gyration n.f.
Mouvement circulaire autour d’un axe.
gyri cerebri l.m.
cerebral gyri,
Régions du cortex cérébral séparées les unes des autres par des sillons corticaux.
La surface des hémisphères est divisée par des scissures, souvent profondes, en lobes. Les sillons, plus superficiels, dessinent sur ces lobes des circonvolutions. On décrit :
- le gyrus angulaire (gyrus angularis), partie postérieure de la circonvolution pariétale inférieure, qui se continue par les deux premières circonvolutions temporales (syn. pli courbe) ;
- le gyrus cingulaire (gyrus cinguli), situé à la face interne de l'hémisphère cérébral, entre la scissure du corps calleux et la scissure callosomarginale ; il entoure le corps calleux et se poursuit sans limite nette en arrière avec la circonvolution de l'hippocampe (T5), impliquée dans la fonction mnésique. (syn. cingulum, circonvolution du corps calleux, circonvolution péricalleuse) ;
- le gyrus dentatus, qui borde l'hippocampe au-dessous de la fimbria et se poursuit en arrière par la fasciola cinerea de l'indisium gris (syn. corps godronné) ;
- le gyrus supramarginalis, segment antérieur de la circonvolution pariétale inférieure, correspondant à l'extrémité postérieure de la scissure de Sylvius
Syn. : lobule du pli courbe
gyrification n.f.
gyrification
Processus de formation des plis caractéristiques du cortex cérébral comportant une partie haute appelée gyrus et une partie basse appelée sulcus.
La matière grise qui contient les neurones du cortex cérébral est une fine couche à la surface du cortex d’une épaisseur de 2 à 4 mm. La majeure partie située à l’intérieur du cerveau est occupée par la matière blanche qui contient les axones des neurones de surface. La gyrification permet à une surface corticale étendue de trouver sa place dans un crâne aux dimensions réduites. Chez l’homme la gyrification se fait au cours du développement du fœtus. Les rongeurs, à l’inverse, ont une surface cérébrale dépourvue de plis. Dans la schizophrénie, la gyrification est incomplète et caractérisée par des vagues d’amincissement du cortex à l’adolescence. Ce défaut porte sur le réseau hippocampo-frontal, les aires associatives pariétales et temporales, et le cervelet.
[C2, H1]
Édit. 2019
gyromagnétique (rapport) (γ) l.m.
gyromagnetic ratio
gyromitre n.m.
Champignon ascomycète voisin de la morille mais à chapeau plus globuleux.
Mal cuit ou mal desséché il est responsable d’un syndrome d'hémolyse aiguë.
Syn. Gyromitra esculenta, Scarsophora coronaria, fausse morille
→ accidents précoces par ingestion de champignons
[D2,G1,G2,G4,F4,H1,H3,L1,R2]
Édit. 2017
gyrus ambiens l.m.
Segment latéral du gyrus olfactif, situé en dehors du sillon annulaire (semi-lunaire).
Syn. anc. circonvolution ambiante
gyrus semi-lunaire l.m.
Gyrus propre du corps amygdaloïde séparé par le sillon annulaire (semi-lunaire) du gyrus ambiens (cortex entorhinal) et caudalement du gyrus uncinatus (recouvrant la partie rostrale de l’hippocampe proprement dit et le gyrus dentatus).
Il constitue la partie rostro-caudale de l’amygdale en arrière du cortex piriforme et de l’aire amygdalo-piriforme. Il est assimilable à la région amygdalienne superficielle de lamination de type cortical (superficial cortex-like laminated region) comprenant le noyau endopiriforme, l’aire amygdalo-piriforme, le noyau cortical antérieur de l’amygdale (anterior cortical amygdaloid nucleus) et le tractus olfactif latéral (lateral olfactory tract). C’est une région temporale periallocorticale.
gyrus temporal transverse antérieur l.m.
gyrus temporalis transversus anterior (TA)
anterior transverse temporal gyrus
gyrus temporal transverse postérieur l.m.
gyrus temporalis transversus posterior (TA)
posterior transverse temporal gyrus
gyrus temporaux transverses l.m.
gyri temporales transversi (TA)
transverse temporal gyri
Partie moyenne du versant supérieur du gyrus temporal supérieur qui regarde l’insula.
Elle est adjacente au sillon latéral. Le sillon temporal transverse la divise en deux parties, le gyrus temporal transverse antérieur et le gyrus temporal transverse postérieur.
R. Heschl, anatomiste autrichien (1878)
Syn. anc. circonvolution de Heschl, circonvolution temporale transverse
Gz ou Gs (en IRM) symb. m.
→ gradient de sélection de coupes
[B2,B3]
Édit. 2018
H (composé) de Reichstein l.m.
E. C. Kendall, biochimiste américain (1934) ; T. Reichstein, chimiste suisse (1937) et P. S. Hench, médecin américain, membre de l'Académie de médecine, tous trois prix Nobel de médecine en 1950
[C1,O4]
Édit. 2015
H (substance) l.f.
Mucopolysaccharide constitué au cours de la synthèse des antigènes érythrocytaires A, B et AB
[C1,K2]
Édit. 2015
H hypertension artérielle → score 1
H+/K+ adénosyltriphosphatase (H+/ K+ ATPase, pompe à proton) n.f.
H+/K+ adenosyltriphosphatase (H+/K+ ATPase, proton pump)
Enzyme située au pôle apical des cellules pariétales de la muqueuse gastrique, de la muqueuse colique et des cellules épithéliales du canal collecteur des reins et assurant le transport électroneutre d’un ion H+ hors de la cellule en échange d’un ion K+ vers la cellule grâce à l’hydrolyse de l’adénosine triphosphate (ATP) en adenosine diphosphate et phosphate.
→ AMP cyclique, protéine kinase A, Albright (acidocétose d'), oméprazole, lansoprazole, rabéprazole, ulcère gastrique, ulcère duodénal
[C3]
Édit. 2015
H19 gene s igle angl. pour 9, imprinted maternally expressed transcript (non-protein coding)
Gène localisé en 11p15.5 codant pour la formation d’un RNA non codant qui pourrait agir sur les cellules à croissance et le développement rapides ou engagées dans une voie indépendante et serait très actif avant la naissance et au cours du développement initial.
Les mutations de ce gène participent à l’apparition du syndrome de Beckwith-Wiedmann, du cancer bronchique, le syndrome de Silver-Russel.
Syn. ASM, D11S813E, H19, imprinted maternally expressed transcript, LINC00008, MGC4485, PRO2605
→ Beckwith-Wiedmann (syndrome de), cancer bronchique, Silver-Russel (syndrome de)
H2 (région) l.f.
H2 (region)
Située sur la 17ème paire chromosomique, elle est l'homologue chez la Souris du système majeur d'histocompatibilité HLA chez l'Homme.
[Q1]
Édit. 2015
Haab (dégénérescence maculaire de) l.f.
Haab’s macular degeneration
Dégénérescence maculaire, souvent bilatérale, observée chez les personnes âgées, responsable de la perte de la vision centrale.
O. Haab, ophtalmologue suisse (1885)
→ DMLA
[P2]
Édit. 2015
Haab (réflexe de) l.m.
Haab’s reflex
Myosis provoqué par la vision d’une source lumineuse faible et éloignée ou quand le sujet pense à la lumière.
O. Haab, ophtalmologue suisse (1886)
[P2,H1]
Édit. 2015
Haab (stries de) l.f.p.
tears of Descemet's membrane, Haab's striae
Vergetures cornéennes dues à la rupture de la membrane de Descemet lors du glaucome congénital.
O. Haab, ophtalmologue suisse (1889)
[P2]
Édit. 2015
Haab-Dimmer (dystrophie de cornée de) l.f.
Haab-Dimmer’s dystrophy
Amylose cornéenne.
O. Haab, ophtalmologiste suisse (1899) ; F. Dimmer, ophtalmologiste allemand (1899)
→ dystrophie grillagée de la cornée de type I
[P2]
Édit. 2015
habénula n.f.
habenula (TA)
habenula
Cordon pair de substance blanche, petite saillie faisant partie de la région épiphysaire avec l'épiphyse et la commissure postérieure, située à la partie dorsale et médiane du thalamus.
Née du pôle antérieur de l'épiphyse, l'habénula se termine dans l'hypothalamus. Par ses fibres afférentes et efférentes, elle constitue un relais de transmission des influx olfactifs à certains noyaux efférents (moteurs et salivaires) du tronc cérébral. Des stimulus olfactifs peuvent donc provoquer une sécrétion de salive et de suc gastrique par l'intermédiaire de connexions qui passent par l'habénula.
Syn. frein, pédoncule antérieur de l'épiphyse cérébrale (obsolète)
[A1]
Édit. 2015
Haber (loi de) l.f.
Haber's law
Effet nocif d'un mélange gazeux toxique inhalé, proportionnel au produit du temps d'exposition par la concentration du toxique, diminuée d'un seuil au-dessous duquel le mélange est supporté assez longtemps sans dommage.
Haber a proposé de caractériser la puissance d'un gaz de combat par le produit de la concentration nocive, C, par le temps d'exposition, t, soit C.t. Haber a déterminé, en 1924, les valeurs de C.t pour les gaz suivants : phosgène 450, méthylchloroforme 500, acide cyanhydrique 1000, chloracétone 3000, bromure de xylol 6000 et chlore 7500.
Le produit C.t ne tient pas compte du seuil de concentration tolérée, c. Mais Haber a donné une expression simplifiée de la loi (C-c) t = cte publiée initialement par son élève Flury, qui correspond à une hyperbole équilatère asymptotique à une horizontale d'ordonnée c (seuil nocif),(C - c) = k/t avec la constante k= C.t.
Cette loi très générale s'applique à des agents nocifs très divers (chimiques, physiques, bactériologiques, etc.) quelle que soit la voie d'administration (digestive, respiratoire, intraveineuse, transcutanée, etc.). Elle éclaire notamment une vieille notion hippocratique : «Pour arrêter une épidémie il faut ouvrir les fenêtres». En effet les contagieux expirent un aérosol infectieux dont la concentration dans la salle atteint avec le temps le seuil nocif ( C), d'où propagation de l'épidémie : ici la concentration est égale au rapport du nombre de germes par le volume de la salle. Les hôpitaux avaient autrefois des plafonds très hauts, d'où le grand volume des salles, ce qui n’était pas favorable aux infections nosocomiales. Enfin, l'ouverture des fenêtres augmente considérablement le volume de dilution ce qui réduit donc très vite la concentration nocive et permet de passer assez rapidement au-dessous du seuil de contagion. Les constructions hospitalières modernes à plafond bas et à air conditionné favorisent les infections nosocomiales, ces dispositions architecturales sont en outre inutilement dispendieuses en énergie.
J. Haber, chimiste allemand (1921),prix Nobel de chimie de 1918
→ aérosol, dose, exposition, gaz de combat, nosocomiale (infection)
[G4]
Édit. 2015
Haber (loi de) l.f.
Haber's law
Effet nocif d'un mélange gazeux toxique inhalé, proportionnel au produit du temps d'exposition par la concentration du toxique, diminuée d'un seuil au-dessous duquel le mélange est supporté assez longtemps sans dommage.
Haber a proposé de caractériser la puissance d'un gaz de combat par le produit de la concentration nocive, C, par le temps d'exposition, t, soit C.t . Haber a déterminé, en 1924, les valeurs de C.t pour les gaz suivants : phosgène 450, méthylchloroforme 500, acide cyanhydrique 1000, chloracétone 3000, bromure de xylol 6000 et chlore 7500.
Le produit C.t ne tient pas compte du seuil de concentration tolérée, c. Mais Haber a donné une expression simplifiée de la loi (C-c) t = cte publiée initialement par son élève Flury, qui correspond à une hyperbole équilatère asymptotique à une horizontale d'ordonnée c (seuil nocif),(C - c) = k/t avec la constante k= C.t.
Cette loi très générale s'applique à des agents nocifs très divers (chimiques, physiques, bactériologiques, etc.) quelle que soit la voie d'administration (digestive, respiratoire, intraveineuse, transcutanée, etc.). Elle éclaire notamment une vieille notion hippocratique : «Pour arrêter une épidémie il faut ouvrir les fenêtres». En effet les contagieux expirent un aérosol infectieux dont la concentration dans la salle atteint avec le temps le seuil nocif ( C), d'où propagation de l'épidémie : ici la concentration est égale au rapport du nombre de germes par le volume de la salle. Les hôpitaux avaient autrefois des plafonds très hauts, d'où le grand volume des salles, ce qui n’était pas favorable aux infections nosocomiales. Enfin, l'ouverture des fenêtres augmente considérablement le volume de dilution ce qui réduit donc très vite la concentration nocive et permet de passer assez rapidement au-dessous du seuil de contagion. Les constructions hospitalières modernes à plafond bas et à air conditionné favorisent les infections nosocomiales, ces dispositions architecturales sont en outre inutilement dispendieuses en énergie.
J. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie de 1918 (1921)
→ aérosol, dose, exposition, gaz de combat, nosocomiale (infection)
[G4]
Édit. 2015
Haber (syndrome de) l.m.
Haber's syndrome, familial rosea-like eruption
Affection familiale, de transmission autosomique dominante supposée, faite d'une éruption rosacéiforme du visage, voire de la nuque, associée à des papules folliculaires, des cicatrices et des lésions verrucoïdes considérées comme des carcinomes intra-épidermiques.
H. Haber, dermatologue britannique (1959)
[J1]
Édit. 2015