Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cancer du testicule l.m.

Les cancers du testicule sont essentiellement des tumeurs germinales (95% des cas) parmi lesquelles on distingue deux grandes catégories : les tumeurs séminomateuses (dites séminomes) qui apparaissent aux dépens de l’épithélium germinal des tubes séminifè

Les tumeurs non germinales : sont rares (moins de 5 %) : il peut s’agir de tumeurs du stroma et des cordons sexuels (tumeur à cellules de Leydig et tumeur à cellules de Sertoli), les tumeurs para-testiculaires (épididyme, déférent, albuginée) et les tumeurs secondaires (lymphome malin, leucémie, métastase).
L’incidence des cancers du testicule augmente, en France. Inférieure à 1500 en 1990, elle est actuellement de 2300 (projection InVS 2011). La mortalité qui lui est liée, en revanche diminue passant de près de 200 en 1990 à 86 en 2011 (données InVS). Quelle qu’en soit la forme histologique, les tumeurs germinales touchent des hommes plutôt jeunes (séminomes 25 à 55 ans, tumeurs non séminomateuses 35 ans). La cryptorchidie est un facteur de risque.
Le signe révélateur le plus fréquent est la découverte d’un gros testicule. Avant tout traitement, le dosage des marqueurs tumoraux :α-fœtoprotéine, β HCG et LDH est indispensable de même qu’un bilan d’extension à la recherche de métastases principalement ganglionnaires essentiellement lombo-aortiques et pulmonaires. La classification de Peckham distingue 4 stades.
L’orchidectomie, indispensable au diagnostic, est le premier temps thérapeutique. Le traitement dépend de la forme histologique et de l’extension. Il peut s’agir d’un curage lombo-aortique, d’une radiothérapie à laquelle les séminomes sont particulièrement sensibles et/ou d’une chimiothérapie très efficace dans toutes ces formes de tumeurs qu’elle guérit souvent même lorsqu’elles sont métastasées.

M. J. Peckham,  oncologue et urologue britannique (1985)

Syn. carcinome testiculaire

carcinome embryonnaire, choriocarcinome, dysembryome, séminome, Peckham (classification de), tumeurs germinales du testicule, tératome du testicule, cryptorchidie, α foetoprotéine, β HCG, LDH, Peckham (classification de)

[F2,M2,M3]

cancers de la tête et du cou l.m.p.

head and neck cancers

Dans environ 90% des cas, cancers épidermoïdes dont le facteur de risque principal est l’alcoolo-tabagisme.
Ils représentent environ 17% des cancers survenant en France, essentiellement chez l’homme de 55 à 60 ans. Du fait de la diminution de l’alcoolisme et du tabagisme leur fréquence se réduit. Leur traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Les indications reposent sur la localisation et l’importance de l’extension codifiée par le système TNM.
Trois localisations sont particulières : les adénocarcinomes de l’ethmoïde, les formes indifférenciées des cancers du nasopharynx et les tumeurs malignes des glandes salivaires.
Les autres formes histologiques sont rares : lymphomes malins, mélanomes, sarcomes.

Syn. carcinomes de la tête et du cou

cancer du cavum, cancer de l'ethmoïde, cancer des lèvres de la bouche, cancer du larynx, cancer du nasopharynx, cancer de l'hypopharyns, cancer des glandes salivaires

[F2]

Caplan (syndrome de) l.m.

Caplan’s syndrome

Association d’une silicose et d’une polyarthrite rhumatoïde.
Principalement décrite chez les mineurs de charbon, elle se traduit par le développement d’opacités pulmonaires nodulaires pouvant atteindre une grande taille, bien limitées et associées à des images de silicose. Elle s’accompagne d’une teneur élevée en anticorps circulants : facteur rhumatoïde, hypergammaglobulinémie polyclonale.
Le syndrome de Caplan, ou Caplan-Colinet, est une maladie professionnelle indemnisable.

A. Caplan, médecin britannique (1953) ; E. Colinet, médecin rhumatologue belge (1950, 1953)

Syn. pneumoconiose rhumatoïde, syndrome de Caplan-Colinet

silicose

[K1,I1]

CAR sigle anglais. pour constitutive androstan receptor

Facteur de transcription exprimé principalement dans les cellules hépatiques et intestinales.
Le CAR active un large spectre de gènes impliqués dans le métabolisme et l’excrétion des xénobiotiques. Il stimule également la synthèse des protéines impliquées dans la glucuronoconjugaison et l’excrétion de la bilirubine. Il est activé par une élévation de la concentration de bilirubine.

xénobiotiques, bilirubine

carbonylation n.f

Fixation de dérivés carbonylés (« reactive carbonyl species »), c'est-à-dire possédant une fonction cétone (C=O), tels les dialdéhydes et les composés carbonyl insaturés alpha-bêta, sur les protéines aboutissant à la formation de produits terminaux

Les composés carbonyl réactifs se fixent directement sur les résidus lysine, cystéine et histidine via la formation d’une base de Schiff (produit d'une réaction d’amine primaire avec une cétone ou un aldéhyde). Ils interagissent avec les protéines, les lipides et les acides nucléiques. Les dérivés carbonylés appartiennent à la catégorie des dérivés obtenus par modifications post-traductionnelles non enzymatiques comme les composés glyqués. Ils modifient la structure et l’antigénicité des protéines et altèrent leurs fonctions. Ils contribuent au vieillissement moléculaire des protéines qui est un facteur du vieillissement cellulaire.

glyqué

carnitine n.f.

carnitine

Bétaïne-triméthylique de l’acide β-hydroxy-γ-aminobutyrique.
La carnitine est présente dans toutes les cellules où elle joue un rôle dans le métabolisme des acides gras : la combinaison acylcarnitine en équilibre avec l’acylcoenzyme A permet le passage du cytoplasme à l’intérieur des mitochondries et alors son oxydation génératrice d’ATP. Sa concentration dans le muscle est donc particulièrement importante (16 mmol/mg de protéine). Elle est un facteur de croissance pour certains insectes (tels Tenebrio molitor, le ver de la farine, et les termites), d’où le nom de vitamine Bg qui lui a été donné.

Étym. lat. caro, carnis : chair (originellement morceau de chair)

bétaïne butyrique (acide)

[C3]

carotidodynie n.f.

carotodynia, carotidodynia

Douleur élective sur le trajet des artères carotides.
Elle est observée à la phase préocclusive de la maladie de Takayasu.
Elle apparaît aussi, avec une nette prédominance féminine, chez des patients aux antécédents migraineux. Survenant avec ou sans facteur déclenchant, parfois dans un contexte viral, elle dure en moyenne pendant une semaine et récidive après un intervalle libre de quelques semaines ou mois. Il existe parfois une rougeur locale. La carotide peut être augmentée de volume, douloureuse à la palpation ou à la rotation de la tête. Le traitement est à base d’antimigraineux.

M. Takayasu, ophtalmologiste japonais (1908)

Étym. gr. odunê : douleur

Takayasu (maladie de), migraine

[K2,N1]

cathétérisme infecté l.m.

CVC-associated bloodstream infection (BSI), Intravascular-device BSI, catheter-related BSI

L’infection sur cathéter veineux central (CVC) peut être d’origine externe ou endogène. 
L’origine externe est due au personnel de soins qui peuvent apporter des bactéries des mains ou du rhinopharynx, ou à une antisepsie insuffisante de la plaie d’insertion.
L’origine endogène est fonction du site de l’intervention, indépendante des mesures d’asepsie effectuées par le personnel.
Les signes de l’infection sur cathéter sont essentiellement : une fièvre supérieure à 38°C, l’inflammation du site d’insertion, la présence de micro-organismes dans le cathéter et d’autres sites : sang périphérique, plaie d’insertion.
L’infection est favorisée par: l’âge : âges extrêmes, prématuré et vieillard. (3,9 pour 1000 j et 0,9 pour 1000j chez l’adulte), l’immuno-déficience (4,7 pour 1000 j en cas de sida), la nutrition parentérale, la nature du biomatériau (le PVC est thrombogène, le polyuréthane et le silicone fixent moins les bactéries ; les cathéters plus hydrophobes fixent mieux les bactéries hydrophobes (flore cutanée, Staphylocoques à coagulase négative, Corynébactéries…) et les plus hydrophiles favorisent l’adhésion des bacilles à coloration de Gram négative, le staphylocoque doré, les entérocoques, le plus souvent d’origine endogène. La capacité du cathéter à fixer les protéines plasmatiques est aussi un facteur de risque, et à un moindre degré, leur pouvoir pro-inflammatoire.
La prévention des infections des cathéters veineux centraux est difficile en raison de leur caractère multifactoriel. La formation du personnel est indispensable, les mesures d’asepsie sont nécessaires mais pas suffisantes (infections endogènes). Les propositions préventives ne sont que palliatives : un manchon évitant le contact avec le tissu sous-cutané est peu efficace, la tunnellisation évite le contact avec le tissu sous-cutané, les anticoagulants peuvent prévenir la thrombose et l’occlusion du CVC (l’héparine et les héparines de bas poids moléculaire ne semblent apporter aucun bénéfice et pourraient même augmenter la formation de biofilm de Staphylococcus aureus) ; par contre, le citrate de sodium à concentration supérieure à 0,5% inhibe la formation de biofilms de Staphylococcus. aureus et Staphylococcus epidermidis, de même que l’EDTA sodique. Une concentration inférieure à 0,5 % favorise la formation de biofilm de S. aureus. L’usage de CVC revêtus d’antiseptiques (chlorhexidine et argent) ou d’antibiotiques (minocycline-rifampicine) présente un intérêt certain pour les uns, médiocre pour les autres.
En cas d’infection, l’ablation du cathéter est indispensable. Il faudra attendre la guérison pour réintroduire un CVC.
Il convient d’interdire de déboucher un cathéter obstrué par un thrombus avec un fibrinolytique ou par surpression, d’utiliser un guide passé dans la lumière du cathéter contaminé pour en installer un autre.

cathéter

[B3,K4,D1]

CDGF sigle angl. pour

Cartilage Derived Growth Factor

Facteur de croissance sécrété par le tissu cartilagineux.

facteur de croissance dérivé du cartilage

[C3]

Édit. 2018

CEBPA gene sigle angl. pour CCAAT/enhancer-binding protein alpha

Gène situé sur le locus 19q13.1, encodant pour une protéine qui peut moduler l’expression des gènes impliqués dans la régulation du cycle cellulaire aussi bien que dans l’homéostasie du poids corporel.
La mutation biallélique de ce gène est reconnue comme un facteur de bon pronostic dans les leucémies aigües myéloïdes de l’adulte et de l’enfant.

leucémie aigüe myéloblastique  (paysage génomique)

[Q1,F1]

cellule bordante de l'estomac l.f.

parietal cell, oxyntic cell

Une des deux variétés de cellules caractérisant les glandes fundiques de l'estomac, de siège externe par rapport aux autres cellules de la glande (cellules principales).
Elles font saillies dans le chorion, repoussant la lame basale, plus nombreuses dans la partie supérieure, devenant plus rares vers le fond de la glande. Ces cellules ont dans leur cytoplasme un fin réseau de canaux en encorbellement autour du noyau ; ce réseau s'ouvre dans le canal glandulaire au sommet de la cellule. Elles sécrètent l'acide chlorhydrique, de l'eau et des électrolytes ainsi que le facteur intrinsèque nécessaire à l'absorption intestinale de la vitamine B12.

Syn. cellule pariétale, cellule acidosécrétrice

[A2,L1]

cellule dendritique cutanée l.f.

dendritic cell

Cellule caractérisée par l'existence de prolongements cytoplasmiques ramifiés.
Il en existe quatre types au sein de l'épiderme : les mélanocytes, les cellules de Langerhans, les cellules indéterminées, en position basale et suprabasale, et les cellules de Merkel. Les cellules dendritiques intradermiques ont toutes en commun l'expression de l'antigène du facteur XIII.

Étym. gr. dendros : arbre, rameau

Syn. dendrocyte cutané

mélanocytes, cellules de Merkel, Lanhherhans (cellules de )

[A2,J1]

cheveu peladique l.m.

exclamation-mark hair

Cheveu long de quelques millimètres seulement, resserré à sa base et renflé à son extrémité libre, à la façon d'un point d'exclamation.
La présence de nombreux cheveux peladiques à la périphérie des plaques de pelade est un facteur de mauvais pronostic observable pendant les phases d'aggravation de la pelade.

Syn. cheveu en point d'exclamation, cheveu en épis (inusité), cheveu en massue (inusité)

[J1]

chimiocinétique adj.

chemokinetic

Qui est en rapport avec la chimiocinèse.
P. ex., un facteur chimiocinétique est une molécule qui modifie la vitesse de déplacement d'un organisme vivant tel qu'un polynucléaire neutrophile.

[C2 ]

chimiotactique adj.

chemotactic

En rapport avec le chimiotactisme.
Un facteur chimiotactique est une molécule capable d'induire du chimiotactisme.

[C3 ]

choc septique l.m.

septic shock

Syndrome caractérisé par une hyperthermie, une tachycardie, une leucopénie inférieure à 4000/mL ou une leucocytose supérieure à 12 000/mL et une baisse de la pression artérielle systolique au-dessous de 90 mm de mercure non corrigée par une perfusion de soluté.
Ce choc peut évoluer vers une défaillance multiviscérale avec augmentation de l’acide lactique dans le sérum, insuffisance rénale aiguë, insuffisance cardiaque à débit élevé avec augmentation du résidu post-systolique parfois insuffisance surrénalienne. Dans le modèle le mieux étudié, ce syndrome est déclenché par l’action des endotoxines des bactéries gram négatif. Des syndromes analogues peuvent être observés lors des infections à bactéries gram-positif (par ex. par les peptidoglycanes des staphylocoques dorés). Des syndromes de même mécanisme peuvent être provoqués par des infections fongiques, virales ou parasitaires ou bien en l’absence d’infection dans le cadre du choc traumatique ou des syndromes de choc consécutif aux brulures ou aux pancréatites aiguës hémorragiques. Le syndrome de défaillance respiratoire aiguë (ARDS : acute respiratory distress syndrome) met en jeu les mêmes mécanismes mais il est caractérisé par une symptomatologie à prédominance pulmonaire avec passage de plasma dans les alvéoles. L’ensemble de ces syndromes est désigné actuellement sous le nom de syndromes inflammatoires aigus systémiques (systemic acute inflammatory syndroms).
Les mécanismes sont multiples. Ils font intervenir plus particulièrement la libération massive de cytokines de l’inflammation TNFα et IL-1, puis de chimiokines provoquant l’adhérence des leucocytes et des plaquettes à l’endothélium, l’activation des cellules endothéliales avec expression de facteur tissulaire et coagulation locale. Les autres systèmes mis en jeu sont le système des kinines et l’activation du complément. Les traitements symptomatiques comprennent l’administration de corticostéroïdes à fortes doses, d’agonistes ß adrénergiques et de dopamine. Les anticorps anti-TNF et les récepteurs solubles de TNF sont en cours d’évaluation. Les anticorps monoclonaux dirigés contre les lipopolysaccharides ont donné des résultats décevants, de même que l’antagoniste du récepteur de l’IL-1, IL-1RA. La mortalité des syndromes inflammatoires aigus systémiques demeure particulièrement élevée.

syndrome inflammatoire aigu systémique

[D1,G1]

choline n.f.

choline

Ammonium quaternaire à fonction alcool, la choline fait partie de la structure des lécithines des membranes cellulaires.
L'oxydation de sa fonction alcool en acide carboxylique la transforme en bétaïne. Son acétylation par l'acétylcoenzyme A dans le système nerveux conduit à l'acétylcholine, neurotransmetteur majeur. La choline est un donneur de méthyle. Le chlorure de choline a été proposé en thérapeutique comme facteur lipotrope, agent protecteur hépatique, associé à l'inositol et à la méthionine.

Étym. gr. grec cholê : bile

[C1,C3]

chômage et psychiatrie l.

unemployment and psychiatry

Facteur pathogène à l'origine de crainte plus ou moins latente chez de nombreux travailleurs du secteur privé et d'insécurité avec souvent dévalorisation de soi chez les chômeurs, notamment par perte de statut et d'identité sociale, associée à la précarité, voire au dénuement.
Chez ces derniers, sont fréquemment rencontrées des personnes ayant perdu l'impression de maitrise de l'environnement, démoralisées, tendues, amères, voire révoltées d'être assistées. La labilité de ces réactions est rythmée par les hauts et les bas de l'espoir. Le retentissement familial est fréquent.
Encore que découragement, voire désespoir soient loin d'être toujours pathologiques, les RMIstes souffrent de troubles dépressifs sévères davantage que la population générale. Apparaissent de même, principalement, des décompensations névrotiques, des troubles somatoformes et l'usage de substances licites ou illicites. Par contre, le taux des psychoses serait identique.
Il semble que l'accès de cette population aux soins psychiatriques ne soit pas satisfaisant. Une susceptibilité psychique peut intervenir, mais inconstamment. A contrario, la réussite n'est pas le corollaire obligé d'une bonne santé mentale.
Le volet social de la psychiatrie prend ici toute sa portée.

[E2,H3]

chrome n.m.

chrome

Elément de transition de masse atomique 52,0 et de numéro atomique 24, à nombre d’électrons variable sur la couche périphérique, symbole Cr.
Il ne reçoit d’applications thérapeutiques que comme oligoélément sous forme de sels chromiques. Il paraît impliqué dans l’action de l’insuline, comme facteur de tolérance au glucose.
Recevant diverses applications industrielles (en particulier dans la fabrication des aciers inoxydables), cet élément est source d’intoxications surtout par voie digestive et, de façon chronique, par voie respiratoire ou transcutanée, entraînant alors des réactions d’allergie (gale des cimentiers). Les sels de Cr6+ sont cancérigènes.

Étym. gr. chrôma : couleur

allergie au chrome

[C1]

chromotripsis n.f

chromotripsis

Réarrangement massif d’une portion de chromosome observé dans divers cancers.
La chromotripsis constitue un événement cataclysmique de pulvérisation, puis de reconstitution aberrante et aléatoire d’un chromosome ou d’une portion de celui-ci donnant naissance à des réarrangements divers (délétions, inversions, amplifications et translocations). Cet événement survient lorsque le chromosome est compacté lors de la mitose, ce qui expliquerait cette concentration de cassures double brins si bien circonscrite. Le phénomène de la chromotripsis est l’équivalent en cancérogenèse de ce qu’est l’équilibre ponctué dans l’évolution, c'est-à-dire des phases de changements rapides accompagnant la formation de nouvelles espèces. La chromotripsis est considérée comme un facteur de mauvais pronostic dans les tumeurs cancéreuses parce qu’elle altère l’expression de gènes impliqués dans le processus tumoral, accélérant ainsi l’évolution maligne.

Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps ; thripsis : briser en éclats

c-Mpl . abr.

Proto-oncogène, homologue cellulaire de l'oncogène v-Mpl traduit dans le génome du virus Mpl-V, responsable de l'acutisation leucémogène d'un syndrome myéloprolifératif de la souris.
Le clonage du c-Mpl proto-oncogène a montré que le gène de structure était localisé en 1p34.
Les études de biologie moléculaire ont montré qu'il était synthétisé uniquement dans les cellules hématopoïétiques destinées à la lignée mégacaryocytaire, et à un degré moindre dans les plaquettes et les cellules endothéliales. L'inhibition de sa synthèse entraînant une inhibition de la mégacaryocytopoïèse, on a envisagé qu'il pouvait être le récepteur d'un facteur de croissance nécessaire à cette lignée. Le clonage, puis la synthèse de son ligand ont permis d'identifier la thrombopoïétine.

[Q1,F1]

coagulopathie n.f.

coagulopathy

Etat pathologique lié à une anomalie des facteurs qui permettent la coagulation ou son contrôle.
1) Un déficit en facteur de la coagulation peut se traduire par des hémorragies (Ex. l'hémophilie) ; un déficit en facteurs qui contrôlent la coagulation peut se traduire par une coagulation anormale du sang dans les vaisseaux, c'est-à-dire une thrombose (exemple, phlébite au cours d'un déficit en antithrombine).
2) Certaines coagulopathies sont des génopathies.

[F4]

cochimiotoxine n.f.

cochemotaxin

Molécule qui n'a pas elle-même de propriété chimiotactique, mais potentialise l'activité d'un facteur chimiotactique tel que la fraction C5a du complément.

[C1]

communication n.f.

communication

Émission et transmission d'un message par une personne ou un groupe et sa réception par autrui avec des erreurs possibles, liées surtout au codage de la langue parlée ou écrite, du langage mimogestuel, par l'émetteur, puis au décodage par le récepteur. Processus fragile d'action et de rétroaction, qui permet interaction et synchronisation entre les communiquants.
Pour certains la communication est la matrice sociale de la psychiatrie, la clinique psychiatrique est une pathologie de la communication et dès lors, les psychothérapies deviennent des thérapies de la communication par la communication. La pathologie communicationnelle apparaît très liée à des asynchronies ou des dyssynchronies.
Ainsi, malgré une dérive causaliste ultérieure vers une étiologie spécifique unique, purement sociale, la communication paradoxale avec double lien a été considérée comme un facteur fondamental d'un état schizophrénique.
Des approfondissements et des remaniements de ces concepts ne peuvent qu'intervenir.

métacommunication

[E]

compliance rectale l.f.

rectal compliance

Paramètre mesurant la résistance à l'expansion du rectum.
Elle correspond au quotient de l'accroissement de volume en mL par l'accroissement de pression en centimètre d'eau. La compliance rectale maximale est le rapport du volume rectal maximum tolérable à la pression rectale maximale correspondante. Ce rapport varie normalement de 30 à 60 mL/kgP. Les propriétés élastiques du rectum permettent de maintenir une pression basse lors du remplissage. Cette propriété d'adaptation dépend de l'intégrité du système nerveux intrinsèque et du muscle rectal. Une diminution de la compliance rectale est un facteur pouvant aboutir à l'incontinence.

[C2,L1]

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