indice de sensibilité n.f.
sensitivity
Indice informationnel de la présence d’un signe dans une maladie existe.
La sensibilité est d’autant plus élevée que le signe est souvent présent dans la maladie.
→ sensibilité d'une épreuve, spécificité
intermédiaire (souche de sensibilité) l.f.
intermediate strain of sensibility
Sensibilité d’une souche bactérienne vis-à-vis d’un antibiotique donné.
Une souche bactérienne a une sensibilité intermédiaire lorsque sa concentration minimale inhibitrice pour cet antibiotique se situe entre les deux concentrations critiques « c » et « C » qui définissent les catégories sensible, intermédiaire et résistante. L’interprétation clinique de ce résultat permet de définir des catégories cliniques : les souches intermédiaires sont celles pour lesquelles le succès thérapeutique est imprévisible. Elles forment un ensemble hétérogène quant au mécanisme. Des concentrations locales fortes ou des concentrations sériques accrues peuvent faire espérer un effet thérapeutique.
→ concentration minimale inhibitrice
myopathie oculaire avec sensibilité au curare l.f.
ocular myopathy with curare sensitivity
Une famille indienne avec myopathie oculaire ne répondant pas au tensilon ou à la prostigmine et sensible à la tubocurarine a été décrite.
L’affection est autosomique récessive (MIM 257600)
N. T. Mathew, neurologue indien (1970)
Étym. gr. mus : souris, muscle ; pathos : maladie
sensibilité n.f.
sensitivity
1) Processus par lequel une cellule, un individu, une population réagit à une stimulation ou à une agression, p. ex. d'un parasite ou d'une substance étrangère.
2) Par extension, propriété de la cellule ou de l'individu permettant ce processus.
3) En statistique, fréquence de l’existence d’un signe chez les patients atteints d’une affection déterminée, c'est-à-dire probabilité de la présence du signe permettant de reconnaître l’existence d’une maladie lors de la découverte du signe.
4) Valeur diagnostique d’un signe établie sur sa fréquence chez les patients atteints d’une affection déterminée.
C’est la probabilité de la présence d’un signe au cours de l’évolution d’une maladie. La sensibilité est d’autant plus élevée que le signe est souvent présent dans la maladie.
→ équilibre hôte-parasite, résistance, tolérance, examen de la sensibilité, indice de sensibilité
[E1]
Édit. 2020
sensibilité à l'infection l.f.
infection sensitivity
Aptitude d’un individu à développer une maladie clinique à la suite d’une infection.
Elle ne doit pas être confondue avec la réceptivité ni avec la susceptibilité.
Ant. résistance à la maladie
→ réceptivité à un agent infectieux, prédisposition
[Elle est liée,d’une part au micro,organisme (nombre minimum de germes nécessaire à l’apparition de la maladie et facteurs de virulence liés à sa "souche") et d’autre part,à l’hôte,en fonction de son état physiologique,de son statut immunologique (titr]
sensibilité à la direction l.f.
direction sensitivity
Capacité de répondre à la direction du déplacement d'un stimulus.
Peu utilisée en clinique, l'étude de la sensibilité à la direction constitue une des caractéristiques du champ récepteur des cellules visuelles corticales.
sensibilité au contraste l.f.
contrast sensitivity
Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.
sensibilité au contraste lumineux l.f.
contrast sensitivity
Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
Cette sensibilité au contraste varie avec l’âge, dans de nombreux états pathologiques tels que la dégénérescence liée à l’âge, le glaucome, la rétinopathie pigmentaire, les affections démyélinisantes (SEP), le diabète, certaines neuropathies iatrogènes et dans l’amblyopie fonctionnelle.
L’aptitude à percevoir un contraste lumineux plus ou moins faible peut être mesurée par le plus faible contraste qui permet de distinguer un stimulus visuel.
Différents tests permettent de la mesurer: tests sur papier (Arden, Vistech), tests inclus dans des appareils (Ergovision, Visiotest), des tests sur écran (moniteur ophtalmologique)
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.
Chez un sujet malvoyant, il importera de déterminer le contraste le mieux adapté à la tâche visuelle à effectuer.
[C1,P2]
sensibilité au mouvement l.f.
motion sensitivity
Capacité de répondre au déplacement d'un stimulus.
Peu utilisée en clinique ophtalmologique, l'étude de la sensibilité au mouvement définit la gamme de vélocité dans laquelle on peut obtenir une réponse d'une cellule isolée en neurophysiologie ou d'un sujet humain ou animal. Cette réponse constitue une des caractéristiques des champs récepteurs.
sensibilité aux couleurs l.f.
colour sensitivity
sensibilité chromatique l.f.
chromatic sensitivity
Capacité de différencier des contrastes de teintes ou niveaux de coloration (saturation) indépendamment de leur luminance.
La sensibilité chromatique a pour origine les trois types de cônes sensibles à des gammes différentes de longueurs d'onde qui se chevauchent. La sensation colorée est le résultat de l'intégration centrale très précoce des signaux issus des trois types de cônes. En conséquence, chaque couleur, même les couleurs primaires, ne dérive pas de l'activité d'un seul type de cône.
Le développement de la vision des couleurs est très précoce chez l'homme. Le signal chromatique parvient au cortex dès la fin du premier mois ; à 3 mois, le nourrisson répond à toutes les teintes, mais avec une sensibilité plus faible que celle de l'adulte. La sensibilité augmente jusque vers l'adolescence pour se dégrader lentement avec l'âge pour des raisons optiques et physiologiques. La vision chromatique fait souvent l'objet d'un déficit congénital appelé daltonisme.
Syn. sensibilité aux couleurs
→ cône, daltonisme
sensibilité croisée l.f.
cross sensitivity
Sensibilité constatée entre deux antigènes lorsque l'injection de l'un de ces antigènes confère une sensibilité également à un autre antigène.
Il peut s'agir de la réaction d'une cellule immunocompétente ou d'un organisme tout entier.
sensibilité d'un micro-organisme à un agent anti-infectieux l.f.
antibiotics sensitivity
Phénomène se traduisant par l’arrêt de la croissance ou la lyse d’un micro-organisme, tel qu’une bactérie ou un virus, en présence d’une quantité déterminée d’un agent anti-infectieux (antibiotique, antiviral, etc.).
Il s’oppose à la résistance (résistance aux antibiotiques, aux antiviraux, etc.).
sensibilité d'une épreuve l.f.
sensitivity of a test
1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété de l’instrument de mesure dont la plus petite variation entraîne une modification du résultat.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés positifs parmi ceux qui sont effectivement malades.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus sensible qu’elle donne moins de faux négatifs.
→ sensibilité (indice de), spécificité (d'une épreuve)
sensibilité des cônes l.f.
cones sensitivity
Pic d'absorption maximale des trois pigments des cônes de la rétine.
Il existe trois types de cônes selon leur sensibilité maximale : les cônes S (ou bleus) absorbent les courtes longueurs d'onde (420 nm), les cônes M (ou verts) absorbent les longueurs d'onde moyennes (530 nm), et les cônes L (ou rouges) les grandes longueurs d'onde (560 nm qui est plutôt un jaune qu'un rouge).
Smyth (test de sensibilité à l'ocytocine de) l.m.
Smyth’s oxytocin sensitivity test
Epreuve de sensibilité du myomètre gravide à l’ocytocine, induisant ou non des contractions utérines, préfigurant le succès éventuel d’un déclenchement artificiel du travail.
C.N. Smyth, obstétricien et pharmacologue britannique (1955)
articulation temporomandibulaire (examen de l') l.m.
temporo mandibular joint (TMJ)
En imagerie médicale, techniques destinées à visualiser l'anatomie et la dynamique de cette articulation dont l'examen reste difficile.
Suivant le contexte, on peut effectuer une ou plusieurs incidences radiologiques telles que maxillaire défilé, Schüller, Hirtz, l'incidence de Parma étant pratiquement abandonnée ; on utilise fréquemment les techniques panoramiques dentaires, tomographies frontales et sagittales, scanographe, IRM, arthrographies, etc.
Syn. articulation temporomaxillaire
Sigle ATM
auto-examen des seins l.m.
breast self-examination
Examen systématique et régulier des seins pratiqué par la femme elle-même, inspection devant un miroir et autopalpation, pour tenter le dépistage des anomalies du sein.
examen isotopique de l'embolie pulmonaire l.m.
isotopic examination of pulmonary embolism
Examen uitilisé pour la surveiller l’évolution d'une embolie pulmonaire et pour affirmer sa guérison.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ scintigraphie pulmonaire par perfusion et par ventilation, embolie pulmonaire
[B2, K1, K2, K4]
Édit. 2019
examen des crachats l.m.
sputum examination
Examen de l'expectoration ayant pour but d'en préciser la cause.
L'examen du crachat doit toujours commencer par son aspect macroscopique. Les crachats nummulaires se rencontrent souvent dans la tuberculose pulmonaire. Les crachats perlés caractérisent l'expectoration qui termine la crise d'asthme. Les crachats rouillés évoquent la pneumonie à pneumocoques.
Le recueil quotidien de l'expectoration dans un verre gradué permet d'en apprécier l'abondance (souvent extrême dans la dilatation des bronches), l'odeur (particulièrement fétide dans les infections à anaérobies) et les trois composantes : séreuse, muqueuse et purulente. La viscosité, l'adhérence aux parois du crachoir, doivent être notées. Des crachats hémoptoïques sont l'équivalent d'une hémoptysie et imposent la même enquête diagnostique.
L'étude cytologique de l'expectoration qu'il est souvent utile de répéter après une endoscopie bronchique, recherche surtout des cellules tumorales. Elle peut être aussi utile pour préciser le degré d'une suppuration bronchopulmonaire (nombreux polynucléaires altérés), l'existence d'une allergie respiratoire (nombreux éosinophiles), la présence d'inclusions endogènes ou exogènes (pneumopathies lipidiques avec inclusions graisseuses, corps ferrugineux de l'asbestose, etc.).
L'examen bactériologique de l'expectoration est souvent d'interprétation difficile : il peut être délicat de distinguer, au sein d'une flore microbienne, les agents pathogènes de la flore commensale. Il est rare de pouvoir identifier directement les parasites (débris de kyste hydatique, nématodes) dans les crachats.
Tout examen bactériologique des crachats nécessite la recherche systématique des BK par l'examen direct et la culture sur milieu de Löwenstein.
E. Löwenstein, bactériologiste autrichien (1878-1950)
→ tuberculose pulmonaire commune, asthme, pneumonie franche lobaire aiguë, dilatation des bronches (clinique et traitement des), hémoptysie, Löwenstein-Jensen (milieu de)
[B3,K1]
Édit. 2018
examen d'urine l.m.
urine (examination)
[B3,M1,M2,M3]
Édit. 2018
examen extemporané l.m.
frozen section
Étude anatomopathologique, macroscopique et cytohistologique d’un prélèvement pratiqué en général au cours d’une intervention chirurgicale.
Le résultat qui dans tous les cas devra être confirmé par un contrôle histologique classique, est fourni par l'anatomopathologiste en un délai de quelques minutes et permet au chirurgien d’orienter l’acte opératoire.
Syn. biopsie extemporanée
[B3,A3,N2]
Édit. 2018
examen médico-psychologique l.m.
medicopsychological examination
Mission prévue par le Code pénal (Art.81), complémentaire de l'enquête de personnalité (Art. D 16-17 CP) d'une part et de l'examen psychiatrique d'autre part.
Sa finalité est de décrire les traits de tempérament et de comportement de la personne mise en examen, d'indiquer les facteurs innés ou acquis, individuels ou environnementaux ayant participé à la constitution de la personnalité. Cet examen vise ainsi à renseigner sur les déterminants du comportement déviant pour pouvoir mettre en place les conditions d'amendement ou de non récidive.
La mission d'examen médico-psychologique est confiée à un médecin psychiatre inscrit sur la liste établie tous les 5 ans par la Cour d'appel ou tous les 7 ans la Cour de cassation, parfois celui même qui a mission de procéder à l'examen psychiatrique. La mission peut être également confiée à un psychologue inscrit sur une liste de Cour d'appel.
Le professionnel rédige un rapport écrit à l'intention de l'autorité judiciaire lui ayant confié sa mission.
[E3,H3]
Édit. 2018
examen parasitologique des selles l.m.
parasitological stool examination
Ensemble des techniques coprologiques utilisées pour le diagnostic microscopique direct des parasitoses digestives.
Au besoin après mise en œuvre de méthodes de concentration, par sédimentation ou par flottaison notamment, cet examen permet d’identifier au microscope les éléments parasitaires (formes végétatives, kystes, œufs, larves).
[B3,D1,L1]
Édit. 2018
examen prénatal l.m.
antenatal visit
Examen médical répété à trois reprises au cours de la grossesse, conditionnant les allocations prénatales.
Les examens biologiques obligatoires sont initialement: le groupage sanguin, la recherche d'agglutinines irrégulières, les analyses sérologiques (syphilis, rubéole, toxoplasmose, hépatite B), l’hémogramme et, avec le consentement de l’intéressée, la sérologie du sida.
[E1,O3]
Édit. 2018