Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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histiocytose X aigüe disséminée, l.f.

Syn. Abt-Letterer-Siwe (maladie d’)

→ Abt-Letterer-Siwe (maladie d’)

[J1, N3]

Édit. 2018

histiocytose X pulmonaire l.f.

pulmonary histiocytosis X

Granulomatose à cellules de Langerhans, à manifestations pulmonaires prédominantes.
Parfois asymptomatique, ailleurs révélée par une toux non productive, moins fréquemment par une dyspnée d'effort, cette affection y associe souvent une fièvre modérée, une asthénie, un amaigrissement. Une fois sur dix c'est un pneumothorax uni ou bilatéral qui la révèle.
La radiographie pulmonaire montre de nombreux nodules le plus souvent inférieurs à 5 mm ou une réticulonodulation diffuse. Les nodules peuvent s'excaver à un stade avancé. La tomodensitométrie pulmonaire en haute résolution précise les lésions élémentaires qui prédominent au sommet et à la partie moyenne des poumons. Le lavage bronchoalvéolaire révèle une hypercellularité où l'on recherche des cellules de Langerhans par immunomarquage ou en microscopie électronique. On s'enquiert toujours de localisations extrathoraciques de la granulomatose, en particulier osseuse (le plus souvent crânienne, humérale ou fémorale).
L'évolution est imprévisible, une fois sur deux elle est favorable, une fois sur dix apparaît une insuffisance respiratoire progressive. On discute l'utilité des corticoïdes.

Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule

Syn. granulomatose pulmonaire à cellules de Langerhans, histiocytose langerhansienne

[K1]

histiocytoses  non réactionnelles l.f.p.

Histiocytoses regroupant les histiocytoses Langerhansienne et les histiocytoses non Langerhansiennes d’essence tumorale, dont l’exceptionnelle histiocytose maligne, souvent confondue avec le lymphome anaplasique à grandes cellules possédant une translocation t(2;5) assez caractéristique.

Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule

→ histiocytose, histiocytose langerhansienne

[F1,F2,F5]

histiocytoses  réactionnelles l.f.p.

Histiocytoses secondaires à une inflammation chronique, entretenue par la persistance d’un agent étranger (particulièrement un parasite ou un germe réfractaire).

Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule

→ histiocytose

[F1]

histiocytosis X l.f.

L. Lichtenstein, anatomopathologiste américain (1953)

Syn. histiocytose langerhansienne

→ histiocytose langerhansienne

[J1]

histiocytoxanthome n.m.

Histiocytome dont l'aspect histologique comporte, en plus des fibroblastes, des cellules volumineuses, mono- ou multinucléées à cytoplasme abondant et souvent spumeux, dans lequel des techniques appropriées révèlent la présence d'inclusions lipidiques.

Syn. histiocytome xanthomisé, xanthohistiocytome

[J1]

histoautoradiographie n.f

histoautoradiography

→ autohistoradiographie

[B2,A2]

histochimie n.f.

histochemistry

Etude par des techniques chimiques des constituants tissulaires normaux ou pathologiques généralement visualisés par microscopie.

[A2,C1]

histochimie en dermatologie l.f.

histochemistry in dermatology

Science ayant pour application pratique la mise en oeuvre de réactions appropriées permettant, sur des préparations histologiques notamment cutanées, d'identifier la composition chimique des tissus et de leurs constituants normaux ou anormaux.

R. D. Hotchkiss, microbiologiste américain (1948) ; J. F. A. McManus , anatomopathologiste canadien (1946, 1948)

→ Hotchkiss-McManus (coloration de)

[J1,A2,C1]

Édit. 2015

histochimie enzymatique l.f.

enzymatic histochemistry

Technique histochimique mettant en évidence l'action des enzymes intracellulaires par coloration de leur substrat spécifique ou de leurs produits de transformation.

[C1,A2]

histocompatibilité n.f.

histocompatibility

Degré de similitude des caractères antigéniques des tissus d'un donneur et d'un receveur déterminant l'acceptation ou le rejet des allogreffes.
Les gènes les plus importants dans le contrôle de l’histocompatibilité sont les gènes de classe I et de classe II du complexe majeur d’histocompatibilité. Cependant il existe des réactions de rejet ou des réactions de greffon contre l’hôte lors des greffes de tissu ou de cellules-souches pratiquées entre frère et sœur génétiquement identiques au niveau du locus HLA. Ceci démontre l’existence d’autres facteurs contrôlant l’histocompatibilité. Certains d’entre eux ont été identifiés sous le nom d’antigènes mineurs d’histocompatibilité. L'existence d'une bonne histocompatibilité entre donneur et receveur est l'un des éléments de succès d'une transplantation d'organes.

J. Dausset immunologiste français (1958), prix Nobel de médecine de1980

→ complexe majeur d'histocompatibilité, HLA

[Q1,A2]

Édit. 2015

histocompatibilité (système d') l.m.

histocompatibility system

Système génétique codant pour les différents groupes tissulaires qui commande les rapports entre les tissus d'individus différents.
Le système HLA, très complexe, a une action prédominante. L'existence d'une bonne histocompatibilité entre donneur et receveur est l'un des éléments de succès d'une transplantation d'organes.

J. Dausset, immunologiste français, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine de 1980 (1958)

[Q1,A2]

Édit. 2015

histocytologique adj.

Relatif à l’étude des cellules et des tissus.

[A2]

histoenzymologie n.f.

histoenzymology

Ensemble des techniques mettant en évidence et identifiant les enzymes cellulaires ou tissulaires sur coupe microscopique, ultrafine ou semifine.

[A2]

histogenèse n.f.

histogenesis

Partie de l’anatomie pathologique qui étudie le développement des cellules ou des tissus à partir des éléments constitutifs normaux.

[A3]

histogénètique adj.

En rapport avec l’ histogenèse

→ histogenèse

[A3]

histogramme n.m.

histogram

1) En statistique, représentation graphique des tranches d'une variable, par une série de rectangles dont la largeur est proportionnelle à l'importance de la tranche et la hauteur proportionnelle à son effectif.
2) En imagerie numérisée, l'histogramme représente le nombre de pixels de l'image en fonction des différents niveaux de gris de la matrice.
Il est formé par une série de rectangles dont la largeur est proportionnelle à l'importance de chaque niveau de l'échelle de gris et la hauteur au nombre de pixels correspondant à chacun de ces niveaux (indépendamment de la position de ceux-ci sur la matrice).

[E1,B2]

histohybridation in situ l.f.

in situ hybridization.
Formation in vitro de molécules double-brin d'ADN, d'ARN ou d'hybrides ADN-ARN par appariement des séquences nucléotidiques complémentaires appartenant à un même brin ou à deux brins différents.
Elle peut être appliquée sur des cellules en suspension recueillies à partir de liquide biologique (sang périphérique, liquide cérébro-spinal, produit de lavage bronchoalvéolaire), de cellules cultivées in vitro, et sur coupes histologiques de tissu. Une séquence nucléique complémentaire de l’ARNm recherché est utilisée comme “sonde” ; cette sonde nucléotidique, destinée à reconnaître un fragment d’acide nucléique, est couplée à un système de détection, pour la mise en évidence de l’hybridation, système de détection qui utilise soit des radio-isotopes (sonde chaude), soit des traceurs, fluorochromes ou enzymes (sonde froide). Dans ce dernier, cas, la visualisation en microscopie photonique de l’acide nucléique recherché auquel est fixée la sonde froide, utilise des méthodes identiques à celles de l’immunohistochimie.

Syn. hybridation moléculaire

[Q1]

histoire naturelle d'une maladie l.f.

Evolution théorique d’une maladie en l’absence d’intervention, depuis son début clinique, avec ses phases de rémission ou d’aggravation, ses complications éventuelles, jusqu’à la guérison du malade ou sa mort.
1) Cette « histoire » résulte de l’accumulation des données recueillies par les médecins après l’observation d’un grand nombre de cas de la même maladie ; elle n’est applicable à un malade particulier qu’en fonction des probabilités, des capacités de résistance de son organisme, etc.
2) Selon la nature de l’affection, ces phases s’expriment en jours, en mois ou en années. La thérapeutique vise à raccourcir ces durées, à éviter les complications et à l’obtention rapide de la guérison avec le moins de séquelles possibles : selon les malades et les maladies, l’histoire naturelle de l’affection en cause est diversement modifiée.

histologie n.f.

histology

Science biologique étudiant l’anatomie microscopique des tissus, leur composition chimique et leurs propriétés fonctionnelles.

Étym. gr. histos : tissu ; logos : science

[A2]

histolyse n.f.

histolysis

Destruction tissulaire.

Étym. gr. histos: tissu, luein: dissoudre

[A2]

histone n.f.

histone

Protéine basique, riche en lysine et arginine, présente dans les noyaux cellulaires associée aux acides désoxyribonucléiques.
On distingue plusieurs histones qui jouent un rôle dans la structure et le fonctionnement des nucléosomes : les histones constitutives des nucléosomes sont les histones H2A, H2B, H3 et H4 contenant de 102 à 135 acides aminés ; les histones H1 qui contiennent 220 acides aminés sont impliquées dans l'empaquetage des nucléosomes. La phosphorylation de l'histone H1 catalysée par une kinase sensible à l'AMP cyclique, est liée au déclenchement de la mitose. Une histone H2 est phosphorylée sous l'influence du GMP cyclique. Les histones subissent aussi des cycles d'acétylation et de désacétylation. Certaines histones H2A sont liées à l'ubiquitine pendant l'interphase de gènes actifs. Au cours de la division cellulaire, les histones sont poly-ADP-ribosylées. La méthylation des acides aminés basiques est un phénomène irréversible qui paraît lié au vieillissement ; elle est spécialement importante dans la maladie de Di Guglielmo (érythroblastose aigüe).

A. Kossel, biochimiste allemand, membre de l'Académiede médecine, prix Nobel de médecine de 1910 (1884) ; G. DiGuglielmo hématologue italien (1917)

→ nucléosome, acide désoxyribonucléique, ubiquitine, Di Guglielmo (maladie de)

[C1]

Édit. 2015

histone acétyltransférase l.f.

histone acetyltransferase

Enzyme qui transfère un radical acétyl à partir de l’acétyl-CoA sur les lysines des histones de la chromatine, favorisant ainsi l’expression des gènes.
Cette enzyme,  comme l’histone méthyltransférase, permet la formation d’euchromatine ou chromatine ouverte qui assure  l’expression des gènes.
L’activation de l’histone désacetylase,  entraîne le retour de la  chromatine à l’état fermé durant lequel il n’y a pas de transcription.
L’histone acétyltransférase  joue un rôle essentiel dans les mécanismes de l’épigénétique.

→ histone désacetylase, acétyl-acétyl-coenzyme A, lysine, histone, chromatine, euchromatine, épigénétique, histone méthyltransférase

[Q1]

Édit. 2019

histone méthyltransférase n.f.

histone methyltransferase

Enzyme qui transfère un radical méthyl sur les arginines des histones de la  chromatine favorisant ainsi l’expression des  gènes.
Cette enzyme, comme l’histone acétyltransférase, assure le passage de la chromatine à l’état ouvert durant  lequel  les gènes sont transcrits. Cette enzyme intervient dans les mécanismes de l’épigénétique.

→ arginine, histone, chromatine, histone acétyltransférase, épigénétique

[Q1]

Édit. 2019

histone-désacétylase l.f.

histone deacetylase (HDAC)

Enzyme qui catalyse l’élimination des groupes acétylés adjoints aux lysines des protéines histones et non histone, entraînant la répression de la transcription.

Syn. désacétylase d’histone

→ lysine, histone, transcription

[Q1]

Édit. 2017

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