tremblement de terre (médecine de catastrophe au cours d'un) l.f.
disaster medicine in earthquake
Mise en œuvre d'interventions médicales adaptées aux tremblements de terre de grande magnitude (elle se mesure sur l'échelle de Richter) qui sont une cause importante de catastrophe.
Une forte intensité (elle se mesure sur l'échelle de Mercalli) correspond à de grands dommages : un grand nombre de victimes peut être causé en quelques secondes si des mesures préventives n'ont pas été prises. Les secours sont alors difficiles du fait de la désorganisation des communications, de la surcharge des centres de traitement et des destructions plus ou moins grandes qu'ils ont subi.
Les séismes se produisent dans des régions à risque situées surtout au niveau de la jonction des plaques tectoniques. Dans ces régions une réglementation sévère impose souvent des normes de construction strictes permettant aux bâtiments, aux hôpitaux notamment, de résister au tremblements de terre et d'éviter les tsunami (pas d'implantation en bord de mer). Mais il ne suffit pas que le bâtiment résiste, encore faut-il que les objets qu'il contient ne soient pas projetés lors des secousses : cela risque de les détruire ou de les rendre inutilisables (bris des verreries, cisaillement des alimentations d'eau, de gaz ou électriques, renversement des feux causant des incendies, destruction des réserves d'eau ou de médicaments, chutes d'objets lourds sur les sujets couchés causant des fractures, etc.). Dans les zones à risque, il est donc nécessaire de prévoir un aménagement protégé pour le matériel de secours et de prendre des précautions pour le matériel de réanimation en service (notamment les perfusions doivent être solidaires du lit). Les approvisionnements doivent être protégés, une alimentation électrique de secours est nécessaire et des communications autonomes (sans fil et sur piles) avec le SAMU, ou l'équivalent, doivent être prévues. Ce dernier doit évidemment avoir pris des mesures préventives pour se protéger lui-même. Etant donné la destruction possible des routes et des ponts, certains envois de secours ou transferts de victimes ne peuvent se faire efficacement que par hélicoptère. Le personnel circulant à l'extérieur doit être entrainé à se protéger (risque de chutes de cheminées, de pots de fleurs, de bris de verre, etc.), par contre dans une ambulance on est en sécurité si l'on n'est pas trop près des maisons ou de structures qui risquent de s'abattre sur la chaussée. Les lésions rencontrées à la suite des tremblements de terre sont surtout traumatiques, il peut y avoir des difficultés à désincarcérer des victimes prises sous des bâtiments éboulés. Les incendies consécutifs au séisme peuvent causer des brulures, le voisinage de la mer ou de grand lac peut avoir facilité des noyades et les cardiaques peuvent être des victimes tardives (arrêts cardiaques par peur lors de répliques longtemps après la secousse principale). Dans les pays à risque comme le Japon ou la Californie une instruction civique de la population est faite dès l'école pour apprendre aux gens de se protéger en cas de tremblement de terre.
C. F. Richter, sismologue américain (1935) ; G. Mercalli, sismologue italien (1902)
accident électrique (échelle d'intensité) l.m.
intensity score of electrical accidents
Échelle du Bureau international du travail qui comprend quatre degrés selon l'intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : courant continu intensité inférieure à 80 mA et courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA; pas d’effet cardiaque et légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA et Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA; risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A et courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A; fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur àc 3 A; arrêt respiratoire et cardiaque, sidération des centres nerveux, brûlures.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ électrisation, électrocution, fibrillation ventriculaire
[B1, E2]
Édit. 2019
accidents électriques (échelle d'intensité des) l.f.
intensity score of electrical accidents
Échelle du Bureau Inernational du Travail qui comprend quatre degrés selon l’intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : Courant continu intensité inférieure à 80 mA. Courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA. Pas d’effet cardiaque. Légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : Courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA. Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA.
Risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A. Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A.
Fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : Courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur à 3 A.
Arrêt respiratoire et cardiaque. Sidération des centres nerveux, brulures.
→ électrisation, électrocution
[B1,E1]
Édit. 2018
électrode de terre l.f.
ground electrode
Masse conductrice reliant habituellement le patient à l'appareillage électrique.
Elle permet de diminuer les artéfacts, notamment l'artéfact de stimulation, lorsqu'elle est placée entre la stimulation et le recueil. L'analyse du potentiel recueilli est alors plus facile.
→ électrode, électromyographie
[B3,H1]
Édit. 2019
agnosie d'intensité l.f.
ahylognosia
Trouble acquis de la différenciation des matières (obs.).
Étym. gr. agnôsia : ignorance (a : privatif ; gnôsis : connaissance)
[H1]
Édit. 2017
hypercinésie utérine d'intensité l.f.
uterine hyperstimulation
Excès de la contractilité utérine par le biais d’une hyperpression pouvant atteindre 70 à 80 mm de mercure au cours de la période de dilatation et plus encore au cours de l’expulsion.
[O3]
hypocinésie utérine d'intensité l.f.
lack of intensity of uterine contractions
Insuffisance de l’activité utérine dont les contractions utérines ne sont pas assez intenses pour assurer une dilatation normale au cours des différents temps du travail.
intensité de dose l.f.
dose rate
Terme abusivement utilisé en radiothérapie pour débit de dose.
intensité lumineuse , l.f.
Quantité de lumière perçue par unité angulaire (cône de lumière).
Elle s'exprime en candela (cd). Une intensité lumineuse d'un candela correspond à peu près à celle d'une bougie, unité ancienne.
→ candela
intensité vocale l.f.
voice intensity
Degré de puissance du son exprimée en décibels.
L’intensité vocale est le produit de l’amplitude des vibrations des cordes vocales et de la pression sous-glottique.
syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile l.m.
FXTAS syndrome
Maladie rare (prévalence 1-9/100 00), héréditaire dominante liée à l’X, neurodégénérative caractérisée par un tremblement intentionnel et une ataxie de la marche débutant à l'âge adulte.
La maladie affecte principalement les hommes, et il existe un risque cumulé pour les hommes dans la population générale d'environ 1/8 000. L'âge d'apparition du tremblement et/ou de l'ataxie chez les hommes est de 60 ans.
Les signes cliniques sont hétérogènes avec des manifestations dominantes variables: tremblement intentionnel, ataxie cérébelleuse progressive de la marche, dysfonction frontale exécutive, déclin cognitif, neuropathie périphérique et dysautonomie. Peuvent s’ajouter un parkinsonisme modéré et des manifestations psychiatriques (dépression, anxiété, agitation) avec évolution possible vers une démence. Les femmes vectrices présentent généralement des manifestations moins sévères que les hommes mais ont aussi un risque accru d'insuffisance ovarienne primaire, de douleur musculaire chronique et d'hypothyroïdisme.
G. Zanni, pédiatre italienne (2013)
Syn. syndrome FXTAS
Réf. : Orphanet, G. Zanni (2013)
[H1,O1,O6,Q2]
Édit. 2017
tremblement n.m.
tremor, quivering
Petites oscillations rythmiques involontaires de tout ou plutôt d'une partie du corps, caractérisées par leur rapidité, leur périodicité relativement fixe, ainsi qu'une amplitude et une morphologie invariables dans une certaine mesure pendant une longue période.
Elles sont généralement compatibles avec le mouvement volontaire qui, cependant, perd quelque peu de sa précision.
Leur élément électromyographique le plus caractéristique est la constance de l'alternance agoniste-antagoniste.
Le tremblement répond à des indications motrices provenant de différentes localisations cérébrales. Il connait des oscillations plus ou moins grandes. Il s'observe lors d'un effort volontaire ou au repos, dans l'hystérie, après certaines épreuves physiques ou émotionnelles, dans certaines intoxications aigües ou chroniques comme l'alcoolisme ; on le voit au cours de la sénescence même en dehors de la maladie de Parkinson dont il est un symptôme majeur, etc.
Trois entités sémiologiques essentielles sont toujours distinguées selon le mode de survenue : au repos, dans le maintien d'une attitude et lors du mouvement volontaire.
tremblement d'action l.m.
action, intention, kinetic, voluntary tremor
Tremblement qui, bien que présent dans le maintien d'une position fixe, s'intensifie au cours d'un mouvement volontaire, surtout si celui-ci nécessite un effort d'attention, de précision et de visée d'un but défini (tremblement intentionnel).
Dans ses aspects majeurs, hypercinétiques, il constitue un important handicap. La mise en évidence d'un fréquent syndrome cérébelleux sous-jacent est alors difficile.
Majoritaires, les étiologies cérébelleuses sont liées à des atteintes des pédoncules cérébelleux et du tronc cérébral. Après une période d'installation, leur siège est volontiers unilatéral et scapulaire. Trois étiologies prévalent: la sclérose en plaques, les séquelles post-traumatiques, généralement associées à d'autres déficits, et les accidents vasculaires sous-thalamiques, rares, qui semblent déborder plus largement sur le mésencéphale, parfois sur le locus niger. Les rares étiologies non cérébelleuses comprennent la forme clonique de la dystonie idiopathique (T. Larsson, T. Sjögren), certaines encéphalopathies néonatales et la maladie de Wilson.
T. Larsson, statisticien suédois, T. K Sjögren, psychiatre suédois (1957), S. A. K Wilson, neurologue britannique (1912)
Syn. tremblement d'intention, kinétique
tremblement d'attitude l.m.
postural tremor
Type de tremblement le plus commun, d'amplitude faible, parfois asymétrique, apparaissant lors du maintien actif d'une attitude, accentué par les émotions et cédant avec le mouvement et le relâchement musculaire.
Confirmé p. ex. dans le maintien de la main et des bras tendus, il peut devenir gênant et s'accompagner d'altérations de la voix, dues au tremblement des cordes vocales. Parfois observé au cours d'une neuropathie périphérique ou déclenché par des antidépresseurs ou les sels de lithium, il reste sans cause décelable dans sa grande majorité. On parle alors de tremblement essentiel. L'association de celui-ci à une dystonie d'attitude est possible. Une exagération du tremblement physiologique est discutée, malgré l'asymétrie du tremblement essentiel. De plus, la fréquence de la maladie de Parkinson dans cette population est supérieure à celle de la population globale.
Dans cette affection, des doses modérées d'alcool, des sédatifs, barbituriques ou
Syn. tremblement postural
tremblement de repos l.m.
resting tremor
Tremblement apparaissant lors d'un certain degré de relâchement musculaire, cessant à la contraction, en fait s'effaçant avec le sommeil et/ou une détente complète, et facilité par les émotions, la fatigue, la concentration intellectuelle (calcul mental).
Ces oscillations régulières sont plus marquées au membre supérieur : mouvements alternés de flexion-extension des doigts, parfois geste d'émiettement. L'EMG enregistre une période de silence électrique qui sépare deux bouffées de contraction musculaire.
Une association est possible au tremblement d'attitude (avec disparition du trouble lors d'un geste volontaire mais retour après la prise d'une attitude), ainsi qu'au tremblement d'action (présence possible d'un syndrome akinéto-hypertonique).
Autant de critères en faveur d'une maladie de Parkinson et d'autres syndromes parkinsoniens, surtout devant une distribution hémicorporelle précédant la bilatéralisation et compte tenu de l'effet positif des substances dopaminergiques.
J. Parkinson, médecin britannique (1817)
tremblement essentiel l.m.
essential tremor
Mouvement anormal le plus fréquent, prédominant aux membres supérieurs, apparaissant au maintien de l'attitude, voire lors du mouvement lent, mais disparaissant au repos.
Il peut toucher la tête et la langue, entrainant une voix chevrotante. Majoré par l'émotion mais souvent atténué par la prise d'alcool, souvent asymétrique, il se voit à tout âge et l'on parle de tremblement juvénile ou sénile. Son évolution est lente et sa symptomatologie reste le plus souvent bénigne.
L’hérédité autosomique dominante est habituelle :il existe trois gènes de susceptibilité en 2p22-25, en 3q13 et sur le chromosome 6p.
Le traitement le plus efficace utilise les bêtabloquants.
tremblement, nystagmus et ulcère duodénal l.m.
tremor, nystagmus and duodenal ulcer
Le tremblement disparaît temporairement avec l'alcool ; le nystagmus est présent même sans tremblement. Il existe parfois un ulcère duodénal qui précède l'apparition du tremblement (plusieurs membres de cette famille sont devenus alcooliques). L’affection est autosomique dominante (MIM 190310).
G. Neuhäuser, généticien américain (1976)
anxiété (échelle d') l.f.
anxiety (scale of)
→ échelle d'anxiété de Spielberger, échelle visuelle analogique
Brazelton (échelle de) l.f.
neonatal behavorial assessment scale
Échelle d'évaluation du comportement du nouveau-né.
L'objectif de l'instrument est de cataloguer le comportement interrelationnel étudié en 27 questions et 20 réactions suscitées. Son originalité réside dans le fait que le score de l'enfant se fonde sur sa réaction la plus performante et non sur une réaction moyenne.
L'échelle permet d'apprécier des comportements individuels dans la période néonatale, ceux-ci pouvant être prédictifs de la future personnalité et du développement cognitif du bébé.
T. Brazelton, pédiatre américain (1969)
→ compétence, Brazelton (score de)
Édit. 2017
Brunet-Lézine (échelle de) l.f.
Brunet-Lézine’s scale
Échelle d'évaluation de quatre secteurs de développement pour enfants de quatre mois à deux ans : développement postural, coordination oculomotrice, langage, socialisation avec, pour chaque secteur, un quotient de développement.
Cette modification du test de Gesell cherche à pallier ses inconvénients.
Plusieurs examens sont nécessaires avant de conclure à une avance ou à un retard.
On obtient des indications spécifiques liées au secteur. Le quotient global de développement est rapidement calculé en cas d'homogénéité. Les perturbations affectives éventuelles dues aux interactions enfant-environnement sont perceptibles dans les résultats des épreuves du langage et de la socialisation.
De même, une importante carence affective a des répercussions aux épreuves de coordination oculomotrice. On remarque un déficit du développement postural dans les cas de carence affective majeure ou de rupture de relations affectives.
Odette Brunet et Irène Lézine, psychologues françaises (1950)
Édit. 2017
codage en échelle de gris l.m.
gray scale encoding
En imagerie numérisée, visualisation des valeurs numériques d’une matrice en faisant correspondre à ces valeurs les différents gris d’une l'échelle.
Les valeurs numériques contenues dans la matrice correspondent à une gamme très étendue de densités (par exemple, plusieurs milliers de valeurs en ce qui concerne l'échelle de Hounsfield d'un scanographe), mais les moniteurs de télévision n’autorisent qu'une gamme de gris nettement moins étendue. Ex. Soient une coupe TDM où les densités s’échelonnent sur 2000 unités Hounsfield (UH) et un moniteur qui permet 20 nuances de gris. Si l’on veut visualiser toute la gamme des densités, chaque nuance de gris représentera 100 UH : l’image sera très peu contrastée. On peut choisir de ne visualiser qu’une partie des densités (par exemple entre -100 et + 100 UH). Chaque nuance de gris représentra alors 10 UH : l’image sera beaucoup plus contrastée, mais méconnaitra toutes les structures dont la densité sera inférieure à -100UH ou supérieure à + 100UH. IL en est de même pour l’IRM et la radiographie numérisée.
D'où la nécessité, en fonction du contexte clinique, de choisir quel segment (fenêtre) de l'échelle des valeurs numériques sera imagé. Cette fenêtre peut être plus ou moins haute et plus ou moins large.
→ fenêtre (en image numérisée)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
échelle d'Amiel-Tison l.f.
Élaborée pour mesurer la douleur postopératoire nourrisson de 1 à 7 mois, utilisable de 0 à 3 ans.
-- Sommeil pendant l'heure précédente:
0 sommeil calme de plus de 10 minutes ;
1 courtes périodes de 5 à 10 minutes ;
2 aucun.
- Mimique douloureuse :
0 visage calme et détendu ;
1 peu marquée, intermittente ;
2 marquée.
- Qualité des pleurs :
0 pas de pleurs ;
1 modulés, calmés par des incitations banales ;
2 répétitifs, aigus, douloureux.
- Activité motrice spontanée :
0 activité motrice normale ;
1 agitation modérée ;
2 Agitation incessante.
- Excitabilité et réponse aux stimulations ambiantes :
0 calme ;
1 réactivité excessive à n'importe quelle stimulation ;
2 trémulations, clonies, Moro spontané.
- Flexion des doigts et des orteils :
0 mains ouvertes, orteils non crispés ;
1 moyennement marquée, intermittente ;
2 très prononcée et permanente.
- Succion : .
0 forte, rythmée, pacifiante ;
1 discontinue (3 ou 4), interrompue par les pleurs ;
2 absente ou quelques mouvements.
-Évaluation globale du tonus musculaire :
0 normal pour l'âge ;
1 modérément hypertonique ;
2 très hypertonique ;
- Consolabilité :
0 calmé en moins d'une minute ;
1 calmé après 1 à 2 minutes d'effort ;
2 aucune après 2 minutes d'effort.
- Sociabilité (contact visuel, réponse à la voix, intérêt pour un visage en face) :
0 facile, prolongée ;
1 difficile à obtenir ;
2 absente.
Score total de 0 (pas de douleur) à 20 (douleur majeure).
Claudine Amiel-Tison, neuropédiatre française (1976)
[G1, H1, O1, O3]
Édit. 2019
échelle d'anxiété de Spielberger l.f.
Spielberger anxiety score
Échelle utilisée en anesthésiologie pour évaluer l'anxiété préopératoire.
A partir des réponses à 20 questions qui lui sont posées le patient doit indiquer comment il se sent au moment précis où il répond en affectant les chiffres 1 pour "pas du tout", 2 pour "un peu", 3 pour "modérément" et 4 pour "extrêmement".
Les items sont : 1 je me sens calme; 2 je me sens en sécurité; 3 je suis tendu (e); 4 je suis triste; 5 je me sens abattu (e) ; 6 je me sens bouleversé (e); 7 Je suis préoccupé (e) actuellement par des contrariétés possibles; 8 je me sens reposé; 9 je me sens anxieux (se); 10 je me sens à l'aise; 11 je me sens sûr (e) de moi; 12 je me sens nerveux (se); 13 je suis affolé (e); 14 je me sens sur le point d'éclater; 15 je suis relaxé (e); 16 je me sens heureux (se); 17 je suis préoccupé (e); 18 Je me sens surexcité (e) et fébrile; 19 je me sens joyeux (se); 20 je me sens bien.
Le score va de 20 à 80 de sorte que la moyenne se situe à 50.
C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)
Étym. lat. anxietas : inquiétude permanente (opposée à angor : angoisse passagère)
[H4, G1]
Édit. 2019
échelle de Braden l.f.
Échelle d’évaluation du risque d’escarre.
Cette évaluation analyse 6 items auxquels on alloue un score de 1 à 4 :
1. capacité de répondre de manière adaptée à l’inconfort lié à la pression,
2. degré d’humidité auquel la peau est exposée,
3. degré d’activité physique,
4. capacité à changer et à contrôler les positions du corps,
5. alimentation habituelle,
6. frictions et cisaillements.
Le score est d’autant plus bas que le sujet est classé à haut risque. Le seuil critique étant la somme de 16.
Barbara J. Braden, infirmière américaine (1987)
→ escarre
[J1, G1, N3]
Édit. 2019
échelle de Glasgow pédiatrique l.f.
pediatric Glasgow scale
Echelle du coma de Glasgow adaptée à l’étude de la conscience et de la profondeur d’un coma chez l’enfant de moins de cinq ans.
Comme pour l’adulte, elle comprend trois paramètres : l’étude de l’ouverture des yeux (E : 4 degrés), la réponse verbale (V : 5 degrés) et la réponse motrice (M : 6 degrés).
- E : 4- ouverture spontanée des yeux ; 3- : au bruit ; 2- : à la douleur ; 1- aucune réaction.
- V : 5- normale ; 4- irritabilité, pleurs ; 3- cris, pleurs à la douleur ; 2- grognements ; 1- aucune réaction.
- M : 6- motricité spontanée ; 5- évitement au toucher ; 4- évitement à la douleur ; 3- flexion stéréotypée ; 2- extension stéréotypée, rigidité de décérébration ; 1- aucune réaction ; (le terme douleur correspond un pincement cutané ou à une pression sur l’extrémité du doigt).
Comme pour l’adulte, le score total est la somme des réponses aux trois paramètres : E+V+M : 15 = état normal ; de 14 à 10 = somnolence à coma léger ; de 9 à 4 = inconscience, coma de plus en plus profond ; 3 = coma très profond.
L’échelle pédiatrique de Bicêtre, adapté aux enfants intubés (tests verbaux impossibles) prend en compte le diamètre pupillaire et les réflexes du tronc cérébral.
→ échelle du coma de Glasgow, échelle de Bicêtre
[G1, H1, O1]
Édit. 2019