Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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lissencéphalie-hypoplasie cérébelleuse type B l.f.

Forme de lissencéphalie avec hypoplasie cérébelleuse caracatérisée par une microcéphalie modérée, une hypotonie et un retard de développement neurologique et cognitif.
L'imagerie révèle une malformation hippocampique caractéristique.

Réf. Orphanet (2014)

lissencéphalie-hypoplasie cérébelleuse type C l.f.

Forme sévère de lissencéphalie avec hypoplasie du cervelet caractérisée par une microcéphalie sévère, une fente palatine, et une hypoplasie du tronc cérébral entraînant la mort.

Réf. Orphanet (2014)

lissencéphalie-hypoplasie cérébelleuse type D l.f.

Forme de lissencéphalie avec hypoplasie cérébelleuse caractérisée par une microcéphalie marquée, un déficit intellectuel, une diplégie spastique et une hypoplasie cérébelleuse allant de modérée à sévère touchant le vermis et les hémisphères.

Réf. Orphanet (2014)

lissencéphalie-hypoplasie cérébelleuse type F l.f.

Forme sévère de lissencéphalie avec hypoplasie cérébelleuse caractérisée.par une microcéphalie et un cortex épais associé à l'absence complète de corps calleux.

Réf. Orphanet (2014)

lissencéphalie avec anomalies génitales liée à l'X l.f.

X-linked lissencephaly with abnormal genitalia

Maladie neurologique sévère qui touche uniquement les garçons, caractérisée par une lissencéphalie à gradient postéro-antérieur avec un épaississement modérée du cortex cérébral, une absence de corps calleux, l’apparition néonatale d’une épilepsie sévère, un dysfonctionnemen hypothalamique responsable d’un défaut de régulation thermique, associée à une ambiguïté sexuelle avec micropénis, cryptorchidie.
A l’origine de la maladie, des mutations du gène ARX (Xp21.3) ont été identifiées.
L’épaisseur du cortex cérébral n’est que de 6 à7 mm alors que dans la lissencéphalie classique (en relation avec des mutations du PAFAH1B1 ou DCX) elle est de 15 à 20 mm.

D. Bonneau, pédiatre et généticienne français0 (2002) ; R. Guerrini, neuropédiatre italien (2004)

Sigle angl. XLAG

Réf. Orphanet, R. Guerrini, Francesca Moro (2004)

lissencéphalie, ARX gene, PAFAH1B1 gene,

[H1, O1, Q3]

Édit. 2018

lissencéphalie n.f.

lissencephaly

Terme qui désigne des malformations rares associant des anomalies de l'apparence des circonvolutions et de l’organisation des couches du cortex cérébral, en raison d'un défaut spécifique de migration neuronale lors de l'embryogenèse.
Les circonvolutions cérébrales peuvent apparaître simplifiées ou complètement absentes.
L'incidence globale de la lissencéphalie de type 1 est de l'ordre d'1/100 000 naissances.
Les enfants ont en commun des difficultés de déglutition et d'alimentation, des anomalies du tonus musculaire (hypotonie précoce, hypertonie des membres plus tardivement), des crises convulsives (en particulier des spasmes infantiles) et un retard psychomoteur sévère à profond.
Il existe de multiples formes de lissencéphalie. Leur classification actuelle, qui tient compte des malformations associées et des étiologies, permet de distinguer deux grands groupes :les lissencéphalies classiques et pavimenteuses.
Les lissencéphalies classiques comportent le type 1et des variants. Dans la lissencéphalie de type 1, le cortex apparaît épaissi et il adopte une architecture anormale à 4 couches plus ou moins désorganisées (au lieu des 6 couches normales). Dans les variants s'ajoutent des anomalies extra-corticales (agénésie totale ou subtotale du corps calleux et/ou hypoplasie marquée du cervelet).
Les lissencéphalies classiques et leurs variants se répartissent en plusieurs sous-groupes. Quatre se distinguent par leur étiologie génétique : anomalies du gène LIS1 (lissencéphalie isolée et syndrome de Miller-Dieker), anomalies des gènes TUBA1A et DCX, et lissencéphalies par mutation du gène ARX (syndrome XLAG, lié à l'X, avec agénésie du corps calleux).
À côté de ces 4 entités, on classe également sous le terme de lissencéphalie classique les formes isolées sans anomalie génétique identifiée, les lissencéphalies avec microcéphalie sévère (microlissencéphalie) et les lissencéphalies associées à des syndromes polymalformatifs.
Les lissencéphalies pavimenteuses (anciennement type 2 ou « cobblestone ») comportent 3 entités : les syndromes de Walker-Warburg, de Fukuyama et le syndrome muscle-oeil-cerveau. Elles résultent d'une désorganisation globale de l'organogenèse cérébrale. La surface corticale est irrégulière (cobblestone : pavé). Au microscope, le cortex est totalement désorganisé et ne comporte plus de couche identifiable.

A. Verloes, médecin généticien français (2007)

Réf. Orphanet, A. Verloes (2007)

Miller-Dieker (syndrome de), lissencéphalie avec anomalies génitales liée à l'X, LIS1, DCX, ARX, Walker-Warburg (syndrome de), microlissencéphalie, Walker-Warburg (syndrome de), dystrophie musculaire de Fukuyama, syndrome muscle-oeil-cerveau

Miller-Dieker (lissencéphalie de) l.m.

Miller-Dieker lissencephaly

Ensemble d'hépatomégalie, ictère, microcéphalie et lissencéphalie, implantation haute des cheveux, implantation basse des oreilles, hypertélorisme, opacité cornéenne, hirsutisme facial, cardiopathie congénitale, camptodactylie, hypotonie.

J. Q. Miller, neurologue et généticien américain (1963) ;  H. Dieker, médecin généticien allemand (1969)

Miller- Dieker (syndrome de)

ataxie cérébelleuse infantile avec ophtalmoplégie externe progressive l.f.

infantile cerebellar ataxia with progressive external ophthalmoplegia

Ataxie de type Pierre Marie avec une ophtalmoplégie.
L’affection est autosomique récessive (MIM 212900).

A. Franceschetti, ophtalmologue suisse (1945)

Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre

dégénérescence cérébelleuse avec mouvements oculaires lents l.f.

cerebellar degeneration with slow eye movements

Syndrome associant des mouvements anormaux des yeux avec saccades et poursuite anormale et une dégénérescence spinocérébelleuse.
Affection décrite dans 12 familles originaires de l'Inde. Parfois associée à une arriération mentale. Les mouvements oculaires seraient dus à une lésion de la formation réticulée paramédiane protubérantielle. L'affection est évolutive et fatale après une évolution d'une dizaine d'années. L’affection est autosomique dominante (MIM 117350).

N. H. Wadia et R. K. Swami, neurologues indiens (1971)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. Wadia-Swami (syndrome de)

amygdale cérébelleuse l.f.

tonsille cérébelleuse

[A1,H5]

Édit. 2017

angiomatose rétino-cérébelleuse l.m.

von Hippel Lindau’s angiomatosis  disease

E. von Hippel ophtalmologiste allemand (1895), A.V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)

Syn. angiomatose rétino-cérébelleuse

angiomatose rétino-cérébelleuse de von Hippel-Lindau

[H1,K4,P2]

Édit. 2017  

aniridie, ataxie cérébelleuse et déficience mentale l.f.

aniridia, cerebellar ataxia, and mental deficiency

Syndrome associant une aniridie et une ataxie cérébelleuse.
L'aniridie est bilatérale et partielle. Les signes cérébelleux sont incoordination, tremblement intentionnel, parole scandée. On trouve également une hypotonie et un retard mental. L'affection est non évolutive ; le caryotype est normal et le bilan étiologique négatif, y compris la biopsie musculaire. L’affection est autosomique récessive (MIM 206700).

F.D. Gillespie, ophtalmologue américain (1965).

Étym. gr. an privatif; iris

Syn. Gillespie (Syndrome de)

[H1,H3,O1,P2,Q2]

Édit. 2017

aplasie vermienne cérébelleuse l.f.

cerebellar vermis aplasia

Ataxie non progressive dès la naissance avec intelligence normale, ataxie tronculaire, dyssymétrie des membres et nystagmus vertical.
L’affection est autosomique dominante (MIM 117360).

G. M. Fenichel et J.A. Phillips, neurologues américains (1989)

Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner

Syn. ACV, ataxie cérébelleuse d'apparition précoce non progressive

arachnoïdite ponto-cérébelleuse l.f.

arachnoiditid, Brárány’s Syndrome

Inflammation du feuillet arachnoïdien de la fosse postérieure.
Complication, rare aujourd’hui, des otites chroniques se manifestant par l’association d’hypo-acousie, de vertiges, d’acouphènes, de névralgies et paralysies faciales, de céphalées évoluant par paroxysmes.

R. Bárány, otologiste autrichien, prix Nobel de médecine en 1914 (1876-1936)

Étym. gr. arachnê : araignée ; eidos : forme

Syn. Bárány (syndrome de).

otite moyenne chronique, hypoacousie, vertige, acouphène, névralgie faciale, paralysie faciale, céphalée

artère cérébelleuse antérieure et inférieure (Syndrome de l') l.m.

anterior and lower cerebellar artery Syndrome

protubérantiels (Syndromes)

artère cérébelleuse inférieure l.f.

artère cérébelleuse inféro-postérieure

artère cérébelleuse inféro-antérieure l.f.

arteria inferior anterior cerebelli (TA)

anterior inferior cerebellar artery

Artère paire naissant de l’artère basilaire et se dirigeant en dehors vers le flocculus et se terminant sur la face antérieure et la partie antérieure de la face inférieure du cervelet.
Sa collatérale principale est l’artère labyrinthique.

Syn. anc. artère cérébelleuse moyenne

artère cérébelleuse inféro-postérieure l.f.

arteria posterior anterior cerebelli (TA)

posterior inferior cerebellar artery

Artère paire, issue de l’artère vertébrale, et qui contourne d’avant en arrière la face latérale de la moelle allongée et se distribue à la partie postérieure de la face inférieure du cervelet.
Elle fournit l’artère spinale postérieure, le rameau de la tonsille cérébelleuse et le rameau choroïdien du quatrième ventricule

Syn. anc. artère cérébelleuse inférieure, artère de Wallenberg

artère cérébelleuse moyenne l.f.

artère cérébelleuse inféro-antérieure

artère cérébelleuse postéro-inférieure (Syndrome de l') l.m.

postero-inferior cerebellar artery Syndrome

Wallenberg (Syndrome de), artère vertébrale, tronc vertébrobasilaire

artère cérébelleuse supérieure l.f.

artère supérieure du cervelet

artère cérébelleuse supérieure (Syndrome de l') l.m.

superior cerebellar artery Syndrome

protubérantiels (Syndromes)

asynergie cérébelleuse l.f.

cerebellar asynergy

Trouble de l'harmonisation spatiale et temporelle des différentes composantes du mouvement, qui a pour conséquence sa décomposition.
Ainsi, dans l'épreuve du doigt sur le nez, la flexion de l'avant-bras précède le mouvement de l'épaule.
L'asynergie intervient également dans des activités motrices plus globales, par ex. : absence de flexion des membres inférieurs, conservatrice de l'équilibre, quand il est demandé au patient de se pencher en arrière.
Chez le cérébelleux, il s'agit d'un élément important dans la mauvaise intégration des réponses partielles lors des adaptations posturales (se pencher en avant ou latéralement) et dans les troubles de la marche.

ataxie cérébelleuse l.f.

cerebellar ataxia

Groupement hétérogène d’hérédo-ataxies spastiques secondaires à une atrophie olivoponto-cérébelleuse ou à une atteinte du parenchyme cérébelleux.
La maladie est récessive dans 20% des cas. Les principaux signes sont para-parésie, signe de Babinski, troubles trophiques et surdité. Au niveau oculaire, on peut trouver une atrophie optique (forme de Hogan - 1977), une rétinite pigmentaire, un nystagmus, une ophtalmoplégie et parfois un ptosis. L'ataxie héréditaire cérébelleuse dominante de Marie est plus lente que la maladie de Friedreich. L’affection est autosomique dominante (MIM 117200)

Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre 

Friedreich (ataxie de)

ataxie cérébelleuse cataracte, surdité et démence ou psychose l.f.

cerebellar ataxia, cataract, deafness, and dementia or psychosis

Syndrome associant un tremblement intentionnel, une psychose paranoïaque ou une démence en fin de vie.
Au niveau ophtalmologique apparaît entre 20 et 30 ans une cataracte polaire postérieure qui est associée à une surdité. L’affection est autosomique dominante (MIM 117300).

E. Strömgren, psychiatre danois (1970)

Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)

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