dents brunes héréditaires (syndrome des) l.m.
hereditary brown teeth
érosions cornéennes héréditaires récidivantes l.f.
corneal erosions, recurring hereditary
Ulcérations cornéennes récidivantes et kératite apparaissant à l'âge de trois à six ans.
Affection familiale décrite sur six générations. L’affection est autosomique dominante (MIM 122400).
A. Franceschetti, ophtalmologue suisse (1928)
Étym. lat. erodere : ronger
[P2,Q2]
Édit. 2018
hémorragies héréditaires de la macula l.f.
familial macular hemorrhage
→ artères rétiniennes tortueuses
[P2]
surcharges en fer héréditaires l.f. p.
- à une anémie :
Atransferrinémie héréditaire, mutations du gène codant pour DMT1 (gène SLC11A2), transporteur du fer exprimé à la surface apicale des entérocytes du duodénum ;
- à des manifestations neurologiques :
acéruloplasminémie, maladies mitochondriales : ataxie de Friedreich (gène Frataxine) et neuroferritinopathies (gène FTL).
→ hémochromatose génétique, hémochromatose juvénile, hémochromatose secondaire, hémosidérose, atransferrinémie, acéruloplasminémie, Friedreich (ataxie de), neuroferritinopathie
tauopathies héréditaires l.f.p.
hereditary taupathies
Groupe d'affections neurodégénératives liées à des mutations du gène codant la protéine tau, situé sur le bras long du chromosome 17, dans la région q21-q22, et qui concernent l'exon 10 ou l'intron qui le suit, les exons 9, 12 et 13.
Elles réunissent les signes d'une atteinte corticale de localisation surtout fronto-temporale à ceux d'un dysfonctionnement des structures grises sous-corticales et des noyaux du tronc cérébral. À la différence des dégénérescences cortico-basales, les lésions sont en général symétriques. Malgré plus de quinze mutations décrites, donc une grande hétérogénéité clinique, on relève notamment, à des degrés divers, une démence fronto-temporale et un syndrome parkinsonien conjoints.
Une d'entre elles, détectée sur le codon 279, à transmission autosomique dominante, caractérisée par la substitution d'une asparagine par une lysine et débutant à la quarantaine, comporte principalement une atteinte oculaire assez précoce, affectant la verticalité du regard, qui, jointe à un syndrome extrapyramidal et à une démence, peut faire penser à une paralysie nucléaire progressive.
Des inclusions neuronales tau-positives s'associent à la perte neuronale, avec notamment une atteinte spectaculaire du globus pallidum. Une accumulation de fer, inconstante, intervient probablement dans la dégénérescence cellulaire, agent de la perte neuronale, car elle est notée dans les régions particulièrement atteintes.
Certaines populations neuronales distinguées par leur capacité à produire les isoformes de la protéine tau exprimant, ici, l'exon I0, sont probablement davantage vulnérables.
Les résultats, du traitement par la L-Dopa paraissent, au mieux modestes.
→ dégénérescence corticobasale, paralysie supranucléaire progressive, protéine tau, tauopathies
tumeurs malignes et maladies héréditaires (incidence) l. f. p.
1) L’incidence des lymphomes malins est accrue dans :
l’ataxie–télangiectasie, le syndrome de Bloom, l’anémie pancytopénique de Fanconi, le syndrome de Shwachman, le syndrome de Chediak-Higashi.
2) L’incidence des tumeurs malignes est accrue dans :
le syndrome de Beckwith-Wiedemann, le xeroderma pigmentosum, la polypose de Peutz-Jeghers et la polypose de Gardner, le syndrome de Werner et la dyskératose congénitale.
3) La transformation maligne s’observe avec une incidence augmentée dans :
la maladie exostosante, la maladie de Von Hippel-Lindau, les neurofibromatoses, la Multiple Endocrine Neoplasia (M.E.N.), la sclérose tubéreuse de Bourneville, les mélanoses neuro-cutanées.
D. Bloom dermatologiste américain (1954) ; G. Fanconi, pédiatre suisse (1927) ; H. Shwachman et L. K. Diamond, pédiatres américains (1964), A. M. Chédiak, sérologiste cubain (1952) ; O. Higashi, pédiatre japonais (1954) ; J. B. Beckwith, anatomopathologiste américain (1963) ; H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1964) ; L. Peutz, médecin interniste néerlandais (1921) ; H. J. Jeghers, médecin interniste américain (1949) ; C. W. O. Werner, médecin allemand (1904) ; E. J. Gardner, généticien américain (1951) ; E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1894) ; A. Lindau, anatomopathologiste suédois ( 1926) ; D-M Bourneville, neurologue français (1880)
pancréatites héréditaires l.f.p.
hereditary pancreatitis
Les pancréatites génétiques, manifestées sur un mode aigu ou chronique, sont peu fréquentes.
Il faut y penser devant une pancréatite aigüe survenant chez un jeune, avant 35 ans, sans cause connue de pancréatite, avec ou sans antécédents familiaux. Il faut y penser devant une pancréatite chronique, quel que soit l’âge, avec des antécédents familiaux de pancréatite chronique sans cause connue. Les gènes connus sont
- le gène PRSS1 (Protéase sérine 1), responsable de la « pancréatite héréditaire », codant pour le trypsinogène cationique, dont la transmission est autosomique dominante ;
- le gène SPINK1 (sérine protéase inhibiteur kazal de type 1), codant pour l’inhibiteur du trypsinogène cationique,
le gène CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane Conductance Regulator) codant pour les canaux chlore des cellules canalaires ; l
- le gène CTRC (Chymotrypsine C), gène codant pour la chymotrysine C.
Dans les trois derniers cas, la transmission est autosomique récessive. En cas de mutation du gène PRSS1, dont la prévalence est de 6/100.000, les manifestations à côté de la pancréatite peuvent être une insuffisance pancréatique exocrine ou un diabète.
Il existe un risque majeur d’adénocarcinome pancréatique, sur risque de 50 à 80 par rapport à la population générale.
Le dépistage familial du gène doit être proposé chez les apparentés majeurs au premier degré symptomatiques ou non, chez les apparentés mineurs au premier degré symptomatiques. Les prévalences des mutations du gène SPINK1, CFTR et CTRC sont respectivement de 10/10.000, 1 à 9 /100.000, et 1 à 9 /100.000. Dans ces affections, il faut rechercher un facteur favorisant de la pancréatite (prise d’alcool modérée, tabagisme, anomalies morphologiques telles que le pancréas divisum). Dans le cas de la mutation CFTR, la pancréatite qui se manifeste souvent par une insuffisance pancréatique peut être ou non associée à une mucoviscidose patente.
D’autres pancréatites, ne faisant pas partie stricto sensu des pancréatites génétiques peuvent être d’origine génétique : telles que l’hyperlipidémie (hypertriglycéridémie familiale, hyperchylomicronémie familiale, déficit en lipoprotéine lipase ou déficit en apolipoprotéine C-II), l’hyperparathyroïdie,
l’hypercalcémie hypocalciurie familiale, l’homocystinurie ou la porphyrie aiguë intermittente.
Réf. Collège national professionnel d’hépato-gastroentérologie. Pancréatite et génétique. Diagnostic et prise en charge. Pr Vinciane Rebours. Septembre 2017.
→ pancréatite aigue, pancréatite chronique, adénocarcinome du pancréas, gène CFTR, mucoviscidose, pancréas divisum, apolipoprotéine C-II , hypertriglycéridémie, hyperchylomicronémie, lipoprotéine-lipase, hyperparathyroïdie, hypercalcémie
[L1, Q2, O1]
Édit. 2018