migraine n.f.
migrain
Céphalée idiopathique survenant par accès récurrents pendant quelques années ou dizaines d'années chez environ 12% de la population française et dont les deux tiers sont de sexe féminin.
L'affection débute chez l'adolescent ou l'adulte jeune, parfois chez l'enfant. Les accès sont périodiques mais plus ou moins irréguliers, favorisés par des facteurs individuels comme les évènements existentiels, les facteurs hormonaux. En fait, l'environnement alimentaire, climatique et social est important.
Sa physiopathologie reste mal connue, mais elle implique des phénomènes vasculaires, neuronaux et biochimiques, notamment sérotoninergiques.
Le diagnostic est uniquement clinique. Il repose sur les critères de l'IHS ("International headache society"), à savoir : accès de céphalées qui durent 4 à 72 heures (plus de quatre crises dans les antécédents), au moins deux critères sur quatre, parmi : hémicrânie, pulsatilité, gêne dans les activités courantes, augmentation par les efforts physiques, enfin au moins un des deux suivants : nausées ou vomissements, photo ou phonophobie.
On distinguera la migraine sans aura, parfois précédée de prodromes (asthénie, troubles de l'humeur, bâillements, somnolence) et la migraine avec aura. Une aura est un symptôme neurologique topographique, s'installant de façon progressivement croissante en cinq à 20 minutes et durant moins de 60 minutes. Elle peut être visuelle (ancienne migraine dite ophtalmique), avec scotomes scintillants ou hémi-anopsiques et phosphènes, et aussi sensitive, motrice ou aphasique. La phase céphalalgique consécutive peut manquer.
Sont décrites encore des migraines atypiques : migraine hémiplégique familiale (liée à une anomalie sur le chromosome 19), basilaire, ophtalmoplégique, rétinienne.
Les traitements sont nombreux, s'adressant tant aux accès aigus qu'à la maladie migraineuse.
Étym. gr. hèmi : demi : kranion : crâne
→ antimigraineux (traitement), migraine et psychisme, triptans, aura