Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Wechsler adult intelligence scale l.f.

D. Welchsler, psychologue américain (1950), Pearson education  (2008 voir Wechsler), Validation de la traduction Française par Jacques Grégoire (2011, ECPA - Éditions du Centre de Psychologie Appliquée)

Sigle WAIS

échelle de niveau intellectuel de l'adulte

[H4]

Édit. 2019

Wechsler intelligence scale for children
l.f.

Sigle WISC

echelle d’intelligence de Wechsler-Bellevue adaptée aux enfants

[H4]

Édit. 2019

nouvelle échelle métrique de l'intelligence (NEMI) l.f.

new intelligence metrical scale

Reprise par R. Zazzo  de l'échelle initiale datant de 1949, afin d'améliorer sa validité d'épreuve de développement.
Destinée aux enfants de 3 à 14 ans, prédictive de la réussite scolaire, la NEMI présente néanmoins, malgré des améliorations notables, les limites propres à toutes les échelles issues du test de Binet-Simon.
Le critère du choix des épreuves est la réussite par une majorité. Le résultat d'un enfant donné n'évalue que son avance ou son retard actuel par rapport à cette norme.
L'échelle est structurée en facteur verbal. Un enfant peut obtenir un QI moyen et se trouver en difficulté d'adaptation scolaire. Le niveau global obtenu sous-estime les potentialités de l'enfant mais non ses capacités d'adaptation. Les échecs ou déficits peuvent être mis en rapport avec des perturbations affectives, qui doivent être confirmées par des tests projectifs.

R. Zazzo, psychologue français (1966)

[H4, O1]

Édit. 2018

bourreau d'enfants l.m.

tormentor of children

enfants maltraités

Édit. 2017

cirrhose des enfants indiens l.f.

Cirrhose de cause inconnue, parfois familiale, apparaissant dans la seconde enfance chez des enfants vivant dans le sous-continent indien.
Histologiquement, la cirrhose est micronodulaire, et s'accompagne de corps de Mallory et d'une surcharge en cuivre. Le pronostic est très sévère.

cirrhose hépatique

[L1,O1]

syndrome des enfants ébouillantés l.m.

scalded children syndrome

Syn. épidermolyse staphylococcique aigüe

épidermolyse staphylococcique aigüe

[D1 ,J1, O1]

Édit. 2019

juge des enfants l.m.

childrens' judge

Magistrat du siège (c'est-à-dire ayant mission de juger) rattaché à un tribunal de grande instance, dont la vaste compétence s'étend à tous les mineurs de son ressort territorial.
En matière pénale, il a des fonctions d'instruction, mais aussi de jugement, pour les infractions commises par les mineurs. Il est assesseur de la cour d'assises des mineurs. En matière civile, il intervient dans l'assistance éducative et plus généralement pour protéger le mineur "dont la santé, la sécurité, la moralité sont en danger, ou les conditions d'éducation gravement compromises" (art.375 du code civil).

traumatisme psychique chez les enfants l.

psychical trauma among children

Expérience dramatique vécue par des enfants qui ont survécu, p. ex., à des massacres et à des viols, parfois blessés, souvent retrouvés seuls, après plusieurs jours sans soins ni nourriture, auprès de cadavres de leurs proches.
Les évènements de Yougoslavie et d'Afrique ont montré qu'à terme rapproché, les réactions étaient très diverses : absence de troubles apparents ; comportements pathologiques de sidération avec dépression de type mélancolique, mutisme, refus de consignes ou d'incitations venant d'un adulte ; régression parfois profonde.
Il semble que, du moins en milieu africain, et même en l'absence de psychothérapeutes, le retour à un bon équilibre physique, à une vie normale, dans une ambiance chaleureuse, a fortiori le rapatriement chez soi avec un proche ou au sein d'une famille d'accueil dont on connait l'ouverture dans ces cultures, favorisent la réversibilité, plutôt que le maintien en orphelinat.
À l'évidence, un recul suffisant reste nécessaire.

Binet-Simon (test d'intelligence de) l.m.

Binet-Simon’s intelligence test

Premier test d'intelligence, destiné à dépister dans le milieu scolaire les enfants incapables de suivre l'enseignement par insuffisance de moyens intellectuels.
Il a d'abord été utilisé pour les enfants de trois à douze ans et pour les adultes arriérés. Il s'agit d'une épreuve surtout verbale. Dans la première version, les questions reposaient uniquement sur le nombre de réussites. Dans la seconde, elles ont été regroupées par niveaux d'âge. Le résultat est lié à la réussite d'un niveau d'âge déterminé.
Ce test n'est plus utilisé dans sa forme primitive, plusieurs dérivés présentant de meilleures qualités métrologiques : test de Terman, test de Terman-Merril, Binet-Simon révision Zazzo, "nouvelle échelle métrique d'intelligence" (NEMI)

A. Binet, physiologiste et psychologue (1857-1911) et T. Simon, médecin et psychologue français (1873-1961) (1905)

quotient intellectuel (QI)

Édit. 2017

intelligence n.f.

intelligence

1) Capacité d'interprétation, de pondération, de choix et d'association de données, source de connaissances, de créativité et de plans d'action, notamment d'adaptation à des situations nouvelles.
2) Rendement général des processus mentaux, évalué par des "tests d'efficience".
Ces opérations font intervenir surtout la mémoire, la compréhension, le jugement, le raisonnement et l'imagination.
La pathologie des conduites intelligentes comporte :
- des déficits globaux durables sinon irréversibles, par arrêt du développement dans les arriérations, par régression dans les démences ;
- des déficits temporaires malgré un potentiel intellectuel intact, par anomalies de la sphère affective dans les déficits dits fonctionnels (pseudodébilité, pseudodémence) ou par agression psychique et/ou somatique (état confusionnel) ;
- des anomalies qualitatives, rencontrées p. ex. dans la pensée schizophrénique ou dans le paralogisme paranoïaque.

Étym. lat. intelligere : comprendre.

quotient intellectuel

intelligence artificielle l.f.

artificial intelligence

Tentative de création de programmes d'ordinateurs susceptibles de copier et/ou d'automatiser les compétences d'un expert humain.
Les algorithmes dits d'intelligence artificielle ont pour base l'étude approfondie des démarches d'un spécialiste humain de la question à traiter, de façon à dégager les voies de réflexion et d'analyse qui l'ont conduit à la solution. Une application possible pourrait être le diagnostic médical, mais pour l'instant les essais réalisés dans ce domaine n'ont été que relativement fragmentaires et parfois peu convaincants. Une autre application concerne l'enseignement, où des réalisations intéressantes ont en revanche vu le jour.

Étym. lat. intelligere : comprendre.

intelligence artificielle et psychiatrie l.f.

artificial intelligence and psychiatry

Ensemble des tentatives entreprises afin de comprendre et imiter l'activité psychique de l'homme et ses troubles.
Il s'agit de faire passer l'ordinateur d'un mode de fonctionnement séquentiel supposant des programmes préétablis, qui traitent les données et les stockent en mémoire, à des réseaux artificiels de neurones sur l'ensemble de leur connexions.
L'homme ne sachant pas mémoriser des données passives, sa mémoire n'est qu'active, modificatrice ; elle est à la fois infidèle et créatrice (M. Ohayon, 1989). La "machine à connexions" réaliserait un stockage "dans une structure de données actives ».
La notion selon laquelle l'ordinateur peut égaler, voire dépasser les processus de la pensée humaine fait l'objet de critiques et de réserves pour l'avenir. Ainsi, R. Penrose s'y oppose, avec l'argument principal selon lequel une partie riche et utile des mathématiques ne pourrait être traitée par l'informatique. A fortiori, il ébauche une théorie qui tend à relier la relativité, la physique quantitative et les phénomènes d'intelligence et de conscience. De tels concepts sont très discutés.

D. W. Hillis, inventeur, ingénieur, scientifique, auteur américain (1985) ;  M. M. Ohayon, épidémiologiste américain (1989) ; R. Penrose, mathématicien britannique (1989)

Étym. lat. intelligere : comprendre.

informatique et psychiatrie

syndrome de microcéphalie-anomalies digitales-intelligence normale

Feingold (syndrome de)

[A4,O6,Q2]

accident électrique (échelle d'intensité) l.m.

intensity score of electrical accidents

Échelle du Bureau international du travail qui comprend quatre degrés selon l'intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : courant continu intensité inférieure à 80 mA et courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA; pas d’effet cardiaque et légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA et Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA; risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A et courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A; fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur àc 3 A; arrêt respiratoire et cardiaque, sidération des centres nerveux, brûlures.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

électrisation, électrocution, fibrillation ventriculaire

[B1, E2]

Édit.  2019

anxiété (échelle d') l.f.

anxiety (scale of)

échelle d'anxiété de Spielberger, échelle visuelle analogique

Brazelton (échelle de) l.f.

neonatal behavorial assessment scale

Échelle d'évaluation du comportement du nouveau-né.
L'objectif de l'instrument est de cataloguer le comportement interrelationnel étudié en 27 questions et 20 réactions suscitées. Son originalité réside dans le fait que le score de l'enfant se fonde sur sa réaction la plus performante et non sur une réaction moyenne.
L'échelle permet d'apprécier des comportements individuels dans la période néonatale, ceux-ci pouvant être prédictifs de la future personnalité et du développement cognitif du bébé.

T. Brazelton, pédiatre américain (1969)

compétence, Brazelton (score de)

Édit. 2017

Brunet-Lézine (échelle de) l.f.

Brunet-Lézine’s scale

Échelle d'évaluation de quatre secteurs de développement pour enfants de quatre mois à deux ans : développement postural, coordination oculomotrice, langage, socialisation avec, pour chaque secteur, un quotient de développement.
Cette modification du test de Gesell cherche à pallier ses inconvénients.
Plusieurs examens sont nécessaires avant de conclure à une avance ou à un retard.
On obtient des indications spécifiques liées au secteur. Le quotient global de développement est rapidement calculé en cas d'homogénéité. Les perturbations affectives éventuelles dues aux interactions enfant-environnement sont perceptibles dans les résultats des épreuves du langage et de la socialisation.
De même, une importante carence affective a des répercussions aux épreuves de coordination oculomotrice. On remarque un déficit du développement postural dans les cas de carence affective majeure ou de rupture de relations affectives.

Odette Brunet et Irène Lézine, psychologues françaises (1950)

Gesell (échelle de)

Édit. 2017

codage en échelle de gris l.m.

gray scale encoding

En imagerie numérisée, visualisation des valeurs numériques d’une matrice en faisant correspondre à ces valeurs les différents gris d’une l'échelle.
Les valeurs numériques contenues dans la matrice correspondent à une gamme très étendue de densités (par exemple, plusieurs milliers de valeurs en ce qui concerne l'échelle de Hounsfield d'un scanographe), mais les moniteurs de télévision n’autorisent qu'une gamme de gris nettement moins étendue. Ex. Soient une coupe TDM où les densités s’échelonnent sur 2000 unités Hounsfield (UH) et un moniteur qui permet 20 nuances de gris. Si l’on veut visualiser toute la gamme des densités, chaque nuance de gris représentera 100 UH : l’image sera très peu contrastée. On peut choisir de ne visualiser qu’une partie des densités (par exemple entre -100 et + 100 UH). Chaque nuance de gris représentra alors 10 UH : l’image sera beaucoup plus contrastée, mais méconnaitra toutes les structures dont la densité sera inférieure à -100UH ou supérieure à + 100UH. IL en est de même pour l’IRM et la radiographie numérisée.
D'où la nécessité, en fonction du contexte clinique, de choisir quel segment (fenêtre) de l'échelle des valeurs numériques sera imagé. Cette fenêtre peut être plus ou moins haute et plus ou moins large.

fenêtre (en image numérisée)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

échelle d'Amiel-Tison l.f.

Élaborée pour mesurer la douleur postopératoire nourrisson de 1 à 7 mois, utilisable de 0 à 3 ans.
-- Sommeil pendant l'heure précédente: 
0 sommeil calme de plus de 10 minutes ;   
1 courtes périodes de 5 à 10 minutes ;
2 aucun.
- Mimique douloureuse : 
0 visage calme et détendu ;
1 peu marquée, intermittente ;
2 marquée.
- Qualité des pleurs :
0 pas de pleurs ; 
1 modulés, calmés par des incitations banales ;
2 répétitifs, aigus, douloureux.
- Activité motrice spontanée :
0 activité motrice normale ;
1 agitation modérée ;
2 Agitation incessante.
- Excitabilité et réponse aux stimulations ambiantes :
0 calme ;
1 réactivité excessive à n'importe quelle stimulation ;
2 trémulations, clonies, Moro spontané.
- Flexion des doigts et des orteils :
0 mains ouvertes, orteils non crispés ; 
1 moyennement marquée, intermittente ;
2 très prononcée et permanente.
- Succion : .
0 forte, rythmée, pacifiante ; 
1 discontinue (3 ou 4), interrompue par les pleurs ;
2 absente ou quelques mouvements. 
-Évaluation globale du tonus musculaire :
0 normal pour l'âge ;
1 modérément hypertonique ; 
2 très hypertonique ;  
- Consolabilité : 
0 calmé en moins d'une minute ; 
1 calmé après 1 à 2 minutes d'effort ;
2 aucune après 2 minutes d'effort.
- Sociabilité (contact visuel, réponse à la voix, intérêt pour un visage en face) :
0 facile, prolongée ;
1 difficile à obtenir ;
2 absente.
Score total de 0 (pas de douleur) à 20 (douleur majeure).

Claudine Amiel-Tison, neuropédiatre française (1976)

[G1, H1, O1, O3]

Édit. 2019

échelle d'anxiété de Spielberger l.f.

Spielberger anxiety score

Échelle utilisée en anesthésiologie pour évaluer l'anxiété préopératoire.
A partir des réponses à 20 questions qui lui sont posées le patient doit indiquer comment il se sent au moment précis où il répond en affectant les chiffres 1 pour "pas du tout", 2 pour "un peu", 3 pour "modérément" et 4 pour "extrêmement".
Les items sont : 1 je me sens calme; 2 je me sens en sécurité; 3 je suis tendu (e); 4 je suis triste; 5 je me sens abattu (e) ; 6 je me sens bouleversé (e); 7 Je suis préoccupé (e) actuellement par des contrariétés possibles; 8 je me sens reposé; 9 je me sens anxieux (se); 10 je me sens à l'aise; 11 je me sens sûr (e) de moi; 12 je me sens nerveux (se); 13 je suis affolé (e); 14 je me sens sur le point d'éclater; 15 je suis relaxé (e); 16 je me sens heureux (se); 17 je suis préoccupé (e); 18  Je me sens surexcité (e) et fébrile; 19 je me sens joyeux (se); 20 je me sens bien.
Le score va de 20 à 80 de sorte que la moyenne se situe à 50.
 
 

C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)

Étym. lat. anxietas : inquiétude permanente (opposée à angor : angoisse passagère)

[H4, G1]

Édit. 2019

échelle de Braden l.f.

Échelle d’évaluation du risque d’escarre.

Cette évaluation analyse 6 items auxquels on alloue un score de 1 à 4 :
1. capacité de répondre de manière adaptée à l’inconfort lié à la pression,
2. degré d’humidité auquel la peau est exposée,
3. degré d’activité physique,
4. capacité à changer et à contrôler les positions du corps,
5. alimentation habituelle,
6. frictions et cisaillements.
Le score est d’autant plus bas que le sujet est classé à haut risque. Le seuil critique étant la somme de 16.

Barbara J. Braden, infirmière américaine (1987)

escarre

[J1, G1, N3]

Édit. 2019

échelle de Glasgow pédiatrique l.f.

pediatric Glasgow scale

Echelle du coma de Glasgow adaptée à l’étude de la conscience et de la profondeur d’un coma chez l’enfant de moins de cinq ans.
Comme pour l’adulte, elle comprend trois paramètres : l’étude de l’ouverture des yeux (E : 4 degrés), la réponse verbale (V : 5 degrés) et la réponse motrice (M : 6 degrés).
- E : 4-  ouverture spontanée des yeux ; 3- : au bruit ; 2- : à la douleur ; 1- aucune réaction.
- V : 5- normale ; 4- irritabilité, pleurs ; 3- cris, pleurs à la douleur ; 2- grognements ; 1- aucune réaction.
- M : 6- motricité spontanée ; 5- évitement au toucher ; 4- évitement à la douleur ; 3- flexion stéréotypée ; 2- extension stéréotypée, rigidité de décérébration ; 1- aucune réaction ; (le terme douleur correspond un pincement cutané ou à une pression sur l’extrémité du doigt).
Comme pour l’adulte, le score total est la somme des réponses aux trois paramètres : E+V+M : 15 = état normal ; de 14 à 10 = somnolence à coma léger ; de 9 à 4 = inconscience, coma de plus en plus profond ; 3 = coma très profond.
L’échelle pédiatrique de Bicêtre, adapté aux enfants intubés (tests verbaux impossibles) prend en compte le diamètre pupillaire et les réflexes du tronc cérébral.

échelle du coma de Glasgow, échelle de Bicêtre

[G1, H1, O1]

Édit. 2019

échelle de gris l.f.

gray scale

Représentation des différents niveaux des signaux d'une image à l'aide d'une série de teintes grises variant par paliers du blanc au noir.

codage en échelle de gris

[B2, B3]

Édit. 2019

échelle de Kellgren-Copeman l.f.

Kellgren-Copeman scale

Echelle de gravité d’une arthrose vertébrale discosomatique basée sur  l’étude des radiographies.
Elle comprend quatre stades :
- 0 : pas d’arthrose : la  hauteur du disque est normale sans ostéophyte ;
 - 1 : douteux : début d’usure disco-vertébrale antérieure et d’ostéophytose ;
- 2 : minime : altération discovertébrale antérieure nette avec  osteophytose et  pincement discal inférieur à 1/3 ;
- 3 : moyen : affaissement discal significatif (égal ou supérieur à 1/3) avec  ostéophytose et sclérose sous-chondrale ;
 - 4 : sévère : ostéophytes développés avec  affaissement discal important (> 1/3)  et  sclérose des plateaux vertébraux.  

J. H. Kellgren (1963), W. S. C. Copeman (1970) rhumatologues britanniques

arthrose vertébrale

[I1]

Édit. 2019

échelle de la douleur de l'enfant Gustave Roussy l.f.

Evaluation de la douleur, après une observation de 4 heures, selon 10 items cotés de 0 à 4 qui se regroupent en 3 parties.

ITEM Cotation 0 Cotation 1 Cotation 2 Cotation 3 Cotation 4
1. Position antalgique
au repos
absence de position antalgique : l'enfant peut
se mettre n'importe comment.
l'enfant semble éviter certaines positions. l'enfant évite certaines
positions mais n'en paraît pas gêné.
l'enfant choisit une position antalgique évidente, qui lui apporte un certain soulagement. l'enfant recherche
sans succès
une position
antalgique
et n'arrive
pas à être bien
installé.
2. Manque d'expressivité l'enfant est
vif, dynamique, avec un visage animé.
l'enfant paraît
un peu terne, éteint.
au moins un
des signes suivants : traits du visage peu expressifs,
regard morne, voix marmonnée et monotone, débit verbal lent.
plusieurs des signes ci-dessus sont nets. visage figé,
comme agrandi.
Regard vide.
Parle avec effort.
3. Protection spontanée des zones douloureuses l'enfant ne montre aucun souci de se protéger. l'enfant évite
les heurts violents.
l'enfant
protège son corps,
en évitant et en écartant ce qui pourrait le toucher.
l'enfant se préoccupe visiblement
de limiter
tout attouchement d'une région de son corps.
toute l'attention
de l'enfant est
requise pour
protéger la zone atteinte.
4. Plaintes somatiques pas de plainte : l'enfant n'a pas dit qu'il a mal. Plaintes "neutres" : - sans expression affective
(dit en passant "j'ai mal") ;
- et sans effort pour le dire
(ne se dérange pas exprès).
au moins
un des signes suivants :
- a suscité la question
"Qu'est-ce que
tu as, tu as mal ?";
- voix geignarde pour dire qu'il a mal;
- mimique expressive accompagnant la plainte .
en plus de la cotation 2, l'enfant :
- a attiré l'attention
pour dire qu'il
a mal;
- a demandé
un médicament.
c'est au milieu
de gémissements, sanglots
ou supplications
que l'enfant dit qu'il a mal.
5. Attitude antalgique dans le mouvement l'enfant ne présente
aucune gêne
à bouger tout
son corps.
Ses mouvements sont souples et aisés.
l'enfant montre une gêne,
un manque
de naturel
dans certains de ses mouvements.
l'enfant
prend des précautions
pour certains gestes.
l'enfant
évite
nettement de faire certains gestes, il se mobilise avec prudence et attention.
l'enfant
doit être aidé,
pour lui éviter
des mouvements
trop pénibles.
6. Désintérêt pour le monde extérieur l'enfant
est plein d'énergie, s'intéresse à son environnement,
peut fixer
son attention
et est capable
de se distraire.
l'enfant s'intéresse
à son environnement mais sans enthousiasme.
l'enfant s'ennuie facilement
mais peut
être stimulé.
l'enfant
se traîne, incapable de jouer, il
regarde passivement.
l'enfant est apathique et indifférent à tout.
7.Contrôle exercé par l'enfant quand on le mobilise (mobilisation passive) l'enfant se
laisse mobiliser
sans y accorder d'attention
particulière.
l'enfant a un regard attentif quand on le mobilise. en plus
de la cotation 1, l'enfant montre qu'il faut faire attention en le remuant.
en plus
de la cotation 2, l'enfant retient
de la main
ou guide les gestes du soignant.
l'enfant
s'oppose
à toute initiative du soignant
ou obtient qu'aucun geste ne soit fait sans son accord.
8. Localisation de zones douloureuses par l'enfant Pas de localisation :
à aucun moment,
l'enfant ne désigne
une partie de son
corps comme
gênante.
l'enfant signale, uniquement verbalement, une sensation pénible dans une région vague sans autre précision. en plus de la cotation 1, l'enfant montre avec un geste vague cette région. l'enfant
désigne avec
la main une région douloureuse précise.
en plus de la cotation 3, l'enfant décrit, d'une manière assurée et précise, le siège de sa douleur.
9. Réactions à l'examen des zones douloureuses aucune réaction déclenchée
par l'examen.
l'enfant manifeste,
juste au moment où on l'examine, une certaine réticence.
lors de l'examen,
on note au moins un de ces signes : raideur de la zone examinée, crispation du visage, pleurs brusques, blocage respiratoire.
en plus de la cotation 2,
l'enfant change
de couleur, transpire,
geint ou
cherche à arrêter l'examen.
l'examen,
de la région douloureuse est quasiment impossible,
en raison des réactions de l'enfant.
10. Lenteur et rareté des mouvements les mouvements
de l'enfant sont larges, vifs, rapides, variés,
et lui apportent
un certain plaisir.
l'enfant est
un peu lent, et bouge sans entrain.
un des signes suivants : - latence du geste, - mouvements restreints, - gestes lents; - initiatives motrices rares. plusieurs
des signes
ci-dessus
sont nets.
l'enfant est comme figé, alors que
rien ne l'empêche de bouger.

 

Annie Gauvain-Piquard, pédiatre française (1991)

Réf. Gauvain-Piquard A., Rodary C., Lemerle J. :Une échelle d’évaluation de la douleur du jeune enfant. Journées parisiennes de pédiatrie 1991:95‐100

[F2, O1]

Édit. 2019

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