antiseptique n.m.
antiseptic
Produit chimique ou procédé utilisé dans des conditions définies et appliqué sur les tissus ou les surfaces des dispositifs médicaux, pour éliminer ou tuer les micro-organismes ou inactiver les virus présents.
L’activité des différentes solutions antiseptiques varie selon la nature des germes. Un antiseptique peut avoir ainsi un effet létal et être bactéricide, fongicide, éventuellement virucide ou inhiber la croissance de bactéries (bactériostase), de levures et de champignons filamenteux (fongistase). Cette activité est parfois dose- dépendante et nécessite toujours un temps de contact suffisant. Les principaux antiseptiques sont les oxydants (à base d’iode ou de chlore), les alcools, la chlorhexidine, les carbanilidés, les peroxydes, les ammoniums quaternaires et certains acides organiques.
En ce qui concerne les prions, seule la solution d’hypochlorite de sodium à 6 % de chlore libre (eau de Javel fraîche diluée par moitié) a une relative efficacité.
| Bactéries à Gram+ | Bactéries à Gram- | Myco-bactéries | Spores bactériennes | Levures ou champignons | Virus | Prions | |
| Alcool à 70° | ++ | ++ | ++ | 0 | + | + | 0 |
| Aldéhydes | +++ | =++ | ++ | + | +++ | ++ | 0 |
| Ammoniums quaternaires | +++ | + | 0 | 0 | + | + | 0 |
| Chorehexidine | +++ | ++ | 0 | 0 | + | + | 0 |
| Composés chlorés | +++ | +++ | ++ | ++ | ++ | ++ | + |
| Iode et dérivés | +++ | +++ | ++ | ++ | ++ | ++ | 0 |
| Dérivés mercuriels | ++ | ++ | 0 | 0 | + | 0 ou + | 0 |
| Hexachlorophène | +++ | + | 0 | 0 | + | 0 | 0 |
myco-œstrogène n.m.
Substance naturelle contenue dans des levures dont l’absorption peut entraîner des effets œstrogéniques.
Un exemple en est la zéaralénone, mycotoxine présente dans certains champignons du sol et colonisant les graminées. Ses propriétés mimant l’effet des œstrogènes sont susceptibles d’altérer les capacités de reproduction, notamment dans l’élevage des porcs.
Les myco -œstrogènes sont des xéno-œstrogènes.
Étym. gr. mukes : champignon, oistros : rut; gennan : engendrer
→ xéno-œstrogène, perturbateurs endocriniens
otomycose n.f.
otomycosis
Mycose de l'oreille externe se manifestant sous différents aspects liés au type de champignon pathogène, essentiellement Aspergillus niger ou Candida : simple enduit pulvérulent, bouchon verdâtre ou blanchâtre.
Une surinfection myco-bactérienne est fréquente. La symptomatologie fonctionnelle va, selon l’importance de l’inflammation cutanée, depuis un simple prurit, à une importante otalgie. Le traitement est uniquement local. Exceptionnellement, peut s’observer une forme « maligne » (à l’image de l’otite externe maligne) chez un sujet immunodéprimé.
Édit. 2017
xéno-œstrogène n.m.
environmental œstrogen, xenoœstrogen
Substance naturelle ou synthétique, étrangère à l’Homme, dont l’absorption peut entraîner des effets œstrogéniques.
On reconnaît parmi les xéno-œstrogènes des substances naturelles présentes dans les plantes (phyto-œstrogènes) comme la génestine du soja, le resvératrol du raisin), ou dans des levures (myco-œstrogènes comme la zéarélénone des céréales). D'autres sont des œstrogènes de synthèse (comme l'éthinylestradiol et le diéthylstilbestrol) ou d'origine animale (œstrogènes équins). D'autres enfin sont des polluants chimiques d'origine agricole (pesticides comme le DDT, organochlorés comme le méthoxychlore, la chordane, la chlordécone, ou organophosphorés comme le chlorpyriphos) ou industrielle (comme le bisphénol et les phtalates, issus de la dégradation des plastiques). Ils sont susceptibles de se comporter comme des perturbateurs endocriniens, altérant les fonctions génitales du fœtus, la fertilité masculine et féminine, le développement pubertaire, ou encore contribuant à la constitution d’un cancer mammaire....
Étym. gr. xénos : étranger, oistros : rut; gennan : engendrer
→ œstrogènes, phyto-œstrogènes, myco-œstrogènes, perturbateurs endocriniens
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