péri-urétérite l.m.
periureterite
Évolution inflammatoire et fibreuse du tissu cellulaire périurétéral, correspondant soit à l'extension d'une urétérite, soit à une fibrose rétro-péritonéale idiopathique.
La "gangue" fibreuse ou fibrolipomateuse ainsi formée peut épaissir considérablement la paroi urétérale, ou encore, dans la fibrose rétro-péritonéale, la comprimer sans l'envahir, avec persistance d'un plan de clivage anatomique. Ces lésions ne doivent pas être confondues avec les cellulites néoplasiques rétro--péritonéales.
→ fibrose rétro-péritonéale, cellulite néoplasique rétro-péritonéale
urétérite l.f.
ureteritis
Lésion inflammatoire et scléreuse de la paroi urétérale, d'origine infectieuse, parasitaire ou systémique, de localisation totale ou segmentaire, aboutissant souvent à la sténose du conduit.
Les étiologies les plus fréquentes sont la tuberculose et la bilharziose urogénitales, mais il est aussi des urétérites non spécifiques et d'autres liées à des maladies auto-immunes, telle la périartérite noueuse. Le traitement est celui de la cause et de l'obstacle du haut appareil.
→ tuberculose urogénitale, bilharziose urogénitale, périartérite noueuse
urétérite bilharzienne l.f.
bilharzial ureteritis
Lésions inflammatoires et scléreuses provoquées au sein de la paroi urétérale par la migration des œufs de Schistosoma haematobium.
Ces lésions chroniques aboutissent à un épaississement de la paroi urétérale, à une dilatation et une hypertrophie du conduit et surtout à une ou plusieurs sténoses. Elles sont diffuses ou segmentaires, plus fréquentes et importantes sur l'uretère pelvien et juxtavésical. Susceptibles de détruire le rein sus-jacent, elles nécessitent une chirurgie réparatrice et parfois un remplacement urétéral par iléo-urétéroplastie, totale ou partielle.
→ urétérite, Schistosoma haematobium
Schistosoma haematobium
Schistosoma haematobium
Trématode à sexes séparés, mesurant 8 à 10 mm de long, dont la morphologie est voisine de celle de Schistosoma mansoni.
Les œufs, ovoïdes (40-60x120-160µ) possèdent un éperon terminal, fin, de 15µ de long. Ce parasite strict de l’homme est responsable de la schistosomose ou bilharziose urinaire. Il est présent en Afrique, sur la côte Ouest de Madagascar et dans quelques foyers du Proche et du Moyen Orient. Sa répartition géographique est conditionnée par celle de l’hôte intermédiaire, un mollusque aquatique du genre Bulinus (Bulinus truncatus, B. forskalii, B. globosus), dont l’absence en Amérique latine explique que la schistosomose urinaire n’existe pas sur ce continent où elle a été pourtant jadis introduite avec les esclaves.
→ schistosome, schistsomose, bilharziose
Schistosoma intercalatum
Schistosoma intercalatum
Schistosome du groupe haematobium, dont les œufs losangiques (50-85x140-250µ) possèdent un éperon terminal, à base large, souvent recourbé, de 10µ de long.
Responsable d’une schistosomose ou bilharziose intestinale, il est présent dans quelques foyers centrafricains où existe son hôte intermédiaire, un mollusque aquatique du genre Bulinus (Physopsis, Isidora).
Schistosoma japonicum
Schistosoma japonicum
Schistosome extrême oriental (Chine de l’Est, Japon, sud-est asiatique), responsable d’une schistosomose ou bilharziose hépatosplénique souvent sévère.
Les œufs, ovalaires, mesurent 45-65 x 70-100µ et sont pourvus d’un éperon latéral très réduit. Les hôtes intermédiaires sont des mollusques aquatiques, gastéropodes prosobranches du genre Oncomelania.
Schistosoma malayensis l.f.
Schistosoma malayensis
Schistosome parasite de l’Homme voisin de Schistoma mekongi dont il diffère par sa spécificité d’hôte intermédiaire (Robertsiella kaporensis) et qui été récemment décrit.
Schistosoma mansoni l.m.
Schistosoma mansoni
Trématode (ver plat lancéolé) à sexes séparés (contrairement aux douves), mesurant environ 8 mm de long et dont les œufs allongés (60 – 70 x 110 – 170µ) sont pourvus d’un éperon latéral, en épine de rosier, de 15µ de long.
Il vit dans les veines mésentériques et est responsable de la schistosomose ou bilharziose intestinale. Répandu dans différents foyers africains et latino-américains, ce parasite est commun à l’homme et à différents animaux (anthropozoonose). Le cycle comprend un hôte intermédiaire qui est un mollusque aquatique appartenant au genre Biomphalaria (encore appelé planorbe).
Schistosoma mansoni est fréquemment associé à des Salmonella non typhi dont il favorise peut-être l'infestation...
Schistosoma mekongi
Schistosoma mekongi
Schistosome extrême-oriental dont la répartition géographique est limitée au bassin du Mékong où existent ses hôtes intermédiaires : des mollusques aquatiques, gastéropodes prosobranches du genre Neotricula.
Une espèce très voisine de Schistosoma mekongi, Schistosoma malayensis, a été récemment décrite. Elle diffère par sa spécificité d’hôte intermédiaire (Robertsiella kaporensis).