hémoptysie n.f.
haemoptysis
Souvent à l'occasion d'une quinte de toux, rejet par la bouche d'une quantité de sang provenant de la portion sous-glottique de l'appareil respiratoire.
Ce sang est rouge, aéré, spumeux, ce qui distingue l'hémoptysie de l'hématémèse. On doit préciser son abondance et sa fréquence, mais de simples stries sanglantes colorant les crachats possèdent la même valeur diagnostique qu'une hémoptysie franche. Quand l’hémoptysie est abondante, elle éclabousse les récipients. Comme toutes les hémorragies, elles peuvent entraîner un retentissement cardiovasculaire et général (pâleur, anxiété, tachycardie, hypotension, sudation, soif). L'inondation bronchique peut amener une asphyxie.
Les causes peuvent être évidentes (traumatisme, cancer irradié), mais l'hémoptysie peut être le premier symptôme d'une affection pulmonaire (tuberculose, bronchiectasie, aspergillose, tumeur bronchique, dilatation des bronches, etc.), cardiaque ou générale. Les hémoptysies sont dites graves (moins de 100 mL), de moyenne abondance (de 100 à 250 mL), de grande abondance (de 250 mL à 1 L) et foudroyantes (supérieure à 1 L).
Toute hémoptysie, quelle que soit son abondance, impose une enquête cardiobronchopneumologique minutieuse, dont la bronchoscopie est l'examen de base.
L'hémoptysie doit être distinguée de l'hématémèse, de l'épistaxis, et de l'hémosialémèse.
Étym. gr. haima : sang ; ptein : cracher
Syn. crachement de sang
→ hématémèse, épistaxis, hémosialémèse
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