Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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équilibration posturale 
n.f.

postural balancing

Fonction permettant le maintien d'une posture, particulièrement au niveau de l'axe du corps et des yeux, malgré d'éventuelles perturbations, ainsi que son rétablissement lorsqu'elle a été compromise.
Cette adaptation posturale dépend surtout de l'intégration dans les noyaux sous-corticaux et le cortex pariétal ascendant, par l'intermédiaire du thalamus, des afférences vestibulaires. Outre le cervelet et les noyaux gris centraux, la substance réticulée, les noyaux oculomoteurs jouent également un rôle dans ce contrôle.
Les capteurs sensoriels détectent la position respective des divers segments et informent sur celle-ci. Les centres nerveux interprètent la position ainsi transmise des différents influx et réalisent une réponse appropriée. Les effecteurs moteurs permettent la correction adéquate.

Étym. lat. aequus :égal; libra : balance à un plateau

[C2, H1]

Édit. 2020

cécité posturale l.f.

Instabilité plus marquée les yeux ouverts que les yeux fermés.

Syn. aveugle postural.

[P2]

posturale (paralysie) l.f.

postural palsy

Neuropathies tronculaires par compression.
Elles sont fréquentes, souvent à début aigu, concernant les nerfs à trajet superficiel : radial, cubital, sciatique poplité externe. Une cause professionnelle est souvent déterminante. Cette susceptibilité particulière chez certains doit faire évoquer le diagnostic de neuropathie tomaculaire ou allantoïdienne, et rechercher une éventuelle notion familiale.

compression (neuropathie par)

Ménière (vertige de) l.m.

Menière vertigo

P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Ménière (syndrome de)

[P2]

Édit. 2019

Tumarkin (attaque de, crise otolithique de, vertige de) l.f.

Tumarkin’s attack

Forme clinique de la maladie de Ménière dans laquelle le sujet est brusquement projeté à terre sans aura ni perte de connaissance.

A. Tumarkin, otorhinolaryngologiste britannique (1936)

Menière (maladie de)

Tumarkin (vertige de) l.f.

Menière (maladie de), Tumarkin (attaque de)

vertige n.m.

Illusion de mouvement, c’est-à-dire sensation erronée de déplacement des objets par rapport au sujet ou du sujet par rapport aux objets.
Le vertige réalise une sensation très désagréable et généralement rotatoire qui peut être d’installation brutale ou progressive, intense ou minime, durer de quelques secondes à plusieurs heures voire plusieurs jours. Il s’accompagne souvent de pâleur, de nausées et de vomissements.
Le vertige traduit habituellement une atteinte aiguë et unilatérale du système vestibulaire, lequel, avec la vision et la proprioception, renseigne à chaque instant le cerveau sur nos déplacements et la position de notre tête dans l’espace. Lorsque ce système est malade, les informations qu’il adresse au cerveau sont erronées et discordantes avec celles de la vision et de la proprioception. Ce conflit sensoriel est la cause du  vertige, le cerveau n’étant plus capable d’interpréter des informations contradictoires
Face à ce symptôme éminemment subjectif, il est essentiel pour l’observateur médecin de rechercher la présence d’un nystagmus, c’est-à-dire d’un mouvement anormal des yeux, concomitant de la sensation vertigineuse. Ce signe objectif, en effet, affirme la réalité du vertige et fournit des renseignements de première importance sur son origine. Il est également primordial de rechercher des signes auditifs, comme surdité ou bourdonnements, et d’autres signes neurologiques.
Il importe de distinguer les vrais des faux vertiges que constituent la tendance syncopale avec souvent perte de connaissance, le vertige d'altitude, l’agoraphobie, les troubles du rythme cardiaque ou digestifs, etc.
Tout vertige vrai impose des examens complémentaires effectués par un spécialiste ORL  comprenant en règle une épreuve calorique à l’eau chaude et froide, une étude des potentiels évoqués otolithiques, un audiogramme,  et au moindre doute une IRM.
Les causes opposent schématiquement les causes périphériques par atteinte de l’oreille interne ou du nerf comme, par exemple, la maladie de Ménière, le vertige paroxystique positionnel dit bénin, les vertiges d’origine toxique, la névrite vestibulaire, et les causes centrales par atteinte des noyaux situées dans le tronc cérébral, du cervelet ou des centres supérieurs.
Le traitement dépend de la cause.

P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Étym. lat. vertere : tourner

vestibulaire (syndrome), proprioception, nystagmus, vertige des hauteurs, agoraphobie, épreuve calorique, potentiels évoqués auditifs, potentiels évoqués otolithiques, audiogramme, Menière (syndrome), vertige paroxystique positionnel

[H1, P1]

Édit. 2019

Charcot (vertige de) l.m.

Charcot vertigo

Ictus laryngé qui se caractérise par des accès de toux avec paresthésies pharyngo-laryngées suivies d’une brève perte de connaissance.

J-M. Charcot, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1823-1893)

Syn. vertige laryngé

ictus laryngé

[H1,P1]

Édit. 2019

vertige de positionnement l.m.

Vertige provoqué par les changements de position de la tête et du corps.
Le plus classique d’entre eux est le vertige paroxystique positionnel bénin.

Étym. lat. vertere : tourner

Syn. vertige au changement de position

vertige paroxystique positionnel bénin, nystagmus,vertige de position

[P1]

Édit. 2019

vertige des hauteurs l.m.

fear of hights

Malaise, insécurité, angoisse d’origine phobique se manifestant dans les lieux élevés.

Étym. lat. vertere : tourner

Syn. acrophobie

acrophobie, agoraphobie

[H3]

Édit. 2019

vertige paralysant l. m.

paralyzing vertigo

Étym. lat. vertere : tourner

Syn. Gerlier (syndrome de)

Gerlier (syndrome de)

[I4, P1, P2]

Édit. 2019

vertige paroxystique idiopathique de l'enfant l.m.

Décrit à la fin du XIXème siècle, ce syndrome se caractérise par la survenue chez un enfan, de deux à quatre ans, de crises de vertiges à début brusque, durant de quelques secondes à quelques minutes, intenses, sans  nausées ni vomissements, suivies de rémission complète et sans éléments cliniques post-critiques.
Ils ne sont pas positionnels et se répètent pendant une période de six à douze mois pour disparaître ensuite. Le point essentiel est que ces manifestations sont isolées sans perte de connaissance, sans douleurs ni aucun signe neurologique d’accompagnement. L’examen clinique inter-critique est toujours normal. Sa physiopathologie est inconnue. Il peut exister une forme de passage entre ce vertige et la migraine mais au moindre doute il convient de pousser les investigations pour éliminer une affection plus grave. Il entre dans le cadre des vertiges récurrents.

Étym. lat. vertere : tourner

vertige récurrent, migraine

[H1]

Édit. 2019

vertige paroxystique positionnel bénin l.m.

Vertige rotatoire bref (quelques secondes), intense, déclenché par la prise rapide d'une position particulière de la tête dans l’espace, toujours la même (typiquement lorsque le patient se tourne dans son lit sur un côté) et lié dans la grande majorité des cas à une pathologie d’un canal semi-circulaire postérieur.
Ce vertige dit de positionnement est l’un des plus fréquents vertiges périphériques. Ses deux caractéristiques essentielles tiennent à l’existence d’une manoeuvre diagnostique et au mécanisme invoqué dans sa survenue et qui est à la base de certains procédés kinésithérapiques.
Le diagnostic, évoqué à l’interrogatoire, peut en effet être confirmé par une manœuvre décrite par Dix et Hallpike : elle consiste à placer rapidement le malade dans la position déclenchante décrite par le malade et à constater la survenue, après une latence de quelques secondes, d’un violent vertige accompagné d'un nystagmus rotatoire et vertical, concomitant de la sensation vertigineuse. Ces manifestations s’estompent en moins d’une minute mais la remise du malade dans la position initiale de l'examen déclenche à nouveau une sensation vertigineuse et un nystagmus battant en  sens inverse.
Le reste de l'examen est négatif : pas de nystagmus spontané, épreuves fonctionnelles vestibulaires normales, aucun signe déficitaire cochléaire.
Le mécanisme classiquement invoqué incrimine une lithiase du canal semi-circulaire postérieur. Pour des raisons diverses (traumatisme, infection, après stapédectomie, etc.), les otoconies, petits cristaux situés sur la macule de l’utricule, s’en détachent et soit se déposent sur la cupule du canal semi-circulaire postérieur (cupulolithiase) soit  pénètrent dans la lumière de celui-ci (canalolithiase). Sous l’effet  de la gravité, la prise de position entraînerait l’inclination de la cupule devenue trop lourde ou le déplacement des cristaux dans la lumière du canal, ce qui, par entraînement, mobiliserait la cupule et provoquerait le vertige.
Un autre mécanisme incrimine une atteinte du nerf vestibulaire, virale ou tumorale : la dégénérescence d’une partie du nerf vestibulaire serait responsable de l’excitation  excessive du canal semi-circulaire par levée d’inhibition.
La guérison survient en règle spontanément en quelques jours. Elle semble être accélérée par  une ou deux manoeuvres dites libératoires consistant à mobiliser la tête du patient soit brutalement soit très progressivement. Le mécanisme allégué est qu’elles « repositionneraient » les otoconies hors du canal.
Classiquement « bénin », ce type de vertige de positionnement peut révéler une affection  grave, type neurinome de l’acoustique, tumeur du tronc cérébral, etc. Il convient donc, lorsque le tableau clinique n’est pas typique, de demander une IRM. 
Sigle VPPB

Margaret R. Dix et C. S. Hallpike, otorhinolaryngologistes britanniques (1952)

Étym. lat. vertere : tourner

vertige, otolithe, cupulolithiase, Dix et Hallpike (manœuvre de), stapédectomie, névrite vestibulaire, neurinome de l'acoustique

[H1, P1]

Édit. 2019

vertige positionnel l.m.

positional vertigo

Vertige apparaissant dans certaines positions de la tête et du corps dans l’espace ou provoqué lors des changements de position de la tête et du corps.
Le type en est le vertige paroxystique positionnel bénin. Il peut s’accompagner de nystagmus.

Étym. lat. vertere : tourner

vertige, vertige paroxystique positionnel bénin, nystagmus

[P1]

Édit. 2019

vertige ptosique l.m.

ptosique vertigo

F. Gerlier, médecin suisse (1887)

Étym. lat. vertere : tourner

Gerlier (syndrome de)

[I4, P1, P2]]

Édit. 2019

vertige récurrent l.m.

recurring vertigo

Crises de vertiges sans signes auditifs, revenant à plusieurs reprises dans la vie du patient.
Elles peuvent correspondre à un équivalent migraineux chez l’enfant, à un vertige paramenstruel caractéristique par sa périodicité dans la phase prémenstruelle, enfin précéder de plusieurs années une authentique maladie de Menière.

P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Étym. lat. vertere : tourner

vertige, Menière (syndrome de), migraine

[P1]

Édit. 2019

vertige retardé l.m.

Vertige rotatoire avec nausées et/ou vomissements survenant par crises de quelques heures, souvent de longues années après la survenue d’une surdité unilatérale, importante, voire d’une cophose.
Les crises se répètent plusieurs fois dans la vie du patient et durent de quelques minutes à quelques heures.
Ces crises vertigineuses sont identiques à celles observées dans la maladie de Menière mais sans aucun symptôme auditif d’accompagnement. Dans sa genèse, on incrimine une dégénérescence ou une fibrose tardive de certaines parties du système vestibulaire du côté de la surdité.  

P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Étym. lat. vertere : tourner

vertige, surdité, cophose, Menière (syndrome de)

[P1]

Édit. 2019

vertige laryngé l.m.

Syn. Charcot (vertige de)

Charcot (vertige de)

[H1, P2]

Édit. 2019

vertige laryngé l.m.

Syn. Charcot (vertige de)

Charcot (vertige de)

[H1, P1]

Édit. 2019

vertige au changement de position
l.m.

Syn. vertige de positionnement

vertige de positionnement

[P1]

Édit. 2019