Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cellule musculaire striée squelettique l.f.

striated muscle cell fibre

Cellule cylindrique, de 10 à 100µ de diamètre, de longueur variable, du mm à plusieurs dizaines de cm, plurinucléée à noyaux situés sous le sarcolemme, contenant des myofibrilles, structures cylindriques allongées parallèlement dans le sarcoplasme.
Chaque myofibrille est constituée de protéines contractiles disposées en ordre régulier qui la fait apparaître striée. Les striations correspondent à l’alternance de disques clairs, I, isotropes en lumière polarisée, région riche en actine, et sombres, A, anisotropes ; zone riche en myosine. En microscopie électronique, chaque disque clair est divisé en deux parties égales par une fine ligne sombre appelée strie Z. Toutes les myofibrilles ont leurs bandes I, A et Z disposées au même niveau dans la cellule. L’espace compris entre deux stries Z est le sarcomère. Entre les myofibrilles se trouvent de nombreux grains de glycogène et des mitochondries. La cellule musculaire striée est entourée par le sarcolemme ; lui-même en rapport avec une membrane basale.

Étym. lat. musculus : muscle

Syn. fibre musculaire striée

muscle strié, muscle squelettique

[A2,I]

artère striée antérieure principale

Branche de l’artère cérébrale antérieure, naissant près de l’origine de l’artère communicante antérieure.
C’est une des artères striées antérieures. Elle irrigue la tête du noyau caudé, la partie adjacente du bras antérieur de la capsule interne et les régions olfactives.
L’occlusion de cette artère expliquerait les paralysies brachiofaciales observées dans certaines ischémies cérébrales antérieures (par atteinte du bras antérieur et du genou de la capsule interne).

R. I. Haroun, neurochirurgien américain (2000)

Syn. artère de Heubner

artères striées antérieures

artère striée médiale distale l.f.

arteria striata medialis distalis (TA)

distal medial striate artery

Branche de l’artère cérébrale antérieure née en aval de l’artère communicante antérieure.
Elle a un trajet récurrent parallèle à l’artère cérébrale antérieure et travers e la substance perforée antérieure  pour se distribuer aux parties latérales et médiales du noyau lenticulaire, à la tête du noyau caudé et à la partie antérieure de la capsule interne.

Syn. anc. artère récurrente de Heubner

kératodermie striée ou en bandes (type Brünauer-Fuhs) l.f.

striate keratoderma, Brünauer-Fuhs palmoplantar keratoderma

Variété de kératodermie palmoplantaire de transmission autosomique dominante, apparaissant à l’âge adulte, sous forme d’hyperkératose en bandes sur les doigts, atteignant plus ou moins le fond de la paume, avec des plis digitaux hyperkératosiques et souvent fissuraires.
Les plantes peuvent être soit indemnes, soit le siège d’une kératodermie en ilots. Cette kératodermie palmoplantaire n’est associée à aucune autre anomalie.

S. Brünauer, dermatologue autrichien (1923), H. Fuhs, dermatologue autrichien (1924)

Étym. gr. keras : corne; derma : peau

kératodermie striée ou en bandes (type Brünauer-Fuhs) l.f.

striate keratoderma, Brünauer-Fuhs palmoplantar keratoderma

Variété de kératodermie palmoplantaire de transmission autosomique dominante, apparaissant à l'âge adulte, sous forme d'hyperkératose en bandes sur les doigts, atteignant plus ou moins le fond de la paume, avec des plis digitaux hyperkératosiques et souvent fissuraires.
Les plantes peuvent être soit indemnes, soit le siège d'une kératodermie en ilots. Cette kératodermie palmoplantaire n'est associée à aucune autre anomalie.

S. Brünauer, dermatologue autrichien (1923), H. Fuhs, dermatologue allemand (1924)

Étym. gr. keras : corne; derma : peau

Syn. keratosis palmaris striata

kératose lichénoïde striée l.f.

keratosis lichenoides chronica

Affection très rare définie cliniquement par la présence de papules cornées à disposition en stries ou en bandes plus larges généralement situées sur les membres et comportant une image histologique souvent voisine du lichen plan verruqueux.

Syn. kératose lichénoïde striée chronique, keratosis lichenoides striata, lichen ruber verrucosus et reticularis de Kaposi, porokeratosis striata lichenoides de Nekam, lichenoid trikeratosis, dermatose papulokératosique en stries

mélanokératose striée l.f.

striated melanokeratose

Pigmentation visible en périphérie cornéenne chez les sujets mélanodermes fortement pigmentés.

Étym. gr : melas, melanos : noir : keras : corne

Syn. pigmentation cornéenne ethnique

ostéopathie striée l.f.

osteopathia striata, Voorhœve syndrome

Ostéopathie condensante caractérisée par des stries longitudinales métaphysaires des os longs.
Ces stries osseuses fines, denses et serrées, occupent toute la largeur des métaphyses. Elles peuvent être isolées et asymptomatiques ou associées à d’autres troubles du modelage métaphysaire, comme des exostoses multiples. L’ostéopathie striée peut également s’associer à une hypoplasie dermique en aires (Goltz) et avec d’autres malformations, en particulier de la main et du rachis ou une ostéosclérose crânio-faciale (syndrome OSSC).
L’affection est de transmission autosomique dominante, liée à une mutation du gène LEMD3 (en 12q14) comme l’ostéopœcilie et la mélorhéostose, qui peuvent lui être associées (dystrophie osseuse sclérosante mixte).

N. Voorhœve, médecin radiologiste néerlandais (1924)

Syn. syndrome de Voorhœve

ostéopœcilie, hypoplasie dermique en aires, Goltz (syndrome de), syndrome OSSC, exostose, ostéosclérose , mélorhéostose, ostéopœcilie

[I2]

Édit. 2019

pyélite striée l.f.

pyelitis striata

Au cours d'une urographie intraveineuse, image de plissement linéaire du bassinet pouvant se prolonger sur l'uretère.
Elle traduit un œdème de la muqueuse d'origine congestive. Chez l'enfant, elle peut être un signe indirect de reflux vésico-urétéral.

sphinctérotomie striée l.f.

external sphincterotomy

Section ou résection du sphincter strié de l'urèthre, afin de traiter certains obstacles liés à une hypertonie ou à une sclérose, principalement dans le domaine des dyssynergies vésicosphinctériennes des vessies neurologiques.
L'intervention est habituellement effectuée par voie endoscopique. Les risques en sont l'hémorragie et l'atteinte secondaire de la fonction érectile.

neurovessie

veine opto-striée l.f.

veine thalamo-striée supérieure

[A1, H5, K4]

Édit. 2020

veine thalamo-striée supérieure l.f.

vena thalamostriata superior, vena terminalis (TA)

superior thalamostriate vein

Veine profonde du cerveau qui parcourt d’arrière en avant le sillon opto-strié.
A l’extrémité antérieure de la toile choroïdienne elle conflue avec la veine du septum lucidum et la veine des plexus choroïdes pour former la veine cérébrale interne.

Syn. veine terminale
Syn. anc. veine du corps strié, veine des corps opto-striés, veine opto-striée, veine terminale

[A1, H5, K4]

Édit. 2020

cellule musculaire l.f.

muscle cell

cellule musculaire lisse (vasculaire, viscérale), cellule musculaire striée (cardiaque, squelettique)

[A2,I]

cellule musculaire lisse vasculaire l.f.

vascular smooth muscle cell

Cellule présente dans les artères et les veines, allongée, fusiforme, de petite taille, à noyau central ovalaire indenté.
Elle se présente sous deux phénotypes, soit contractile, au cytoplasme pauvre en ergatoplasme mais riche en myofilaments ancrés sur la membrane plasmique par de nombreux corps denses, soit sécrétant collagènes, élastine, glycosaminoglycanes, de même aspect cellulaire mais avec peu de myofilaments et un ergastoplasme développé. Ce dernier type peut migrer, se multiplier et acquérir des propriétés de phagie vis à vis des lipoprotéines de faible densité, devenant une cellule spumeuse. La cellule musculaire lisse est entourée d'une membrane basale discontinue. Au cours de la genèse des parois vasculaires, le phénotype, d'abord sécrétant, assure la construction de la média par ses sécrétions, puis devient contractile et assure la contractilité de la paroi ; au cours du vieillissement, la média contient progressivement de plus en plus de cellules musculaires lisses de type sécrétant des collagènes et devient scléreuse.

[A2,K4]

cellule musculaire lisse viscérale l.f.

visceral smooth muscle cell

Cellule allongée, fusiforme, de petite taille, aux extrémités pointues parfois bifides, elle ne contient qu'un seul noyau au centre de son cytoplasme occupé, dans sa quasi-totalité, par des myofilaments parallèles au grand axe de la cellule, avec des corps denses d'ancrage.
Ces myofilaments n'ont pas de striations, d'où l'adjectif lisse, et sont formés essentiellement d'actine et de myosine. L'ergastoplasme, peu développé, est enveloppé dans un sarcolemme lui-même entouré d'une membrane basale.

muscle lisse

[A2,L1]