Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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accréditation des laboratoires de biologie médicale n.f.

accredit.ation of the laboratories of medical biology
L’accréditation est la procédure par laquelle une autorité représentant l’État, reconnaît qu’un organisme ou un individu est compétent pour exercer certaines tâches ou fonctions.
Cette reconnaissance de qualité est conférée par des experts, professionnels de la même discipline.
En France, le concept d’accréditation obligatoire des Laboratoires de biologie médicale, publics et privés, a été créé par la loi du 29 juillet 2009 (HPST) et l’ordonnance du 13 janvier 2010. Le titre II, chapitre 1er de cette ordonnance, inséré dans le code de la Santé publique, est devenu les articles L 6221-1 à L 6221-13 de ce code.
Selon les dispositions législatives et réglementaires en cette matière :
- un laboratoire de biologie médicale ne peut fonctionner sans accréditation délivrée par une instance nationale, le Comité français d’accréditation (COFRAC). L’autorisation ainsi accordée est valable pour une durée de cinq ans, renouvelable ;
- le COFRAC, qui effectue des contrôles périodiques, peut suspendre ou annuler une accréditation précédemment donnée à un laboratoire.
De telles décisions sont susceptibles de faire l’objet d’un recours administratif. En cas d’urgence ou d’insuffisance grave de l’offre locale, la poursuite de certaines activités du ou des laboratoires concernés peut être autorisée par le Directeur général de l’Agence régionale de santé, pour une durée maximale de trois mois, renouvelable une fois.
Il convient de noter qu’il faut distinguer l’accréditation de la certification, celle-ci ayant pour objet la mise en conformité avec un référentiel, tel que le guide de bonne exécution des analyses (GBEA) ou une norme ISO européenne.

Étym. déverbal d'accréditer (mettre) à crédit.

[B3,C1,C3,E1,E3,G4,Q1]

Édit. 2016

agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale l.f.

national agency for the development of the medical evaluation

Organisme privé, créé le 7 février 1990, régi par la loi du 1er juillet 1901, placé sous la tutelle du ministre chargé de la Santé qui a pour mission l’évaluation des stratégies et des techniques médicales, notamment en milieu hospitalier et en médecine ambulatoire.
Il diffuse des recommandations ainsi que les résultats de ses travaux et des recherches qu’il organise.

Sigle ANDEM

[E1,E3]

Édit. 2017

aide médicale l.f.

medical assistance

Branche du service public de l’aide sociale, qui assure à domicile ou dans un établissement hospitalier, la prise en charge totale ou partielle des soins nécessités par l’état de toute personne malade n’ayant pas de ressources suffisantes.
L’aide médicale était naguère dénommée assistance médicale gratuite (AMG).

[E1,E3]

Édit. 2017  

assistance médicale à la procréation  l.f.

medically assisted procreation

procréation médicalement assistée

centre de cure médicale l.m.

Unité de moyen séjour destiné à assurer, sous surveillance médicale permanente, la poursuite du traitement après la phase aigüe d’une maladie et aussi, éventuellement, la rééducation fonctionnelle concomitante et la réadaptation des malades hospitalisés.

[E]

clientèle médicale l.f.

practice of doctor

Ensemble des personnes qui requièrent les services d’un médecin moyennant des honoraires.

[E]

climatologie médicale l.f.

Discipline médicale qui étudie l’influence des climats sur l’organisme sain ou malade.
Il est d’usage de la subdiviser en climatothérapie et climatopathologie.
La climatopathologie examine l’action pathogène de certains climats naturels ou artificiels.
La climatothérapie étudie les vertus thérapeutiques attribuées aux climats et leurs modes d’utilisation.

[E1]

code de déontologie médicale l.m.

Texte règlementaire exposant les devoirs liés à l’exercice des professions médicales (médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes).
Ces différentes obligations sont groupées dans un décret portant code de déontologie, intégré dans le code de la santé publique.

[E]

commission médicale départementale des permis de conduire l.f.

Commission chargée d’apprécier les aptitudes physiques d’une personne à la conduite des véhicules automobiles.
Les personnes examinées sont soit des candidats au permis qui sont des porteurs d’un handicap, soit des titulaires qui ont été responsables d’accidents, des demandeurs de renouvellement de permis pour certains véhicules, etc.
Les avis de la commission composée de médecins désignés par le préfet peuvent être révisés par une commission d’appel, la décision finale revenant au préfet.

permis de conduire

[E]

commission médicale d'établissement l.f.

Organisme consultatif obligatoirement constitué dans chaque établissement hospitalier public.
Elle vise à associer le corps médical hospitalier aux décisions les plus importantes de l’administration hospitalière.


  1. La CME est consultée sur le programme, le plan directeur, le budget, les comptes de l’établissement, l’exécution du budget en cours d’exercice dans le cadre de la dotation globale. Elle est tenue informée de l’organisation et du fonctionnement des services médicaux, pharmaceutiques ou autres, des pôles d’activité et des départements, elle suit les aspects techniques des activités médicales et la qualité des soins donnés aux malades.

  2. Les membres de la CME sont élus par leurs pairs et élisent leur président.

Sigle CME

[E]

compétence médicale l.f.

Au sens général, reconnaissance par les pairs ou par des tiers des aptitudes et des jugements d’un médecin.


  • Administrativement, aptitude reconnue par l’Ordre des médecins à un praticien titulaire de certains diplômes à exercer une discipline médicale figurant sur une liste établie par l’Ordre.

  • La liste des compétences est plus vaste que celle des spécialités médicales.

    médecin compétent, spécialiste

    [E]

    consultation médicale l.f.

    medical consultation

    Avis pris auprès d’un médecin ou donné par un médecin en son cabinet.
    La consultation se différencie de la visite pour laquelle le médecin se déplace au domicile du malade ou dans tout autre lieu où il se trouve.
    La consultation désigne également la réunion concertée de deux ou plusieurs médecins au chevet d’un malade en quelque lieu que ce soit.

    Étym. lat. consultatio : consultation

    consultant

    [E]

    démographie médicale l.f.

    medical demography

    Discipline des sciences sociales qui étudie les phénomènes d’évolution des différentes professions de santé.
    Par exemple : nombre à un moment donné des membres d’une profession de santé en tenant compte de leur âge, de leur lieu d’exercice, de leur type d’activité, de l’évolution de ces caractères dans le temps, etc.

    sous médicalisation, surmédicalisation

    densité médicale l.f.

    medical density

    Nombre de médecins exerçant dans une région rapporté à la population de la région.
    La densité médicale est une donnée brute puisqu’elle fait référence à la totalité des médecins quel que soit leur mode d’exercice (dans un établissement de soins ou en cabinet), leur qualification comme médecin généraliste ou spécialiste, leur activité professionnelle selon leur âge ou leur discipline, etc. Elle ne tient pas compte des besoins sanitaires de la population selon son mode de vie, sa répartition par classes d’âges, sa morbidité, etc.

    sous-médicalisation, surmédicalisation

    déontologie médicale l.f.

    medical ethics

    La déontologie, science qui traite des devoirs à remplir, est pour les médecins l’ensemble des règles qui régissent les rapports des confrères entre eux et avec leurs patients ainsi qu’avec les autres professions médicales.
    L’éthique et la déontologie sont souvent considérées comme deux notions équivalentes.
    Leurs domaines sont, cependant, distincts bien qu’inséparables : la déontologie ne saurait édicter des règles qui ne seraient pas basées sur la morale.
    Seule, la déontologie médicale remonte à l’Antiquité sous la forme du serment d’Hippocrate que le médecin jurait de respecter : « par Apollon médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin ».
    Le terme déontologie est utilisé pour la première fois en France en 1825 à la suite de la publication du livre du philosophe anglais Jeremy Bentham « Essai sur la nomenclature
    et la classification des principales branches d’Art et de Science » dans lequel il écrit « L’éthique a reçu le nom plus expressif de déontologie ».
    Le premier Code de déontologie médicale date du 27 juin 1947. Sa refonte complète est intervenue le 6 septembre 1995. Celle-ci s’avérait indispensable en raison d’une part, des changements qui se sont produits dans les mentalités individuelles ainsi que dans le fonctionnement de la société civile et d’autre part, des progrès considérables réalisés par la science médicale grâce aux multiples découvertes de la technologie.
    Quelques articles de ce nouveau texte ont subi depuis des modifications, les deux dernières en date étant du 29 janvier 2010 et du 7 mai 2012.
    Divers organismes participent à l’élaboration du Code de déontologie médicale :
    - le Conseil national de l’Ordre des médecins, conformément à l’article L 4127-1 du Code de la Santé publique (CSP) ;
    - les ministères intéressés : Santé et Justice ;
    - le Conseil d’Etat ;
    - en dernier ressort, le Conseil des ministres.
    Le Code de déontologie médical, décret publié au Journal Officiel, signé par le Premier ministre, le ministre de la Santé et le Garde des Sceaux, correspond aux articles R 4127-1 à R 4127-112 du CSP.
    Il est divisé en cinq parties :
    - devoirs généraux des médecins,
    - devoirs envers les patients,
    - rapports des médecins entre eux et avec les membres des autres professions de santé,
    - exercice de la profession,
    - dispositions diverses.
    L’article 1er du Code de déontologie médicale est ainsi rédigé :
    « Les dispositions du présent Code de déontologie s’imposent aux médecins inscrits au tableau de l’Ordre, à tout médecin exécutant un acte professionnel dans les conditions prévues à l’article R 4127-7 ou par une convention internationale ainsi qu’aux étudiants en médecine effectuant un remplacement ou assistant un médecin dans le cas prévu à l’article R 4127-87. Conformément à l’article L 4122-1 du CSP, l’Ordre des Médecins est chargé de veiller au respect de ces dispositions. Les infractions à ces dispositions relèvent de la juridiction disciplinaire de l’ordre ».

    Étym. grec. deon – ontos : ce qu’il faut faire ; logos : discours

    ordre des médecins

    électrologie médicale l.f.

    medical electrology

    Application de l'électricité au diagnostic (électrodiagnostic) ou au traitement (électrothérapie) de certaines affections.

    électro diagnostic, électrothérapie

    [B3]

    Édit. 2019

    entomologie médicale et vétérinaire l.f.

    medical and veterinary entomology

    Branche de l’entomologie concernant les insectes responsables de maladies ou qui servent de vecteurs à des agents pathogènes.
    En pratique, ce terme désigne, dans une acception élargie, l'étude de l'ensemble des arthropodes d'importance médico-vétérinaire (insectes, arachnides, myriapodes, crustacés) ; le terme d'arthropodologie étant peu usité.

    Étym. grec, entomos : insecte ; logos : science

    acarologie médicale et vétérinaire

    [D2, D4 ,D5]

    Édit. 2020

    formation médicale continue l.f.

    Obligation légale des médecins concernant le maintien de leur capacité professionnelle et l’acquisition des données nouvelles.

    Sigle FMC

    imagerie médicale l.f.

    medical imaging

    Ensemble des techniques permettant d'obtenir une représentation morphologique ou fonctionnelle d'une région anatomique ou d'un organe dans un but de diagnostic médical ou de surveillance thérapeutique.
    L’imagerie médicale utilise de nombreuses techniques et appareils. Elle met à profit des rayonnements divers : radiations ionisantes telles que rayons X (radioscopie, radiographie, tomodensitométrie) ; rayons gamma (scintigraphie avec radio-isotopes) ; radioactivité bêta dans la tomographie par émission de positons ou TEP ; rayonnements non ionisants tels que les infrarouges (thermographie), les ultrasons (échographie et échodoppler) ; ondes électromagnétiques (imagerie par résonance magnétique ou IRM)…
    Actuellement les termes « radiologie » et « imagerie médicale » sont de plus en plus utilisés comme synomymes.

    Étym. lat. imago : image, représentation

    radiations ionisantes, rayons X radioscopie, radiographie, tomodensitométrie-scanographie, rayons gamma, scintigraphie avec radioisotopes, radioactivité β+, tomographie par émission de positons, rayonnements non ionisants, infrarouges, ultrasons, échographie, échodoppler, rayonnement électromagnétique, imagerie par résonance magnétique

    [B2,B3]

    Édit. 2018

    indicateur de consommation médicale l.m.

    indicator of medical consumption

    Indicateur montrant la consommation médicale d’un produit ou d’un type de soins par une population pendant une période donnée.
    On peut ainsi étudier le nombre des consultations dans les cabinets privés de la médecine de ville, le nombre des actes facturés par les auxiliaires médicaux, la vente d’une spécialité pharmaceutique, etc.

    Étym. lat. indicium : indication

    information médicale (département de l') l.m.

    medical data processing department

    Cellule créée dans les hôpitaux publics pour traiter l'information médicale dans le cadre de la médicalisation des systèmes d'information (MSI) avec normalisation des résumés d'information (1989 en France).
    L'excès d'informations de peu de valeur (doubles, etc.) est extrêmement onéreux : on perd du temps pour archiver les dossiers et les compulser. L'archivage informatique est une charge mais s'il est fait intelligemment avec une condensation des données, il devrait permettre de réduire l'espace d'archivage, de rechercher et d'extraire très facilement l'information désirée que l'on peut transférer rapidement par courrier électronique (courriel) : le système classique sur papier et par la poste est beaucoup plus onéreux en temps en personnel et en argent. Mais le département d'information suppose une organisation nouvelle, un personnel compétent et il oblige les médecins à normaliser et condenser les observations qu'ils fournissent ensuite au département d'information médicale. Enfin, le secret médical doit être préservé lors de la conservation et de la transmission éventuelle des informations.

    Étym. lat. informare : donner une forme, décrire, organiser

    information, PMSI

    informatique médicale l.f.

    medical computing

    Application des méthodes de traitement de l’information en médecine.
    L’informatique médicale connaît un développement particulier dans les domaines de l’aide à la décision et à la planification, de l’épidémiologie, l’étude de la démographie des professions de santé, la gestion des cabinets médicaux, l’aide au diagnostic, etc.

    institut national de la santé et de la recherche médicale l.m.

    - l’acquisition ou le développement des connaissances dans les disciplines de la biologie et de la médecine, ainsi que dans l’ensemble des disciplines qui contribuent au progrès sanitaire et médical ;

    - la découverte et l’évaluation de tous les moyens d’intervention tendant à prévenir et à traiter les maladies ou leurs conséquences et à améliorer l’état de santé de la population.
    Cet institut est soumis à la tutelle conjointe du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de la recherche.

    Sigle  : INSERM

    matériel d'aide médicale urgente l.m.

    emergency medical kit

    - Matériel respiratoire : ouvre-bouche, canule pour maintenir le passage de l'air (canule de Mayo, de Guedel), sondes nasales et aspirateur à pied ou électrique, masques (3 tailles) et raccords de masque, insufflateur manuel (ballon autoremplisseur Ambu® ou soufflet Ranima®, pulvérisateur pour anesthésie locale, jeu de sondes d'intubation (à ballonnet), laryngoscope avec jeu de lames (lame droite pour le jeune enfant), piles et ampoules de secours, Minitrach®, drain trocard pleural, valve de Heimlich et bouteille d'oxygène avec manodétendeur.
    - Matériel circulatoire : appareil à pression artérielle, bandes extensives, coussin hémo-statique, matériel de perfusion et solutés glucosés et colloïdaux (pour remplissage vasculaire), seringues et aiguilles, sparadrap, compresses stériles, alcool, ampoules des principaux médicaments, cardioscope-défibrillateur.
    - Matériel de contension etc. : attelles gonflables, matelas d'immobilisation (matelas coquille), sangles, draps de réchauffement (couverture isolante aluminée dite «couverture d'espace»), «haricot», cuvettes, lampe de poche, phare portatif, radiotéléphone.

    Matériel d'urgence respiratoire, circulatoire, de contention et aussi de télécommunication, car un médecin a besoin d'aide, de moyens supplémentaires et d'informations (communication avec le SAMU, etc.)

    fonction vitale (appareil assurant une), médicaments d'urgence

    nutrition médicale l.f.

     medical nutrition

    Intervention médicale dans l’apport alimentaire, elle comporte les suppléments nutritionnels et les préparations nutritionnelles pour alimentation orale, entérale et parentérale.

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