Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

24 résultats 

manométrie œsophagienne l.f.

esophageal manometry

Examen qui permet d'évaluer les pressions le long de l'œsophage, et le degré de fermeture ou d'ouverture du sphincter œsophagien inférieur.
Elle est indiquée dans l’exploration des dysphagies, des douleurs thoraciques n'ayant pas de cause cardiaque, de la sclérodermie et pour éliminer un trouble moteur oesophagien surajouté à une atteinte anatomique.

Étym. gr. manos : peu dense ; metron : mesure

dysphagies, sclérodermie

hépato-manométrie n.f.

Mesure de la pression dans la veine porte par ponction du foie.
Pression normale= 10 cm d’eau.

A. Lemaire, membre de l'Académie de médecine et E. Housset, gastroentérologues français (1955)

[L2]

manométrie ano-rectale l.f.

anorectal manometry

Mesure des pressions sphinctériennes au repos, en cours de contraction volontaire et en réponse à la distension d'un ballonnet intra-rectal (mimant une selle normale) indiquée pour l’exploration d'une constipation terminale (recherche d’une dyschésie en particulier) et pour celle d’une incontinence anale.
Cet examen peut être utile avant une ablation du rectum et, avant une intervention, en prévision de la confection d'une suture sur la partie haute du canal anal.

Étym. gr. manos : peu dense ; metron : mesure

dyschésie

achalasie œsophagienne l.f.

esophageal achalasia

Trouble primitif de l'œsophage d'origine inconnue caractérisé par l'absence de contraction péristaltique primaire et de relaxation synchrone du sphincter inférieur de l'œsophage en réponse à la déglutition.
Le tonus du sphincter inférieur est soit normal, soit élevé (spasme du cardia); la stase des aliments dans l'œsophage entraîne une dilatation progressive de celui-ci (méga-œsophage).
Ces troubles sont en rapport avec la disparition des plexus nerveux autonomes (principalement du plexus myentérique ou plexus d'Auerbach). Au cours de l'achalasie vigoureuse. Il existe fréquemment une hypertonie du sphincter inférieur de l'œsophage ainsi qu'une absence ou un défaut de relaxation de ce sphincter, mais ces critères peuvent manquer au stade initial.L'achalasie peut être traitée par dilatation pneumatique sous endoscopie (dilacération des fibres musculaires au niveau du sphincter inférieur de l'œsophage), par cardiomyotomie extra-muqueuse (intervention de Heller) réalisée par coelioscopie ou par action pharmacologique (dérivés nitrés par voie sublingale ou infiltration intrasphinctérienne de toxine botulique).

Étym. gr. a : privatif ; chalasis : relâchement

Syn. achalasie œsophagienne idiopathique, méga-œsophage idiopathique, cardiospasme,

plexus d'Auerbach, cardia, mégaœsophage, plexus d'Auerbach, achalasie, manométrie œsophagienne, Heller (opération de), toxine botulique

[C2,H1,L1]

Édit. 2016

achalasie œsophagienne idiopathique l.f.

Syn. achalasie œsophagienne

achalasie œsophagienne

[C2,H1,L1]

Édit. 2016

barrière muqueuse œsophagienne l.f.

esophageal mucous barrier

Couche d'épithélium, composée d'une superposition d'une trentaine de couches de cellules malpighiennes non ou peu kératinisées reliées entre elles par des jonctions membranaires serrées.
Ces cellules sont aptes à excréter des ions Na+ dans les espaces intercellulaires pour neutraliser les ions H+ qui y pénètrent. Les ions CO3H-qui diffusent depuis le chorion participent également à la neutralisation des ions H+ dans les espaces intercellulaires.

Édit. 2017

candidose œsophagienne l.f.

oesophageal candidiasis

Infection opportuniste la plus fréquente chez les malades atteints du sida.
Chez les patients séropositifs il s'agit d'un critère de passage au stade sida-maladie pour des 25% des patients.
Elle est découverte à l'occasion d'une dysphagie mais peut être asymptomatique.
Le diagnostic est évoqué sur l'aspect endoscopique et confirmé par la mise en évidence de levure ou de filaments mycéliens sur les frottis réalisés à partir de biopsies endoscopiques, qui constituent le test le plus sensible. Les cultures des prélèvements sur milieux spécialisés (Sabouraud), permet de typer l'espèce de candida et d'établir un antifongigramme. Il s'agit pratiquement toujours de Candida albicans, plus rarement de Candida krusei, glabrata, tropicalis et parapsilosis. Le traitement antifongique basé sur l'administration de kétokénazole ou de fluconazole est d'efficacité rapide en 3 à 5 jours. Les candidoses œsophagiennes peuvent se rencontrer dans d'autres circonstances : antibiothérapie, obstruction œsophagienne.

Étym. lat. candica : blanc

Syn. moniliase, monilia candidiasis

[D1,L1]

échancrure œsophagienne du foie l.f.

empreinte œsophagienne du foie

[A1]

Édit. 2018

électrocardiographie œsophagienne l.f.

transœsophagal electrocardiography

Méthode d’enregistrement de l’électrocardiogramme utilisant une électrode introduite par la bouche et descendue dans l’œsophage à une distance des arcades dentaires variant entre 30 et 45 cm.
Cette électrode œsophagienne permet d’enregistrer des dérivations unipolaires étagées et numérotées d’après la distance des arcades dentaires. L’électrocardiogramme œsophagien permet de compléter les informations fournies par l’électrocardiogramme standard en particulier dans l’étude et le diagnostic de certains troubles du rythme (tachycardies ventriculaires).

électrocardiogramme

[B3,K2,L1]

Édit. 2018

empreinte œsophagienne du foie l.f.

impressio œsophageal  hepatis (TA)

œsophageal  impression of liver

Dépression en forme d’hémi-cylindre imprimée par l’œsophage abdominal dans la partie la plus reculée de la face inférieure du lobe gauche du foie.

Syn. anc.  gouttière œsophagienne du foie, échancrure œsophagienne du foie

[A1]

Édit. 2019

fistule bronchotrachéo-œsophagienne non traumatique l.f.

Communication entre l'œsophage et l'arbre trachéobronchique, révélée par des fausses routes à répétition lors de l'absorption des liquides, causes d'épisodes de suppurations bronchopulmonaires.
Son étiologie est variable :
- tumorale par nécrose d'un carcinome œsophagien dans la trachée ou l'une des bronches principales. Il est exceptionnel qu'une tumeur maligne trachéobronchique se fistulise dans l'œsophage. Un traitement radio et/ou chimiothérapique peut être cause de la fistule, par nécrose tumorale ;
- tuberculeuse parfois, en cause par l'intermédiaire d'une adénopathie intertrachéobroncho-œsophagienne ;
- congénitale.
Affirmer le diagnostic repose sur la clinique et la trachéobronchoscopie pour localiser avec précision la fistule.
Dans les fistules tumorales malignes, le traitement est palliatif, instrumental, donnant des résultats médiocres le plus souvent.
Lorsque la fistule est congénitale, le traitement est chirurgical comme en cas d'origine tuberculeuse après mise en route du traitement antituberculeux.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,K1,L1,P1]

Édit. 2018

fistule œsophagienne l.f.

oesophageal fistula

Fistule faisant communiquer l'œsophage avec la peau du cou ou un organe de voisinage.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,P1,L1]

Édit. 2018

fistule trachéo-œsophagienne non traumatique l.f.

Communication entre l'œsophage et l'arbre trachéobronchique, révélée par des fausses routes à répétition lors de l'absorption des liquides, causes d'épisodes de suppurations bronchopulmonaires.
Son étiologie est variable :
- complications de la ventilation artificielle et de la trachéotomie.
- tumorale par nécrose d'un carcinome œsophagien dans la trachée ou l'une des bronches principales. Il est exceptionnel qu'une tumeur maligne trachéobronchique se fistulise dans l'œsophage. Un traitement radio et/ou chimiothérapique peut être cause de la fistule, par nécrose tumorale ;
- la tuberculose peut être en cause par l'intermédiaire d'une adénopathie intertrachéobroncho-œsophagienne au stade de fonte caséeuse, parfois au stade de pierre ;
-les complications des corps étrangers ;
-les complications post-opératoires (chirurgie vertébrale, de l’œsophage, laryngectomie)
- enfin, il est des fistules congénitales.
Affirmer le diagnostic repose sur la clinique et la trachéobronchoscopie pour localiser avec précision la fistule.
Dans les fistules tumorales malignes, le traitement est palliatif, instrumental, donnant des résultats médiocres le plus souvent.
Lorsque la fistule est congénitale, le traitement est chirurgical tout comme en cas d'origine tuberculeuse après mise en route du traitement antituberculeux.

Étym. lat. fistula : canal

Syn. fistule oeso-trachéale

fistule trachéo-oesophagienne ou oeso-trachéale traumatique

[L1,K1]

Édit. 2018

fistule trachéo-œsophagienne traumatique l.f.

traumatic tracheo-oesophageal fistula

Communication par ulcération de la membraneuse trachéale et de la paroi antérieure de l'œsophage en regard, le plus souvent d'origine ischémique.
La survenue de cette complication des intubations trachéales par voie oropharyngée, nasopharyngée ou par trachéotomie est due à la présence permanente d'une sonde œsophagienne rigide et d'un ballonnet endotrachéal trop gonflé pendant plusieurs jours.
Le diagnostic est évoqué tantôt lors de la reprise de l'alimentation par voie orale, tantôt par la présence de salive abondante ou de liquide nutritif par reflux dans l'aspiration trachéale. À la reprise de l'alimentation, le diagnostic est fait sur l'apparition d'une toux retardée d'une ou deux secondes après la déglutition. Le diagnostic étant suspecté, la trachéoscopie s'impose (de préférence au tube rigide), car l'ulcération de la membraneuse est facilement repérée.
Le traitement est simple : suture œsophagienne et petite résection trachéale souvent circulaire suivie de sa suture avec interposition d'un lambeau musculaire bien vascularisé entre les deux viscères, en regard des zones suturées.

Étym. lat. fistula : canal

Syn. fistule oeso-trachéale traumatique

[L1,K1,O1]

Édit. 2018

gouttière œsophagienne du foie l.f.

empreinte œsophagienne du foie

hypertélorisme avec anomalie œsophagienne et hypospadias l.m.

hypertelorism with esophageal abnormality and hypospadias

Étym.  : G initiale du nom de la première famille décrite

  hypertélorisme, G (syndrome)

lame musculaire de la muqueuse œsophagienne l.f.

lamina muscularis mucosae oesophageae  (TA)

Ensemble des fibres musculaires lisses qui, confluant en nappe, constituent une mince couche entre le chorion de la muqueuse et la sous-muqueuse de la paroi œsophagienne

Syn. anc.  musculaire muqueuse œsophagienne

ligne para-azygo-œsophagienne l.f.

right paraesophageal line

lignes du médiastin

motricité œsophagienne (étude de la) l.f.

Technique manométrique utilisée pour l'étude des variations de l'activité motrice de l'œsophage : sphincter supérieur, corps et sphincter inférieur.
En pratique clinique, la manométrie œsophagienne est utilisée pour l'exploration des symptômes de reflux gastro-œsophagien, des dysphagies d'origine motrice et des douleurs thoraciques d'origine non cardiaque. Cet examen est souvent couplé à la mesure de l'acidité dans le corps de l'œsophage (pHmétrie).

pression œsophagienne l.f.

oesophageal pressure

Enregistrement de la pression dans l'œsophage dont les variations reflètent celles de la pression intrathoracique.
La mesure de la pression œsophagienne est nécessaire pour calculer la compliance pulmonaire, elle s'exprime en kPa ou en cm d'eau.

Sigle  : Poes

sténose œsophagienne l.f.

oesophageal stenosis

Sténose de l'œsophage de cause variable : œsophagite peptique, cancer épidermoïde, adénocarcinome, séquelle de radiothérapie, chirurgie antireflux avec mauvais calibrage de la valve, spasme du muscle cricopharyngien, sténose extrinsèque (ganglion, cancer bronchique).

Étym. gr. : stenos : étroit

syndrome d' hypertélorisme - anomalie œsophagienne – hypospadias l.m.

G syndrome

[A4,O6,Q2]

voix œsophagienne l.f.

esophageal voice

Méthode de rééducation vocale après laryngectomie totale.
Elle est basée sur le principe de l’éructation contrôlée de l’air avalé dans l’œsophage.

Étym. lat. vox, vocis : voix

voix, laryngectomie, dysphonie, phonation

électrocardiographie trans-œsophagienne l.f.

transœsophagal electrocardiography

Méthode d’enregistrement électrocardiographique utilisant une électrode intra-oesophagienne située à une distance des arcades dentaires variant entre 30 et 45 cm.
Cette électrode œsophagienne permet d’enregistrer des dérivations unipolaires étagées. Cette modalité permet de compléter les informations fournies par l’électrocardiogramme standard en particulier dans l’étude et le diagnostic de certains troubles du rythme (tachycardies ventriculaires).

électrocardiogramme

[B3, K2]

Édit. 2019