Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

24 résultats 

pancréatite (scores de gravité) l.m.

scores for pancreatitis

Estimation chiffrée du degré de l'atteinte pancréatique dans une pancréatite aigüe.
Souvent accompagné d'épanchements, un phlegmon pancréatique forme un bloc inflammatoire au contact d'une pancréatite aigüe. Le pronostic est souvent sombre, d'où l'intérêt de disposer de scores pronostiques ou d'estimation de la gravité.
Le score de Ranson (1974) utilise 11 paramètres cotés 1 chacun. Sauf l'âge, les 5 premiers sont évalués à l'admission sur l'intensité des processus inflammatoires, les autres le sont dans les 48 premières heures et correspondent aux retentissements circulatoires, rénaux ou métaboliques. Si le score est < 2, la mortalité est quasi nulle ;
= 3, le risque commence à être sérieux ;
> 6, la mortalité est de 62 % ;
> 7, la mortalité est proche de 100%.
Version simplifiée de celui de Ranson, le score d'Imrie n'utilise que 4 paramètres, mais il est moins sensible et peu spécifique.
Le score tomodensitométrique de Ranson et Balthasar (1985) définit 5 stades lésionnels de la pancréatite selon le nombre et la localisation des collections.
A - pancréas normal ;
B - élargissement localisé ou global de la glande ;
C - effacement des bords pancréatiques (témoin d'un environnement inflammatoire) ;
D - augmentation du volume pancréatique et collection liquidienne satellite unique ;
E - présence d'au moins deux collections liquidiennes extra-pancréatiques ;
F - présence de gaz intra- ou extra-pancréatique ou infiltration massive de l'espace intrapéritonéal.
On peut aussi créditer les stades de 0 à 4 points avec une majoration de 2, 4 ou 6 points en fonction du degré d'extension de la nécrose (Balthazar, 1990).
Le signe de l'îlot graisseux (Perez, 1990) correspond à la présence de zones intra- ou extra-pancréatiques de densité intermédiaire entre graisse et liquide. Il n'est pas modifié par l'injection de produits de contraste.

C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974 bis) ; E. J. Baltazar, médecin radiologue et J. H. Ranson, chirurgien américains (1985) ; E. J. Baltazar, médecin radiologue américain (1990) ; C. Pérez, médecin radiologue espagnol (1990)

Étym. gr. pan : tout ; kreas : chair, « tout en chair », parce que cet organe ressemble à de la chair)

scores de gravité l.m.p.

seriousness score

Échelles d’indices de gravité, avec addition de scores, permettant de déterminer le risque de décès à l’admission d’un patient dans une unité de réanimation ou de soins intensifs.
Leur intérêt est à la fois individuel et épidémiologique.

pancréatite aigüe l.f.

acute pancreatitis

Atteinte brutale de la glande pancréatique allant de la pancréatite œdémateuse peu sévère et rapidement régressive, à la pancréatite nécrosante souvent très sévère et pouvant engager le pronostic vital dont les deux principales étiologies sont la migration de calculs biliaires et l'alcoolisme chronique.
Quand l'alcool est en cause, la pancréatite aigüe est en général une manifestation précoce d'une pancréatite chronique. Le tableau clinique est le même quelle que soit l'étiologie et associe des douleurs abdominales souvent violentes, des vomissements et des signes de choc dans les formes sévères. Le diagnostic repose sur le tableau clinique, l'élévation de la lipasémie et les données de la tomodensitométrie qui permet le bilan des lésions surtout en cas de nécrose pancréatique. Le traitement exige de contrôler le choc hypovolémique, d'inhiber la sécrétion pancréatique en suspendant l'alimentation orale, de calmer les douleurs et de pallier les éventuelles insuffisances respiratoire ou rénale. Il n'existe pas de traitement spécifique des lésions pancréatiques.

E. J. Balthazar, médecin radiologue américain (1985 et 1990)

pancréatique (nécrose)

pancréatite auto-immune (PAI) l.f.

autoimmune pancreatitis

La pancréatite auto-immune est une affection rare dans laquelle on différencie le type1, affection auto-immune et systémique, du type 2 essentiellement pancréatique.
La PAI de type 1 correspond à la maladie sclérosante à immunoglobulines G4 (fortement élevées). Elle concerne souvent des sujets de sexe masculin, âgés de 60 ans. L’atteinte pancréatique s’associe à celle de nombreux organes : sialadénite, cholangite, fibrose rétropéritonéale, néphrite tubulo-interstitielle. Les signes révélateurs sont souvent un ictère en particulier lorsqu’il existe une cholangite associée, simulant alors un cancer de la tête du pancréas. Ses particularités histologiques sont un infiltrat lymphoplasmocytaire (positif en immunohistochimie aux anticorps anti-IgG4) péricanalaire dense, une fibrose pancréatique et des veinulites oblitérantes. L’infiltration à granulomes épithélioïdes est absente. Cette forme est plus fréquente en Asie qu’en Occident.
Les PAI de type 2 sont les formes majoritaires en Europe et aux États-Unis. Elles concernent les sujets des deux sexes âgés de 40 ans en moyenne. Elles correspondent à une atteinte quasi exclusive du pancréas révélée par des pancréatites aiguës bénignes dont le risque de récidives est plus faible que pour le type 1. Les taux d'immunoglobulines sériques sont normaux. Une maladie inflammatoire de l'intestin est associée dans 20 % à 30 % des cas. Le diagnostic de PAI repose sur un faisceau d'arguments au sein duquel l'imagerie tient une place prépondérante, notamment la cholangio-pancréato-IRM. Les lésions histologiques sont marquées par une pancréatite ductulaire destructrice associées à des granulomes épithélioïdes, qui sont absents dans le type 1.
L’imagerie de la PAI au scanner est caractérisée par une hypertrophie diffuse du pancréas avec un liseré périphérique hypointense, avec un canal pancréatique particulièrement fin. L’aspect du pancréas évoque une grosse saucisse.
Le traitement de référence est la corticothérapie de courte durée en fonction des symptômes et des rechutes.

sialadénite, cholangite sclérosante, néphropathie tubulo-interstitielle aigüe, fibrose rétro-péritonéale

pancréatite biliaire l.f.

biliary pancreatitis

Pancréatite aigüe secondaire à la migration des calculs biliaires.

pancréatite aigüe

pancréatite calcifiante l.f.

calcifying pancreatitis

Pancréatite chronique avec calcifications pancréatiques.
L'alcoolisme chronique en est la cause habituelle.

pancréatite chronique l.f.

chronic pancreatitis

Affection dégénérative associant des anomalies des canaux pancréatiques remplis de concrétions protéiques secondairement calcifiées à une sclérose mutilante du parenchyme exocrine avec une disparition progressive du parenchyme endocrine.
La principale cause est l'alcoolisme chronique responsable de 90% des cas environ : dans les autres cas, aucune étiologie n'est retrouvée en dehors de rares cas de pancréatite familiale.
Les manifestations cliniques apparaissent en moyenne après 15 ans de prise d'alcool. Le diagnostic repose sur la mise en évidence de calcifications pancréatiques sur la tomodensitométrie ou d'anomalies canalaires sur la pancréatographie rétrograde endoscopique. L'écho-endoscopie semble fiable pour le diagnostic des formes débutantes. En dehors des douleurs chroniques, les principales complications sont les poussées de pancréatite aigüe, les pseudo-kystes, la compression de la voie biliaire principale, la compression du duodénum, les thromboses de la veine splénique et de la veine porte et les complications dégénératives (stéatorrhée et surtout diabète insulinodépendant). L'évolution est en général favorable si un sevrage complet est obtenu chez les sujets alcooliques mais certaines complications peuvent obliger à un traitement chirurgical, en particulier les pseudo-kystes et la compression de la voie biliaire principale.

pancréatite de reflux l.f.

reflux pancreatitis

Dans le cadre de la transplantation pancréatique avec dérivation vésicale du pancréas exocrine, ensemble des phénomènes cliniques et biologiques liés à un reflux d'urine dans le canal de Wirsung lors de la miction.
Son traitement peut se limiter parfois à la mise en place transitoire d'une sonde à demeure ; mais il peut exiger une conversion digestive.

pancréatite médicamenteuse l.f.

drug-induced pancreatitis

Accident rare dans les premières semaines de prise du produit et survenant dans les heures qui suivent son éventuelle réintroduction, ce qui évoque un mécanisme immuno-allergique.
En général, les pancréatites médicamenteuses sont peu sévères et régressent rapidement à l'arrêt du médicament. Les principaux médicaments en cause sont l'azathioprine, la 6-mercaptopurine, les œstrogènes, l'acide valproïque et la mésalazine.

pancréatite nécrosante l.f.

pancreatic necrosis

pancréatique (nécrose)

pancréatite obstructive l.f.

obstructive pancreatitis

Lésion de pancréatite chronique en amont d'un obstacle sur le canal de Wirsung, en général lithiasique ou tumoral.

pancréatite agüe

pancréatite œdémateuse l.f.

oedematous (or interstitial) pancreatitis

Pancréatite aigüe caractérisée par une inflammation non infectée et un œdème de la glande pancréatique sans foyer de nécrose.
Son pronostic est pratiquement toujours favorable contrairement à celui de la pancréatite nécrosante.

pancréatite aigüe

pancréatite héréditaire l.f.

hereditary pancreatitis

Cause rare de pancréatite chronique et de poussées de pancréatite aigue récidivante idiopathique. 
La prévalence en France est évaluée à 0,3/100.000. Une cause génétique en cas de pancréatite chronique chez les sujets jeunes est de l'ordre de 4 %.
La maladie génétique est due à des mutations du gène PRSS1 (7q34), codant pour le trypsinogène cationique. Il a été montré que les mutations de PRSS1 augmentent la conversion autocatalytique du trypsinogène en trypsine active et entraînent ainsi probablement une activation intra-pancréatique prématurée du trypsinogène, perturbant l'équilibre intra-pancréatique des protéases et de leurs inhibiteurs. Plus de 30 mutations différentes de ce gène ont été trouvées; sa transmission est autosomique dominante avec une pénétrance incomplète (80 %).
D'autres gènes, comme celui du trypsinogène anionique (PRSS2, (7q34)), de l'inhibiteur de protéase à serine Kazal de type 1 (SPINK1, (5q32)) et du régulateur de la perméabilité transmembranaire de la fibrose kystique (CFTR, (7q31.2)) ont été trouvés associés à la pancréatite chronique (idiopathique et héréditaire). Des mutations de la carboxypeptidase A1 (CPA1, 7q32.2) ont été découvertes associées à la pancréatite chronique héréditaire et à la pancréatite chronique idiopathique à début précoce.

La symptomatologie débute dans l'enfance, principalement avant 10 ans, avec des douleurs de pancréatite et des tableaux de pancréatites aigues. Les calcifications pancréatiques sont observées à un âge médian de 22-25 ans. L'insuffisance pancréatique exocrine et endocrine survient à un âge médian de 29 et 38 ans. Il n'y a pas d'excès de mortalité par rapport à la population générale, malgré un risque réel de cancer. Le risque cumulatif de cancer augmente avec l'âge; il est majeur chez les fumeurs avec un risque relatif  de 8,55 et il survient 20 ans plus tôt que chez les autres. 
Le diagnostic repose sur les antécédents familiaux et l'absence de causes connues de pancréatite. 
Il n'y a pas de traitement spécifique. Le dépistage génétique néonatal n'est pas proposé mais il peut être réalisé chez les patients de moins de 35 ans symptomatiques, après un bilan extensif et une histoire familiale de pancréatite.

pancréatite chronique, pancréatite aigue, trypsinogène, fibrose kystique, carboxypeptidase

[L1, Q1]

Édit. 2019

brûlure (degré de gravité des) l.f.

2e degré, phlyctènes ;

3e degré, brûlures profondes.

Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler

brûlure

Édit. 2017

gravité n.f.

1) severity, seriousness,

Qualité de ce qui apporte des conséquences graves c'est-à-dire, en médecine, une invalidité ou une incapacité, des soins prolongés ou pénibles et, à l'extrême, le décès.
De nombreux indices, échelles ou scores sont proposés pour évaluer quantitativement la gravité : l'échelle d'intensité des tremblements de terre (1880) et, en médecine, les barèmes d'accidents de travail et des maladies professionnelles, l'indice de choc, l'indice de gravité en traumatologie, le score d'Apgar, le score de Glasgow, etc. Ils cotent en général 0 pour une gravité nulle, mais les cotes de la gravité maximale sont très diverses.
2) gravity
Accélération due à la pesanteur à la surface de la Terre sauf indication contraire.
Elle se mesure en G = 9,81 m s-2 ou en gal (1 gal = G/100).
Dans les satellites spatiaux la gravité est quasiment nulle : on parle alors de microgravité.

P. A. Grawitz, anatomopathologiste allemand (1883)

Étym. lat. gravitas : qualité de ce qui est lourd, pesant

Syn. sévérité (angl. déconseillé)

adénocarcinome rénal

[F2,M2,M3]

indice de gravité l.m.p.

index of gravity

scores de gravité

indice de gravité en réanimation l.m.

severity of illness, index in intensive care

L'un des nombreux indices pronostiques et d'évaluation de l'efficacité probable des soins de réanimation devant une situation clinique donnée utilisés en réanimation, soit pour ajuster les traitements, soit pour établir les statistiques justifiant l'activité des unités de soin.
Leur évaluation dépend, soit des éléments présents le premier jour (indice à l'entrée), IGS II ou APACHE, soit d'évènements survenant durant le séjour (indices répétés) prenant en compte (ODIN) ou non (LOD) les éléments du traitement.
Les facteurs pronostiques de l'évaluation initiale sont «chroniques» ou «aigus». Les facteurs «chroniques» sont l'âge et l'état de santé antérieur. Les facteurs «aigus» sont la gravité de l'état clinique (diagnostic de la maladie aigüe), le délai précédant l'admission en réanimation et l’état physiopathologique (évalué par des dosages).
Les indices ont été calculés (par régression logistique) en comparant les conséquences cliniques et biologiques d'une affection, pour établir une échelle d'estimation du risque de décès. Il s'agit d'outils purement statistiques établis sur 200 malades au moins : aucune de ces échelles ne peut être considérée comme un outil de prédiction individuelle de mortalité, mais ils permettent de décrire les performances d'une unité de soins intensifs (l'IGS II est obligatoire dans le PMSI).

Étym. lat. indicium : indication

IGS II, PMSI

indice de gravité en traumatologie l.m.

trauma severity index

Relevé pondéré d'un bilan lésionnel et surtout fonctionnel permettant d'établir des groupes de traumatisés et surtout polytraumatisés classés selon leur gravité : plusieurs indices sont proposés.
Il s'agit surtout d'indices pronostiques mais ils peuvent aussi permettre d'évaluer la prise en charge et l'activité d'un service hospitalier de traumatologie ou d'urgence.
Ces indices doivent être simples et établis sur des données de routine facilement et rapidement mesurables par les diverses catégories de personnel. Ils doivent être fidèles (reproductibles), significatifs et aisément calculables afin de permettre des corrélations entre la gravité et la mortalité.
Il en existe de diverses sortes : indices de triage (pour l'orientation des blessés), indices pronostiques (construits à partir d'analyses discriminantes (paramètres mesurés sur des échantillons représentatifs) ou indices plus subjectifs (indices physiologiques, fonctionnels ou lésionnels).
Les plus utilisés sont :
- le trauma score de Champion (1983), purement physiologique à 5 items, 3 à valeur chiffrée, 2 plus subjectifs, le score va de 1 à 16 ;
- le CHOP de Cowley (1974), indice métabolique et hémodynamique (critères retenus : créatininémie, hématocrite, osmolarité, pression artérielle) ; le respiratory index de Goldfarb (1977) qui associe au CHOP l'utilisation de l'O2 délivré ; l'IGS II de Le Gall ; l'ISS (injury severity scale) de Baker, dérivé de l'AIS (abbreviated injury score), score purement lésionnel décrivant la gravité des atteintes dans six territoires.
Citons aussi les indices des brûlures, ceux de polyagressions et les indices associés, tel le Triss de Champion qui additionne le trauma score, l'âge et l'ISS.

H. R. Champion, chirurgien américain (1983) ; R. A. Cowley, urgentiste américain (1974) M. Goldfarb, chirurgien américain (1973) ; J. R. Le Gall, médecin réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1993) ; Susan P. Baker, pathologiste américaine (1974)

Étym. lat. indicium : indication

AIS, indice de gravité simplifié, trauma score de Champion

indice de gravité simplifié l.m.

simplified severity index

Plusieurs indices simplifiés sont utilisés en réanimation, l'IGS I (13 variables) et l'IGS II (15 variables) de Le Gall (1993).
Ils reposent sur le même principe de calcul que l'indice APACHE.
L'IGS II, le plus utilisé en France, y est obligatoire pour les comptes rendus des observations de réanimation.

Étym. lat. indicium : indication

score de Glasgow, indice Apache, IGS II

indice spécifique de gravité l.m.

specific gravity index

Indice permettant d'évaluer la gravité d'une affection particulière ou l'efficacité des moyens diagnostiques et thérapeutiques utilisés.
La gravité d'une affection particulière s'évalue par le score de Glasgow-Liège pour les comas, par l'indice de McCabe pour absence ou présence de maladies chroniques, plus ou moins graves, par le score de Ranson ou l'indice d'Imrie, pour les péritonites et les pancréatites aigües.
L'efficacité des moyens diagnostiques et de traitement mis en œuvre s'évalue à partir d'indicateurs : pour la charge des soins on utilise l'indice de Cullen ou TISS (therapeutic intervention system score) recueillant 76 actes de soins cotés de 1 à 4 selon leur complexité, les risques afférents, le temps nécessaire à leur réalisation.
Le système OMEGA (Ω), utilisé en France, recense 51 actes médicaux techniques assortis de coefficients de pondération, répartis en trois groupes :
- actes enregistrés une seule fois même s'ils sont effectués plusieurs fois (Ω 1),
- actes enregistrés chaque fois qu'ils sont réalisés (Ω 2),
- nombre de jours pendant lesquels ils sont techniquement réalisés (Ω 3).

T. J. McCabe Sr, mathématicien américain (1976) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974) ; C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; D. J. Cullen, anesthésiste réanimateur américain (1974)

Étym. lat. indicium : indication ; Glasgow, ville d’Écosse ; Liège, ville de Belgique

Cullen (indice de), Glasgow Liège (score de), gravité, Imrie (système d'), McCabe (indice de), OMEGA (système), Ranson (score de), Tiss (indice)

infarctus du myocarde (indice de gravité de l') l.m.

clinical severity index in acute myocardial infarction

Indice établi sur une statistique de 250 patients suivis sur deux ans.
 I : pas d'insuffisance cardiaque
II : insuffisance cardiaque
III : œdème pulmonaire
IV : choc cardiogénique

T. Killip 3rd et J. Kimball, médecins cardiologues américains (1967)

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

infarctus du myocarde

score de gravité des traumas d'après Champion l.m.

trauma severity indices from Champion

Ce score purement physiologique adapte celui de Glasgow à la traumatologie.
Il comporte 5 items, 3 à valeur chiffrée, 2 plus subjectifs. Le score va de 1 à 16.

items 5 4 3 2 1 0
fréquence respiratoire* 10-24 25-35 >35 <10 0 0
effort inspiratoire**         + 0
pression artérielle moyenne 90 70-90 50-69 <50 0 ***
pouls capillaire****       <2 >2 0
score de Glasgow 14-15 11-13 8-10 5-7 3-4 0

*mouvements par minute
**tirage ou réduction des mouvements respiratoires
***absence de pouls
****vitesse en seconde de recoloration du lit sous unguéal

H. R. Champion, chirurgien américain (1981)

stades de gravité de l'urgence médicale l.m.

medical emergency severity scale

urgence médicale (stades de gravité de l')

urgence médicale (stades de gravité de l') l.m.

medical emergency severity scale

L'un des quatre stades de gravité de l'état d'un patient permettant de faire un diagnostic sur le degré d'urgence d'une intervention médicale.
I) Période de latence ou urgence potentielle où il y a peu de signes attirant l'attention.
II) Apparition de signes cliniques, la douleur est souvent un signe d'alerte, on peut alors faire une approche diagnostique qui permet d'estimer un délai maximum tolérable avant d'entreprendre les soins.
III) Signes nets, la douleur est en général très présente, c'est souvent elle qui incite à donner l'alerte.
IV) Phase terminale de détresse, la douleur peut être très atténuée, mais si l'on ne fait pas les soins efficaces extrêmement rapidement (ex. 3 minutes pour un arrêt cardiocirculatoire), la mort (ou la perte de l'organe - ex. l'œil) est inéluctable.

Étym. lat. urgens : pressant (participe présent adjectivé d'urgeo : presser, insister avec opiniâtreté)

urgence, urgence ressentie