Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hémotype n.m.]]

hemotype

Ensemble des marqueurs génétiques sanguins d'un individu.
Les antigènes érythrocytaires décelables par des techniques immunologiques et les différentes formes des protéines sanguines, décelables par électrophorèse, sont les éléments de l'hémotype.

Étym. gr. haima : sang ; tupos: forme

→ antigèneérythrocytaire, électrophorèse

hémotypologie n.f. ]]

1) Portrait biologique d’une personne par les caractères génétiques de son sang.
2) Par extension, science qui étudie ces caractères.

Étym. gr. haima : sang ; tupos: forme

→ caractère sanguin, groupe tissulaire

hémovigilance n.f. ]]

bloodmonitoring, haemovigilance

Système d’alerte à l’attention des professionnels de santé concernant le don et l’utilisation des éléments du sang humain (Code de la santé publique art. R1221-22, modifié par le décret n° 2006-99 art. 3 JORF 3 fév.2006).
Le système national d’hémovigilance comprend :
- l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé,
- la Commission nationale d’hémovigilance,
- les Coordinateurs régionaux d’hémovigilance mentionnés à l’article R. 1221-32,
- l’Etablissement français des syndicats interhospitaliers,
- les Groupements de coopération sanitaire autorisés à assurer les missions de ces établissements,
- le Centre de transfusion sanguine des armées,
- l’Institut de veille sanitaire,
- les Etablissements de santé,
- les Syndicats interhospitaliers et groupements de coopération sanitaire autorisés en vertu des articles L. 6132-2 et L. 6133-1 à assurer les missions d’un établissement de santé,
- les Hôpitaux des armées,
- ainsi que tout professionnel de santé.

hémozoïne n.f.

hemozoin

Pigment "malarique" produit par les Plasmodium endoérythrocytaires.
Il s’agit du produit de la détoxification de l’hème qui provient de la dégradation de l’hémoglobine par le parasite pour lequel il est létal. C’est en inhibant la formation d’hémozoïne qu’agissent des antipaludiques comme la chloroquine. Sur des frottis sanguins colorés par le Giemsa, l’hémozoïne apparaît sous forme de grains ou de taches foncés (granulations de Schüffner, taches de Maurer).

W. Schüffner, anatomopathologiste néerlandais (1902) ; G. Maurer, parasitologue allemand (1902)

→ Plasmodium falciparum, taches de Maurer, granulations de Schüffner

[D2]

Édit. 2015

hempas (antigène) acr. angl. m. pour Hereditary Erythroblastic Multinuclearity with Positive Acidified Serum test

Antigène anormal retrouvé sur les érythrocytes de dysérythropoïèse congénitale de type II et qui les rend sensibles à la lyse par une IgM qui existe dans le sérum de certains sujets normaux.

→ dysérythropoïèse congénitale

[F1,F3]

Henderson-Hasselbalch (équation d') l.f.

Henderson-Hasselbalch’s equation

Elle montre comment la ventilation et l'excrétion rénale assurent l'équilibre acide-base de l'organisme. Cette équation traduit l'équation chimique
H+ + HCO3- = H2CO3
Pour l'usage clinique cette équation est traduite sur le diagramme de Davenport.
Le maintien de l'équilibre acide-base, c'est-à-dire d'un pH du sang normal et de la stabilité du milieu intérieur dépend de l'équilibre entre les bicarbonates (excrétés ou retenus par les reins) et le CO2 (excrété par les poumons) qui règle le pH du sang.
Ce que l'on peut écrire symboliquement : équilibre acido-basique
[H+] = excrétion rénale / ventilation alvéolaire = reins / poumons et centres respiratoires

L. Henderson, biochimiste américain, membre de l'Académie de médecine (1908) ; K. Hasselbalch, clinicien et biochimiste danois (1916)

→ Davenport (diagramme de), équilibre acide-base, pH, pK, pK'

[C2,M1,K1]

Édit. 2015

Henderson-Jones (maladie de) l.f.

M. S. Henderson, chirurgien orthopédiste américain (1916) ; H. T. Jones, chirurgien orthopédiste américain (1924)

→ ostéochondromatose

[I2]

Édit. 2015

Hendersonula toruloidea

Hendersonula toruloidea
Ancienne dénomination.

→ Scytalidium dimidiatum

[D2]

Hendra (virus)

Hendra (virus)

Virus à ARN du genre Henipavirus (famille des Paramyxoviridae, sous-famille des Paramyxovirinae), responsable, chez l'Homme et le Cheval, de pneumonies aigües zoonotiques.
Le virus Hendra est connu depuis 1994. Les infections humaines et équines peuvent se traduire par des syndromes respiratoires bénins (fièvre, céphalées, myalgies, toux) ou une pneumonie sévère menant à une détresse respiratoire, parfois par une atteinte neurologique (méningite, encéphalite). Survenant par cas sporadiques relativement peu fréquents, les pneumonies à virus Hendra sont, chez l'Homme comme chez le Cheval, des affections graves, fréquemment mortelles (létalité : 50 % chez l'Homme, 75 % chez le Cheval). A la faveur d'un contact assez étroit, le virus peut se transmettre directement du Cheval à l'Homme; il demeure toutefois peu contagieux.
Répandu sur la côte Est de l'Australie, ce virus admet probablement pour réservoir des chauves-souris frugivores du genre Pteropus qui éliminent le virus dans leur salive ou leur urine. La prévention consiste surtout à se protéger des contacts avec les chevaux infectés avant de les abattre. Un vaccin est à l'étude.
Etym.: Hendra, faubourg de Brisbane, en Australie

Sigle HeV

→ Henipavirus

[D1]

Hendren (opération de) l.f.

Hendren's operation

1) Technique d'uréthroplastie pour épispadias ou exstrophie vésicale chez la fille.
2) Technique de modelage des mégadolicho-uretères avec réimplantation urétérovésicale antireflux.

W. H. Hendren, chirurgien pédiatrique américain (1980)

[M2]

Édit. 2015

Henkel (méthode de) l.f.

Henkel's method

Hémostase utérine par deux pinces tirant le col vers le bas afin de couder les artères utérines.

M. Henkel, gynécologue obstétricien allemand (1870-1941)

[O3]

Édit. 2015

Henkin (syndrome de) l.m.

Henkin’s syndrome

Association d’une hypogueusie avec dysgueusie à une hypoosmie avec dysosmie.
L’origine de ce syndrome n’est pas établie avec certitude.

R. I. Henkin, médecin américain (1971)

[P1]

Henle (ampoule de) l.f.

Henle’s ampulla

F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)

Syn. ampoule tubaire

→ salpinx

[A1]

Édit. 2015

Henle (anse de) l.f.

Henle's loop

Partie intermédiaire du néphron située entre le tubule proximal et le tubule distal siégeant en partie dans la médullaire rénale.
L'anse de Henle comporte une branche descendante et une branche ascendante parallèles lui donnant un aspect d'épingle à cheveux. La branche ascendante inclut une partie basse fine et une partie large haute.
L'anse de Henle est bordée de cellules épithéliales polarisées, avec un pôle apical du côté de l'urine et un pôle basolatéral du côté des liquides interstitiels du rein.
L'anse de Henle joue un rôle essentiel dans les fonctions de concentration de l'urine. En effet, le chlorure de sodium est réabsorbé selon un cotransport neutre Na+/K+/2 Cl- dans sa portion ascendante, sans réabsorption d'eau associée. De cette manière, l'osmolalité des liquides interstitiels de la médullaire est accrue et l'urine est hypoosmotique à l'entrée du tube contourné distal. La disposition en épingle à cheveux de l'anse favorise la création du gradient osmolaire corticopapillaire.
L'anse de Henle est la cible de nombreuses hormones (hormone antidiurétique, hormone parathyroïdienne, calcitonine) et également des diurétiques de l'anse comme le furosémide.

F. Henle, anatomiste allemand (1841)

[A2]

Édit. 2015

Henle (couche de) l.f.

Henle's layer

Couche externe de la gaine épithéliale interne du poil ou du cheveu, monostratifiée, faite de cellules cuboïdes riches en trichohyaline et se kératinisant très précocement dans la partie inférieure de l'isthme.

F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)

[A2]

Édit. 2015

Henle (gaine de) l.f.

Henlé’s layer

F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)

→ endonèvre

[A2]

Édit. 2015

Henley (opération de) l.f.

Henley’s opération

Gastrectomie avec constitution d’un nouveau réservoir gastrique grâce à l’interposition d’une anse de l’intestin grêle entre l’estomac et le duodénum.

F. A. Henley, chirurgien britannique (1952)

[L2]

Édit. 2015

henné n.m.

henna

Colorant d’origine végétale utilisé pour donner un reflet roux à la chevelure.
Le henné est obtenu à partir des feuilles séchées de plantes poussant en Afrique du Nord et en Orient : Lawsonia alba, L. spinosa et L. inermis. Traditionnellement, le henné est utilisé sous forme d’une pâte épaisse appliquée 5 à 60 minutes avant rinçage. Les reflets obtenus peuvent persister jusqu’à 10 semaines. Contrairement à certains colorants synthétiques, il est très peu allergisant.

[J1]

Hennebert (signe d') l.m.

Hennebert’s sign

La compression d’air dans le conduit auditif externe provoque un nystagmus battant vers l’oreille opposée.
Ce signe de la fistule « inversé » est retrouvé dans la syphilis congénitale tardive.

C. Hennebert, otologiste belge (1909)

→ nystagmus, syphilis congénitale

[P1]

Hennequin (gouttière de) l.f.

Hennequin’s splint

1) Gouttière métallique utilisée pour immobiliser une fracture du fémur.
2) Plâtre du membre supérieur percé d’un orifice pour le premier doigt.

J. N. Hennequin, chirurgien français (1877)

[I2]

Édit. 2015

Henoch (angine de) l.f.

Henoch’s angina

Ensemble de plaques grisâtres, siégeant sur l’amygdale ou le pilier antérieur du voile, tombant en 24-36 heures et laissant place à une ulcération, qui est noté lors de la scarlatine.

E. H. Henoch pédiatre allemand (1820-1910)

→ scarlatine

[D3]

Henoch (signe de) l.m.

E. Henoch pédiatre allemand (1820-1910)

→ scarlatine, Henoch (angine de)

[D3]

Henoch-Bergeron (chorée électrique de) l.f.

Henoch-Bergeron's electric chorea

Myoclonies essentielles et isolées ou au moins largement prédominantes décrites comme complexes ou parcellaires, avec un fréquent effet moteur intéressant les muscles du cou, de la face, des extrémités, du diaphragme et/ou de la glotte (suscitant alors hoquet et émission de sons).
À côté des formes dominées par l'épilepsie, notamment l'épilepsie myoclonique familiale d'Unverricht-Lundborg dont, en fait, le démembrement est en cours, les aspects dérivés de la description initiale de Friedreich demeurent imprécis, parfois sans épilepsie, déficit mental, ni neurologique. Mais la fréquence de signes tels que troubles de l'humeur, tremblements, débilité, reste élevée conduisant à penser qu'il peut  s'agir de formes frustes ou dissociées d'affections hérédodégénératives.

N. Friedreich, neurologue allemand, (1881) a décrit initialement ce syndrome sous le nom de paramyoclonus multiplex; la dénomination actuelle a été donnée par E. H. Henoch, pédiatre allemand (1861) et E. J. Bergeron, médecin  français, membre  de l’Académie de médecine (1817-1900)

Syn. paramyoclonus multiplex dénomination obsolète

[H1 ]

Édit. 2018

Henoch-Schönlein (purpura de) l.m.

Henoch-Schönlein’s purpura

E. H. Henoch, pédiatre allemand (1868) ; J. L. Schönlein, médecin interniste allemand, membre de l'Académie de médecine (1832)

→ purpura rhumatoïde

[M1,K4]

Édit. 2015

Henoch-Schönlein (syndrome de) l.m.

Henoch-Schönlein’s purpura

E. H. Henoch, pédiatre allemand (1868) ; J. L. Schönlein, médecin interniste allemand, membre de l'Académie de médecine (1832)

→ purpura rhumatoïde

[M1,K4]

Édit. 2015

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