Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

52 résultats 

leucémie myéloïde chronique atypique (LMCa) l.f.

atypical chronic myeloid leukaemia

Hémopathie clonale appartenant aux groupes des syndromes mixtes myéloprolifératifs/myélodysplasiques.
Les critères diagnostiques, selon l’OMS 2008, regroupent la présence d’une hyperleucocytose à prédominance neutrophile avec dysplasie granuleuse, présence d’une myélémie inférieure à 10%, des blastes sanguins et médullaires inférieurs à 20% et l’absence de translocation BCR-ABL. Deux marqueurs moléculaires ont été identifiés dans la LMCa : des mutations de CSF3R (récepteur du G-CSF) et de SETBP1 ; la présence de cette dernière mutation est associée à un mauvais pronostic. Par des techniques de séquençage de l’exon entier, deux mutations récurrentes du gène ETNK1 (ethanolaminase kinase 1) ont été décrites. La description exclusive de ces mutations dans les LMCa et la leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC) appuie l’hypothèse d’une base génétique commune de ces hémopathies qui partagent des similitudes cliniques et biologiques.

Julia E. Maxson, hématologiste américaine (2013) ; R. Piazza, biologiste italien (2013) ; C. B. Gambacorti-Passerini, hématologiste italien (2015)

leucémie myélomonocytaire chronique, BCR-ABL, CSF3R, SETBP1, ETNK1

leucémie myéloïde chronique l.f.

chronic myeloid leukemia, chronic myelogenous leukemia

Variété de leucémie, individualisée dans le cadre des syndromes myéloprolifératifs, par un mécanisme moléculaire spécifique.
La connaissance de ce mécanisme, en grande partie élucidé, s'est développée en plusieurs étapes : découverte du marqueur chromosomique de la maladie : le chromosome Philadelphie (Ph)1, démonstration que le Ph est le résultat d'une translocation du proto-oncogène c-abl du chromosome 9 vers un point de cassure variable, mais toujours situé dans une région étroite sur le chromosome 22 (région dite bcr), description de l'expression protéique P210 résultant de la fusion génique bcr/abl, démonstration expérimentale du rôle leucémogène de cette phosphoprotéine chimérique à activité tyrosine-kinase sur les cellules souches hématopoïétiques.
L'évolution naturelle de la maladie se déroule en deux ou trois phases : une phase chronique relativement tranquille, aisément contrôlable d'une durée médiane de 3,5 ans, mais pouvant aller jusqu'à 20 ans, une phase accélérée de durée variable pouvant aller jusqu'à 12 à 18 mois et une phase blastique fatale dans un délai de trois à six mois. Le devenir des patients atteints de cette affection a totalement changé au XXIème siècle. Le traitement de cette affection a été révolutionné par la thérapeutique ciblée des inhibiteurs de la tyrosine kinase qui conduit à de très nombreuses rémissions complètes et à des guérisons. Une nouvelle molécule, l'asciminib, se montre très efficace chez des patients résistants aux  inhibiteursde la tyrosine kinase. Le recours à d’autres choix thérapeutiques et en particulier à des transplantations de cellules souches hématopoïétiques est exceptionnel. Des colloques d’experts internationaux précisent régulièrement la ligne de conduite thérapeutique de cette leucémie.

P. Nowell et D. Hungerford, biologistes américains (1960) ; M. Baccarani, hématologiste italien (2015) ; T. P. Hughes, médecin australien (2019)

leucémie, syndrome myéloprolifératif, chromosome Philadelphie, imatinib, tyrosine kinase, translocation, inhibiteur de tyrosine kinase, ABL gene

[F1 G5]

Édit. 2020

leucémie chronique à éosinophiles l.f.

chronic eosinophilic leukemia CEL

Syndrome myéloprolifératif rare résultant de la prolifération de précurseurs éosinophiles et conduisant à une éosinophilie sanguine, médullaire et tissulaire, provoquant des atteintes des organes par libération de médiateurs toxiques contenus dans les granulations (cytokines, enzymes, protéines).
Les signes cliniques habituels sont: fibrose endomyocardique, troubles valvulaires, neuropathie périphérique, toux, diarrhée, prurit.
 Le diagnostic de cette leucémie repose sur les critères suivants :
1. éosinophilie sanguine lors de plusieurs examens : 1.5 G/L,
2. absence de chromosome de Philadelphie t(9;22) ou de gène de fusion BCR-ABL1 ou de toute anomalie évoquant un autre syndrome myéloprolifératif (thrombocythémie essentielle, polycythémie, splénomégalie myéloïde chronique) ou un syndrome myélodysplasique/myéloprolifératif (leucémie myélomonocytaire chronique, leucémie myéloïde chronique atypique)
3. Absence de réarrangement PDGFRA : gène de fusion FIP1L1-PDGFRA ou autre
4. Absence de réarrangement PDGFRB : t(5;12)(q31-q35;p13) ou autre
5. Absence de réarrangement FGFR1
6. Blastoses sanguine et médullaire < 20 % sans anomalie du chromosome 16 ni de signe de leucémie aigüe myéloblastique
7. Il existe une anomalie cytogénétique ou moléculaire clonale, ou le % de blastes est > 2% dans le sang ou > 5 % dans la moelle osseuse.
Cette leucémie répond à la thérapeutique ciblée par inhibiteur de tyrosine kinase ; elle peut évoluer en leucémie aigüe

PDGFRA gene, FIP1L1-PDGFRA gene, PDGFRB gene, FGFR1, chromosome Philadelphie

leucémie chronique à éosinophile associée à FIP1L1-PDGFRA gene l.f.

FIP1L1–PDGFRA-positive chronic eosinophilic leukemia
Syndrome myéloprolifératif chronique de l’adulte, fréquemment masculin, avec éosinophilie médullaire et sanguine.
L’affection survient chez l’homme jeune (Âge : 20 à 55 ans ; H/F : 17/1) ; la splénomégalie est habituelle. Une atteinte cardiaque est très fréquente.
L’éosinophilie sanguine est supérieure à 1.5 G/L, sans anomalies morphologiques spécifiques ; l’anémie et la thrombopénie sont rares. Le myélogramme est richement cellulaire, avec excès d'éosinophiles à tous les stades; pas d'excès de blastes avec une mastocytose marquée. Les éosinophiles présentent des marqueurs d'activation : CD25, CD23, CD69. La tryptase sérique est modérément augmentée et la vitamine B12 sérique très élevée. Le caryotype est habituellement normal, mais parfois un réarrangement chromosomique est retrouvé (t(1;4) ou t(4;10)), ou une autre anomalie (trisomie 8). Le gène de fusion FIP1L1-PDGFRA est recherché par RT-PCR ou par FISH.
Le traitement avec inhibiteur de tyrosine kinase est très efficace.

D. A. Arber, hématobiologiste américain (2016)

FIP1L1–PDGFRA gene, inhibiteur de tyrosine kinase

leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB gene l.fém.

PDGFRB-associated chronic eosinophilic leukemia
Syndrome myéloprolifératif associant une éosinophilie à un syndrome mixte myéloprolifératif/myélodysplasique.
Affection de l’adulte masculin marquée par une hépatosplénomégalie et des rashs cutanés.
L’image sanguine et médullaire est celle qui s’apparente à une leucémie myélomonocytaire chronique avec éosinophilie. L’étude cytogénétique identifie une t(5;12)(q31~33;p12) avec une fusion génique ETV6-PDGFRB.

Claire E. Curtis, généticienne britannique (2007) ; D. A. Arber, hématobiologiste américain (2016)

PDGFRB gene, ETV6-PDGFRB gene

leucémie chronique à neutrophiles l.f.

chronic neutrophilic leukaemia

Hyperplasie clonale maligne des granulocytes neutrophiles sanguins.
Variété rare de néoplasie myéloproliférative marquée par une forte augmentation des leucocytes (supérieure à 25.000 par μL) avec une prédominance des neutrophiles et moins de 10´% de granulocytes immatures circulants et en l’absence de modifications génétiques définies, BCR-ABL, PDGFRA, PDGFRB et FGFR1.
La rate est souvent hypertrophiée ; les autres lignées hématologiques sont peu modifiées. Le médullogramme est hypercellulaire avec une hyperplasie de la granulopoïèse. Dans la majorité des cas on met en évidence une mutation CSF3R (colony-stimulating factor 3 receptor).
L’affection répond au traitement par l’hydroxyurée mais peut évoluer vers une leucémie aigüe ou une myélodysplasie.

A. T. Fathi, médecin américain (2016)

BCR-ABL, PDGFRA, PDGFRB, FGFR1, CSF3R

leucémie lymphoïde chronique l.f.

chronic lymphocytic leukemia

Maladie caractérisée par la prolifération de petits lymphocytes B morphologiquement normaux et particuliers par leur phénotype immunologique qui traduit une prolifération monoclonale de cellules le plus souvent coexprimant des antigènes de différenciation B (CD19, CD20, CD23), un antigène de type T (CD5), des immunoglobulines de membrane monoclonales caractéristiques par leur faible densité.
Les principaux symptômes sont l'augmentation du volume des ganglions, de la rate, la présence dans le sang d'un excès de lymphocytes en général supérieurs à 15 000/mm3, parfois dépassant 100 000/mm3. Les principales complications de la maladie sont les infections, l'anémie hémolytique auto-immune, la transformation en un lymphome de plus haut grade de malignité (syndrome de Richter), une insuffisance médullaire progressive. Dans plus d'un cas sur deux, la maladie évolue de manière paisible sans traitement. Dans les autres cas, l'importance du volume des ganglions, de la rate, l'apparition d'une anémie, parfois hémolytique auto-immune, ou d'une thrombopénie justifient une polychimiothérapie (fludarabine, adriamycine, et même parfois, dans les formes résistantes, des autogreffes de moelle) Ces thérapeutiques peuvent conduire à des rémissions.

Sigle LLC

leucémie lymphoïde chronique (thérapeutique ciblée de la)

leucémie lymphoïde chronique (thérapeutique ciblée de la) l.f.

chronic lymphocytic leukaemia (therapeutic target of the)

Nouvelle classe d’inhibiteurs qui ciblent les voies de signalisation activées par la liaison aux antigènes se traduisant par des signaux de survie et de prolifération cellulaire ou impliqués dans la résistance à l’apoptose.
La leucémie lymphoïde chronique n’est pas seulement une maladie d’accumulation avec résistance à l’apoptose mais aussi une maladie de prolifération résultant d’une stimulation régulière des cellules tumorales. Ces nouvelles molécules inhibent des kinases impliquées dans la transduction après stimulation du BCR (B cell receptor: l’ibrutinib et acalabrutinib inhibent la BTK (Bruton’s tyrosine kinase) et l’idelalisib inhibe la P13K (phosphatidylinositol-3-kinase). Une autre classe d’inhibiteurs cible le mécanisme impliqué dans la résistance à l’apoptose qui rend les cellules de la leucémie lymphoïde chronique quasi immortelles : il s’agit du venetoclax qui cible Bcl-2 (B-cell lymphoma 2), une protéine puissamment anti-apoptotique surexprimée dans ces cellules leucémiques.
Les premiers résultats cliniques avec ces nouvelles molécules fournissent en 2016 des résultats extrêmement encourageants. Cette nouvelle classe d’inhibiteurs est active chez des patients multitraités et qui ont développé des mécanismes de résistance à la chimiothérapie conventionnelle. Ces études montrent que les toxicités induites par ces inhibiteurs sont relativement limitées. Ces résultats favorables se voient confirmés par plusieurs études en 2019 et 2020 et tentent à montrer leur meilleure efficacité thérapeutique que la chimiothérapie conventionnelle.

E. Van Den Neste, hématologue belge (2016) ; A. W. Roberts, hématologue australien (2016) ; J. C. Byrd, hématologue américain (2016) ; N. Jain, hématologue américain d'origine indienne (2019) ; T. D. Shanafelt, hématologue américain (2019); J. A. Burger, hématologue américain (2020)

BCR, BTK, Bcl-2, ibrutinib, acalabrutinib, idelalisib, venetoclax. phosphatidylinositol-3-kinase

[F1, G5]

Édit. 2020

leucémie myélomonocytaire chronique l.f.

chronic myelomonocytic leukemia

Hémopathie préleucémique maligne classée parmi les syndromes myélodysplasiques dans la classification FAB.
Plusieurs signes cliniques et biologiques l'individualisent dont l'existence d'une hépatosplénomégalie dans 40% des cas et surtout la présence dans le sang d'une monocytose dépassant 1 x 109 monocytes/L. L'anémie et la thrombopénie sont fréquentes, les leucocytes sont parfois en nombre excessif faits de polynucléaires et de cellules plus immatures (myélémie) qui évoquent parfois le diagnostic de leucémie myéloïde chronique. Des manifestations cutanées et séreuses avec épanchement sont parfois observées. La lysozymurie est toujours élevée. L'évolution est celle des syndromes myélodysplasiques en général. Il existe une forme subaigüe de la maladie de pronostic plus sévère, qui représente un stade plus avancé de la maladie évoluant vers une leucémie aigüe.
De nombreuses mutations ont été décrites : SRSF2 est la plus commune mais est souvent rencontrée dans le caryotype normal ; SETBP1 et ASXL1 sont associées avec une survie diminuée ; RUNX1 est de mauvais pronostic et NPM1 est liée à un haut risque de transformation en leucémie aigüe. Par des techniques de séquençage de l’exon entier, deux mutations récurrentes du gène ETNK1 (ethanolaminase kinase 1) ont été décrites. La description exclusive de ces mutations dans les LMCa et la leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC) appuie l’hypothèse d’une base génétique commune de ces hémopathies qui partagent des similitudes cliniques et biologiques. Il existe une forme particulière de LMMC avec éosinophiles décrite sous le vocable leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB

D. L. Lynch, hématopathologiste américain (2016)

leucémie myéloïde chronique atypique, ETNK1, leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB, SRSF2, SETBP1, ASXL1, RUNX1, NPM1

leucémie myélomonocytaire chronique de l'enfant l.f.

juvenile myelomonocytic leukemia

Hémopathie maligne associant une prolifération granuleuse et monocytaire à une dysérythropoïèse avec augmentation considérable du taux de l'hémoglobine F.
Cette maladie qui survient avant quatre ans, surtout chez le garçon, est biologiquement caractérisée par une pousse spontanée des progéniteurs granulomonocytaires in vitro.

B. M. Cummings, pédiatre américain (2019)

Syn. leucémie myéloïde chronique juvénile; leucémie granulocytaire chronique; Leucémie myélomocytaire chronique infantile;
leucémie myélomonocytaire chronique et subaiguë; syndrome de monosomie 7 infantile.

hémoglobine F

[F1, O1]

Édit. 2020

stade d’une leucémie lymphoïde chronique (détermination du) l.f.

clinical staging of the chronic lymphatic leukemia

Détermination du stade d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) reposant sur la classification de Rai et sur celle de Binet.
- La classification de Rai détermine 5 stades
Stade 0 :
Le nombre de lymphocytes dans le sang est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Les nœuds  lymphatiques, la rate et le foie ne sont pas augmentés de volume.
La LLC de stade 0 est à risque faible
Stade I :
Certains nœuds lymphatiques sont augmentés de volume mais pas la rate ni le foie.
La LLC de stade I est à risque moyen
Stade II :
Le volume de la rate est accru et certains nœuds lymphatiques ainsi que le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade II est à risque moyen.
Stade III
Le nombre des hématies est diminué (anémie). Le nombre de plaquettes est normal. Les nœuds lymphatiques, la rate ou le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade III est à risque élevé
Stade IV
Le nombre de plaquettes est diminué (thrombocytopénie). Le nombre de globules rouges peut être bas. Le volume des nœuds lymphatiques, de la rate ou du foie peut être accru.
La LLC de stade IV est à risque élevé. La classification de Binet est constituée de 3 stades
(Les régions de tissu lymphatique comprennent la rate, le foie et les nœuds lymphatiques du cou, des aisselles et des aines).
Stade A :
Le nombre de lymphocytes est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Il y a moins de 3 régions de tissu lymphatique augmenté de volume.
La LLC de stade A est à risque faible.
Stade B
Il y a au moins 3 régions de tissu lymphatique augmentés de volume.
La LLC de stade B est à risque moyen
Stade C
Il existe une anémie ou une thrombopénie ou bien les deux. Il y a plusieurs régions de tissu lymphatique hypertrophiées.
La LLC de stade C est à risque élevé.

K. Rai, hématologue américain d’origine indienne (1975) ; J. L. Binet, hématologue français, membre de l’Académie nationale de médecine (1981)

leucémie lymphoïde chronique

[F1]

Édit. 2020

cellule myéloïde l.f.

myéloïde

[A2,F1]

myéloïde adj.

myeloid

Qualifie l'ensemble des polynucléaires et monocytes-macrophages dérivés d'un même progéniteur hématopoïétique.

Étym. gr.  muelos : moelle ; eidos : forme, aspect

splénomégalie myéloïde l.f.

myeloid splenomegaly, idiopathic myelofibrosis

Affection maligne rare de l'adulte faisant partie du groupe des syndromes myéloprolifératifs, la prolifération monoclonale concernant toutes les lignées myéloïdes, mais prédominant sur les granulocytes et les mégacaryocytes.
Ces derniers sont responsables, par la sécrétion de TGFβ et de PDGF, de la myélofibrose qui caractérise la maladie. Les signes principaux sont la splénomégalie - de taille variable -, l'anémie avec hématies en poires ou larmes (dacryocytes), l'hyperleucocytose avec myélémie et la myélofibrose médullaire. La mutation de la tyrosine kinase JAK2 est présente dans 30 à 50% des cas. Sa présence permet d’affirmer le diagnostic de syndrome myéloprolifératif de façon formelle mais son absence n’élimine pas le diagnostic de splénomégalie myéloïde. La maladie a une évolution chronique étalée sur de nombreuses années, longtemps compatible avec une vie normale. Les complications sont le fait de la splénomégalie qui peut devenir monstrueuse et, en phase terminale, de l'insuffisance médullaire mais plus rarement, de la transformation en leucémie aigüe. L'abstention thérapeutique est généralement recommandée. Les risques opératoires de la splénectomie particuliers à la maladie ne la font envisager qu'en cas de nécessité. Des inhibiteurs de la tyrosine kinase JAK2 s’avéreraient efficaces dans le traitement de certaines formes de splénomégalie myéloïde ce qui ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.

Syn. myélofibrose primitive, myélofibrose idiopathique, splénomégalie myéloïde, métaplasie myéloïde avec myélofibrose,.

TGFβ,  PDGF, myélofibrose

cellule atypique l.f.

atypical cell

Cellule dont les caractères morphologiques diffèrent de ceux d’une cellule normale de même type.
On tend à remplacer ce terme par celui de dysplasie qui décrit les anomalies cellulaires et tissulaires précédant le cancer.

dysplasie

[A2]

dépression atypique l.f.

atypical depression

1) Selon la terminologie française classique, épisode dépressif survenant en début ou dans le cours d'une évolution schizophrénique.
2) Pour certains auteurs anglo-saxons, affection mentale ainsi définie : dépression majeure, mineure ou intermittente ; nette réactivité de l'humeur aux facteurs environnants ; au moins deux symptômes parmi : hyperphagie, hypersomnie, asthénie très intense et hypersensibilité au rejet.
La composante anxieuse est souvent importante et la coexistence avec un trouble panique fréquente.
Les dépressions atypiques répondent favorablement aux antidépresseurs, tout particulièrement aux IMAO.

dystrophie maculaire vitelliforme atypique l.f.

macular dystrophy, atypical vitelliform

Affection rétinienne familiale avec matériel vitellin maculaire et EOG variable.
L'expressivité extrêmement variable de la dystrophie pseudovitelliforme laisse supposer l'existence de plusieurs maladies. Les lésions sont bilatérales et parfois asymétriques et peu invalidantes. L'angiographie montre des modifications péripapillaires et maculaires et de petites lésions jaunes périmaculaires et périphériques ressemblant à des drusen. L'EOG n'est pas toujours pathologique. L’affection est autosomique dominante (MIM 153840), Ferrell a localisé le gène en 8q24.

R. E. Ferrell, médecin généticien américain (1983)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. VMD1, dystrophie pseudovitelliforme, dystrophie fovéomaculaire vitelliforme de l'adulte de Gass

fibroxanthome atypique l.m.

atypical fibroxanthoma

Tumeur bénigne du sujet âgé, décrite comme un pseudosarcome, siégeant sur le visage, les régions découvertes ou sur une zone irradiée antérieurement et se manifestant souvent comme une tumeur dure et ulcérée.
Histologiquement, on observe sous un épiderme aminci une infiltration dense et mal délimitée du derme par des cellules de taille et de forme variées, à cytoplasme abondant et spumeux et à noyau volumineux, irrégulier souvent en mitose.
Malgré l'aspect histologique inquiétant, la lésion a longtemps été considérée comme une réaction inflammatoire bénigne. Des métastases ganglionnaires ayant été observées, beaucoup d'auteurs tendent actuellement à lui attribuer une malignité réduite. Certains la rapprochent de l'histiocytome fibreux malin et attribuent sa bénignité apparente à sa localisation superficielle et sa taille limitée. L'excision chirurgicale amène une guérison définitive.

Syn. fibrosarcome paradoxal de la peau

pseudosarcome

[F2,F5,J1]

Édit. 2018

hyperplasie atypique l.f.

atypical hyperplasia

Forme d'hyperplasie pathologique, frappant le plus souvent des revêtements épithéliaux ou des parenchymes glandulaires, et caractérisée par des modifications architecturales et cytologiques qui font craindre une évolution de la lésion vers la malignité.
Dans certaines localisations comme le col utérin, hyperplasie atypique et dysplasie sont considérées comme des termes équivalents, mais la dénomination de néoplasie cervicale intraépithéliale leur est actuellement préférée, afin de marquer clairement qu'il s'agit de stades précurseurs du cancer invasif.

dysplasie

hyperplasie atypique de l'endomètre l.f.

atypical hyperplasia of the endometrium

Anomalie de l'endomètre caractérisée par un nombre élevé de mitoses, donnant aux lésions un fort potentiel de dégénérescence maligne.
Il existe une prolifération glandulaire importante prenant un aspect papillaire, avec des noyaux denses. C'est une lésion frontière pouvant évoluer vers le carcinome in situ ou invasif de l'endomètre.

hyperplasie de l'endomètre

lipome atypique l.m.

atypical lipoma, pleiomorphic lipoma

Variété de lipome qui se développe le plus souvent chez l'homme âgé et siège de préférence dans le dos et la nuque et qui, quoique bénigne, se rapproche, du point de vue histologique, du liposarcome par suite de la présence dans la néoformation de cellules graisseuses de dimensions variables, ainsi que de cellules à gros noyau hyperchromatique et d'un stroma mucineux traversé par des fibres collagènes denses.

H. Evans, E. Soule et R. Winkelmann, dermatologues américains (1979)

métaplasie atypique n.f.

dysplasie, hyperplasie atypique

mycobactériose cutanée atypique l.f.

atypical mycobacterial infection, atypical mycobacteriosis

Infection de la peau et/ou des tissus sous-cutanés due à des mycobactéries atypiques, donc non tuberculeuses, ni lépreuses : granulome des piscines (Mycobacterium marinum), ulcère de Buruli (M. ulcerans), infections à M. chelonae, M. gordonae, M. kansasii, M. avium intracellulare, M. terrae, M. haemophilum, M. fortuitum, M. xenopi, etc.
Ces mycobactéries, dont certaines sont peu pathogènes, donnent le plus souvent des infections limitées après inoculation et guérissent spontanément en quelques mois. Elles peuvent, cependant, provoquer des infections graves chez l'immunodéprimé et sont alors peu accessibles aux traitements. L’ulcère de Buruli est, lui, particulièrement grave.
Le terme « mycobactériose cutanée atypique » apparaît d’ailleurs comme peu correct, car ce sont les mycobactéries et non les mycobactérioses qui sont atypiques et il serait donc plus logique de parler de « mycobactériose (ou infection) à mycobactéries atypiques ».

Étym. gr. mukês, mukêtos : champignon ; baktêria : bâton

ulcère de Buruli

nævus atypique l.m.

atypical nevus

nævus dysplasique

nævus malin familial atypique l.m.

familial atypical mole-malignant melanoma syndrome

nævus dysplasique héreditaire

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