Holubar (porome eccrine de) l.m.
K. Holubar et K. Wolff, dermatologues autrichiens (1969)
→ porome eccrine intraépidermique de Holubar
[J1,F5]
Édit. 2015
Holzknecht-Jacobson (phénomène de) l.m.
Déplacement du médiastin au cours des mouvements respiratoires qui est attiré du côté malade pendant l’inspiration, du côté sain lors de l’expiration, observé dans le pneumothorax et l’obstruction bronchique.
malade pendant l’inspiration, du côté sain lors de l’expiration, observé dans le pneumothorax et l’obstruction bronchique.
G. Holzknecht, médecin, radiologue autrichien (1872-1931) ; H. G. Jacobson, médecin radiologue américain (1912-2001)
→ pneumothorax, obstruction bronchique
[K1]
Édit. 2018
Homans (signe de) l.m.
Homans' sign
Douleur du mollet provoquée par la dorsiflexion du pied.
C'est un des signes caractéristiques de la phlébothrombose profonde débutante des membres inférieurs lié au gonflement discret des masses musculaires du mollet.
J. Homans, chirurgien américain (1944)
→ phlébothrombose, dorsiflexion
[K4]
Édit. 2018
homéobox n.m.
Séquence nucléotidique d'un acide nucléique qui code pour un homéodomaine.
Cette séquence d’ADN très conservée dans la phylogénèse n’a pas subi de mutation au cours de l’évolution. Elle est présente dans les gènes homéotiques et chez l’homme dans les gènes contrôlant le développement. Tout gène dont la séquence comporte un homéobox peut donc être un homéogène.
Étym. gr. homoïos : semblable
Syn. boîte homéotique
→ homéodomaine, gène homéotique, homéogène, acide rétinoïque
[Q1]
homeobox liées à l'aristaless l.f.
L'homeobox liée à Aristaless est une protéine qui, chez l'homme, est codée par le gène ARX .
[A4,H1,L1,O1,Q1,Q2]
Édit. 2017
homéodomaine n.m.
homeodomain
Séquence d'environ 60 aminoacides commune aux homéoprotéines, qui est impliquée dans l'action qu'elles exercent sur l'ADN en se fixant par ce site spécifique.
Cette séquence comprend une région riche en acides aminés basiques (b), suivie d'une région hélicoïdale α (H = helix), puis d'une boucle (L = loop) et d'une autre hélice α (H), soit une structure b-HLH, qui caractérise les homéoprotéines. L'homéodomaine LIM que l'on trouve dans plusieurs protéines du cytosquelette et du noyau est caractérisé par une séquence riche en cystéine et capable de fixer des ions zinc (protéines digitées à "doigts de zinc"):
-CX2C(X)16 à 23HX2CX2CX2(X)16 à 21CX2 (C,Hou D)- ;
ces homéodomaines sont des facteurs de transcription impliqués dans la régulation de la transcription et de la différenciation cellulaire ; la zyxine, la rhombotine ont des domaines LIM comme les protéines Lin-11, Isl-1, Mec-3 qui ont donné leurs initiales pour dénommer ce domaine..
[Q1]
homéogène n.m.
homeogene
Gène qui commande la synthèse d'une protéine responsable de la forme des organes au cours du développement embryonnaire des eucaryotes et de leur constance.
Les homéogènes constituent une superfamille de gènes. P. ex. les oncogènes myc, les gènes myf de la myogénèse, sont des familles d'homéogènes.
Étym. gr. homoios, semblable
[Q1]
homéologie n.f.
homeology
État de chromosomes présentant une certaine similitude génique et qui ne s'apparient et ne se recombinent que dans des situations exceptionnelles, p. ex. en l'absence de leur chromosome homologue ou sous l'effet de gènes de contrôle spécifiques.
[Q1]
homéologue adj.
homeologous
Qui a trait à l'homéologie.
[Q1]
homéomorphe adj.
homoeomorphous
Étym. gr. homoïos : semblable, morphê : forme
homéomorphisme n.m.
homeomorphism
Analogie des formes par comparaison entre deux ou plusieurs structures.
En ophtalmologie, il caractérise la correspondance entre les structures de la rétine et celles des aires visuelles du cortex occipital
Étym. gr. homoios : semblable ; morphê : forme
[P2]
homéopathie n.f.
homeopathy
Méthode de traitement dans laquelle on administre, contre une maladie, des substances susceptibles de produire, à doses mesurables, des effets semblables à ceux que détermine la maladie elle-même, les effets thérapeutiques, étant supposés à s’accroître après agitation du produit et en même temps que la concentration du produit devient plus faible.
1) L’homéopathie s’est répandue à la suite d’une idée théorique de Hahnemann, idée qui n’a encore reçu aucune confirmation expérimentale.
2) Dans la langue française le suffixe –pathie s’applique généralement à une maladie et non à une thérapeutique.
S. Hahnemann , médecin allemand (1807)
Étym. gr. homoïos : semblable, pathê : maladie
[G5]
homéoprotéine n.f.
homeoprotein
Protéine qui commande la forme des organes au cours du développement embryonnaire, et dont la synthèse dépend d'un homéogène.
Les homéoprotéines constituent une superfamille de protéines caractérisées par la présence dans leur structure d'une séquence particulière d'environ 60 aminoacides appelée homéodomaine.
homéose n.f.
homeosis
Perturbation du développement conduisant au remplacement d’un organe par un autre, après mutation homéotique.
[O6,Q1]
Édit. 2018
homéoséquence n.f.
homeobox
Courte séquence d'ADN caractéristique de nombreux gènes homéotiques bien conservée chez l'ensemble des Eucaryotes, d'une extrémité à l'autre de l'échelle phylogénique.
Ce type d'homéoséquence s'observe particulièrement chez l'animal, de la drosophile à l'homme.
Syn. séquence homéotique
[Q1]
homéostase n.f.
homeostasis
Etat d’équilibre du milieu intérieur.
W. B. Cannon, physiologiste américain (1932)
Étym. gr. homoios 2,: semblable ; stasis : position
[C2,2,015]
homéostasie n.f.
homeostasis
Processus physiologique permettant le maintien constant du milieu intérieur de l’organisme afin d’en assurer le bon fonctionnement.
Par ex. maintien de la température du corps (isothermie), du ph sanguin (isoponie), de la pression artérielle (isotonie), de la glycémie et des échanges métaboliques.
Ce mot s’emploie également pour désigner la situation d'une cellule ou d'un tissu en état d'équilibre biologique mais qu'une « agression » peut toutefois venir rompre à tout moment.
La délicate homéostasie qui existe à l'état normal dans les tissus, entre production et perte cellulaire, est perturbée en cas de prolifération tumorale ; la production supérieure aux pertes explique en partie l'augmentation de volume d'une tumeur.
Étym. gr. homoios : semblable ; stasis : position
[C2]
homéostasie familiale l.f.
family homeostasis
Mécanisme de régulation au sein d'une famille, visant à maintenir sa structure constante chaque fois que celle-ci est menacée : extension au domaine psychique du concept physiologique de Cannon (1932) par Jackson (1964).
Il est fréquent que la famille dysfonctionnelle d'un patient appréhende avec angoisse le changement que peut apporter une thérapie familiale et systémique dans les groupes à transaction schizophrénique. En effet, le malade peut être le symptôme identifié du malaise du groupe, donc indispensable à son équilibre précaire.
Le thérapeute est alors vécu comme un danger ou même doit assumer des essais de manipulation.
W. B. Cannon, physiologiste américain (1871-1945) ; D. de Avila Jackson, psychiatre américain (1920-1968)
[H3]
Édit. 2018
homéothérapie n.f.
homoeotherapy
Méthode thérapeutique selon le principe des semblables.
Étym. gr. homoïos : semblable,thérapéia : traitement
[G5]
homéotherme adj.
Caractérise un être vivant dont la température corporelle est constante.
Ant. poïkilotherme
[C2]
Édit. 2020
homéotherme adj.
homoeothermal
Caractère des animaux à température constante indifférente de celle du milieu ambiant.
Étym. gr. homoïos : semblable
Ant. pœcilotherme ou poïkilotherme
[C2]
homéothermie n.f.
homeopthermal
Capacité des mammifères à conserverune température constante
L’Homme est capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ».
Le centre thermorégulateur est situé dans l'hypothalamus, qui, reçoit des informations des récepteurs (cutanés et centraux) et donnent des signaux aux muscles, au tissu adipeux brun et aux vaisseaux sanguins pour augmenter ou diminuer la température centrale. Le corps peut garder une température homogène grâce au système cardiovasculaire, qui distribue la chaleur rapidement dans tout le corps.
La production de chaleur, thermogenèse, due aux activités métaboliques de l’organisme et à l’énergie libérée par la contraction musculaire. Elle est compensée par la thermolyse qui fait appel à différents processus : radiation, convection, conduction, évaporation de la transpiration.
La digestion accroît la thermogenèse de façon proportionnelle à la quantité d'énergie consommé. Cette production représente environ 10 % des apports énergétiques quotidiens. Elle est influencée par la nature des macronutriments consommés que l’on désigne « action dynamique spécifique ».
Le point de consigne peut se déplacer en cas de pathologies ou d'infections, provoquant ainsi une fièvre qui ne traduit non pas un dérèglement des mécanismes thermorégulateurs, mais l'établissement d'une nouvelle consigne de température, plus élevée.
La plupart des organismes homéothermes) sont également endothermes (c'est-à-dire que la chaleur est produite par l'organisme lui-même).
Étym. gr. homïos : semblable ; thermê :chaleur
Ant. poïkilothermie
→ poïkilothermie, thermolyse, thermogenèse, action dynamique spécifique
[C2]
Édit. 2020
homéotique adj.
homeotic
Qui se rapporte au développement embryologique des parties du corps d'un être vivant et dont dépend la constance de sa forme ou de sa fonction.
Se dit d'un gène dont dépend le développement d'un organe et dont une mutation entraine une altération de l'embryogénèse. Sa transposition peut provoquer le développement d'un organe dans une situation anormale. Se dit aussi du complexe de ces gènes : complexe HOM chez la Drosophile, complexe HOX chez les vertébrés.
Étym. gr. homoïos : semblable
homicide n.m.
homicide
Conduite provoquant la mort d'un être humain de façon préméditée (assassinat) ou non préméditée (meurtre).
Bien que d'habitude non pathologique, un homicide volontaire n'est pas légitimé sur le plan éthique par la défense d'un bien. La primauté est, en effet, dévolue à la personne.
→ article 122-1 du code pénal, tueur en série, homicide pathologique, homicide altruiste
[H4]
homicide altruiste l.m.
altruistic homicide
Meurtre pathologique d'un être cher, en particulier d'un enfant par une femme (rarement du plus jeune), afin de le soustraire au "malheur irrémédiable", à une existence misérable, voire à des tortures.
Rencontré surtout dans les mélancolies délirantes avec idées divergentes de culpabilité, de ruine et de persécution passive, il équivaut à un suicide élargi, aboutissant parfois à la destruction d'une famille entière, suivie souvent de celui du patient. On doit se méfier de ce risque devant un excès de sollicitude du sujet à l'égard de ses proches (H. Claude).
Sur le plan analytique, l'homicide altruiste est considéré comme paradigmatique de l'intrication, fréquente dans les dépressions, de l'auto et de l'hétéro-agressivité.
Pour mémoire, dans la dépression psychotique du postpartum, l'infanticide peut être sous-tendu par des idées délirantes de négation de la filiation ou de l'existence même de l'enfant.
[H4]