conduit biliaire l.m.
ductus choledochus, ductus biliaris (TA)
bile duct
Segment terminal de la voie biliaire principale qui fait suite au conduit hépatique commun à partir du confluent avec le conduit cystique.
De son origine dans le bord libre du petit omentum, en arrière de la partie supérieure du duodénum, il descend en arrière de ce segment du duodénum puis en arrière de la tête du pancréas ; il traverse obliquement la paroi médiale de la portion descendante du duodénum dans laquelle il s’ouvre, soit directement, soit par l’intermédiaire de l’ampoule hépato-pancréatique.
Syn. anc. cholédoque, canal cholédoque
[A1,L1]
Édit. 2020
conduit droit du lobe caudé du foie l.m.
ductus lobi caudati dexter hepatis (TA)
right duct of caudate lobe
Conduit biliaire du lobe caudé se jetant dans le conduit hépatique droit.
[A1]
Édit. 2015
conduit gauche du lobe caudé du foie l.m.
ductus lobi caudati sinister hepatis (TA)
left duct of caudate lobe
Conduit biliaire du lobe caudé se jetant dans le conduit hépatique gauche.
[A1]
Édit. 2015
continuation azygos de la veine cave inférieure l.f.
interrupted inferior vena cava
Malformation congénitale du retour veineux au cœur dans laquelle la veine cave inférieure au lieu de se jeter dans le pôle inférieur de l’atrium droit, monte se jeter dans la veine azygos et par l’intermédiaire de celle-ci dans la veine cave supérieure.
Liée à une agénésie segmentaire de la veine cave inférieure (VCI) dans sa portion sous-hépatique, elle réalise la persistance d’une disposition embryonnaire avec dilatation du système veineux azygos à l’étage sous diaphragmatique. Cette malformation morphologique n’aurait pas en elle-même de conséquence fonctionnelle (hémodynamique ou physiologique). Mais elle peut être responsable de thrombose veineuse profonde chez l'adulte jeune. Elle peut compliquer techniquement l’établissement d’une circulation extracorporelle (CEC).
Syn. interruption de la veine cave inférieure
[K1, K2, K3, K4, Q2]
Édit. 2020
cresson n.m.
water cress
Végétal aquatique qui, dans les cressonnières sauvages non surveillées, peut servir de support aux métacercaires de Fasciola hepatica et dont l’ingestion entraîne alors la fasciolose humaine distomatose hépatique).
→ Fasciola hepatica, distomatose hépato-biliaire
[D2]
cytochrome P450 l.m.
Famille de métallo-enzymes, comportant de très nombreux membres, qui sont responsables du métabolisme oxydatif de molécules très diverses d’origine endogène (hormones stéroïdes, acides gras, vitamines, …) ou exogène (médicaments, polluants, toxiques, agen
Les membres de la famille des cytochromes P450 sont désignés par l’abréviation CYP suivie d’un numéro d’ordre, par exemple CYP 1A2, CYP 2C9, CYP 3A4, etc…, où le premier chiffre représente la famille, la lettre la sous-famille et le dernier chiffre la nature de l’enzyme. Chaque type de CYP possède une fonction différente. Par exemple, CYP1A2 permet le métabolisme de la caféine, de la théophylline, de l’imipramine et du paracétamol. D’une manière générale, les CYP permettent la détoxification et l’élimination des xénobiotiques, évitant l’accumulation dans l’organisme de substances potentiellement toxiques. Ils sont principalement exprimés dans le foie.
Chez l’Homme, le CYP 3A4 est le principal cytochrome P450 hépatique, représentant entre 30 et 50 % du total. Il permet le métabolisme et l’élimination d’environ la moitié des médicaments.
Étym. nom de cytochrome P450 attribué la nature de pigment (P) de ces molécules intracellulaires capables d’absorber fortement la lumière à la longueur d’onde 450 nm.
Abrév. CYP
→ cytochrome P450, xénobiotique
[C1]
Édit. 2017
cytidine-diphosphate n.m.
cytidine diphosphate
Ester pyrophosphorique de la cytidine.
Il donne du cytidine triphosphate avec l'ATP et une nucléoside-diphosphate-kinase. Il peut être hydrolysé en cytidine-monophosphate par un enzyme hépatique.
Abrév. CDP
→ cytidine
[C1]
débit sanguin hépatique l.m.
hepatic blood flow
Le débit sanguin hépatique peut être apprécié par les épreuves au vert d’indocyanine ou à la brome-sulfone-phtaléine.
→ vert d'indocyanine (épreuve au), brome-sulfone-phtaléine (épreuve à la)
décompensation n.f.
decompensation
Altération progressive ou brutale de l’état de santé survenant au cours de l’évolution de diverses maladies jusque-là latentes ou bien tolérées après la disparition des processus de suppléance.
Ce sont les décompensations des insuffisances cardiaque, pulmonaire, hépatique et rénale.
En ophtalmologie, c’est la décompensation des processus sensoriels et moteurs de suppléance d’une perturbation de l’oculomotricité
ou de la vision binoculaire (décompensation d’une hétérophorie à l’origine d’une diplopie et d’une déviation oculaire).
La décompensation peut être de nature psychologique lorsqu’elle survient après un traumatisme physique ou affectif et revêtir différents aspects : dépression, agressivité, etc.
défaillance multiviscérale l.f.
multiple organ failure, MOF
Altération fonctionnelle intéressant tout l'organisme par atteinte des principaux organes (cœur, reins, poumons, intestin, pancréas, cerveau, système nerveux périphérique, etc.) à la suite d'une hypoxie tissulaire prolongée, par collapsus circulatoire aigu, en général.
Après un état de choc plus ou moins bien compensé, des lésions viscérales multiples se manifestent et se potentialisent (anurie, hémorragie digestive, ictère, infections, etc.). La principale cause du syndrome est une hypoxie tissulaire prolongée (les durées d'hypoxie successives se cumulent), c'est pourquoi il faut assurer une réanimation efficace dès les premiers secours, sinon les soins intensifs risquent de ne pas pouvoir faire face.
Plusieurs indices de gravité ont été établis pour suivre l'évolution du syndrome, ils sont en général établis en additionnant l'indice de gravité de l'atteinte de chacune des principales fonctions, p. ex. on prend le score de Glasgow pour le système nerveux. Le score LOD (logistic organ disfunction) de Le Gall et Lemeshow (1996) prend en compte les fonctions neurologique, cardiaque, pulmonaire, rénale, hépatique et sanguine (globules blancs ou plaquettes).
En traumatologie p. ex. la défaillance multiviscérale se manifeste vers la fin de la première semaine d'hospitalisation, elle est la principale cause de décès des blessés graves.
J. R. Le Gall, médecin réanimateur français membre de l’Académie de médecine et S. Lemeshow, médecin américain (1996)
Étym. lat. fallo : manquer à ce qu'on aurait dû faire, renforcé par l'augmentatif de
→ accident, ASA, choc, défaillance viscérale, échelle de Glasgow-Liège, SAMU, urgence
défaillance viscérale l.f.
organ failure
Altération fonctionnelle d'un organe le rendant inapte à maintenir la vie à assez court terme.
Il faut distinguer la défaillance d'une fonction, dont la forme terminale est la détresse vitale, de l'insuffisance de la fonction, qui peut être compensée par une autre fonction. Par ex. l'insuffisance respiratoire peut être compensée par un travail cardiaque accru et par une rétention des bicarbonates par les reins : l'organisme réalise ainsi un nouvel équilibre anormal mais compatible assez longtemps avec la vie.
Différents critères ont été proposés pour définir la limite de défaillance de chaque organe, le tableau ci-dessous donne celle de Fagon et al. (1993).
Défaillance d’une fonction viscérale : au moins un des critères donnés ci-dessous
| respiratoire | PaO2 < 60 mm Hg=80hPa ; ventilation artificielle. |
| cardio-vasculaire | (en l’absence d’hypovolémie) : pression artérielle systolique < 90 mm Hgavec signes d’hypoperfusion périphérique ; utilisation de médicaments inotropes ou vasopresseurs pour maintenir une PA systolique > 90 mm Hg. |
| rénale | (en l’absence d’insuffisance rénale chronique) créatininémie > 300 µmoles/L ;diurèse < 500 mL /24 h ;nécessité d’une épuration extra-rénale. |
| neurologique | score de Glasgow≤6 (en l’absence de sédation) ; apparition brutale d’un syndrome confusionnel |
| hépatique | Bilirubine>100 µmol/L ; phosphatase alcalines> x3 |
| hématologique | hématocrite≤20% ; leucocytes < 2 000/mm3 ; plaquettes< 40 000/mm3 |
J-Y. Fagon, médecin réanimateur français (1993)
Étym. lat. fallo : manquer à ce qu'on aurait dû faire, renforcé par l'augmentatif de
déficit en cytochrome c oxydase l.m.
cytochrome c oxydase deficiency
Affection génétique concernant différents organes incluant les muscles squelettiques, le cœur, le cerveau et le foie.
Les premières manifestations débutent habituellement chez les jeunes enfants mais peuvent apparaître aussi à l’âge adulte. La sévèrité des symptômes varient d’un individu à l’autre même au sein d’une même fratrie. La fréquence est de l’ordre d’un cas pour 35 000 naissances. La fatigue musculaire avec hypotonie marque le début de l’affection et reste la seule manifestation clinique dans des formes légères. Des signes de gravité se marquent par des myopathies importantes et un dysfonctionnement sévère du cerveau (encéphalomyopathie). Chez un quart des sujets l’affection s’accompagne d’une atteinte cardiaque sous forme d’une cardiomyopathie hypertrophique responsable de signes d’insuffisance cardiaque. Une hépatomégalie avec insuffisance hépatique se rencontre plus rarement. De nombreux patients présentent une acidose lactique, reponsables de nausées et d’arythmie cardiaque. La déficience en cytochrome c oxydase est une des causes du syndrome de Leigh. Des mutations d’au moins 14 gènes sont responsables de ce déficit enzymatique ; la plupart de ceux-ci sont nucléaires (DNA nucléaire) ; cependant certains appartiennent aux mitochondries (mtDNA)
→ Leigh (encéphalite nécrosante subaigüe de), SURF1 gene
dégénérescence graisseuse aigüe du foie gravidique l.f.
acute fatty liver of pregnancy
Ictère maternel grave caractérisé par une infiltration graisseuse centrolobulaire des hépatocytes.
Elle survient au troisième trimestre de la grossesse. D'évolution rapide, elle associe un ictère, une insuffisance hépatique majeure avec hypoglycémie, une coagulation intravasculaire disséminée, une insuffisance rénale et une encéphalopathie. L'échographie montre une hépatomégalie avec des opacités en « carte de géographie ». En l'absence d'une interruption rapide de la grossesse, elle s'accompagne d'une mortalité maternelle et fœtale élevée.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
Syn. stéatose hépatique aigüe gravidique, maladie de Sheehan de la grossesse
delavirdine n.f.
delavirdine
Antirétroviral, inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse, prescrit, par voie orale, au cours du traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine.
Sa prescription doit tenir compte de nombreuses interactions médicamenteuses au niveau hépatique.
delta (agent) l.m.
delta agent
Virus défectif à tropisme hépatique, partiellement dépendant du virus de l'hépatite B pour sa multiplication et son infectiosité.
Il est constitué d'un ARN viral enroulé dans une capside d'antigène delta de la viridine qui est entourée d'une enveloppe d'antigène HBs du virus de l'hépatite B (HBV). Il est actuellement classé dans le genre Deltavirus, parmi les virusoïdes.
L'infection virale delta se rencontre principalement dans le bassin méditerranéen, en Asie et en Amérique Centrale, dans les populations européennes et nord-américaines toxicomanes ou homosexuelles. Sa transmission est parentérale, sexuelle ou materno-fœtale.
L'antigène delta n'est détecté dans le sérum que dans les 4 premières semaines suivant l'infection par l'agent delta. Des anticorps antidelta de type IgM et IgG sont ultérieurement détectables. La détection des anticorps de type IgM signe habituellement la persistance de l'infection, qui sera confirmée par la détection de l'ARN de l'agent delta dans le sérum et de l'antigène delta dans le foie. Les infections B-delta seraient plus sévères que les seules infections B.
Syn. virus de l'hépatite D
→ hépatite delta, hépatite B, virus de l'hépatite D, virusoïde
déshydro-épiandrostérone (sulfate de) l.m.
dehydro-epiandrosterone sulphate
Androgène corticosurrénalien dont le rôle est particulier chez le fœtus : après l'action d'une sulfatase hépatique il est aromatisé en œstriol dans le placenta et relâché dans la circulation maternelle.
Le taux d'œstriol libre dans le sang maternel reflète donc le degré de bien être de « l'unité fœtomaternelle », surrénale fœtale et placenta. Le test de fonction placentaire de Lauritzen consistait à injecter à la mère du sulfate de déshydro-épiandrostérone et étudier la cinétique de son aromatisation en œstriol.
Sigle DHEAS
désordre congénital de la glycosylation type 1 l.m.
congenital disorder of glycosylation (CDG1b)
Maladie héréditaire autosomique récessive altérant la synthèse des glycoprotéines, apparaissant dans les 3 premiers mois de la vie et se manifestant par une hépatomégalie accompagnée de symptômes digestifs qui peut évoluer vers une cirrhose et une insuffisance hépatique souvent mortelle.
La maladie est due à un déficit en phosphomannose isomérase empêchant la transformation de fructose en mannose, ce qui provoque un déficit en mannose. Ce déficit est dû à une mutation du gène PMI localisé dans le chromosome 15. La simple supplémentation en mannose par voie orale guérit tous les symptômes.
→ cirrhose, phosphomannose isomérase, fructose, mannose, PMI gene
deuil pathologique l.m.
pathological bereavement, mourning
Travail de deuil caractérisé soit par sa durée, (avec impossibilité d'accéder en moins de quatre mois à la phase d'adaptation), soit par sa symptomatologie : état délirant, mélancolie de deuil, manie de deuil, etc.
Des travaux ont montré que les sujets endeuillés étaient immunodéprimés et ainsi plus vulnérables à certaines affections somatiques. Chez les personnes âgées soumises à un veuvage, la mortalité est augmentée durant les six mois suivant cette perte, souvent par maladie cardiovasculaire, accident, cancer, suicide et cirrhose hépatique.
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 2,5 à 3,5 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (2,5 to 3,5 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons IX et X de Streeter et aux stades carnegie 9 et 10; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 2,5 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : creusement de la gouttière neurale et sa fermeture sauf à ses extrémités ; présence des somites 1 à 16 ; corps cylindrique se fermant autour du sac vitellin ; apparition des deux premiers arcs branchiaux ;
- cavité buccale : saillie de l’arc mandibulaire ; invagination bien marquée du stomodeum ; rupture de la membrane orale ;
- pharynx et ses annexes : pharynx large et étalé ; formation des poches pharyngées ; ébauche de la thyroïde ;
- tube digestif et ses glandes : l’intestin antérieur et postérieur est présent ; la vésicule vitelline est largement en continuité avec l’intestin moyen ; présence du bourgeonnement hépatique ; cloaque et membrane cloacale en place ;
- système respiratoire : première apparition du système respiratoire à partir d’un bourgeon du plancher du pharynx ;
- cavité cœlomique et les mésos : le cœlome embryonnaire, canal en forme de U, ébauche d’une grande cavité péricardiale ; ébauche du septum transversum ; formation des mésentères ; atrophie du mésocarde ;
- système urogénital : tous les tubules pronéphrotiques sont formés ; le conduit pronéphrotique croît en direction caudale sous forme d’un tube aveugle ; cloaque et membrane cloacale présents ;
- système vasculaire : présence des cellules et vaisseaux sanguins primitifs ; les vaisseaux sanguins embryonnaires forment un système pair symétrique ; fusion des deux tubes cardiaques qui se coudent en S ; début des battements cardiaques ;
- système squelettique : apparition des segments mésodermiques 1 à 16 ; dans les somites anciens apparition des sclérotomes ; formation de la notochorde par invagination d’une baguette cellulaire dans le nœud primitif en direction crâniale ;
- système musculaire : apparition des segments mésodermiques 1 à 16 ; dans les somites anciens apparition des myotomes ;
- système nerveux : saillie de la gouttière neurale rapidement fermée ; crête neurale en forme de ruban continu ;
- organes des sens : présence des placodes vésiculaires optiques et auditives ; apparition du ganglion acoustique
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
diméthyl-IDA n.m.
acid diméthyl-iminodiacétique
Analogue fonctionnel de la bilirubine, dérivée de l'acide iminodiacétique (IDA), marquée au technétium puis injectée par voie intraveineuse et utilisée en scintigraphie biliaire.
Cette molécule est captée par les hépatocytes puis éliminée dans la bile. L'étude du traceur porte sur la courbe de captation hépatique (témoin de la fonction hépatocellulaire) et sur la courbe d'élimination biliaire (témoin de la cinétique biliaire). Elle est une méthode d'imagerie plus souvent utilisée en Amérique du Nord qu'en Europe. Sa principale indication est le diagnostic de cholécystite aigüe. Elle est également employée pour apprécier la cinétique biliaire sous cholécystokinine et pour détecter les fuites biliaires.
Disse (espace de) l.m.
Disse’s space
Espace extracellulaire, le plus souvent virtuel, compris entre l'endothélium du sinusoïde hépatique et les hépatocytes.
C'est un lieu d'échanges qui à l'état physiologique, n'abrite que quelques fibres collagènes à l'exclusion de toute membrane basale Il contient un fin réseau réticulinique fait de collagène de type III. Il devient anormalement visible en cas d'œdème, au cours de l'insuffisance cardiaque responsable du foie cardiaque ou foie de stase. Sa collagénisation, fréquente au cours des maladies chroniques du foie liées à l'alcool, au diabète et à certains médicaments ou toxiques (vitamine A, chlorure de vinyle), est cause d'hypertension portale.
J. Disse, anatomiste allemand (1852-1912)
division latérale droite du foie l.f.
divisio lateralis dextra hepatis (TA)
hepatic right lateral division
Partie du foie située latéralement par rapport à la fissure porte droite.
Sa limite correspond à l’axe de la veine hépatique droite. Elle correspond aux segments 6 et 7 du foie.
C. Couinaud, chirurgien et anatomiste français (1957)
Syn. secteur latéral droit de Couinaud
division latérale gauche du foie l.f.
divisio lateralis sinistra hepatis (TA)
hepatic left medial division
Partie du foie située latéralement par rapport à la fissure ombilicale.
Elle correspond aux segments 2 et 3 du foie. Sa limite correspond à l’axe de la veine hépatique gauche.
C. Couinaud, chirurgien et anatomiste français (1957)
Syn. secteur latéral latéral gauche de Couinaud
don d'organes l.m.
organs gift, organs donation
Geste par lequel une personne saine autorise que soit prélevé sur son corps un organe ou un tissu pour suppléer l’insuffisance ou l’absence de ce tissu ou organe d’une autre personne.
Le prélèvement sur un donneur vivant (rein, lobe hépatique, moelle osseuse ou cellules souches hématopoïétiques) ne peut être fait que s'il ne porte pas tort au donneur. Aussi est-il le plus souvent pris sur un patient en état de mort cérébrale, maintenu artificiellement en vie.
En France, le don d'organe par prélèvement sur une personne vivante est régi par la Loi (articles L 11231-1 et suivants du Code de la santé). Le prélèvement sur une personne vivante ne peut être fait que dans un but thérapeutique direct au bénéfice d’un receveur et entre membres d'une même famille (père, mère, fils ou fille, frère ou sœur et en cas d'urgence seulement, conjoint) «Le donneur, préalablement informé, doit exprimer son consentement devant le président du Tribunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui. En cas d'urgence ce consentement est recueilli par tous moyens, par le procureur de la République. Ce consentement est révocable sans forme et à tout moment.».
«Aucun prélèvement d'organe ne peut avoir lieu sur une personne vivante mineure ou une personne vivante majeure, faisant l'objet d'une mesure de protection légale».
Le prélèvement sur une personne décédée est aussi régi par la Loi (articles L.617.7 et suivants du Code de la Santé). Il ne peut être effectué qu'à des fins thérapeutiques ou scientifiques. Il n'est autorisé que si le défunt n'a pas fait connaître son refus. Pour un mineur ou un majeur ayant fait l'objet d'une mesure de protection légale, le prélèvement ne peut avoir lieu qu'à condition que chacun des titulaires de l'autorité parentale ou le représentant légal y aient consenti par écrit. Enfin, «les médecins qui établissent le constat de la mort, d'une part, et ceux qui effectuent le prélèvement ou la transplantation d'autre part, doivent faire partie d'unités fonctionnelles ou de services distincts».
L'Établissement français des greffes doit être avisé au préalable de tout projet de greffe.
→ greffes (Établissement français des), prélèvement d'organe
DRESS (syndrome) sigle angl. pour Drug Rash (or Reaction) with Eosinophilia and Systemic Symptoms
Syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse potentiellement grave, traduit cliniquement par de la fièvre, une érythrodermie parfois desquamative avec œdème facial, éventuellement des adénopathies diffuses, et biologiquement par une hyperéosinophilie avec présence de lymphocytes circulants atypiques et signes de cytolyse hépatique, et dont la survenue deux à six semaines après la prise d’un médicament tel que carbamazépine, sulfasalazine, ibuprofène pourrait être favorisée par une infection virale.
L’arrêt immédiat du médicament incriminé est impératif pour amener une régression du syndrome et éviter d’éventuelles complications parfois mortelles ; une corticothérapie est recommandée par certains.