Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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néoplasie cervicale intra-épithéliale l.f.

cervical intra-epithelial neoplasia (CIN)

Dysplasie de l’épithélium malpighien du col de l’utérus due à une anomalie de la réparation d’un ectropion, souvent associée à une infection par le virus de la papillomatose humaine.
Rencontrée dans 5% de la population féminine, elle est considérée comme une étape possible vers le cancer in situ puis vers le cancer invasif du col utérin. Selon son étendue, dont on décrit trois stades de gravité croissante de 1 à 3, elle est traitée par une vaporisation au laser ou p ar une électrorésection à l’anse diathermique, voire par une cônisation.

Sigle  : NCI

hyperplasie atypique, dysplasie

dyskératose bénigne héréditaire intraépithéliale l.f.

hereditary benign intraepithelial dyskeratosis

Affection héréditaire surtout observée en Amérique et se traduisant par l'apparition de plaques conjonctivocornéennes en relief dont l'histologie montre un épithélium épaissi et kératinisé.

dyskératose héréditaire bénigne intraépithéliale l.f.

dyskeratosis hereditary benign intraepithelial

Epaississement, spongieux et blanchâtre, en plaques de la muqueuse buccale et conjonctivale.
Il apparaît dès la 1ère année de la vie avec des plaques gélatineuses limbiques ressemblant à des pinguéculas qui prendront ultérieurement l'aspect d'un ptérygion. Elles sont situées à 3h et à 9h en fer à cheval au limbe avec une hyperhémie bulbaire en regard. L'évolution est lente, après la 2ème décennie de la vie, l'envahissement cornéen par ces plaques peut entraîner une cécité. Pour la bouche, les plaques muqueuses ont un aspect blanchâtre et spongieux, et il existe une acanthose épithéliale non précancéreuse. L’affection est autosomique dominante (MIM 127600).

C. J. Witkop Jr, stomatologue et  généticien (1960) et R. Gorlin, stomatologue et généticien américains (1961) ;

Syn. von Sallman-Paton-Witkop (syndrome de), Witkop-von Sallmann (syndrome de)

photokératectomie intraépithéliale  l.f.

intraepithelial photorefractive keratectomy (IE-PRK)

Photo-ablation réfractive réalisée directement sur l'épithélium cornéen hyperplasique avec une profondeur d'ablation respectant la membrane de Bowman.
Intervention proposée quand la régression myopique après lasik (Laser-Assisted In-Situ Keratomileusis) est liée à une hyperplasie épithéliale.

néoplasie n.f.

neoplasia

tumeur

néoplasie conjonctivale intra-épithéliale l.f.

conjunctival intræpithelial neoplasia (CIN)

Ensemble regroupant les différents états précancéreux de la conjonctive, depuis la dysplasie légère jusqu'au carcinome in situ, établi du fait de la difficulté fréquente de distinguer avec certitude différents états précancéreux.

Sigle  : NCI

néoplasie endocrinienne multiple (NEM) l.f.

multiple endocrine neoplasia syndrome, MEN syndrome, multiple endocrine adenomatosis.
Syndrome associant des processus prolifératifs bénins ou malins de localisations diverses développés de façon simultanée ou successive, à partir des cellules APUD, aux dépens du système endocrinien diffus et des glandes endocrines compactes issues pour la plupart de la crête neurale, et ainsi classés dans les neurocristopathies.
Les NEM sont des affections sévères parmi lesquelles on distingue :
- le type I ou syndrome de Wermer, à transmission autosomique dominante, associant une atteinte hyperplasique ou tumorale des parathyroïdes, du pancréas endocrine, de la corticosurrénale, de la thyroïde et de l’hypophyse, avec ulcérations gastriques ;
- le type II ou IIa ou syndrome de Sipple, non héréditaire, associant un cancer médullaire de la thyroïde, un ou plusieurs phéochromocytomes et une hyperparathyroïdie en rapport avec une hyperplasie ou un adénome ;
- type III ou IIb ou syndrome de Gorlin-Bazex-Dupré à transmission autosomique dominante, associant neuromes muqueux labiobuccaux, hypertrophie des nerfs cornéens, aspect marfanoïde, endocrinopathies telles que cancer médullaire de la thyroïde à stroma amyloïde et phéochromocytome.

Syn. syndrome de Lloyd, adénomatose endocrinienne, polyadénomatose endocrinienne, NEM (syndrome)

Wermer (syndrome de), Sipple (syndrome de), Gorlin-Bazex-Dupré (syndrome de), MEN syndrome, MEN syndrome (signes cutanés du)

néoplasie endocrinienne multiple de type 1 l.f.

endocrine adenomatosis multiple

Adénomatose pluri-endocrinienne associant un ulcère gastrique, et des anomalies endocriniennes primaires de l'hypophyse, des parathyroïdes et du pancréas.
On trouve un diabète, un hypogonadisme, des tumeurs gastriques, intestinales et pancréatiques. L’ulcère gastrique est secondaire à une tumeur sécrétant de la gastrine et à une surproduction d’acide gastrique (syndrome de Zollinger-Ellison). Au niveau ophtalmologique, on peut trouver une modification du champ visuel secondaire à un adénome hypophysaire (scotome correspondant à la localisation de la tumeur), et une atrophie optique secondaire. Locus du gène (MEN1) en 11q13. Le gène cloné est constitué de 10 exons entièrement séquencés et une des mutations est retrouvée dans 85% des cas. L’affection est autosomique dominante (MIM 131100).

P. Wermer, médecin interniste américain (1954)

Syn. MEA 1, MEN 1, adénomatose multiple endocrinienne, Wermer (syndrome de), Zollinger-Ellison (syndrome de), adénomatose pluriendocrinienne de type 1, endocrinopathie néoplasique multiple de type 1

néoplasie endocrinienne multiple (MEN 2B ou 3) l.f.

multiple endocrine neoplasia, type 2B or 3

Neuromatose des muqueuses et adénomatose pluri-endocrinienne néoplasique avec phéochromocytome, cancer de la thyroïde et aspect Marfanoïde asthénique.
Affection de nombreuses muqueuses (lèvres, langue, paupières, conjonctive). Au niveau des yeux, on recherchera des paupières épaissies et éversées avec nodules, un épaississement conjonctival avec petites tumeurs lisses jaunâtres bulbaires et tarsales, une hypertrophie constante des nerfs intracornéens (nerfs élargis et non myélinisés), visible en lampe à fente et bilatérale. Les nerfs sont blanchâtres, radiaires et centripètes ; ils partent du limbe et se dichotomisent. Les points lacrymaux peuvent être déplacés. Le locus du gène associé à la prédisposition, gène oncogène (MEN 2A ou RET), est sur le bras long du chromosome 10 en 10q11.2. L’étude des exons de ce gène permet de dépister les sujets à risque. Le syndrome MEN 3 (neuromatose muqueuse et tumeurs endocriniennes) est déterminé par le même locus. L’affection est autosomique dominante (164761,.00013ff (2B), 162300 (3)).

R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1968)

Syn. adénomatose pluriendocrinienne IIb, endocrinopathie néoplasique multiple 2B, neuromatose muqueuse et tumeurs endocriniennes, Froboese (syndrome de)

RET gene

néoplasie endocrinienne multiple de type 2A (MEN 2A) l.f.

multiple endocrine neoplasia type 2A

J. H. Sipple, médecin interniste américain (1961)

Sipple (syndrome de)

néoplasie intra-épithéliale vulvaire l.f.

vulvar intræpithelial neoplasia

Lésion vulvaire histologiquement caractérisée par une désorganisation architecturale de l’épithélium malpighien et par la présence d’atypies cellulaires.
Elle se présente cliniquement comme une lésion fixe soit rouge, érythroplasique, soit blanche, leucoplasique. Lorsque les atypies cellulaires sont étagées, il s'agit soit d'une infection à papillomavirus à type de papulose bowénoïde, soit d'une maladie de Bowen, donc d'une lésion précancéreuse ; si elles n'intéressent que la couche basale, elles correspondent le plus souvent aux altérations épithéliales d'un lichen scléreux.
d’un lichen scléreux.

carcinome in situ

néoplasie vulvaire intra-épithéliale l.f.

vaginal intraepithelial neoplasia

Lésion précancéreuse de l’épithélium vulvaire.
Elle inclut la dysplasie, dont on décrit trois stades de gravité croissante de 1 à 3, le cancer in situ et la maladie de Paget vulvaire. Elle est traitée par une vulvectomie partielle ou une hémivulvectomie. Elle est souvent associée à une dysplasie du vagin ou du col de l’utérus.

Sigle  : VIN

carcinome in situ

adénectomie cervicale l.f.

cervical lymphadenectomy, cervical adenectomy

Exérèse d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical.
Elle est pratiquée soit dans un but curatif quand il s'agit d’un nœud pathologique, soit dans un but diagnostique et, dans ce cas, elle est complétée par une étude bactériologique, cytologique, histologique et cytogénétique dans certaines indications.

Étym. gr. adên : glande ; ektomein : couper en retirant

[F2,P1 ]

Édit. 2017

adénite cervicale l.f.

lymphadenitis, adenitis

Inflammation d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical.
Ce terme est surtout utilisé pour désigner des affections aigües d’origine infectieuse, portant sur un ganglion (adénite infectieuse, adénite réactionnelle, adénite tuberculeuse).

Étym. gr adên : glande ; suffixe - ite: se rattache à un processus inflammatoire

Syn. lymphadénite cervicale

adénopathie cervicale

[P1]

Édit. 2017

adénopathie cervicale n.f.

cervical lymphadenopathy, adenopathy

Intumescence d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical le plus souvent d’origine infectieuse ou tumorale.
La maladie causale peut ne pas être identifiée (adénopathie sans porte d’entrée). Découvertes le plus souvent par la palpation, les adénopathies infra-cliniques peuvent être décelées par l’imagerie.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[P1 ]

Édit. 2017

adénopathie cervicale à mycobactéries l.f.

cervical mycobacterial lymphadenitis

Infection d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical par une mycobactérie.
Selon le type de mycobactérie, on distingue :
1) Les adénites tuberculeuses cervicales. Leur siège est préférentiellement sous-mandibulaire. Leur consistance est élastique et indolore à la palpation, puis parfois dure avec des adhérences lors de l'évolution. Inhabituelle actuellement, la fistulisation chronique peut survenir. L’association à une autre localisation bacillaire est rare.
2) Les adénites à mycobactéries atypiques (M. scrofulaceum, M. kansasii). L’abcédation survient en 4 à 8 semaines, permettant un curetage par cette voie. L’évolution est spontanément favorable. L’intérêt des antibiotiques n’est pas établi.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

Syn. scrofule, écrouelle, scrofulose

[D3,P1 ]

Édit. 2017

anse cervicale l.f.

ansa cervicalis (TA)

ansa cervicalis

Anse nerveuse qui unit une racine inférieure née du plexus cervical profond à une racine supérieure née du nerf hypoglosse.
L’anastomose se situe au niveau du tendon intermédiaire du muscle omo-hyoïdien, en avant de la veine jugulaire interne. De cette anse naissent les rameaux pour les muscles omo-hyoïdien, sterno-cléïdo-hyoïdien et sterno-thyroïdien.

Syn. anse de l’hypoglosse

[A1, H5]

Édit. 2020

aponévrose cervicale moyenne l.f.

lame prétrachéale du fascia cervical

aponévrose cervicale profonde l.f.

lame prévertébrale du fascia cervical

aponévrose cervicale superficielle l.f.

lame superficielle du fascia cervical

artère cervicale ascendante l.f.

arteria cervicalis ascendens (TA)

ascending cervical artery

Branche du tronc thyro-cervical qui monte en avant  du muscle scalène antérieur, en dedans du nerf phrénique.
Elle fournit des rameaux musculaires et des rameaux spinaux qui pénètrent dans les foramens intervertébraux des vertèbres cervicales.

Syn. anc.  branche cervicale de l’artère thyroïdienne inférieure

artère cervicale postérieure de Cruveilhier l.f.

J. Cruveilhier, chirurgien, anatomiste et anatomopathologiste français, membre de l’Académie de médecine (1791-1874)

rameau descendant de l'artère occipitale

[A1]

Édit. 2018

artère cervicale profonde l.f.

arteria cervicalis profunda (TA)

deep cervical artery

Branche supérieure du tronc costo-cervical.
Elle se dirige d’abord en arrière, passant entre le col de la première côte et le processus costiforme de la septième vertèbre cervicale, puis atteint la nuque où elle monte verticalement  entre le muscle transversaire épineux et le muscle semi-épineux de la tête.

artère cervicale transverse superficielle l.f.

artère dorsale de la scapula

arthrose cervicale l.f.

cervical arthrosis

Arthropathie dégénérative du rachis cervical pouvant toucher l'uncus et le disque : uncodiscarthrose et les articulaires postérieures, arthrose inter-apophysaire postérieure.

Étym. gr. arthron : articulation ; ose : suffixe caractérisant une maladie chronique

Syn. cervicarthrose

cervicalgie

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