protéine du choc par le froid l.f.
cold shock protein
Protéines exprimées par les cellules de mammifères exposées à une hypothermie modérée.
Ces protéines sont des modulateurs de la transcription des gènes et de la traduction des ARN messagers
Abrév. CSP
[C1]
Édit. 2017
abcès froid l.m.
cold abscess
Abcès se formant dans le cadre d’une infection chronique, sans signes inflammatoires aigus locaux et sans fièvre.
L’étiologie est habituellement tuberculeuse.
Étym. lat. abcessus, de abcedere : écarter
[A2, D1]
Édit. 2020
abcès froid pleural l.m.
pleural cold abscess
Pleurésie purulente tuberculeuse isolée, non surinfectée, cloisonnée, particulière par l'absence de fièvre et de signes généraux.
Il s'observe encore parfois, de façon sournoise, longtemps latente avec un assez bon état général. Méconnu, l'évolution se ferait par poussées avec apparition de fièvre et pourrait évoluer vers un pyopneumothorax.
Il ne se voit que dans les pays pauvres.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ tuberculose, pleurésie, pyopneumothorax chronique
[A2, D1, K1]
Édit. 2020
abcès froid thoracique l.m.
thoracic cold abscess
Collection suppurée sans signes inflammatoires locaux, siégeant au niveau des parties molles de la paroi thoracique, habituellement d'origine tuberculeuse.
L'abcès froid tuberculeux s'accompagne souvent d'une ostéopériostite costale tuberculeuse. L'abcès migre dans le sens de la pesanteur en suivant les interstices musculaires. Ses sièges habituels sont au niveau de la ligne axillaire moyenne, moins souvent la région para-vertébrale ou latérosternale.
L'abcès forme une masse plus ou moins tendue, indolente, sans douleur, chaleur, rougeur. L'évolution spontanée se ferait vers la fistulisation. Le diagnostic repose sur la mise en évidence du bacille de Koch dans le pus ou de follicules tuberculeux dans la fausse paroi de l'abcès.
Le traitement est, sous antituberculeux, l'exérèse en masse de l'abcès avec résection du foyer d'ostéopériostite.
Rares sont les abcès froids staphylococciques ou au cours de la brucellose.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ ostéopériostite, tuberculose,
[A2, D1, K1]
Édit. 2020
abcès froid tubaire l.m.
Fallopian’s tube tuberculous abscess
Collection purulente tuberculeuse de la trompe de Fallope, réalisant un pyosalpinx empli de caséum.
Ils s'y associent souvent une fonte caséeuse ovarienne et une tuberculose péritonéale avec ascite. Le traitement antituberculeux suffit habituellement et permet d'éviter une mutilation chirurgicale chez ces femmes souvent jeunes.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ pyosalpinx, caséum, tuberculose péritonéale, ascite
[A2, D1, O3]
Édit. 2020
anticorps froid l.m.
cold antibody
Anticorps détectable dans le sérum à un titre plus élevé à une température inférieure à 37°C qu'à 37°C.
chaîne du froid l.f.
cold chain
Ensemble des opérations de fabrication, de transport et de stockage de produits fragiles permettant de maintenir leur bonne qualité à l‘abri de transformations enzymatiques et de développements de contaminations microbiologiques.
En médecine et en pharmacie, sont soumis à une telle protection les échantillons de sang et de produits dérivés comme aussi des médicaments contenant des hormones telles que les insulines et des vaccins.
Un “Guide de gestion des produits de santé soumis à la chaîne du froid entre +2°C et +8°C” à l’officine et, en aval, dans la chaîne d’utilisation des produits concernés a été publié en décembre 2009.
[R2,G5]
choc froid l.m.
cold shock
Choc caractérisé par une peau froide : la pression artérielle est basse et les résistances vasculaires sont élevées.
→ choc, choc (classification des)
[N1,G1]
froid (allergie au) l.f.
cold allergy
Dénomination impropre à propos de manifestations apparentées à des crises d'urticaire pouvant apparaître lors de l'exposition au froid
L'éruption survient particulièrement au niveau des parties découvertes.
Les grandes poussées peuvent s'accompagner de troubles généraux : céphalées, frissons, dyspnée. Les muqueuses peuvent participer au phénomène lors de l'ingestion de boissons glacées.
On peut parfois clairement faire apparaître le prurit et l'œdème par application locale d'un peu de glace. Le transfert passif par le sérum est positif dans la moitié des cas. Une désensibilisation par accoutumance au froid est parfois possible. Le syndrome est souvent labile sans aucun traitement.
L'hydrocution, phénomène en général grave, peut avoir été précédée par des incidents isolés d'urticaire au froid.
→ chaleur (allergie à la), urticaire au froid
[F3, N1]
Édit. 2019
froid (conservation des aliments par le) l.m.
preservation of food by freezing
On peut conserver les aliments par le froid au-dessous de 3°C, mais cela ne les stérilise pas.
Au-dessous de - 20°C on parle de congélation et aux très basses températures, de surgélation.
Le froid arrête le développement des microorganismes, mais certains se développent encore au-dessous de 10°C. La limite de développement des micro-organismes pathogènes ou toxinogènes se situe à 3°C. Au-dessous de - 10°C les bactéries ne peuvent se multiplier. Mais on rencontre trois principales difficultés pour la conservation des aliments : leur refroidissement après la préparation, leur protection contre les souillures lors des manipulations et le maintien de la «chaine du froid» au cours des transports jusqu'à la distribution.
L'élaboration des produits alimentaires nécessite un certain nombre d'étapes des matières premières jusqu'à la distribution des produits finis. Il faut respecter des règles strictes d'hygiène pour éviter les intoxications alimentaires. Ces règles de «Bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication» sont données dans la Directive européenne 93/43/CEE du 14 juin 1993 et reprises dans les Arrêtés (9/5/95, 28/5/97, 29/9/97, 20/7/98 publiés au J.O.) :
Après cuisson ou retraitement la température à cœur du produit doit passer de + 10°C à + 63°C en moins de 2 h (des exceptions sont tolérées pour la purée, le rosbeef, la soupe, etc.) et le réchauffage à + 63°C doit se faire en moins d'1 h.
Entre + 63°C et + 100°C, zone de pasteurisation, les formes végétatives sont détruites, il y a peu de risque, mais tout aliment peu acide, riche en substances nutritives (à base d'œufs, lait ou viande) risque d'être contaminé après la cuisson, soit par le personnel ou par le matériel, soit par les poussières et les aérosols pathogènes. Il faut respecter les chaines du chaud (la température doit rester au-dessus de + 63°C) et du froid : les attentes trop longues à la température ambiante permettent le développement des microorganismes.
→ intoxications par les conserves
panniculite au froid l.f.
cold panniculitis
Forme de panniculite due à l'effet direct d'une basse température sur le tissu adipeux, atteignant surtout le nouveau-né, du fait de la richesse en acides gras saturés se solidifiant plus rapidement, et caractérisée par l'apparition, le plus souvent en hiver, sur les segments du corps les plus exposés, de nodules violacés bien délimités et douloureux qui disparaissent spontanément en plusieurs semaines.
Il s'agit d'une panniculite lobulaire sans vasculite, avec, histologiquement, existence d'une nécrose des adipocytes et d'un infiltrat mixte fait de neutrophiles, de lymphocytes et d'histiocytes. La panniculite au froid peut aussi, mais plus rarement, atteindre l'adulte après une exposition prolongée au froid avec port de vêtements légers trop serrés (« panniculite des cavalières du petit matin »).
paramyotonie au froid l.f.
paramyotonia in the cold
urticaire au froid l.f.
cold urticaria
Variété d'urticaire déclenchée par le contact avec le froid, en général l'eau froide, aussi bien bains que boissons glacées.
Il en existe plusieurs formes : acquises primitives, familiales, révélant une cryopathie, p. ex. cryoglobulinémie.
→ urticaire, cryoglobulinémie, urticaire familiale au froid
urticaire familiale au froid l.f.
familial cold urticaria (FCU), familial cold autoinflammatory syndrome (FCAS)
Affection rare, familiale, autosomique dominante, caractérisée par des poussées d’urticaire avec éruption cutanée survenant lors de l’exposition au froid et accompagnée de signes systémiques d’inflammation.
Le début peut être très précoce dans la première enfance ; les signes inflammatoires sont variables, souvent peu marqués : fièvre, douleurs articulaires, signes oculaires, troubles neurologiques. L’affection est liée à des mutations du gène CIAS1 (Cold Induced Autoinflampatory Syndrome 1), locus en 1q44, codant pour la cryopyrine, protéine intervenant dans la régulation du récepteur de l’interleukine-1β. Elle partage ce même mécanisme avec le syndrome de Muckle et Wells et le syndrome CINCA, réunis sous l’acronyme CAPS (Cryopyrine-Associated Periodic Syndromes).
T. J. Muckle, médecin canadien et M. V. Wells, médecin britannique (1962)
→ urticaire, CAPS ,Muckle et Wells (syndrome de) ,syndrome CINCA
après-coup n.m.
deffered action
Selon S. Freud, évènement de la vie d'un sujet qui ne trouve son sens que quand son évolution lui permet d'en comprendre la signification ou quand un autre évènement vient par quelque association rappeler le premier et ainsi, par effet d'après-coup, l'instaurer comme cause première.
Notion très précocement et fréquemment utilisée par l'auteur viennois ("Nachträglich"), qui renvoie à sa conception de la causalité psychique et de son expression différée dans le temps.
Baclesse ( coup de poignard de) l.m.
F. Baclesse, médecin radiothérapeute français (1896-1967)
Syn. Baclesse (ulcération de)
Édit. 2017
coup de chaleur l.m.
heat stroke
Ensemble variable de manifestations occasionnées par une exposition à une chaleur excessive : céphalée intense, somnolence, vomissements, arrêt par déshydratation des sécrétions (salivaires, urinaires…), troubles neurologiques (hallucinations, délire, perte de connaissance…).
Le coup de chaleur peut être causé par une exposition prolongée au soleil, une chaleur ambiante excessive, une inadaptation climatique à une chaleur humide, une atmosphère professionnelle (foyer des chaudières à vapeur, repassage professionnel…). L’ensemble de ces désordres sont fréquemment mortels. Des manifestations similaires peuvent être induites par certains médicaments comme les neuroleptiques.
→ syndrome malin des neuroleptiques, hyperthermie maligne d'effort, coup de chaleur épidémique, coup de chaleur exogène
[C2,G2,G4,N1]
Édit. 2017
coup de chaleur d'exercice l.m.
→ hyperthermie maligne d'effort
[N1]
coup de chaleur épidémique l.m.
epidemic heatstroke
Coup de chaleur exogène frappant de nombreux individus dans une foule du fait de la fatigue et de la marche à la chaleur, se voit p. ex. à l'occasion du pélerinage à La Mecque.
→ coup de chaleur, hyperthermie maligne d'exercice
[N1]
coup de chaleur exogène l.m.
exogenous heatstroke
Hyperthermie causée par une exposition prolongée en ambiance chaude (ex. séjour prolongé dans une voiture fermée au soleil), même en l'absence de tout effort musculaire.
Le coup de chaleur frappe plus spécialement les âges extrêmes, les jeunes enfants surtout et dans une moindre mesure les vieillards.
La tolérance individuelle au stress thermique est réduite en cas de troubles qualitatifs et quantitatifs de la sudation (mucoviscidose, dysplasie ectodermique, ichtyose), ou de déficits constitutionnels des enzymes musculaires, aggravés par la prise de médicaments qui modifient la thermorégulation, la thermogénèse et la sudation.
→ coup de chaleur d'exercice, hyperthermie maligne, insolation
[N1]
coup de fouet l.m.
coup de fouet, whiplash
1) Douleur violente et brutale dans un muscle à l’occasion d’un effort, avec gonflement rapide, correspondant habituellement à une rupture musculaire partielle, une déchirure aponévrotique ou de vaisseaux veineux.
2) En anglais, whiplash est réservé au traumatisme en hyperextension du rachis cervical sans lésion osseuse apparente.
[I]
coup de fouet laryngien l.m.
cordal hemathoma, acute haemorrhagic laryngitis
Hématome sous-muqueux de la corde vocale survenant après un effort vocal intense et prolongé.
Il entraîne une dysphonie importante et nécessite un geste chirurgical de drainage. Malgré un traitement précoce, il existe souvent une dysphonie résiduelle définitive.
[P1]
coup de hache l.m.
abrupt cephalic mark
Impression de ressaut abrupt lors de la palpation abdominale, due à la saillie particulière de l'occiput fœtal lorsque la tête est en présentation défléchie, de front ou de face.
[O3]
coup de soleil l.m.
sunburn
[N1,J1]
coup de vent cubital l.m.
cubital gust of wind
Syn. obs. de coup de vent ulnaire
→ déformation en coup de vent ulnaire
[I2]