contrôle de qualité des analyses biologiques l.m.
quality assessment
Contrôle de la précision des analyses biologiques réalisées par les laboratoires privés, réalisé sous l’autorité du Laboratoire national de la santé.
D’après la loi, ce contrôle se pratique à trois niveaux. Le laboratoire doit périodiquement vérifier la fiabilité de ses appareils et la constance de ses résultats. Le laboratoire national adresse aux laboratoires pour analyse des échantillons titrés ; enfin, le laboratoire national vérifie les documents résultant de ces contrôles interne et externe. En cas d’erreur, il indique les corrections nécessaires, et ses mises en demeure peuvent être sanctionnées par le retrait de l’agrément du laboratoire.
→ laboratoire d'analyses biologiques
[E3]
contrôle de qualité des dispositifs médicaux l.m.
Opérations d'évaluation de la qualité des différents moyens d’investigation médicale.
Ces contrôles qui concernent l’achat et la maintenance obéissent aux normes AFNOR, au code des marchés public, au cahier des clauses particulières.
On entend par dispositif médical tout instrument, appareil, équipement, matière, produit d’origine ni humaine ni animale ou autre article utilisé seul ou en association, y compris les accessoires et logiciels intervenant dans son fonctionnement, destiné par le fabricant à être utilisé chez l’homme à des fins médicales et dont l’action principale voulue n’est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens. (LOI n° 94-43 du 18 janvier 1994 relative à la santé publique et à la production sociale)
Parmi les dispositifs médicaux soumis à marchés de maintenance peuvent être cités les scanners, équipements d’anesthésies-réanimations et les automates de laboratoire. Les équipements techniques hospitaliers sont par exemple les groupes électrogènes, les autocommutateurs des centraux téléphoniques, les installations de climatisation et de traitement d’air.
→ certification d'un dispositif médical
[E3]
contrôle de qualité des soins l.m.
quality assessment
Opérations d'évaluation de la qualité des soins en termes de probabilité de succès pour un résultat recherché pour un ensemble de patients homogènes.
Cette probabilité définit le niveau de qualité mais il n'y a pas de règle générale pour fixer ce niveau qui peut correspondre à un risque d'un millionième (cas de la stérilisation) ou à un risque beaucoup plus faible selon la nature des soins et l'état du patient. Mais l'évaluation des risques est difficile, en pratique, on se réfère à des normes définissant le niveau minimum, optimal ou du moins acceptable d'une procédure ou d'un résultat. Une norme peut être utilisée pour définir une condition idéale, habituelle ou de référence. Dans les processus d'accréditation ou d'audit, la norme de qualité constitue une exigence de base donnant des indications sur ce que doit être le niveau de qualité d'une activité ou d'un processus donné.
→ accréditation, audit, qualité (cercle de), risque
[E3]
biométrie (assurance de la qualité d'une) l.f.
insurance of the quality of one biometry
En ophtalmologie, vérification par des études personnelles dans le temps que les critères de qualité de la biométrie sont bien retrouvés et efficaces.
Une formation initiale est indispensable. On doit entreprendre des études :
- de reproductibilité des mesures : inter- et intra-examinateur (sur des sujets témoins),
- des écarts par rapport à l'amétropie postopératoire souhaitée. Le but à atteindre est d'arriver à plus de 70% à + ou - 0,5 dioptries de l'amétropie souhaitée et à plus de 95% à + ou - 2 dioptries.
Cette étude tient compte de multiples facteurs : biométrie, kératométrie, choix de la formule pour un œil considéré (myope, emmétrope, hypermétrope) et choix des différentes constantes pour chaque formule.
Étym. gr. bios : vie ; metron : mesure
Édit. 2017
démarche de qualité et d'accréditation l.f.
approach of quality and accreditation
→ accréditation, certification
facteur de qualité l.m.
quality factor
Facteur caractérisant l’efficacité biologique d’un rayonnement, fondé sur la densité d’ionisation le long des traces de particules chargées dans un tissu, et défini en fonction du transfert d’énergie linéique non limité de particules chargées dans l’eau.
Q a été remplacé par le facteur de pondération pour les rayonnements, mais il est toujours utilisé dans le calcul de la grandeur opérationnelle équivalent de dose employée dans le calcul, utilisé pour la surveillance
Sigle Q qui a été remplace par WR
→ facteur de pondération du rayonnement (WR)
[B2,F2,B2]
Édit. 2018
indice de qualité (d'un rayonnement) l.m.
quality index
Paramètre exprimant la pénétration d'un faisceau de photons de haute énergie par le rapport des doses sur l'axe, à deux profondeurs définies (10 et 20 cm) dans l'eau, pour un champ de dimensions définies (10 x 10 cm2).
Pour éviter de prendre en compte la distance source-surface les doses sont mesurées à la même distance de la source en déplaçant ou modifiant le fantôme pour obtenir les deux profondeurs désirées.
Étym. lat. indicium : indication
indice de qualité de survie l.m.
survival quality index
Score permettant d'évaluer la qualité de vie d'un patient après sa convalescence.
Citons les échelles d'état fonctionnel (limitation ou assistance requise pour l'activité quotidienne), les échelles générales de la santé, p. ex. le SIP (sickness impact profile) ou les échelles de qualité de vie ressentie, p. ex. le Nottingham health profile, le perceived quality of life ou le outcome Glasgow score (pour les traumatisés du crâne).
Étym. lat. indicium : indication
norme de qualité l.f.
Dans le domaine de l’environnement, valeur d’un paramètre physique, chimique ou biologique, caractéristique de la qualité d’un facteur du milieu.
Cette valeur ne doit pas être dépassée au risque de ne plus garantir l’absence de risque sanitaire.
De telles normes sont éditées pour l’eau destinée à la consommation humaine, l’air, les aliments, etc. Elles peuvent être élaborées soit par l’OMS, soit par le CEE, soit par l’Etat français. Une telle norme est déterminée à partir de données toxicologiques et/ou épidémiologiques. Compte tenu des martes de sécurité appliquées, un léger dépassement d’une norme de qualité n’induit pas nécessairement un risque sanitaire effectif, mais constitue une alerte qui implique une intervention afin de rétablir une situation normale.
qualité n.f.
quality
Ce qui fait qu'une chose est telle : concept logique développé par les philosophes grecs pour distinguer dans un ensemble la quantité des objets (leur nombre), de leur qualité, c'est-à-dire de leur nature et de leur constitution.
Le concept de qualité s'oppose en quelque sorte à celui de quantité, «l'étude qualitative des phénomènes doit nécessairement précéder l'étude quantitative»1. Comme la quantité se mesure, il semble que la qualité ne puisse pouvoir se mesurer.
Mais la qualité d'une chose peut être plus ou moins bonne : un objet peut être plus ou moins bien fait.
Ainsi la qualité peut être précisée par des adjectifs auxquels on peut faire correspondre des nombres qui forment une échelle : inacceptable, 0 ; mauvaise, 1 ; médiocre, 2 ; assez bonne, 3 ; bonne, 4 ; parfaite, 5.
A l'école, pour la correction des devoirs, l'habitude est de multiplier cette échelle par deux afin d'introduire la notion de passable, 5/10 (ni médiocre, ni assez bon) : on note alors de 0 à 10. Le zèle perfectionniste des enseignants a fait noter de 0 à 20 et même on cote de 0 à 100 dans les concours.
Ces cotations sont employées pour les nombreuses échelles ou scores utilisées en réanimation.
Claude Bernard, membre de l’Académie nationale de médecine ( 1813-1878), Virginia Apgar, médecin anesthésiste américaine (1953)
Étym. lat. qualitas : manière d'être ; APACHE : Acute Physiology and Chronic Health Evaluation
→ Apgar (score d'), échelle d'anxiété, indice APACHE, score de Bicêtre
qualité (amélioration continue de la) l.f.
continuous improvement of the quality
Démarche ayant pour but d'intégrer la qualité dans les modes de gestion d'un établissement, d'un service, d'une équipe.
Cette démarche repose sur l'instauration d'un processus permanent d'amélioration de la qualité selon le principe proposé par Denning dans le domaine industriel. Ce processus, connu sous le sigle PDCA, se décompose en quatre phases : préparer (plan), réaliser (do), vérifier (check), améliorer (act). Cette méthode est celle utilisée par l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé (ANAES) dont les attributions ont été conférées à la Haute Autorité de Santé pour l'appel d'offre des «programmes d'assurance de la qualité».
→ accréditation, Haute Autorité de Santé, PDCA
qualité (assurance de la) l.f.
quality control
Concept qui couvre tout ce qui peut, individuellement ou collectivement, influencer la qualité d'un produit ou d'une entreprise, elle repose sur l'ensemble des mesures prises pour s'assurer que les produits ou services mis à disposition sont de qualité requise pour l'usage auxquels ils sont destinés.
Cette notion est appliquée en pharmacie et de plus en plus en médecine, elle apparaît dans les textes réglementaires appliqués à divers domaines (médicaments, transfusion sanguine, greffe d'organe etc.). Divers moyens sont employés pour obtenir la qualité requise, les cercles de qualité, l'audit interne, notamment.
qualité de vie l.f.
quality of life
1) En psychiatrie : évaluation du bien-être, de l'insertion sociale et de l'autonomie d'une personne.
Pour ce problème encore peu étudié en psychiatrie, différentes épreuves permettent de mieux prendre en compte la parole du patient dans un cadre non nosographique.
Même comparée à celle de groupes sociaux défavorisés et malgré son amélioration majoritaire par les programmes de réadaptation, la qualité de vie est décrite par les patients comme plus médiocre que par les sujets normaux. Avec l'ergothérapie, tout semble cependant se passer comme si ceux qui avaient de bonnes aptitudes initiales acquéraient une meilleure qualité de vie. Les divers programmes de réadaptation s'accompagneraient le plus souvent de son amélioration. Les rechutes pourraient être, de ce fait, plus rares et plus courtes.
Par contre, les effets secondaires des neuroleptiques exerceraient une action négative. Il semble également que chez les patients consultant en psychiatrie, en particulier les dépressifs, dont les attentes sont nettement supérieures à celles des patients de médecine générale, celles-ci aient en fait une valeur pronostique défavorable sur la qualité de vie.
Une poursuite de la recherche est indispensable, avec de nouveaux instruments, des échantillons plus homogènes et des recherches au long cours. Car la qualité de vie doit constituer un critère d'évaluation d'une prise en soins psychiatrique aussi significatif que les autres.
2) En biostatistique : La qualité de vie appliquée à la santé (Health Related Quality of Life) ne prend pas en compte toutes les dimensions de la qualité de vie, mais seulement celles qui peuvent être modifiées par la maladie ou par son traitement.
Elle est estimée par des scores généraux ou plus ou moins spécifiques d’une maladie ou d’un ensemble de maladies.
Par ex. le questionnaire inflammatory bowel disease ou le reflux qual français dans le reflux gastro-oesophagien.
→ ergothérapie, réadaptation, neuroleptique
[E1, H3]
Édit. 2020
qualité d'un rayonnement l.f.
radiation quality
Caractérisation d'un rayonnement par l'énergie individuelle ou le spectre des particules.
C’est le facteur essentiel de sa pénétration dans un milieu.
Pour les rayons X des expressions pratiques s'adressent:
- à l'énergie des électrons qui les produisent, généralement exprimée par la tension accélératrice (p. ex.: rayons X de 200 kV) ou la tension équivalente pour les accélérateurs linéaires (p. ex. rayons X de 15 MV)
- à la pénétration dans un milieu de référence, exprimée par la couche de demi-atténuation (p. ex. CDA: 3 mm Al) éventuellement associée à l'indication de la tension.
(P. ex. 200 kV; CDA: 2 mm Cu)
- à la pénétration dans l'eau exprimée par l'indice de qualité.
→ rayons X
score de qualité de vie l.m.
life quality score
[E1]
Édit. 2020
cœlioscopie de contrôle l.f.
second-look coelioscopy
Examen destiné à vérifier l'état des organes après une opération pour évaluer les récidives éventuelles, d’une endométriose pelvienne ou d'un cancer p. ex.
[L2,O3]
contrôle n.m.
checking
Vérification d'une action entreprise ou du fonctionnement d'un dispositif.
Le mot français "contrôle" ne doit pas être traduit en anglais par contrôle et l'expression anglaise "under control", maitrise, sous le commandement de, ne doit pas être traduite par l'expression "sous contrôle".
Mais l'anglicisme "respiration contrôlée", employée en anesthésie-réanimation, signifie bien que l'anesthésiste ou la machine prend le commandement des mouvements respiratoires du patient.
Étym. vieux fr. contre rôle : double registre permettant de vérifier la comptabilité
[B1,E1]
contrôle croisé l.m.
cross-matching
Technique utilisée avant une transfusion sanguine pour tester la compatibilité entre le sang d'un donneur et le sang d'un receveur.
Elle consiste à mettre en présence le sérum du receveur avec des globules rouges provenant de donneurs différents : une agglutination des globules rouges indique que le sérum du receveur contient l'anticorps dirigé contre les globules rouges du donneur, il y a donc dans ce cas incompatibilité sanguine interdisant la transfusion.
[F1]
contrôle croisé et transplantation l.m.
cross match and transplantation
Test pratiqué avant toute transplantation d'organes afin de détecter une pré-immunisation du receveur avec présence d'anticorps cytotoxiques préformés réagissant contre les antigènes du donneur.
Il consiste en la mise en contact, dans des conditions particulières, du sérum du receveur avec les lymphocytes du donneur. Une réponse positive fait craindre un rejet suraigu et interdit la transplantation.
Syn. cross match et transplantation
→ rejet de greffe, transplantation d'organes
[F3]
contrôle de la miction l.m.
voiding control
Ensemble des phénomènes réflexes ou volontaires organisés par les centres nerveux, qui permettent un fonctionnement harmonieux du cycle continence-miction.
La coordination entre les forces d'expulsion vésicale et la force de retenue sphinctérienne est sous le contrôle d'une inhibition réciproque du système parasympathique d'une part, et sympathique et somatique d'autre part ; il est organisé par des boucles réflexes dont les centres sont médullaires (centre vésicospinal de Budge) ou dans les plexus ganglionnaires périphériques pour le système autonome (sympathique et parasympathique) et au niveau du tronc cérébral pour la coordination parasympathique et somatique.
Le contrôle volontaire permet d'interdire ou de déclencher (en dehors de la sensation des besoins) la miction, dont l'exécution est prise en charge par les circuits réflexes. Les centres sont situés dans le système limbique et dans le néocortex.
L. J. Budge, physiologiste allemand (1851)
→ dyssynergie vésicosphinctérienne, synergie vésicosphinctérienne
[M3]
contrôle des médicaments l.m.
drug control
Contrôle portant sur l'identité et la pureté des excipients et des principes actifs qui les constituent, ainsi que sur la quantité des principes actifs présente dans le produit fini qui sera consommé par le malade.
Dans l'industrie pharmaceutique, ce contrôle doit être effectué sur chaque lot fabriqué.
[E3,G5]
contrôle des naissances l.m.
Traduction abusive de birth control.
Aucune autorité en France n’est habilitée à contrôler les naissances.
[E1]
contrôle en cis l.m.
cis control
Régulation de l'expression génétique par les séquences d'ADN au voisinage d'un gène situé sur le même chromosome.
[Q1]
Édit. 2019
contrôle en trans l.m.
trans control
Régulation de l'expression génétique qui s'exerce par l'intermédiaire d'un facteur diffusible.
[Q1]
Édit. 2019
contrôle génique l.m.
genetic control
Régulation génique de l'expression des caractères.
[Q1]