radiation ionisante l.f.
dose (dose absorbée) n.f.
dose, absorbed dose
Densité de l’énergie déposée par un rayonnement en un point du milieu.
Elle est définie par le quotient D = dE/dm , où dE est l’énergie déposée par le rayonnement dans une masse dm du milieu au point considéré.
L’unité S.I. est le J.kg-1. Cette unité de dose est nommée gray (Gy) :
1 Gy =1 J.kg-1.
L'énergie dE est déposée par des particules chargées, primaires ou secondaires, lors des collisions électroniques qu'elles provoquent en traversant dm.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
champ de radiation l.m.
radiation field
Propriété conférée à l'espace traversé par le rayonnement, exprimant la possibilité d'actions sur les corpuscules matériels qui y sont présents.
[F2,B1]
radiation acoustique l.f.
radiatio acustica, fibrae geniculo-temporales (TA)
acoustic radiation, geniculotemporal fibres
Ensemble des fibres issues du corps géniculé médial.
Elles s’épanouissent en éventail au niveau du bras postérieur de la capsule interne, avant de gagner, en passant sous le bord inférieur du lobe insulaire, la partie supérieure du premier gyrus temporal (aires 41 et 42 essentiellement). Elles sont constituées par les neurones diencéphalo-corticaux de la voie acoustique.
Syn. anc. radiation auditive
radiation auditive l.f.
radiation optique (de Gratiolet) l.f.
radiatio optica, fibrae geniculocalcarinae (TA)
optic radiation, geniculocalcarine fibres
Ensemble des neurones diencéphalo-corticaux des voies optiques.
Issus du corps géniculé latéral et du pulvinar, ils se dirigent d’abord transversalement de dehors en dedans dans le bras postérieur de la capsule interne, puis ils décrivent une courbe qui les porte en arrière. Ils longent la face latérale de la corne occipitale du ventricule latéral dans lequel ils forment une saillie, le calcar avis, et se terminent au niveau du fond et des deux lèvres du sillon calcarin. La radiation optique véhicule les impressions visuelles issues du champ temporal de la rétine homolatérale, du champ nasal de la rétine hétérolatérale, et d’une partie des zones maculaires des deux côtés.
L. Gratiolet, anatomiste français (1815-1865)
Syn. anc. faisceau rétrolenticulaire, pédoncule postérieur de la couche optique, pédoncule postérieur du thalamus
radiation optique l.f.
radiatio optica (TA)
optic radiation
Faisceau de fibres qui, naissant du noyau du corps géniculé latéral, irradie vers l’air visuelle du cortex occipital en contournant le ventricule latéral et le carrefour ventriculaire.
Le trajet est entièrement intracérébral. La radiation optique s'étale dans la substance blanche du lobe occipital jusqu'aux aires corticales visuelles.
Syn. fibres de Gratiolet, radiation de Wernicke
→ cortex visuel, voies optiques, koniocortex
radiation parasite l.f.
unwanted radiation
En curiethérapie, tout rayonnement émanant d'une source radioactive, inutile à la réalisation d'une image ou au traitement d'une lésion.
Les moyens de protection tendent à réduire les radiations parasites et à en limiter les risques pour le patient et l'opérateur.
accroissement initial de la dose absorbée l.m.
build up
Variation initiale de la dose, en fonction de la profondeur, sous la surface d’entrée d’un faisceau de photons de haute énergie.
Elle se traduit par une augmentation de la dose absorbée jusqu’à un maximum suivi d’une lente diminution.
L’accroissement est dû à l’accumulation, dans les premières couches successives du milieu, des électrons secondaires projetés par les photons de haute énergie. Le maximum de dose se trouve à cinq millimètres de profondeur pour les rayons gamma du 60Co, à trois centimètres pour les rayons X de 20 MV.
[B1,B2,F2]
Édit. 2020
courbe dose-effet l.f.
dose effect curve
Courbe de l'effet observé sur des cellules, en fonction de la dose de rayonnement.
Cette relation est exponentielle pour les bactéries ; la courbe comporte un épaulement pour les cellules humaines.
[F2]
débit de dose l.m.
dose rate, flow of dosis
Dose administrée par unité de temps lors d'une exposition à des radiations ionisantes ou d'une perfusion d'un médicament.
En radiothérapie, elle est égale au rapport D/t, où D est la dose délivrée de façon continue et t la durée d’administration.
Le débit de dose intervient, pour l'effet biologique, dans la compétition entre la vitesse de des lésions sublétales, proportionnelle au débit de dose, et la vitesse de leur réparation. L’effet biologique d’une dose donnée diminue lorsque le débit diminue. La réduction de l’effet est plus importante pour les complications tardives que pour la létalité des cellules tumorales (effet différentiel) ce qui confère un intérêt thérapeutique aux faibles débits de la curiethérapie classique (0,3-1,5 Gy/h). On définit le débit moyen en considérant t égal à l'étalement (espace de temps entre le début et la fin de l'irradiation) et le débit instantané en excluant les éventuelles interruptions de l'irradiation.
En radiothérapie transcutanée courante, elle est égale au rapport D/t où le débit est élevé (de l’ordre du Gy/min.) et n’intervient pas car il n’y a pas de réparation significative des lésions sublétales pendant la brève durée de la séance (quelques min.); l’effet de celle-ci ne dépend pas de sa durée.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
dose n.f.
dose
Quantité de médicament, de toxique ou d'un agent physique administrée à un patient ou reçue par une victime, en une fois ou en un temps donné.
Les solides ou liquides peuvent être administrés en une fois per os ou par injection, la quantité administrée s'évalue en grammes, milligrammes ou gouttes, etc.
La dose est le principal paramètre corrélé à un effet médicamenteux ou toxique.
Les doses inférieures à une certaine limite ne produisent pas d'effet (loi de Haber). Les très faibles doses de toxiques peuvent produire un effet inverse (phénomène d'hormesis). Conformément à la similitude biologique il faut rapporter les doses au poids corporel. Lors de perfusion, d'inhalation d'un mélange gazeux anesthésique ou toxique et de l'exposition à un agent physique (chaleur, radiations, etc.), le processus est continu, la dose administrée est alors proportionnelle à la durée d'application et à la concentration du produit ou à l'intensité du processus physique, ceci pour une courte durée. Pour une exposition de plus longue durée, entrent en jeu des phénomènes d'élimination et de neutralisation métaboliques qui compensent les apports dans une certaine limite. Cette notion est prise en compte en anesthésie pour optimiser l'administration des agents anesthésiques (AIVOC).
Les médicaments, toxiques ou agents physiques administrés agissent selon deux modes différents : certains suivent une loi déterministe et présentent une dose seuil pour l'effet visé, qui est souvent précoce, divers mécanismes naturels (épuration pulmonaire ou rénale, métabolisme cellulaire, etc.) sont capables de neutraliser une certaine dose nocive en un temps relativement court, la dose efficace est alors égale à la différence entre la dose administrée et la dose seuil. Dans d'autres cas, la probabilité d'apparition de l'effet augmente avec la dose et la durée d'application, tandis que les effets surviennent après une longue latence : on ne sait pas déterminer la limite au-dessous de laquelle il n'y a pas d'effet observable. Pour des concentrations ou des intensités faibles appliquées sur de longues durées, les effets ne sont pas fonction linéaire de la dose.
On ne peut définir qu'une limite arbitraire en observant un nombre suffisamment grand de sujets. En épidémiologie la détermination d'une limite de toxicité doit être faite sur de larges populations pour être significative. Pour certaines maladies dues à des causes multiples (p. ex. les cancers) les populations doivent être très larges.
F. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie en 1918 (1868-1934)
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
→ AIVOC, analyse dimensionnelle, Haber (loi de), hormesis, pharmacocinétique
dose admissible l.f.
acceptable dose
dose à la sortie l.f.
exit dose
Dose à la surface où émerge le faisceau ayant traversé le sujet (ou le fantôme).
Pour des considérations dosimétriques pratiques, elle est, pour les rayons X ou γ de grande énergie, plutôt spécifiée à une distance en avant de la surface de sortie égale à la profondeur où est spécifiée la dose à l'entrée
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose à l'entrée l.f.
entrance dose
Dose délivrée dans un milieu (patient ou fantôme) à la profondeur du maximum de dose sur l'axe du faisceau.
Elle correspond à la dose à la surface pour les rayons X de faible ou moyenne énergie. Pour les faisceaux de photons X ou γ de grande énergie la dose présente un accroissement sous la surface et un maximum à une profondeur qui est de 5mm pour les γ du 60Co, 3cm pour les rayons X de 20 MV.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose au volume cible l.f.
target volume dosis
Dose maximale absorbée dans le volume-cible.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose biologique l.m.
bioassay
Méthode de dosage quantitatif d'une substance, présente dans un échantillon en très faible quantité, par mesure de son effet sur un organisme vivant ou une population.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose collective l.f.
collective dose
Somme des doses individuelles reçues par un groupe de personnes, exprimée en homme-grays.
Elle se rapporte plus généralement à la dose équivalente, ou à la dose efficace dans un tissu ou organe particulier, et s’exprime en homme-sieverts.
En radioprotection on peut admettre que le nombre de cas pathologiques (p. ex. cancers) induits dans le groupe lui est proportionnel.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose cumulée l.f.
accumulated dose
Somme des doses reçues jusqu'à un âge déterminé, par un organe ou tissu chez un sujet qui a été exposé de façon continue ou discontinue à des irradiations.
Peut se rapporter aux doses équivalentes ou aux doses efficaces.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose de base l.f.
minimale dosis
En endocuriethérapie, dose minimale à l'intérieur du volume-cible, calculée au sein de la tumeur dans chacun des plans perpendiculaires au dispositif radifère.
Ces calculs sont facilités aujourd'hui par l'informatique.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose de radiations ionisantes l.f.
L’utilisation de plusieurs expressions de la dose radioactive entraîne une certaine confusion pour les non spécialistes des radiations, ce qui est généralement le cas des intervenants en médecine de catastrophe :
1) Dose énergétique : quantité d'énergie absorbée par unité de masse irradiée.
Elle se mesure en gray = joule par kilogramme
1 Gy = 1 J/kg
et dépend du nombre, de la nature et de l'énergie des radiations ou particules irradiantes. L'énergie absorbée par unité de temps est appelée «débit de dose».
2) Équivalent biologique de dose : effet biologique produit par une dose énergétique, elle s'exprime en sievert.
Si l'irradiation est faite de photons X ou γ de toutes énergies, de muons ou d'électrons, 1 Sv correspond à 1 Gy par convention. Si elle est faite de neutrons rapides, d'ions lourds ou de photons à haute énergie, les effets d'ionisation, donc les effets biologiques, sont plus importants : on prend alors un facteur multiplicatif, Q, allant de 1 à 20, selon les particules, pour définir des effets biologiques équivalents.
3) Exposition aux radiations : exprimée en grays ou en sieverts, elle est assimilée à un «équivalent biologique de dose».
Cette définition convient à une exposition unique et de courte durée, mais une exposition faite après une légère exposition précédente est mieux supportée qu'une exposition unique (hormésis) et il faut être très prudent dans l'évaluation des effets biologiques d'une exposition de faible intensité et de longue durée.
Les anciennes unités distinguaient la curie, activité d'un gramme de radium naturel,
1 Ci = 3,7.1010 becquerels), et le rœntgen, unité d'exposition, 1 R = 0,0083 Gy, est l'irradiation produite à un mètre par un gramme de radium en une heure. En supposant l'absorption dans un volume d'air, le rad (1 rad = 0,01 Gy) est la dose absorbée par un gramme de matière ; l'équivalent biologique de l'exposition produite par 1 rad est le rem. Ces unités commodes sont toujours utilisées.
4) Dose efficace, somme des doses équivalentes pondérées pour tous les tissus et organes du corps entier.
La notion de dose absorbée s'applique à un tissu donné, pour un organe d'une certaine masse, on l'évalue en sieverts et pour le corps entier on somme les doses reçues par chaque organe, on tire de là un facteur de pondération à appliquer à la dose globale reçue par la masse du corps. Comme le facteur de pondération est très arbitraire, la dose efficace présente surtout un intérêt statistique pour donner une idée du risque couru dans une irradiation accidentelle collective.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
→ débit de dose, dose, exposition, hormésis, muon, sievert
dose d'exposition l.f.
dose of exposure
dose EBR l.f. sigle pour Efficacité Biologique Relative
relative biological effectiveness
dose effective l.f.
anglicisme
dose-effet (relation) l.f.
dose-effect relationship
Rapport existant dans un système biologique entre l'action produite par une substance et la quantité administrée : plus souvent logarithmique que linéaire.
L'absence de seuil spécifique d'activité est l'une des caractéristiques de l'éthanol, avec une variabilité importante chez un individu et entre individus, même si beaucoup d'effets de l'ingestion d'éthanol restent fonction des quantités absorbées.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
→ buveur excessif, tolérance en alcoologie, vulnérabilité à l'alcool