artefact de réverbération (en échographie) l.m.
reverberation artefact
Artéfact créé par la réflexion itérative des ultrasons piégés entre deux surfaces réfléchissantes (interface séparant deux structures d'impédances très différentes).
Ils envoient à chaque rebond un écho vers la sonde ; l’ensemble forme une série de lignes parallèles de moins en moins marquées, représentant autant de fausses interfaces anatomiques : l’artéfact de réverbération.
Étym. lat. artis facta : effet de l'art
[2017]
cauchemar n.m.
nightmare
Parasomnie à type de rêve pénible ou effrayant, accompagné d'angoisse, survenant principalement en fin de nuit, pendant un long épisode de sommeil paradoxal, généralement suivi d'un souvenir des éléments qui ont provoqué l'éveil.
Sa survenue sporadique affecterait environ un tiers des enfants, jusqu'à deux tiers des adolescents et un adulte sur quatre. Il est favorisé par certains médicaments comme les bêta-bloquants ou, à l'inverse, par le sevrage de certains hypnotiques. Observés chez le dixième des adultes, souvent indicatifs d'une anomalie de la personnalité, les cauchemars répétitifs sont fréquents également dans la névrose traumatique.
Les cauchemars doivent être différenciés des terreurs nocturnes.
Syn. rêve d'angoisse
→ déambulation paroxystique nocturne
[H]
déstérilisation tubaire l.f.
reversal of tubal sterilization
Technique microchirurgicale permettant de restaurer la perméabilité tubaire.
Le taux de succès avoisine 50% avec cependant augmentation du risque de grossesse extra-utérine.
génétique inverse l.f.
reverse genetics
Consiste à analyser l’impact phénotypique de la modification d’un gène dont on ne connaît pas la fonction. La génétique moléculaire et le séquençage des génomes ont conduit à l'essor de la génétique inverse. Ce paradigme sélectif (le chercheur choisit le gène à muter/perturber) est différent de celui de la génétique formelle ou classique.
immunologie inverse l.f.
reverse immunology
Procédé permettant de prédire et d’identifier des peptides immunogènes à partir de la séquence de la protéine produite par le gène d’intérêt chez un patient donné.
La présentation d’un peptide à la surface des cellules présentatrices d’antigènes, ou des cellules tumorales, nécessite des étapes successives de protéolyse, transport et liaison aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I (CMH-I). Des algorithmes de prédiction des sites de coupure de la protéine par les protéasomes et d’autres des séquences peptidiques susceptibles de se lier aux molécules du CMH d’un patient donné ont été développés en utilisant des données déjà validées. On identifie ainsi de nouveaux épitopes à partir de séquences d’antigènes connus ou de nouveaux antigènes potentiels à partir de données génomiques. Les mutations tumorales sont en effet la source de néoantigènes à identifier dans un but thérapeutique.
→ complexe majeur d'histocompatibilité, protéasome
inhibiteurs de la transcriptase inverse l.m.p.
reverse transcriptase inhibitors
Antirétroviraux inhibant la réplication des virus de l’immunodéficience humaine ; ils ne sont que virustatiques et ne peuvent aboutir à l’éradication du VIH.
Tous doivent être utilisés en association.
Les analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse sont actifs sur les virus VIH1 et VIH2. On distingue la zidovudine (AZT), la d4T (stavudine) et l’abacavir analogues de la thymidine, la ddI (didanosine) analogue de l’adénosine, la ddC (zalcitabine) et le 3TC (lamivudine) analogues de la cytidine. Le ténofovir, est le seul inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse. Tous se prescrivent par voie buccale. Seule la zidovudine peut être utilisée également par voie intraveineuse. Outre les effets indésirables propres à chaque médicament, l’acidose lactique par cytopathie mitochondriale représente une toxicité commune à tous.
Les analogues non nucléosidiques de la transcriptase inverse (delavirdine, efavirenz, névirapine), actifs sur VIH1, agissent sur un site différent de celui des inhibiteurs nucléosidiques ; ils sont utilisés par voie orale et induisent surtout des réactions d’intolérance cutanée.
→ sida
inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse l.m.p.
reverse transcriptase not nucléosidiques inhibitors
Antirétroviraux virustatiques, actifs uniquement sur le VIH1, utilisés par voie orale et en association dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine.
On distingue la névirapine, la delavirdine, l’efavirenz. Ils peuvent induire surtout des réactions d’intolérance cutanée
→ sida
mutagénèse inverse l.f.
reverse genetics, surrogate genetics
Processus consistant en la mutagénèse in vitro d'un gène cloné, suivi de son retour dans la souche originelle à l'état muté par remplacement d'allèle.
mutation inverse l.f.
reverse mutation
Dans un gène muté, mutation ponctuelle rétablissant le phénotype originel ; elle a lieu généralement à un autre locus.
Quand elle a lieu au même locus, rétablissant ainsi le génotype d'origine, on parle de mutation en retour.
Syn. rétromutation
nystagmus révélé l.m.
revealed nystagmus
Nystagmus provoqué ou devenant manifeste (nystagmus latent) par une manœuvre purement clinique (recherche d'une position de la tête ou du regard, occlusion d'un œil, etc.).
Étym. gr. nustazô : je m'incline
réaction de réversion lépreuse l.f.
reversal reaction
Complication aigüe d'origine immunologique, appartenant aux réactions lépreuses de type 1, survenant le plus souvent en cours de traitement et, plus exceptionnellement, avant ou après traitement, chez les patients lépreux borderline.
Elle est assimilée à une réaction d'hypersensibilité retardée traduisant un renforcement de l'immunité cellulaire du patient vis-à-vis du bacille de Hansen avec déplacement vers le pôle tuberculoïde. Généralement unique, elle est caractérisée par une turgescence brutale des lésions cutanées préexistantes qui peut aboutir à leur ulcération. Sa gravité tient à la survenue fréquente de névrites aigües déficitaires sur le plan moteur et/ou sensitif, et représente une urgence médicale et/ou chirurgicale.
Syn. réaction d'inversion lépreuse, réaction réverse lépreuse
rétinopathie exsudative avec aplasie de la moelle osseuse l.f.
exsudative retinopathy with bone marrow failure, Revesz syndrome
Téloméropathie marquée par une rétinopathie exsudative bilatérale survenant à l'âge de six mois suivie, un mois après, d'une sévère anémie et, l'année suivante, d’un décès.
La maladie ressemble à un retard de croissance intra-utérine, les cheveux sont rares, il existe une pigmentation cutanée réticulée, une ataxie par hypoplasie cérébelleuse, des calcifications cérébrales, une hypertonie et un retard psychomoteur. L’affection est rarissime est causée par une mutation hétérozygote du gène TINF2 situé sur le locus chromosomique 14q12
T. Révész, pédiatre émirien (1992) ; P. Kajtár et K. Méhes, pédiatres hongrois (1994)
Syn. Revesz (syndrome de)
[Q2,P2,F1 H1,J1]
Édit. 2018
rêve (état de) l.m.
dreamy state
État particulier à certaines crises temporales, qui se situe parmi les crises épileptiques partielles simples sans altérations de la conscience, avec troubles psychiques, et dans le cadre de leurs formes de type cognitif et idéatoire.
"Le sujet a l'impression de vivre un rêve, soit qu'il s'agisse simplement d'une mauvaise appréhension du monde environnant, donnant lieu à des illusions épileptiques d'incohérence et d'irréalité, soit qu'il s'agisse d'hallucinations épileptiques véritables, visuelles le plus souvent." (H. Gastaut).
Caractérisant les épilepsies par atteinte des régions temporales mésiales et latérales, ces états de rêve comportent des sensations d'étrangeté, d'irréalité, de familiarité, de fréquente reviviscence du passé avec ecmnésies à type de sentiments de "déjà vu - déjà vécu".
Envahissant le patient, intensément éprouvés, ils peuvent s'accompagner de troubles émotionnels intenses avec anxiété paroxystique, état de panique et/ou crises agressives, plus rarement de sensations de bien-être, voire d'euphorie. Les phénomènes de pensée forcée sont rapportés plutôt à des décharges frontales. Les crises de rire (crises épileptiques gélastiques) ou de pleurs (crises dacrystiques) sont d'origine hypothalamique.
En fait, dans leur ensemble, les crises partielles simples avec symptômes psychiques sont très proches de crises partielles complexes.
J. H. Jackson, neurologue britannique (1880)
→ dacrystique (crise), épilepsie, ecmnésie, crise épileptique gélastique
rêve éveillé l.m.
waking dream
Utilisation de la production de l'imaginaire dans un but thérapeutique, tout particulièrement dans les états névrotiques.
À partir de 1925, le suisse M. Guilleray avait entrevu les propriétés créatrices du rêve, intensifiées et dirigées ("rêve vécu"). R. Desoille développa le rêve éveillé dirigé (RED) qui associe la suggestion de type hypnotique, la relaxation et l'interprétation symbolique des rêves. Le thérapeute induit et dirige la rêverie du patient en suggérant des thèmes, des images déclenchant un scénario fantasmatique qu'il interprète secondairement. Cette méthode est davantage d'inspiration pavlovienne qu'analytique.
Le rêve éveillé en psychanalyse, ou rêve éveillé psychanalytique (REA) comporte, lors du processus analytique, un ou des temps où il est demandé au sujet de "partir" d'une image qui lui vient à l'esprit. Il dit en quelques mots sa rencontre avec sa production imagée, sans avoir à développer des souvenirs ni des réflexions. Se découvrent alors des éléments de l'inconscient. La relation et le processus analytiques peuvent s'en trouver modifiés.
R. Frétigny et A. Virel ont proposé le terme d'onirothérapie pour englober toutes les techniques utilisant l'imagerie mentale, analytiques ou non.
M. Guilleray, psychiatre suisse (1925) ; R. Desoille, psychothérapeute français (1938 et 1945) ; R. Frétigny et A. Virel, psychiatres français (1968) ; Elisabeth Mercier, psychologue canadienne (2001)
réveil (salle de) l.f.
recovery room
→ salle de surveillance postinterventionnelle
réveil (test de) l.m.
recovery test
Procédé d'évaluation des fonctions intellectuelles supérieures et de la coordination psychomotrice au décours d'une anesthésie générale ou locorégionale.
L'anesthésie réduit temporairement les performances des fonctions cognitives et de coordination des appareils sensoriels et moteurs dépendant du système nerveux central. On apprécie le réveil par des tests cliniques simples ou par des épreuves plus complexes. Ces tests peuvent aider à autoriser la sortie après une anesthésie ambulatoire. Cliniquement, on étudie la station debout, la marche en ligne droite et la posture avec une épreuve de Romberg.
Le score d'Aldrete, de 0 à 10 (calqué sur celui d'Apgar) comporte 5 items : pression artérielle, ventilation, motricité, conscience, coloration cutanée, cotés chacun de 0 à 2. La sortie de la salle de réveil est autorisée si le score est supérieur à 8.
Adaptés des tests utilisés en psychologie, les tests psychomoteurs ne sont employés que pour des recherches scientifiques. On utilise :
- l'étude de la rapidité de réaction, barrer une lettre donnée dans un texte écrit, temps de réaction visuelle, test de traçage (test de Trieger-Newman) ;
- le simulateur de conduite ;
- l'étude des saccades oculaires (par électrooculographie) ;
- la stabilométrie (équitest simplifié).
Après une anesthésie générale les tests sont perturbés pendant 90 à 180 minutes, voire plus. L'effet résiduel des médicaments dépend du patient (âge, antécédents) et de la nature des médicaments.
Virginia Apgar, anesthésiologiste américaine (1953) ; J. A. Aldrete, anesthésiologiste mexicain (1970) ; N. D. Trieger et M. G. Newman, stomatologues américains (1969)
→ Apgar (score d'), stabilométrie, Trieger-Newman (test de)
revendication n.f.
revendication
→ délire de revendication, préjudice (sentiment de)
Reverdin (greffe de) l.f.
Reverdin’s graft
Greffe cutanée de petits greffons de trois à quatre millimètres de diamètre.
La peau est piquée et soulevée superficiellement à la pointe d’une petite aiguille de Reverdin et prélevée au bistouri, sous la pointe de l’aiguille, en une fine rondelle dont les berges coupées tangentiellement contiennent toutes les couches superficielles de la peau, assurant ainsi les meilleures chances de prise de chacun des petits greffons prélevés. Cette technique est particulièrement indiquée pour couvrir de petites surfaces sur un lit de greffe de vascularisation médiocre.
J. L. Reverdin, chirurgien suisse, membre de l'Académie de médecine (1869)
reversed Horner's syndrome l.m.
F. Pourfour du Petit, anatomiste et chirurgien français (1727) (1664 - 1741)
→ syndrome de Pourfour du Petit
[A1,G1,H1,H5,P2]
reverse transcriptase l.f.
→ transcriptase inverse, transcriptase réverse
réverseur (médicament) l.m.
reverse drugs
Médicament tel que le vérapamil, capable de restaurer la sensibilité de souches de Plasmodium falciparum résistantes à certains antipaludiques en particulier à la chloroquine, comme il module la multirésistance aux antimitotiques de cellules cancéreuses de mammifères.
En fait, ces produits n’ont jamais eu de réelles applications pratiques dans le traitement du paludisme, pour diverses raisons, notamment liées aux risques d’effets indésirables.
Syn. médicaments anti-PfMFDR
réversion n.f.
reversion
Mutation se produisant en sens inverse d'une mutation antérieure, et notamment retour au phénotype initial (c'est-à-dire, en général, au phénotype sauvage).
Ce retour peut être dû à diverses causes : mutation au même site ou à un autre site du même locus, mutation à un autre locus, suppression, etc. Une vraie réversion est une mutation au même site du même locus.
Révész (syndrome de) l.m.
2018
T. Révész, pédiatre émirien (1992)
→ rétinopathie exsudative avec aplasie de la moelle osseuse, anémie aplastique
[Q2,P2,F1,H1]
Édit. 2018
sinistrose n.f.
revendication neurosis
Attitudes de revendication et de régression après un traumatisme, une intervention chirurgicale ou des soins médicaux.
À partir d'une idée fixe portant sur la réparation du préjudice, c'est une "psychose d'occasion et le plus souvent peu sévère, mais psychose funeste au travail et, par exception, grave dans ses extrêmes conséquences" (E. Brissaud, 1908). Il n'y a ni exagération calculée, ni simulation consciente. Chez ce sujet fixé dans son statut de victime il peut s'agir, en effet, d'un délire de revendication développé sur la base du traumatisme subi chez une personnalité paranoïaque. Mais, le plus souvent, on rencontre des attitudes sinistrosiques au cours de troubles psychiques dits posttraumatiques, d'expression somatique mais purement fonctionnels, et dont le point d'impact est la région atteinte, parfois de façon mineure.
E. Brissaud, neuropsychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1908)
Syn. névrose de rente
→ accident (victime d'), blessés (manifestations psychiques chez les), hypocondrie
transcriptase inverse l.f.
reverse transcriptase
Enzyme ou système enzymatique catalysant la biosynthèse d'un acide désoxyribonucléique complémentaire d'une matrice ribonucléique.
Les transcriptases inverses sont impliquées dans la réplication de virus ribonucléiques tels que les virus de l'immunodéficience humaine.