intervalle AH n.m.
interval AH
Grâce à l’électrocardiographie endocavitaire, permettant d’individualiser divers temps de conduction de l’activation cardiaque, l’intervalle AH, temps de conduction auriculo-hisien se mesure du début de l’auriculogramme endocavitaire au début de la déflexion hisienne.
Il correspond a la traversée de l’onde d’activation dans le nœud auriculoventriculaire et la portion proximale du faisceau de His . Il est compris entre 45 et 100 millisecondes (moyenne 65millisec.)
W. His Jr, anatomiste suisse (1893)
→ électrocardiogramme endocavitaire
intervalle de confiance l.m.
confidence interval
Estimation, à partir d’un pourcentage observé sur un échantillon, de la fourchette dans laquelle existerait 95% de chances de se situer dans la réalité.
[L’intervalle de confiance à 95% s’exprime p. ex. ainsi : IC 95% 0,036 ,0,174. Plus l’effectif de l’échantillon est grand,plus l’intervalle de confiance est réduit.]
intervalle HV n.m.
interval HV
Au cours de l’enregistrement d’un électrocardiogramme endocavitaire, l’intervalle HV est le temps de conduction de l’activation cardiaque dans le tronc commun du faisceau de His, ses deux branches de division jusqu’au réseau de Purkinje.
Il se mesure du début de la déflexion hisienne H au début de la dépolarisation ventriculaire, repérée sur le début de QRS sur le tracé de surface ou le début de la dépolarisation ventriculaire sur le tracé endocavitaire. Sa durée varie de 30 à 55 millisec. et s’allonge en cas de trouble conductif sous hisien.
W. His Jr, anatomiste suisse (1893) : J. E. Purkyně, anatomiste et physiologiste tchèque, membre de l’Académie de médecine (1787-1869)
intervalle PR n.m.
interval PR
Temps de conduction auriculoventriculaire mesuré, en dérivation D2 ou dans la dérivation où il parait le plus long, du début de l’onde P jusqu’au début de l’onde R ou de l’onde Q, s’il y en a une.
Sa durée varie de 0, 12 à 0,20 sec. Cet intervalle est d’autant plus court que le sujet est plus jeune ou le rythme rapide.
intervalle QT
interval QT
Il se mesure du début de l’onde Q ou de l’onde R, si l’onde Q est absente, jusqu’à la fin de l’onde T dans les dérivations ou cette dernière apparait la plus haute et la mieux limitée.
L’intervalle QT varie avec le rythme cardiaque : il s’allonge lorsque ce dernier se ralentit. La durée idéale de l’intervalle QT en fonction du rythme peut être calculée par la formule de Bazett.
,H. C. Bazett, physiologiste britannique (1920) ; L. M. Taran et Nelly Szilágyi, médecins cardiologues américains (1947)
intervalle de confiance l.m.
confidence interval
Estimation, à partir d’un pourcentage observé sur un échantillon, de la fourchette dans laquelle aurait 95% de chances de se situer la réalité.
[L’intervalle de confiance à 95% s’exprime p. ex. ainsi : IC 95% 0,036 ,0,174. Plus l’effectif de l’échantillon est grand,plus l’intervalle de confiance est réduit.]
latence (période, intervalle de) l.f.
latence, latency period, interval
Après un traumatisme psychique, durée écoulée entre l'évènement et l'apparition du syndrome de répétition dans la névrose traumatique. Habituellement de quelques semaines à quelques mois, elle peut être très brève ou se prolonger plusieurs années.
De même que les symptômes de répétition et névrotiques, il s'agit d'un élément caractéristique de cette affection.
Apparemment silencieuse, cette période est fréquemment émaillée de repli sur soi, difficultés d'adaptation, états dépressifs ou au contraire euphorie paradoxale, somatisation et troubles divers des conduites.
Cette réorganisation précaire peut se déstabiliser devant une situation parfois banale mais évocatrice, par quelque analogie, de la rencontre traumatique. Dès lors, s'installe la phase symptomatique proprement dite.
photochromatique (intervalle) l.m.
photochromatic interval
Différence entre le seuil de la perception de la lumière et le seuil de la perception de la couleur.
intervalle QT corrigé l.m.
H. C. Bazett, médecin cardiologue américain (1920) ; L. M. Taran et Nelly Szilágyi, médecins cardiologues américains (1947)
[K2]
Édit. 2019
intervalle de confiance
confidence interval
Estimation, à partir d’un pourcentage observé sur un échantillon, de la fourchette dans laquelle la réalité aurait 95% de chances de se situer.
[E1]
Édit. 2020
adolescence (psychiatrie de l') l.f.
adolescence psychiatry
Période de transition où la question du normal et du pathologique se pose avec le plus d'acuité.
Une manifestation psychotique peut être soit sans lendemain, soit la première d'épisodes du même type, soit inaugurale d'une évolution chronique.
L'anorexie mentale est le fait d'un refus de la féminité ou plutôt du corps féminin. Plus rare, l'anorexie du garçon revêt une note psychotique ou psychopathique. Les troubles phobiques sont structurés sur un mode tantôt hystérique, tantôt obsessionnel. Le plus souvent exemptes d'un véritable désir de mort, les tentatives de suicide constituent un appel à prendre au sérieux.
La délinquance concerne de manière épisodique ou exceptionnelle la majorité des adolescents. Pour un petit nombre, elle devient un mode d'expression ou d'adaptation prévalent, avec risque de compromission de l'avenir.
Les usagers occasionnels de drogue peuvent devenir "accrochés" à une toxicomanie. La distinction entre drogues "dures" et "douces" est inacceptable.
De formes très diverses à cet âge, l'homosexualité correspondant à une phase du développement de la première adolescence doit être distinguée, selon certains, de celle, fixée, observée lors de l'adolescence dite tardive.
Étym. lat. adolescere : grandir, se développer
[E1,H3,O1]
Édit. 2017
amnésie en psychiatrie l.f.
amnesia in psychiatry
Trouble acquis des capacités mnésiques.
Cette altération peut être : permanente ou transitoire ; globale (concernant tous les secteurs mnésiques) ou dissociée (prédominante ou exclusive sur certains) ; dite de fixation (oubli rapide des faits récents avec désorientation temporelle et souvent spatiale) ; antérograde (oubli progressif des faits qui suivent le début des troubles) ou rétrograde (portant sur les faits antérieurs à celui-ci) ; lacunaire ("trou" ayant trait à une ou des portions bien délimitées du passé)
Après avoir éliminé notamment une étiologie comitiale dans certaines amnésies lacunaires, seront évoqués surtout un état confusionnel, un ictus amnésique, une amnésie psychogène secondaire à un traumatisme psycho-affectif, un syndrome de Korsakoff dominé par une amnésie antérograde majeure avec oubli à mesure massif, confabulations et fausses reconnaissances, contrastant avec une mémoire rétrograde préservée, une évolution démentielle.
Les simulations et simulacres portent sur des troubles négatifs - comme l'est l'amnésie - faciles à soutenir, plutôt que productifs.
Étym. gr. amnesia : oubli (a : privatif ; mnaomai : se souvenir)
[H1,H3,H4]
Édit. 2017
analeptiques en psychiatrie l.m.p.
analeptics in psychiatry
[G3 ,G5,H3]
Édit. 2017
chômage et psychiatrie l.
unemployment and psychiatry
Facteur pathogène à l'origine de crainte plus ou moins latente chez de nombreux travailleurs du secteur privé et d'insécurité avec souvent dévalorisation de soi chez les chômeurs, notamment par perte de statut et d'identité sociale, associée à la précarité, voire au dénuement.
Chez ces derniers, sont fréquemment rencontrées des personnes ayant perdu l'impression de maitrise de l'environnement, démoralisées, tendues, amères, voire révoltées d'être assistées. La labilité de ces réactions est rythmée par les hauts et les bas de l'espoir. Le retentissement familial est fréquent.
Encore que découragement, voire désespoir soient loin d'être toujours pathologiques, les RMIstes souffrent de troubles dépressifs sévères davantage que la population générale. Apparaissent de même, principalement, des décompensations névrotiques, des troubles somatoformes et l'usage de substances licites ou illicites. Par contre, le taux des psychoses serait identique.
Il semble que l'accès de cette population aux soins psychiatriques ne soit pas satisfaisant. Une susceptibilité psychique peut intervenir, mais inconstamment. A contrario, la réussite n'est pas le corollaire obligé d'une bonne santé mentale.
Le volet social de la psychiatrie prend ici toute sa portée.
[E2,H3]
chronobiologie en psychiatrie l.f.
chronobiology in psychiatry
Constante de la matière vivante caractérisée par des rythmes périodiques répétitifs subis par certains phénomènes biopsychiques, qui peut trouver de nombreuses applications en psychiatrie.
Pour en rester à la clinique des troubles de l'humeur, la plus évocatrice à cet égard, l'implication de ces rythmes s'appuie notamment sur les variations circadiennes (aggravation matinale des dépressions et réveil précoce avec insomnie, p. ex.) et sur la périodicité de certains de ces troubles selon divers types.
Des perturbations des rythmes circadiens de la température, du cortisol, de la T.S.H. (Hormone Stimulant la Thyroïde)et de la fréquence cardiaque sont notamment relevées dans les syndromes dépressifs.
Une telle approche qui, dès à présent, montre en particulier l'aspect dynamique des modifications biologiques participant à nos comportements, devrait apporter beaucoup sur les plans clinique, étiopathogénique et thérapeutique. Mais les données objectives restent peu nombreuses et rencontrent des difficultés méthodologiques.
→ rythme biologique, rythme circadien
[C,H3]
classification en psychiatrie l.f.
classification in psychiatry
S'agissant des troubles mentaux, les critères utilisés appartiennent à deux modèles fondamentalement distincts.
Le premier dépend de la description de syndromes, c'est-à-dire de la constellation de symptômes associés avec une fréquence plus grande que ne le laisserait supposer une distribution au hasard.
Le deuxième relève de la notion de maladie et postule l'existence d'entités naturelles définies avant tout par leur évolution, leur étiologie et leur pathogénie. Selon les cas, les critères de classification sont donc de nature soit descriptive (J.E. Esquirol), soit évolutive et étiopathogénique (E. Kraepelin).
C'est la multiplicité des théories étiopathogéniques du XIXe puis du début du XXe siècle, dont la validité générale n'a pu être démontrée, qui est à l'origine d'un retour à une observation élémentaire préconisé aux États-Unis dès la fin des années 60.
Les critères de classification complets reposant sur l'utilisation systématique de critères diagnostiques d'inclusion et d'exclusion purement descriptifs, sont au nombre de deux : le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (actuellement DSM IV, 1994), classification américaine officielle ; la Classification internationale des maladies (dixième révision, CIM 10 / ICD 10, chapitre V (F) : Troubles mentaux et troubles du comportement).
[H3]
comorbidité en psychiatrie l.f.
comorbidity in psychiatry
Association de deux ou même plusieurs maladies ou troubles différents et indépendants, tels qu'ils sont individualisés par les classifications en cours. Ainsi, une affection comorbide a existé ou peut survenir durant l'évolution clinique d'un patient qui a une maladie étudiée (A.R. Feinstein, 1970).
Cette notion née de l'épidémiologie a souvent des implications pronostiques péjoratives. L'étude du lien entre affections comorbides peut améliorer certaines de nos connaissances étiopathogéniques.
Il convient de toujours préciser : la période de temps prise en considération (dans le moment présent, sur un mois, six mois, la vie entière) ; la population étudiée (générale, clinique, échantillon particulier).
Le type de cette association est divers : biais de sélection (au sein de populations particulières), relation de causalité (entre un trouble et l'autre), facteurs étiologiques communs, manifestations distinctes d'un même trouble, stades différents d'une même maladie (fausse comorbidité dans les deux derniers cas).
Les études de comorbidité ont porté principalement sur les pathologies affectives (anxieuses et dépressives), les troubles des conduites (surtout liés à l'utilisation de substances toxiques, dont l'alcool), les troubles de la personnalité, et sur les affections évolutives associées à ces derniers (personnalité évitante et symptômes phobiques, p. ex.). L'histoire naturelle de ces manifestations peut en être éclaircie et certains facteurs de vulnérabilité s'en trouver précisés.
A. R. Feinstein, médecin interniste américain (1970)
[H3]
conseil génétique en psychiatrie l.m.
genetic counselling in psychiatry
Estimation, pour une personne ou pour les enfants d'un couple, du risque d'une affection génétique monogénique ou chromosomique. Ce conseil n'est possible que si le diagnostic de la maladie en cause a été formellement établi.
Ainsi, dans le syndrome de l'X fragile (arriération mentale, syndrome dysmorphique, macro-orchidie), la détection des femmes transmettrices et le diagnostic prénatal sont désormais possibles par analyse directe de l'anomalie moléculaire.
Les progrès prévisibles dans l'identification encore relative de gènes de susceptibilité pour les affections psychiatriques majeures, principalement les schizophrénies et la maladie maniacodépressive, pourraient permettre un conseil génétique. Toutefois, les incidences négatives et anxiogènes de telles révélations devront être bien pesées, à la mesure des risques surajoutés qu'elles suscitent dans ces familles souvent déjà fragiles sur le plan psychique.
→ conseil génétique, génétique en psychiatrie, trisomie (diagnostic anténatal d'une)
[Q1,H3]
consentement à un essai thérapeutique en psychiatrie l.m.
consent to a therapeutic trial in psychiatry
Depuis la loi du 20 décembre 1988, relative à la protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales, et les dispositions ultérieures, un consentement libre, éclairé et exprès doit être fourni par écrit par la personne.
Bien que non citée explicitement, la psychiatrie offre des difficultés particulières concernant p. ex. la représentativité des échantillons, du fait, notamment, de l'exclusion de malades revendicateurs, et des problèmes de capacité des psychotiques, pourtant principaux bénéficiaires de tels essais.
Sur ces points délicats, l'avis du comité consultatif de protection des personnes dans la recherche biomédicale pourrait être demandé. D'autant plus que "...les personnes hospitalisées sans leur consentement... ne peuvent être sollicitées pour se prêter à des recherches biomédicales que s'il en est attendu un bénéfice direct et majeur pour leur santé".
S'agissant en particulier des mineurs et des majeurs incapables juridiques, un tel consentement ressortit aux détenteurs de l'autorité parentale ou aux organismes de tutelle. Cependant le consentement direct de l'intéressé "doit être également recherché lorsqu'il est apte à exprimer sa volonté".
Dans cette situation, le thérapeute, de décideur devient demandeur, ce qui, avec l'ignorance du produit, n'est pas sans influer sur la relation soignant-soigné.
[H3,E3]
consentement aux soins en psychiatrie l.m.
consent to care in psychiatry
Le consentement de tout malade (ou de son représentant) devant être libre, éclairé et exprès, le refus ou la crainte de soins psychiatriques est souvent le fait de personnes qui en ont le plus grand besoin par suite du déni qui caractérise les troubles mentaux majeurs.
La loi du 27 juin 1990 a adopté les principes de l'"hospitalisation libre" et de l'hospitalisation "sans consentement". Effectuée sur demande d'un tiers ou d'office, dérogatoire au droit commun, cette dernière a pour but essentiel de pouvoir imposer au patient les soins nécessités par son état, en recherchant toutefois aussitôt que possible le maximum de participation de sa part, en particulier chez les psychotiques, grâce à une information appropriée.
Le psychiatre doit tenir compte de l'avis de l'incapable majeur et, dans certains cas précisés par le juge, recueillir le consentement de ses représentants légaux. S'il y a litige, il peut saisir le procureur de la République.
Lors d'une urgence, surtout de crise suicidaire, et quels que soient le niveau de conscience et l'attitude du sujet, il doit porter assistance à la personne en péril et, au besoin, tenir une position ferme vis-à-vis des proches, souvent enclins à banaliser le geste.
[H3,E3]
contre-tranfert en psychiatrie n.m.
counter-transference
Ensemble des manifestations, conscientes et inconscientes, de l'analyste en réaction au transfert de l'analysant. Il ferait obstacle au bon déroulement de la cure qui, de ce fait, pourrait se trouver en impasse.
S. Freud n'a développé ce concept qu'en de très rares endroits de son œuvre. Cependant, il en a posé les enjeux fondamentaux : l'analyste doit être analysé et ses résistances internes constituent les limites de son acte. La dérive de certains auteurs postfreudiens a mis la notion de contre-transfert au centre de la cure, considérée comme une relation intersubjective où la communication se ferait d'inconscient à inconscient. Cette conception symétrique du transfert est fortement critiquée, principalement après les travaux de J. Lacan, qui en montrent la dimension imaginaire. La place que doit tenir l'analyste dans le dispositif de la cure n'est pas d'être sujet, en miroir de l'analysant, mais bien plus d'y faire fonction d'objet, essentiellement manquant.
[H3]
créativité, personnalité et psychiatrie l.f.
creativeness, personality and psychiatry
Depuis l'Antiquité la fréquence des troubles mentaux est soulignée chez les personnes réputées par leur créativité, voire leur génie.
Chez ces personnalités, il s'agit souvent d'aînés ou d'enfants uniques, au statut d'orphelin, élevés dans une famille de haut niveau intellectuel mais fréquemment perturbée, formés par des maîtres éminents, disposant d'une grande puissance de travail et ouverts à la relation.
Sur le plan psychiatrique, et par rapport à la population générale, sont observés principalement : des troubles divers de la personnalité, des états dépressifs et/ou anxieux ainsi que des oscillations sévères de l'humeur, des tendances alcooliques et/ou toxicomaniaques. Les écrivains (romanciers, poètes) sont les plus touchés.
La fonction inventive au sens général paraît n'avoir que de faibles corrélations avec les quotients intellectuels classiques.
[H3]
crise en psychiatrie l.f.
crisis in psychiatry
Réponse à une demande excessive imposée par le milieu, et qui dépasse les mécanismes habituels d'adaptation de l'individu.
Les évènements éprouvants susceptibles de précipiter une crise en fonction de la personnalité du sujet et de son "seuil de résistance psychologique" (H.H. Garner), sont très nombreux : depuis les traumatismes psychiques de guerre jusqu'aux effets de la maladie et du travail de deuil. S'en rapprochent à un moindre degré les constantes rééquilibrations exigées par la vie. La relation étiologique est davantage circulaire que linéaire.
Si la crise représente un danger, elle est également considérée comme une occasion positive possible pour l'individu, avec l'aide de sa prise en soins. Dans la meilleure hypothèse, sont confortés son aptitude générale à résoudre ses problèmes, ainsi que son équilibre adaptatif.
H. H. Gartner, psychiatre américain (1945)
[H3]
cybernétique et psychiatrie l.f.
cybernetics and psychiatry
Science des systèmes dans lesquels l'effet obtenu agit à son tour, par rétroaction, sur les mécanismes provoquant cet effet, afin d'obtenir un résultat constamment adapté au but désiré.
En psychiatrie, ses applications ont permis, par exemple, à G. Bateson une meilleure compréhension des systèmes humains, surtout des groupes familiaux. Les domaines thérapeutiques de la rétroaction, ou biofeedback, se sont diversifiés. Intéressantes sont également certaines confluences entre cybernétique et neurolinguistique.
G. Bateson, anthropologue et psychologue américain (1904-1980)
Étym. gr. : kubernêkê : art de gouverner)
[B1,H3]
dangerosité en psychiatrie l.f.
degree of danger in psychiatry
Dangerosité pour soi-même ou pour autrui justifiant le recours aux mesures de rétention administrative.
Cette notion de dangerosité a toujours été, dans l'opinion publique, liée à la maladie mentale. Elle a conduit à la mise en place d’un dispositif légal prévoyant des mesures de rétention administrative pour les patients réputés dangereux (hospitalisations d'office). En fait, elle reste marginale sur le plan social : 2 p.100 des crimes et délits sont effectués par des malades mentaux. Le taux global de suicide reste relativement faible, après un crime, chez les psychotiques. La justice s'est donc préoccupée à l'excès d'évaluer la dangerosité potentielle des malades mentaux en questionnant les experts. Or l'état dangereux criminologique domine très largement la dangerosité liée à la pathologie et il existe à ce propos une ambigüité constante. Les actes criminels sont souvent plus impressionnants, dans la mesure où ils sont imprévisibles, et leurs récidives s'avèrent plus nombreuses. Aussi, dans ce domaine est-ce « la probabilité de conduites agressives, violentes ou dominatrices faisant courir à autrui un risque d'atteinte physique, psychologique ou matériel" ainsi que le risque de récidive qui seront surtout retenus.
Étym. vieux fr. dangier : état de celui qui est à la merci d'un maître (lat. populaire dominiarium : pouvoir de dominer, lat. dominium : droit de propriété)