brûlure (degré de gravité des) l.f.
2e degré, phlyctènes ;
3e degré, brûlures profondes.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ brûlure
Édit. 2017
brûlures mictionnelles l.f.p.
burning
Sensation douloureuse sur le trajet uréthral, survenant lors de la miction, identifiée subjectivement comme une brûlure.
Symptôme urinaire fréquent, longtemps assimilé à la cystite, pouvant correspondre à toute inflammation ou infection uréthrocervicovésicale, mais aussi à une pure manifestation fonctionnelle.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ cystite
Édit. 2017
score de gravité des traumas d'après Champion l.m.
trauma severity indices from Champion
Ce score purement physiologique adapte celui de Glasgow à la traumatologie.
Il comporte 5 items, 3 à valeur chiffrée, 2 plus subjectifs. Le score va de 1 à 16.
| items | 5 | 4 | 3 | 2 | 1 | 0 |
| fréquence respiratoire* | 10-24 | 25-35 | >35 | <10 | 0 | 0 |
| effort inspiratoire** | + | 0 | ||||
| pression artérielle moyenne | 90 | 70-90 | 50-69 | <50 | 0 | *** |
| pouls capillaire**** | <2 | >2 | 0 | |||
| score de Glasgow | 14-15 | 11-13 | 8-10 | 5-7 | 3-4 | 0 |
H. R. Champion, chirurgien américain (1981)
Stades de l'endométriose degré de sévérité Score AFS (total des lésions 1 à 4)
Stade I endométriose minime 1 - 5
Stade II endométriose modérée 6 - 15
Stade III endométriose moyenne 16 - 40
Stade IV endométriose sévère > 41
→ endométriose (classification de la Société américaine de stérilité)
[A3,O3]
Édit. 2017
Broders (degré de) l.m.
Broders’ grading
Classification histologique des tumeurs de vessie visant à évaluer leur degré d'anaplasie.
Universellement utilisée, elle a été modifiée par Mostofi.
A. C. Broders, anatomopathologiste américain (1932)
Édit. 2017
déchirure périnéale du deuxième degré l.f.
second degree perineal tear
Syn. déchirure complète du périnée
déchirure périnéale du premier degré l.f.
first degree perineal tear
Syn. déchirure incomplète du périnée, déchirure simple du périnée
déchirure périnéale du troisième degré l.f.
third degree perineal tear
Syn. déchirure complète et compliquée du périnée
degré (°C, °K et K) n.m.
degree
Unité des échelles de température correspondant à la centième partie de la différence des températures d'équilibre, sous une pression de 1’atmosphère, de l'eau et de la glace d'une part, de l'eau et de la vapeur d'autre part.
Selon la température à laquelle est attribuée la valeur zéro, on distingue :
1- l'échelle des températures centésimales (échelle Celsius, du physicien suédois qui la créa en 1742), mesurées en degrés centésimaux (°C), dont le zéro correspond à l'équilibre eau-glace ;
2- l'échelle des températures absolues, mesurées en degrés kelvin (°K), ou kelvins (K), (du physicien anglais William Thomson, lord Kelvin), dont le zéro, décalé de 273 unités vers le bas par rapport à celui de la précédente, correspond à l'annulation des énergies cinétiques de translation des fluides.
degré alcoolique l.m.
alcoholic degree
degré chlorométrique l.m.
chlorometric grade
Expression utilisée pour apprécier la richesse en hypochlorites de solutions utilisées pour la désinfection : c’est le nombre de litres de chlore actif que peut fournir un litre de solution sous l’action de l’acide chlorhydrique.
L’eau de Javel titre de 16 à 40°, la liqueur de Dakin 1°,5
H. D. Dakin, chimiste britannique (1915)
degré de liberté l.m.
degree of freedom
Dans les comparaisons d’une variable à n classes avec une autre variable à l classes, le degré de liberté est égal à (n – 1) x (l – 1).
Ces degrés de liberté déterminent le seuil de signification des tests statistiques;
[E1]
Édit. 2020
degré volumique l.m.
volumetric degree
Pourcentage du volume d'éthanol dans une boisson alcoolisée.
Dénomination substituée à celle de degré alcoolique.
Par exemple, il existe une même quantité d'alcool pur, soit un cl, dans les doses standard suivantes : bock de bière de 25 cl à 4%, vol. 25 x 4 = 1 ; verre de vin de huit cl à 12 vol. ; verre d'alcool fort de 2,5 cl à 40 vol.
Syn. degré alcoolique, degré alcoolométrique, degré volumétrique
gravité n.f.
1) severity, seriousness,
Qualité de ce qui apporte des conséquences graves c'est-à-dire, en médecine, une invalidité ou une incapacité, des soins prolongés ou pénibles et, à l'extrême, le décès.
De nombreux indices, échelles ou scores sont proposés pour évaluer quantitativement la gravité : l'échelle d'intensité des tremblements de terre (1880) et, en médecine, les barèmes d'accidents de travail et des maladies professionnelles, l'indice de choc, l'indice de gravité en traumatologie, le score d'Apgar, le score de Glasgow, etc. Ils cotent en général 0 pour une gravité nulle, mais les cotes de la gravité maximale sont très diverses.
2) gravity
Accélération due à la pesanteur à la surface de la Terre sauf indication contraire.
Elle se mesure en G = 9,81 m s-2 ou en gal (1 gal = G/100).
Dans les satellites spatiaux la gravité est quasiment nulle : on parle alors de microgravité.
P. A. Grawitz, anatomopathologiste allemand (1883)
Étym. lat. gravitas : qualité de ce qui est lourd, pesant
Syn. sévérité (angl. déconseillé)
[F2,M2,M3]
incoordination du premier degré l.f.
first degree incoordination
Anomalie de la contraction utérine en faveur d’une dysharmonie contractile.
La phase ascendante de la contraction est normale, son acmé ou sa phase descendante sont marqués par l’apparition de contractions sporadiques.
indice de gravité l.m.p.
index of gravity
indice de gravité en réanimation l.m.
severity of illness, index in intensive care
L'un des nombreux indices pronostiques et d'évaluation de l'efficacité probable des soins de réanimation devant une situation clinique donnée utilisés en réanimation, soit pour ajuster les traitements, soit pour établir les statistiques justifiant l'activité des unités de soin.
Leur évaluation dépend, soit des éléments présents le premier jour (indice à l'entrée), IGS II ou APACHE, soit d'évènements survenant durant le séjour (indices répétés) prenant en compte (ODIN) ou non (LOD) les éléments du traitement.
Les facteurs pronostiques de l'évaluation initiale sont «chroniques» ou «aigus». Les facteurs «chroniques» sont l'âge et l'état de santé antérieur. Les facteurs «aigus» sont la gravité de l'état clinique (diagnostic de la maladie aigüe), le délai précédant l'admission en réanimation et l’état physiopathologique (évalué par des dosages).
Les indices ont été calculés (par régression logistique) en comparant les conséquences cliniques et biologiques d'une affection, pour établir une échelle d'estimation du risque de décès. Il s'agit d'outils purement statistiques établis sur 200 malades au moins : aucune de ces échelles ne peut être considérée comme un outil de prédiction individuelle de mortalité, mais ils permettent de décrire les performances d'une unité de soins intensifs (l'IGS II est obligatoire dans le PMSI).
Étym. lat. indicium : indication
indice de gravité en traumatologie l.m.
trauma severity index
Relevé pondéré d'un bilan lésionnel et surtout fonctionnel permettant d'établir des groupes de traumatisés et surtout polytraumatisés classés selon leur gravité : plusieurs indices sont proposés.
Il s'agit surtout d'indices pronostiques mais ils peuvent aussi permettre d'évaluer la prise en charge et l'activité d'un service hospitalier de traumatologie ou d'urgence.
Ces indices doivent être simples et établis sur des données de routine facilement et rapidement mesurables par les diverses catégories de personnel. Ils doivent être fidèles (reproductibles), significatifs et aisément calculables afin de permettre des corrélations entre la gravité et la mortalité.
Il en existe de diverses sortes : indices de triage (pour l'orientation des blessés), indices pronostiques (construits à partir d'analyses discriminantes (paramètres mesurés sur des échantillons représentatifs) ou indices plus subjectifs (indices physiologiques, fonctionnels ou lésionnels).
Les plus utilisés sont :
- le trauma score de Champion (1983), purement physiologique à 5 items, 3 à valeur chiffrée, 2 plus subjectifs, le score va de 1 à 16 ;
- le CHOP de Cowley (1974), indice métabolique et hémodynamique (critères retenus : créatininémie, hématocrite, osmolarité, pression artérielle) ; le respiratory index de Goldfarb (1977) qui associe au CHOP l'utilisation de l'O2 délivré ; l'IGS II de Le Gall ; l'ISS (injury severity scale) de Baker, dérivé de l'AIS (abbreviated injury score), score purement lésionnel décrivant la gravité des atteintes dans six territoires.
Citons aussi les indices des brûlures, ceux de polyagressions et les indices associés, tel le Triss de Champion qui additionne le trauma score, l'âge et l'ISS.
H. R. Champion, chirurgien américain (1983) ; R. A. Cowley, urgentiste américain (1974) M. Goldfarb, chirurgien américain (1973) ; J. R. Le Gall, médecin réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1993) ; Susan P. Baker, pathologiste américaine (1974)
Étym. lat. indicium : indication
→ AIS, indice de gravité simplifié, trauma score de Champion
indice de gravité simplifié l.m.
simplified severity index
Plusieurs indices simplifiés sont utilisés en réanimation, l'IGS I (13 variables) et l'IGS II (15 variables) de Le Gall (1993).
Ils reposent sur le même principe de calcul que l'indice APACHE.
L'IGS II, le plus utilisé en France, y est obligatoire pour les comptes rendus des observations de réanimation.
Étym. lat. indicium : indication
→ score de Glasgow, indice Apache, IGS II
indice spécifique de gravité l.m.
specific gravity index
Indice permettant d'évaluer la gravité d'une affection particulière ou l'efficacité des moyens diagnostiques et thérapeutiques utilisés.
La gravité d'une affection particulière s'évalue par le score de Glasgow-Liège pour les comas, par l'indice de McCabe pour absence ou présence de maladies chroniques, plus ou moins graves, par le score de Ranson ou l'indice d'Imrie, pour les péritonites et les pancréatites aigües.
L'efficacité des moyens diagnostiques et de traitement mis en œuvre s'évalue à partir d'indicateurs : pour la charge des soins on utilise l'indice de Cullen ou TISS (therapeutic intervention system score) recueillant 76 actes de soins cotés de 1 à 4 selon leur complexité, les risques afférents, le temps nécessaire à leur réalisation.
Le système OMEGA (Ω), utilisé en France, recense 51 actes médicaux techniques assortis de coefficients de pondération, répartis en trois groupes :
- actes enregistrés une seule fois même s'ils sont effectués plusieurs fois (Ω 1),
- actes enregistrés chaque fois qu'ils sont réalisés (Ω 2),
- nombre de jours pendant lesquels ils sont techniquement réalisés (Ω 3).
T. J. McCabe Sr, mathématicien américain (1976) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974) ; C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; D. J. Cullen, anesthésiste réanimateur américain (1974)
Étym. lat. indicium : indication ; Glasgow, ville d’Écosse ; Liège, ville de Belgique
→ Cullen (indice de), Glasgow Liège (score de), gravité, Imrie (système d'), McCabe (indice de), OMEGA (système), Ranson (score de), Tiss (indice)
infarctus du myocarde (indice de gravité de l') l.m.
clinical severity index in acute myocardial infarction
Indice établi sur une statistique de 250 patients suivis sur deux ans.
I : pas d'insuffisance cardiaque
II : insuffisance cardiaque
III : œdème pulmonaire
IV : choc cardiogénique
T. Killip 3rd et J. Kimball, médecins cardiologues américains (1967)
Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.
pancréatite (scores de gravité) l.m.
scores for pancreatitis
Estimation chiffrée du degré de l'atteinte pancréatique dans une pancréatite aigüe.
Souvent accompagné d'épanchements, un phlegmon pancréatique forme un bloc inflammatoire au contact d'une pancréatite aigüe. Le pronostic est souvent sombre, d'où l'intérêt de disposer de scores pronostiques ou d'estimation de la gravité.
Le score de Ranson (1974) utilise 11 paramètres cotés 1 chacun. Sauf l'âge, les 5 premiers sont évalués à l'admission sur l'intensité des processus inflammatoires, les autres le sont dans les 48 premières heures et correspondent aux retentissements circulatoires, rénaux ou métaboliques. Si le score est < 2, la mortalité est quasi nulle ;
= 3, le risque commence à être sérieux ;
> 6, la mortalité est de 62 % ;
> 7, la mortalité est proche de 100%.
Version simplifiée de celui de Ranson, le score d'Imrie n'utilise que 4 paramètres, mais il est moins sensible et peu spécifique.
Le score tomodensitométrique de Ranson et Balthasar (1985) définit 5 stades lésionnels de la pancréatite selon le nombre et la localisation des collections.
A - pancréas normal ;
B - élargissement localisé ou global de la glande ;
C - effacement des bords pancréatiques (témoin d'un environnement inflammatoire) ;
D - augmentation du volume pancréatique et collection liquidienne satellite unique ;
E - présence d'au moins deux collections liquidiennes extra-pancréatiques ;
F - présence de gaz intra- ou extra-pancréatique ou infiltration massive de l'espace intrapéritonéal.
On peut aussi créditer les stades de 0 à 4 points avec une majoration de 2, 4 ou 6 points en fonction du degré d'extension de la nécrose (Balthazar, 1990).
Le signe de l'îlot graisseux (Perez, 1990) correspond à la présence de zones intra- ou extra-pancréatiques de densité intermédiaire entre graisse et liquide. Il n'est pas modifié par l'injection de produits de contraste.
C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974 bis) ; E. J. Baltazar, médecin radiologue et J. H. Ranson, chirurgien américains (1985) ; E. J. Baltazar, médecin radiologue américain (1990) ; C. Pérez, médecin radiologue espagnol (1990)
Étym. gr. pan : tout ; kreas : chair, « tout en chair », parce que cet organe ressemble à de la chair)
scores de gravité l.m.p.
seriousness score
Échelles d’indices de gravité, avec addition de scores, permettant de déterminer le risque de décès à l’admission d’un patient dans une unité de réanimation ou de soins intensifs.
Leur intérêt est à la fois individuel et épidémiologique.
stades de gravité de l'urgence médicale l.m.
medical emergency severity scale
→ urgence médicale (stades de gravité de l')
urgence médicale (stades de gravité de l') l.m.
medical emergency severity scale
L'un des quatre stades de gravité de l'état d'un patient permettant de faire un diagnostic sur le degré d'urgence d'une intervention médicale.
I) Période de latence ou urgence potentielle où il y a peu de signes attirant l'attention.
II) Apparition de signes cliniques, la douleur est souvent un signe d'alerte, on peut alors faire une approche diagnostique qui permet d'estimer un délai maximum tolérable avant d'entreprendre les soins.
III) Signes nets, la douleur est en général très présente, c'est souvent elle qui incite à donner l'alerte.
IV) Phase terminale de détresse, la douleur peut être très atténuée, mais si l'on ne fait pas les soins efficaces extrêmement rapidement (ex. 3 minutes pour un arrêt cardiocirculatoire), la mort (ou la perte de l'organe - ex. l'œil) est inéluctable.
Étym. lat. urgens : pressant (participe présent adjectivé d'urgeo : presser, insister avec opiniâtreté)