des rétractions tendineuses, la démarche "en ballerine" peut traduire une maladie de Charcot-Marie-Tooth ou une dystrophie musculaire.
J-M. Charcot, neurologue français, membre de l’Académie de médecine et P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1886) ; H. H. Tooth, neurologue britannique (1886)
Étym. angl. step : pas (par analogie avec le trot à vive allure des chevaux dits steppeurs
syndrome de Červenka l.m.
Červenka’s syndrome
Dystrophie vitréorétinienne avec myopie, fente palatine, hypoplasie maxillaire, ensellure nasale déprimée, face médiane plate et décollement de rétine.
Ce syndrome est rarement mentionné car il ressemble fort au syndrome de Stickler (arthro-ophtalmopathie héréditaire progressive-8) pour la transmission dominante et au syndrome du "décollement de rétine et encéphalocèle occipital" pour la forme récessive avec encéphalocèle. L’affection est autosomique dominante ou autosomique récessive.
J. Červenka, stomatologue et généticien tchèque (1967) ; G. B. Stickler, pédiatre américain (1965)
[Q2]
syndrome de Chédiak-Higashi l.m.
Chédiak-Higashi’s syndrome, Chédiak-Higashi-Steinbrinck syndrome
Forme rare d'albinisme oculocutané tyrosinase positif à transmission autosomique récessive, associé à une atteinte de la lignée leucocytaire et à une déficience immunitaire aux germes banals (streptocoques, staphylocoques).
Elle débute cliniquement dans la première enfance, avec une peau pâle, des cheveux argentés, une photophobie, et un nystagmus. On trouve un déficit moteur périphérique, des crises épileptiques, une déficience mentale. Il existe une anémie, une neutropénie, une thrombocytopénie, une susceptibilité à l'infection, des adénopathies, une hépatosplénomégalie, ainsi qu'une propension aux leucémies et aux lymphomes responsable du décès prématuré avant sept ans. On trouve parfois des symptômes dysautonomiques avec hypolacrymie, tachycardie, anomalies sudorales et oculaires. Au niveau des yeux les autres manifestations consistent en opacités cornéennes sous-épithéliales, opacités cristalliniennes sous-capsulaires polychromes, et exceptionnellement une dystrophie rétinienne (de type amaurose de Leber) ou un œdème papillaire. Les lymphocytes ont des anomalies de structure du noyau, granulations peroxidase positive, inclusions cytoplasmiques et corps de Döhle. Les conducteurs du gène ont des inclusions spécifiques et le diagnostic en prénatal est possible. Locus du gène en 1q42. L’affection est autosomique récessive (MIM 214500).
A. Béguez César et A. M. Chédiak, médecins cubains (1943-1952), W. Steinbrinck, médecin allemand (1948), O. Higashi, médecin japonais (1954), C. Griscelli, pédiatre et généticien français (1978)
Syn. déficit en lymphocytes tueurs naturels, Steinbrinck (syndrome de), Béguez César (maladie de), albinisme oculocutané type VIb, Griscelli (syndrome de), Béguez César-Chédiak-Higashi (syndrome de), Chédiak-Steinbrinck-Higashi (syndrome de
[Q2]
syndrome de Cole-Rauschkolb-Toomey l.m.
Cole-Rauschkolb-Toomey’s syndrome
Association d’une dyskératose congénitale à une dystrophie unguéale et à une leucoplasie buccale.
H.N. Cole, J.E. Rauschkolb, dermatologues américains, J.A.Toomey, pédiatre américain (1930) ; F. Zinsser, dermatologiste allemand (1910) ; M.F. Engman, dermatologiste américain (1926)
→ Zinsser-Engman-Cole (dyskératose congénitale de)
[Q2,J1]
Joubert (syndrome de) l.m.
Syndrome d’hérédité autosomique récessive, d’apparition pré- ou néonatale, de prévalence estimée d'environ 1/100 000, caractérisé par une malformation congénitale du tronc cérébral et une agénésie ou une hypoplasie du vermis cérébelleux entraînant des troubles respiratoires, un nystagmus, une hypotonie, une ataxie et un retard du développement moteur.
Au cours de la période néonatale, la maladie se manifeste souvent par une respiration irrégulière (tachypnée et/ou apnée épisodiques) et un nystagmus. Durant la petite enfance, une hypotonie peut se manifester. Une ataxie cérébelleuse (démarche titubante et déséquilibre) peut apparaître plus tard. Un retard du développement moteur est fréquent. Les facultés intellectuelles sont variables, allant d'un déficit intellectuel sévère à une intelligence normale. L'examen neuro-ophtalmologique peut révéler une apraxie oculomotrice. Des convulsions surviennent chez certains patients. Un examen attentif du visage met en évidence un faciès caractéristique : une grosse tête, un front proéminent, des sourcils hauts et arrondis, un épicanthus, un ptosis (occasionnel), un nez retroussé avec des narines évidentes, une bouche ouverte (au début de forme plutôt ovale, puis plutôt rhombique et finalement plutôt triangulaire avec les commissures inclinées vers le bas), une protrusion et des mouvements rythmiques de la langue et, occasionnellement, des oreilles bas implantées. Les autres manifestations peuvent inclure une dystrophie rétinienne, une nephronophtise et une polydactylie.
Le diagnostic repose sur les données cliniques (hypotonie, ataxie, retard du développement et apraxie oculomotrice) et la présence, sur les images d'imagerie par résonance magnétique (IRM), du « signe de la molaire » provenant de l'hypoplasie du vermis cérébelleux et des malformations du mésencéphale et du rhombencéphale.
Le diagnostic différentiel se pose avec les maladies associées au syndrome de Joubert, les malformations du vermis cérébelleux sans «signe de la molaire » telles que la malformation de Dandy-Walker, l'hypoplasie cérébelleuse liée à l'X, l'ataxie-apraxie oculomotrice de types 1 et 2 (AOA1, AOA2), les maladies congénitales de la glycosylation (CDG), le syndrome 3-C, les atrophies/hypoplasies pontocérébelleuses, les syndromes oro-facio-digitaux de types II et III et le syndrome de Meckel-Gruber.
Le syndrome est génétiquement hétérogène. Sept gènes, AHI1 (6q23), NPHP1 (2q13), CEP290 (12q21), TMEM67 (8q22), RPGRIP1L (16q12), ARL13B (3p12.3-q12.3) et CC2D2A (4p15) et deux locus sur les chromosomes 9q34 (JBTS1) et 11p12-q13 (CORS2/JBTS2) ont été, à ce jour, associés à la maladie.
Le pronostic est favorable pour les formes modérées de la maladie. Les patients avec une forme plus sévère doivent être pris en charge dans un centre spécialisé ou de référence.
Marie Joubert, neurologue canadienne (1969) : C. Espinós, F. Palau, médecins espagnols (2009)
Syn. syndrome de Joubert classique, syndrome de Joubert pur, syndrome de Joubert type A, syndrome de Joubert-Boltshauser
Réf. Orphanet, C. Espinos, F. Palau (2009)
→ nystagmus, ataxie, épicanthus, nephronophtise, Dandy-Walker (syndrome de)
[A4, H1, I2,M1, P2, O6, Q2]
Édit. 2018
syndrome de Rothmund-Thomson l.m.
Rothmund-Thomson’s syndrome
Le syndrome de Rothmund-Thomson (RTS) est une génodermatose autosomique récessive (MIM 268400 - environ 300 cas décrits dans la littérature) caractérisée par une poïkilodermie associée à une petite taille due à un retard de croissance pré et postnatal, des cheveux épars, des cils et sourcils épars ou absents, une cataracte précoce, des anomalies squelettiques, des anomalies de l'axe radial, un vieillissement précoce et une prédisposition à certains cancers.
La peau est habituellement normale à la naissance mais un érythème des joues apparaît entre le troisième et sixième mois de vie, s'étendant ensuite aux extrémités et éventuellement aux fesses. Le tronc et l'abdomen sont en général épargnés. L'évolution se fait vers une atrophie cutanée avec hypo- et hyperpigmentation réticulée et le développement de télangiectasies permanentes. Les autres anomalies comprennent des anomalies dentaires, une dysplasie des ongles et des lésions hyperkératosiques palmoplantaires. Les manifestations extracutanées présentent une grande variabilité clinique.
Deux sous-formes du syndrome ont été définies :
- le syndrome Rothmund-Thomson de type 1 (RTS1) qui est caractérisé par une poïkilodermie, une dysplasie ectodermique et une cataracte précoce qui apparaît entre 4 et 7ans (75% des cas) d'abord en souscapsulaire postérieure, puis antérieure, puis totale; elle s’accompagne d’une absence de cils et d’une dystrophie de cornée ;
- le syndrome de type 2 (RTS2) qui est caractérisé par une poïkilodermie, des anomalies osseuses congénitales (bosses frontales, nez concave, anomalies de l'axe radial : aplasie ou hypoplasie des pouces ou aplasie radiale) et un risque accru d'ostéosarcome durant l'enfance et de carcinome spinocellulaire à un âge plus avancé.
Chez certains patients, des symptômes gastro-intestinaux (vomissements chroniques, diarrhées), des troubles respiratoires, des manifestations hématologiques bénignes ou malignes (anémie, neutropénie et myélodysplasie), ainsi qu'un hypogonadisme et une ostéopénie ont été observés.
L'espérance de vie est normale s'il n'y a pas de cancer.
Le RTS2 est dû à des mutations homozygotes ou hétérozygotes composites du gène RECQL4 de la famille des RecQ-hélicases situé sur le locus chromosomique 8q24.3. Les mutations sont détectées chez 60-65% des patients.
L'étiologie reste inconnue dans le cas du RTS1.
A. von Rothmund Jr., ophtalmologiste allemand (1868) ; M. S. Thomson, dermatologue britannique (1936)
Syn. poïkilodermie de Rothmund-Thomson
Réf. Orphanet, Laurence Olivier-Faivre, généticienne médicale française (2010)
→ RECQL4 gene, hémimélie radiale, poïkilodermie de Rothmund
[A4,J1,O6,Q1,Q4]
syndromes cardiocutanés l.f.p.
Ensemble de syndromes héréditaires génétiques comportant, parmi d’autres, des anomalies cardio-vasculaires et cutanées.
Certains font partie de cadres plus vastes : dystrophie du tissu élastique, enzymopathies, phacomatoses. Dans d’autres, l’atteinte cardiaque, associée à des taches cutanées pigmentaires, occupe une place plus importante :
Ehlers-Danlos (maladie de), cutis laxa, pseudoxanthome élastique, Marfan (maladie de)
→ LEOPARD (syndrome), tache café au lait, lentiginose profuse, enzymopathie, phacomatose
TCF4 gene sigle angl. pour transcription factor 4
Gène situé sur le locus chromosomique 18q21.2 codant pour un facteur de transcription jouant un rôle dans le développement du système nerveux et le cerveau.
Des mutations de ce gène interviennent dans le développement de la dystrophie endothéliale de Fuchs, du syndrome de délétion du 18q et du syndrome de Pitt-Hopkins
Syn. bHLHb19, class B basic helix-loop-helix protein 19, E2-2, immunoglobulin transcription factor 2, ITF-2, ITF2, ITF2_HUMAN, SEF-2, SEF2, TCF-4
→ Fuchs (dystrophie endothéliale), délétion du 18 q (syndrome de la), Pitt-Hopkins (syndrome de)
trachyonychie n.f.
trachyonychia, rough nail
Anomalie de la surface de la tablette unguéale qui prend un aspect rugueux et gris opaque, l'ongle devenant fragile et fissuré à son bord libre.
Selon l'aspect de la tablette unguéale, on distingue deux types : le type 1 avec aspect grisé et le type 2 avec aspect brillant et accentuation des crêtes longitudinales. La trachyonychie peut être soit secondaire à un agent externe, notamment chimique, ou à une dermatose dont elle peut n'être que le seul signe (pelade, lichen plan, psoriasis, etc.), soit être apparemment idiopathique, congénitale ou acquise, comme dans la "dystrophie des vingt ongles".
R. Baran et A. Dupré, dermatologistes français (1977)
Étym. gr. trachus : rude ; onyx : ongle
trichomégalie avec retard mental, nanisme, et dégénérescence pigmentée de la rétine l.f.
trichomegaly with mental retardation, dwarfism, and pigmentary degeneration of retina
Association de sourcils et cils très développés, d'un retard mental et d'une dégénérescence rétinienne.
Il existe un faible poids de naissance, un retard de croissance, un retard mental, une hypothyroïdie, une insuffisance antéhypophysaire, et un infantilisme sexuel. On peut également observer une neuropathie périphérique avec aréflexie tendineuse. La trichomégalie concerne les cils qui sont longs et les sourcils d’aspect broussailleux, au niveau des yeux la dystrophie rétinienne est proche de la choroïdérémie avec un ERG éteint. L’affection est autosomique récessive (MIM 275400).
G.L. Oliver et D.C. McFarlane, ophtalmologistes canadiens (1965)
Syn. Oliver McFarlane (syndrome de)
→ trichomégalie-cataracte-sphérocytose
TTC21B gene sigle angl. pour tetratricopeptide repeat domain 21B
Gène, situé sur le locus chromosomique 2q24.3, encodant pour un membre de la famille de TTC21, localisé dans l’axonème ciliaire, pouvant jouer un rôle dans le transport intraflagellaire rétrograde ciliaire.
Des mutations sont associées à diverses ciliopathies, la néphrononptise, la dystrophie thoracique asphyxiante
→ dysplasie thoracique asphyxiante, néphronophtise
van den Bosch (syndrome de) l.m.
van den Bosch syndrome
Syndrome associant une hyperkératose palmoplantaire, une hypohidrose, une anomalie de l'omoplate et une choroïdérémie.
Le syndrome comporte également une petite taille, une détresse respiratoire à la naissance et un retard mental. L’examen cutané montre des troubles des phanères, une alopécie, une dysplasie unguéale et des malformations verruqueuses cutanées. L’examen oculaire révèle un nystagmus, une myopie, un déficit visuel modéré et une dystrophie rétinienne de type choroïdérémie avec ERG altéré. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 314500).
J. van den Bosch, médecin néerlandais (1959)
→ choroïdérémie, hyperkératose, hypohidrose
[H3, I2, J1, P2, Q2]
Édit. 2019
varice n.f.
varicose vein, venous varicosity
Dilatation pathologique acquise, sinueuse et permanente, d'un tronc veineux superficiel des membres inférieurs, extrêmement fréquente, en particulier chez la femme, le plus souvent primaire et favorisée par la grossesse, le mode de vie, l'âge ou une prédisposition familiale, mais parfois consécutive à une agénésie ou à une destruction valvulaire après thrombose.
Ce terme est le plus souvent utilisé au pluriel. Les varices peuvent relever d’une dystrophie progressive de la paroi des veines ou être secondaires à un obstacle veineux.
Des varices volumineuses et nombreuses sont responsables d'œdème et de signes fonctionnels variés et peuvent se compliquer de thrombophlébite superficielle, de rupture, d'eczématisation de la peau en regard, d'insuffisance veineuse chronique et d'ulcère variqueux.
Étym. lat. varix : varice
→ thrombophlébite, eczéma, ulcère variqueux de jambe, varices de la grossesse
[K4]
Édit. 2020
vitréorétinopathie exsudative familiale l.f.
exsudative vitreoretinopathy familial
La vitréorétinopathie exsudative familiale (VREF) est une dystrophie rétinovitréenne rare caractérisée par un arrêt prématuré de la vascularisation de la rétine périphérique.
La forme typique associe, en fluorographie, une large zone de rétine avasculaire en périphérie temporale, des anastomoses artérioveineuses et des proliférations néovasculaires en bordure de l'ischémie, une masse fibrovasculaire temporale périphérique, une configuration particulière des vaisseaux rétiniens qui sont étirés vers la périphérie temporale et qui forment un angle aigu en sortant de la papille. L'électrorétinogramme est normal et le champ visuel peu modifié. La gravité de l'affection est due aux complications : hémorragies intravitréennes, exsudation lipidique intra-rétinienne, œdème et ectopie maculaire, rétraction du vitré entraînant la formation d'un pli rétinien tendu de la papille à la périphérie temporale, décollement de rétine.
Beaucoup de ces aspects sont semblables à ceux observés au cours de la rétinopathie de la prématurité mais les patients n'ont aucun antécédent de prématurité ni de petit poids de naissance.
Plusieurs modes de transmission ont été décrits : autosomique dominant, récessif lié à l’X et autosomique récessif.
Plusieurs gènes ont été identifiés : le gène de la maladie de Norrie (NDP) se transmet sur un mode réccessif liée à l’X ; le gène FZD4 (Wnt receptor pair, frizzled 4) est à transmission autosomique dominante (MIM 133780).
La VREF est une maladie rare dont la fréquence demeure indéterminée.
La sévérité de la maladie, lentement évolutive, est très variable d'un sujet à l'autre. Les formes mineures asymptomatiques sont fréquentes. Les formes graves peuvent exister tôt dans la petite enfance, dès la naissance, ou se développer dans les deux premières décennies de la vie.
Syn. vitréorétinopathie exsudative 1, vitrorétinopathie exsudative familiale dominante,
vitréorétinopathie exsudative familiale de Criswick et Schepens, syndrome de Criswick-Schepens
V.G. Criswick, ophtalmologue canadien et C.L. Schepens, ophtalmologue américain (1969)
[P2]
Édit. 2017
Vogt (cornea farinata de) l.f.
Vogt’s cornea farinata
Dystrophie prédescemétique de la cornée, apparaissant entre 30 et 60 ans, caractérisée par un saupoudrage blanchâtre, très fin et diffus, situé devant la membrane de Descemet.
Elle ne donne aucun signe fonctionnel ; sa transmission est autosomique dominante.
A. Vogt, médecin ophtalmologiste suisse (1923) ; M. Grayson et H. Wilbrandt, ophtalmologistes américains (1967)
Syn. dystrophie prédescemétique de Grayson-Wilbrandt
Vogt (dystrophie cornéenne en mosaïque de) l.f.
Vogt’s dystrophy
Dystrophie cornéenne siégeant au niveau de la membrane de Bowmann, uni ou bilatérale, le plus souvent isolée mais parfois à transmission héréditaire autosomique dominante.
Elle commence vers l'âge de sept à huit ans, sans baisse visuelle, avec évolution vers la formation d'opacités polygonales épithéliales à bords nets.
A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1921))
Whitaker (triade de) l.m.
Whitaker’s syndrome
Association d’une candidose digestive et cutanée chronique, d’une maladie d’Addison et d’une hypoparathyroïdie.
Elle constitue l’expression emblématique de la polyendocrinopathie autoimmune de type ,I à début juvénile, liée à une mutation homozygote du gène AIRE qui code pour un facteur de transcription intervenant dans la tolérance immunitaire, notamment au niveau thymique. La candidose précède les autres symptômes, viennent ensuite l'hypoparathyroïdie puis l'insuffisance surrénalienne. Le syndrome de Whitaker est susceptible de s’associer à une dystrophie unguéale et de l’émail dentaire et d’autres atteintes auto-immunes dans le cadre du syndrome APECED (Autoimmune PolyEndocrinopathy Candidiasis Ectodermal Dystrophy). L’affection est autosomique récessive (MIM 240300).
Virginia Margaret Esselborn, médecin interniste américaine et Jo Anne Whitaker, pédiatre américaine (1956)
→ polyendocrinopathie autoimmune
ABCA4 gene sigle angl. pour
ATP Binding Cassette subfamily A member 4
Gène, situé sur le locus chromosomique 1p22.1, codant une protéine produite dans les cellules réceptrices de la lumière dans la rétine.
Cette protéine intervient dans la phototransduction : processus par lequel la lumière entrant dans l’œil est convertie en signal électrique transmis au cerveau.
Des mutations de ce gène entraînent la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la rétinite pigmentaire, la dystrophie des cônes et des bâtonnets, la dégénérescence maculaire juvénile dominante, la maladie de Stargardt.
K. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909) (1875-1927)
Syn. ABCA4_HUMAN, ABCR, ATP-binding cassette sub-family A member 4, ATP-binding cassette transporter, retinal-specific, ATP-binding cassette, sub-family A (ABC1), member 4, photoreceptor rim protein, retina-specific ABC transporter, retinal-specific A
→ dégénérescence maculaire liée à l'âge, rétinite pigmentaire, dystrophie des cônes et des bâtonnets, dégénérescence maculaire juvénile dominante, Stargardt (maladie de)
[P2,Q1,Q2]
Édit. 2017
nanisme progéroïde l.m.
Cockaynes syndrome
Dystrophie généralisée donnant un aspect vieilli prématurément : petite tête, ridée avec troubles des phanères, mandibule petite en prognathisme, cyphose, limitation des mouvements articulaires, atrophie rétinienne, cataracte, surdimutité, sensibilité à la lumière et retard mental.
L’affection est décelable peu après la naissance, la transmission est autosomique récessive avec prédominance masculine. Plusieurs gènes sur des chromosomes différents ont été identifiés selon les caractéristiques cliniques.
E. A. Cockayne, pédiatre, généticien et entomologiste britannique (1936
Syn. syndrome de Cockayne
→ progeria
[H4, L1, O1, P1, P2, R1, Q2]
Édit. 2018
myopathie de Miyoshi l.f.
Miyoshi's myopathie
Dysferlinopathie, appartenant au groupe hétérogène des myopathies distales (MD).
L’affection débute chez l'adulte jeune (20 ans en moyenne), classiquement par une faiblesse et atrophie des mollets, parfois asymétrique, générant une difficulté à la course ou au saut et une impossibilité à marcher sur la pointe des pieds. La faiblesse musculaire s'étend aux membres inférieurs et supérieurs. Il n'y a pas d'atteinte faciale, ni bulbaire, ni de cardiomyopathie. Le taux sérique de créatine kinase est constamment élevé de façon massive (10 à 150 fois la normale) et cette élévation est pré-symptomatique. Les tracés électromyographiques sont de type myopathique. A la différence des autres MD, la biopsie musculaire met en évidence des lésions de type dystrophique, alors qu'il n'y a pas ou peu de vacuoles bordées. Elle peut montrer des lésions inflammatoires. L'incidence de la myopathie de Miyoshi au Japon est estimée à 1/440 000, mais des cas ont aussi été rapportés aux Etats-Unis, en Italie, Espagne, Allemagne, aux Pays-Bas et au Brésil. La maladie est transmise suivant un mode autosomique récessif. Le gène responsable, localisé en 2p, code pour la dysferline, une protéine membranaire constituant des fibres musculaires. Le gène de la dysferline est aussi impliqué dans la dystrophie musculaire des ceintures autosomique récessive de type 2B. Le diagnostic de la MD de Miyoshi repose sur la mise en évidence immunocytochimique d'une absence d'expression membranaire de la dysferline.
K. Miyoshi, médecin interniste japonais (1986)
Réf. Orphanet, Isabelle Penisson-Besnier (2004)
→ dysferline, myopathies distales
[I4,Q2]
Édit. 2018
Ellis-van Creveld (syndrome d') l.m.
Ellis van Creveld syndrome
Dysplasie chondroectodermique rare, associant nanisme dysharmonieux avec anomalies osseuses et digitales, absence de dents, malformation cardiaque et colobome irien.
Il existe un léger retard mental. Au niveau du visage et de la bouche, s'observe une fusion de la lèvre supérieure à la gencive, avec éruption dentaire à la naissance et chute prématurée des dents. Il existe un raccourcissement des os longs des extrémités, une fusion de certains os du carpe, des doigts courts avec une polydactylie postaxiale, une dystrophie des ongles et un genu valgum. A ces anomalies s'associent une constriction thoracique et une malformation cardiaque par anomalie de la cloison. A l'exament ophtalmologique, il peut exister colobome irien, cataracte, et anneau pigmenté péripapillaire. L’affection est autosomique récessive (MIM 225500).
R. W. Ellis, pédiatre britannique, S. van Creveld, pédiatre néerlandais (1940)
Syn. dysplasie chondroectodermique, dysplasie mésoectodermique, nanisme avec sixième doigt
→ nanisme, colobome irien, polydactylie, genu valgum
[H3, I2, K2, P2, P3, Q2]
Édit. 2019