delta (électron) n.m.
delta ray
Électron projeté par la collision d'une particule chargée et qui possède une énergie cinétique supérieure à une valeur conventionnellement fixée (généralement 100 eV).
Sa courte trajectoire se détache de celle de l'électron incident.
Les Δ pour 40% à la dose délivrée dans un milieu par les rayons X et γ, et, en raison de leur faible énergie, cette fraction de la dose est délivrée avec un transfert linéique d'énergie élevé.
électron delta l.m.
Δ ray
Électron projeté par la collision d'une particule chargée, qui possède une énergie cinétique supérieure à une valeur conventionnellement fixée (généralement 100 eV), suffisante pour ioniser à son tour le milieu (rayon delta).
Sa courte trajectoire se détache de celle de l'électron incident. Ces électrons interviennent pour 40% de la dose délivrée dans un milieu par les rayons X et γ. En raison de leur faible énergie, cette fraction de la dose est délivrée avec un transfert linéique d'énergie élevé.
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
L'expression "rayon delta", historique, date de l’époque de la découverte de rayonnements nouveaux appelés alpha, bêta, gamma, delta…. On recommande aujourd'hui de parler d'électrons secondaires mais
[B1, B2, F2]
Édit. 2019
électron n.m.
electron
Particule élémentaire portant la plus petite charge d'électricité négative e = 1,60206. 10-19 coulomb.
Les électrons sont des constituants de tous les atomes ; ils gravitent autour du noyau sur diverses orbites. Le nombre d'électrons d'un atome neutre est égal à celui des protons du noyau, qui représente le nombre atomique de l'élément.
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
Syn. négaton
[B1]
Édit. 2019
électron Compton l.m.
Compton electron
Électron projeté par un photon lors d'un effet Compton.
A .H. Compton, physicien américain, prix Nobel de physique en 1927 (1923)
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
[B1, B2, F2]
Édit. 2019
électron secondaire l.m.
secondary electron
Électron projeté lors d'une interaction provoquée par un photon (effet Compton, effet photoélectrique, formation de paires) ou une particule chargée (collision).
Les ionisations produites dans un milieu irradié par des rayons X ou γ sont causées par les électrons secondaires projetés par les photons.
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
Syn. rayon delta
→ électron, effet Compton, effet photoélectrique, électron delta
[B1, B2, F2]
Édit. 2019
électron-transférase n.f.
electron transferase
Enzyme qui catalyse une réaction d'oxydo-réduction dans laquelle le transfert intéresse un électron du composé donneur ou de l'accepteur.
C'est le cas des enzymes cytochromiques tels que la cytochrome-oxydase ou les hydroxylases à cyto
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
→ cytochrome-oxydase, hydroxylases
[C1]
Édit. 2018
electron-transferring flavoprotein l.f.
Syn. flavoprotéine de transfert d'électrons
→ flavoprotéine de transfert d'électrons
[C1, C3]
Édit. 2019
électron-transférase l.f.
electron transferase
Enzyme qui catalyse une réaction d'oxydo-réduction dans laquelle le transfert intéresse un électron du composé donneur ou accepteur.
C'est le cas des enzymes cytochromiques tels que la cytochrome-oxydase ou les hydroxylases à cytochromes P450 ; c'est aussi celui de certains enzymes flaviniques, comme l'ETF (electron transfering flavoprotein) qui transporte les électrons de l'acylcoenzyme A-déshydrogénase à la chaîne respiratoire.
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
→ cytochrome-oxydase, hydroxylases, oxydo-réduction
[C1, C2]
Édit. 2019
acide delta-aminolévulinique (δ-ALA) l.m.
aminolevulinic acid
L'acide delta-aminolévulinique est le produit de décarboxylation de l'acide alpha-amino-bêta-cétoadipique.
Carrefour métabolique du cycle de Shemin, il participe à la biosynthèse des porphyrines.
Le δ-ALA est produit à partir du succinyl-CoA et de la glycine, puis utilisé pour la Synthèse du porphobilinogène précurseur des porphyrines, mais il peut être dégradé à nouveau en succinyl-CoA, refermant le cycle dit de Shemin.
Le déficit en ALA déshydratase, lors d’intoxications par les métaux lourds, entraîne une augmentation de l'ALA dans les urines .L’ALA est un bon indicateur de saturnisme.
Abrév. Abrèv..AAL
[C1,C3,G4]
Édit. 2017
acide delta 1-pyrroline-2-carboxylique l.m.
delta-1-pyrroline-2-carboxylic acid
Dérivé métabolique intermédiaire entre l'acide glutamique et la proline.
Il se forme par cyclisation du gamma-semialdéhyde glutamique ou par oxydation de la proline.
[C1]
Édit. 2017
acide delta 1-pyrroline-5-carboxylique l.m.
delta -1-pyrroline-5-carboxylic acid
Dérivé métabolique intermédiaire entre la proline et l'ornithine.
Il se forme par cyclisation de l'acide alpha-céto-delta-aminovalérique, qui est le produit de désamination oxydative de l'ornithine, ou par déshydrogénation de la proline.
[C1]
Édit. 2017
chaîne delta l.f.
δ chain
Chaîne lourde des immunoglobulines D (IgD).
[C1,F3]
delta adj.
delta
De forme triangulaire rappelant la lettre grecque.
delta (agent) l.m.
delta agent
Virus défectif à tropisme hépatique, partiellement dépendant du virus de l'hépatite B pour sa multiplication et son infectiosité.
Il est constitué d'un ARN viral enroulé dans une capside d'antigène delta de la viridine qui est entourée d'une enveloppe d'antigène HBs du virus de l'hépatite B (HBV). Il est actuellement classé dans le genre Deltavirus, parmi les virusoïdes.
L'infection virale delta se rencontre principalement dans le bassin méditerranéen, en Asie et en Amérique Centrale, dans les populations européennes et nord-américaines toxicomanes ou homosexuelles. Sa transmission est parentérale, sexuelle ou materno-fœtale.
L'antigène delta n'est détecté dans le sérum que dans les 4 premières semaines suivant l'infection par l'agent delta. Des anticorps antidelta de type IgM et IgG sont ultérieurement détectables. La détection des anticorps de type IgM signe habituellement la persistance de l'infection, qui sera confirmée par la détection de l'ARN de l'agent delta dans le sérum et de l'antigène delta dans le foie. Les infections B-delta seraient plus sévères que les seules infections B.
Syn. virus de l'hépatite D
→ hépatite delta, hépatite B, virus de l'hépatite D, virusoïde
delta-ALA-déshydratase n.f.
porphobilinogen synthase
Enzyme qui catalyse une réaction de condensation de deux molécules de Δ -aminolévulinate (Δ -ALA), produisant le porphobilinogène et deux molécules d'eau.
La Δ -ALA-déshydratase participe à la voie de biosynthèse des porphyrines. Elle est inhibée par les sels de plomb.
Syn. porphobilinogène-synthétase
delta-ALA-synthase n.f.
Δ -aminolevulinate synthase
Syn. Δ -ALA-synthéthase, Δ -aminolévulinate synthase
→ delta-aminolevulinate synthase
delta-ALA-synthase (déficit en) l.m.
ALA synthase deficiency
A. M. DiGeorge, pédiatre américain
→ delta-ALA-synthase, DiGeorge (syndrome de)
delta-aminolévulinate-déshydratase n.f.
delta-aminolevulinate-deshydratase
delta-aminolévulinate synthase n.f.
delta-aminolevulinate synthase
Enzyme catalysant la condensation entre l’acide aminé glycine et le succinyl-coenzyme A pour former l’acide delta-aminolévulinique (ou acide 5’-aminolévulinique).
La delta-aminolévulinate synthase (ou 5’-aminolévulinate synthase) existe sous deux isoformes appelées ALAS1, ubiquitaire, et ALAS2, exprimée dans les précurseurs des érythrocytes. ALAS2 est la première enzyme intervenant dans la synthèse de l’hème, constituant non protéique de l’hémoglobine. Des mutations du gène ALAS2 peuvent être responsables d’anémies sidéroblastiques.
Syn. 5’-aminolévulinate synthase, delta-ALA-synthase
→ hème, hémoglobine, anémie sidéroblastique
delta-4-androstènedione n.f.
Androgène provenant principalement de l'ovaire, mais aussi des surrénales dont la production dépend soit d'un réarrangement de la déhydro-épiandrostérone, soit d'un clivage de la 17 α-hydroxyprogestérone
delta (antigène) l.m.
delta antigen
Antigène spécifique du virus de l’hépatite Δ.
delta 1-pyrroline-carboxylate synthétase (déficit en) l.m.
delta -1-pyrroline-5-carboxylate synthetase deficiency
Génopathie familiale caractérisée par une hyperammoniémie, avec hypoprolinémie et hypoornithémie, cataracte bilatérale, retard mental, laxité ligamentaire et hyperélasticité cutanée.
delta (rythme) l.m.
Δ rhythm
→ rythme Δ
hépatite delta l.f.
delta hepatitis
Atteinte inflammatoire du parenchyme hépatique liée à l'infection par le virus delta (HDV), virus défectif à ARN (genre Deltavirus), dépendant du virus de l'hépatite B (VHB).
L'agent delta est responsable de deux types d'infections épidémiologiquement distinctes :
- la co-infection simultanée par le VHD et le VHB,
- la surinfection par l'agent delta, d’un porteur chronique, sain ou non, de l'antigène HBs.
La co-infection B-delta conduit habituellement à une guérison de l'hépatite aigüe, en l'absence d'hépatite fulminante (5% des cas). Elle entraîne une hépatite chronique d'activité marquée avec hypertransaminasémie, signes histologiques d'hépatite chronique (nécrose, inflammation, fibrose) et présence des marqueurs de multiplication virale delta (IgM antidelta, ARN delta détectable dans le sérum, antigénémie delta positive dans le foie) tandis que les marqueurs de multiplication virale B (ADN viral et antigène HBe) sont habituellement absents.
Le traitement de l'hépatite delta chronique est décevant. La guérison est affirmée par la présence des anticorps anti-HBs et anti-HBc du virus de l'hépatite B et la présence des anticorps antidelta de type IgG du virus delta. Les ADN viraux B et D ne sont plus détectables.
La vaccination contre l’hépatite B protège contre l’hépatite delta.
M. Houghton, virologiste britannique, prix Nobel de médecine en 2020 (1986)
Syn. hépatite D
→ delta agent, hépatite B, virus des hépatites, vaccination contre l'hépatite B, hépatite fulminante, Virus de l'hépatite D
[L1,D3]
Édit. 2020
maladie des chaînes delta l.f.
δ heavy chain disease
Gammapathie constituée de chaînes lourdes monoclonales δ, dépourvue de chaînes légères.
Un seul cas a été rapporté dans la littérature : il s’agissait d’un malade présentant les symptômes cliniques du myélome multiple avec des lésions ostéolytiques du crâne, une infiltration plasmocytaire de la moelle osseuse et le développement rapide d’une insuffisance rénale évoluant vers le décès.
J. A. Vilpo, biochimiste finlandais (1980)