Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hormones thyroïdiennes l.f.

thyroid hormone, iodothyronines (T3, T4), calcitonine (CT)

Les cellules vésiculaires de la thyroïde élaborent les iodothyronines dont les formes circulantes actives sont constituées par la thyroxine (T4 ou tétraiodothyronine) et la T3 (ou triiodothyronine) qui développent des effets ubiquitaires. Une autre hormone, la calcitonine, produite par les cellules parafolliculaires (cellules C), possède un rôle physiologique modeste.
Les iodothyronines se constituent à partir de l’iode, capté par les cellules folliculaires, oxydé, et immédiatement transformées en iodotyrosines (MIT et DIT). Leur couplage conduit à la formation de T3 et T4 qui sont des iodothyronines, constituées de 2 cycles phénols réunis par un pont diphényléther liant 3 ou 4 atomes d’iode (celui-ci constitue 70% du poids molécilalaire de la T4). Les hormones ainsi fomrées au pôle apical des cellules vésiculaires sont stockées au sein de la thyroglobuline (Tg) qui est le constituant essentiel de la colloïde. L’internalisation de la Tg puis sa digestion enzymatique pas les lysosomes permet la libération des hormones dans le sang circulant au pôle poséro-basal. Les hormones se lient à des protéines de transport (TBG, TBPA, albumine) et seule une très faible quantité d’homones libres exerce leur action au niveau des tissus cibles. Celle-ci est permise par pénétration transmebranie active grâce à des transporteurs (OATP, MCT10 et 8) puis liaison aux récepurs nucléaires TR et TR. La métabolisation homronale implique des désiodases de type 1, 2 ou 3 qui constituent des facteurs d’activation ou d’inactivation. La régulation de la production des hormones thyroïdiennes implique particulièrement la TSH et la charge en iode. Les iodothyronines sont fortement impliquées dans le développement statural, la production de chaleur ; globalment elles accèlèrent l’activité et des tissus et des des organes (cœur, intestin, cerveau, muscle, os…)
La calcitonine est un polypeptide de 32 aminoacides, sécrété par les cellules C, aussi par d’autres celules normales ou tumorales. En aigu, elle est susceptible de bloquer la résoption osseuse, de réduire le degré des hypercalcémies. Elle est utisée aussi pour le traitment des algoneurodystrophies. L’accroissement franc du taux circulant de la CT est un marqueur diagnostique et pronostique précieux des cancers médullaires de la thyroïde. Un accroissement discret s’observe aussi du fait du tabagisme, de l’obésité, de l’insuffisance rénale, de l’auto-immunité antithyroïdienne et au cours des pseudohypoparathyroïdies.

Étym. gr. hormaô : j'excite

T3, T4, calcitonine, exploration fonctionnelle de la thyroïde

[O4]

biosynthèse n.f.

biosynthesis

Synthèse d’une substance organique par un être vivant.

Édit. 2017

encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles l.f.p.

transmissible subacute spongiform encéphalopathies (TSSE)

Affections nerveuses rencontrées chez l’Homme, les ruminants, le Chat et le Vison avec la possibilité d’une transmission inter-espèces, caractérisées par une dégénérescence du système nerveux central associée à une astrocytose, une perte neuronale et une spongiose diffuse et/ou intraneurale, avec une évolution toujours fatale.
C’est une zoonose, depuis la confirmation de la transmission de l’agent de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) à l’Homme à l’origine d’une crise sanitaire mondiale sans précédent en 1985.
L’agent étiologique, tout d’abord dénommé « agent transmissible non conventionnel », serait la conséquence de la transformation d’une protéine du soi (Protéine Prion cellulaire ou PrPc) en protéine résistante aux protéases et à la chaleur (PrPres ou prion), généralement identifiée dans les cerveaux des sujets atteints et admise comme marqueur spécifique de ces maladies. Elle a été découverte et identifiée par Stanley Prusiner en 1981.
Chez l’Homme il s’agit principalement de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), qu’il s’agisse des formes sporadiques, familiales ou transmises (transmission iatrogène ou alimentaire), du syndrome de Gertsmann-Sträussler-Scheinker  décrit en 1936, du Kuru (transmis par cannibalisme), de la maladie d'Alpers (développée dans l'enfance) ou de l’insomnie fatale familiale (IFF).
Chez l'animal, on connait depuis longtemps la tremblante ou « scrapie » du Mouton et de la Chèvre, l’encéphalopathie transmissible du Vison d’élevage, la maladie du dépérissement chronique des cervidés (en Amérique du Nord) et, depuis 1985, l’ESB ou "maladie de la Vache folle". Dans ce dernier cas il s’agissait d’une contamination intra-espèce par le recyclage de bovins morts de l’ESB dans la fabrication de farines animales, avec franchissement de la barrière d’espèce observée naturellement chez le Chat (encéphalopathie spongiforme féline) en 1990 puis chez l’Homme en 1996. 

S. B. Prusiner, neurobiologiste américain (1981), prix Nobel de médecine en 1997 ; H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. Jakob, neurologue allemand (1921) ; J. Gerstmann, neurologue américain ; E. Sträussler, neuropsychiatre autrichien et I.M. Scheinker, neuropatholologiste (1924) ; B. J. Alpers, neurochirurgien américain (1931)

Étym. angl. spongiform : en forme d'éponge (du gr. spoggia : éponge)

Sigle ESST

prion, encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles, tremblante du Mouton, encéphalopathie spongiforme bovine, Kuru, Creutzfeldt-Jakob (maladie de), Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), Alpers (maladie de), insomnie fatale familiale

[ D1, H1]

Édit. 2019

veines thyroïdiennes médianes pré-isthmiques l.f.p.

Veines le plus souvent au nombre de deux qui unissent, au-devant de l’isthme du corps thyroïde, les veines médianes sus- et sous-isthmiques.

veines thyroïdiennes médianes l.f.p.

venae thyroideae mediae (TA)

middle thyroid veins

Veines qui naissent du plexus veineux sous-isthmique.
Elles se groupent en deux ou trois gros troncs, descendent dans la lame thyro-péricardique et se jettent sur le bord supérieur ou la face antérieure de la veine brachio-céphalique gauche. Plus rarement, elles rejoignent les veines thyroïdiennes inférieures ou bien reçoivent ces veines.

P. Tillaux, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1834-1904)

Syn. veines thyroïdiennes médianes sous-isthmiques, veines jugulaires profondes antérieures de Tillaux, plexus thyroidien impair

plexus thyroidien impair, veines thyroidiennes médianes sus-isthmiques

[A1, K4, O4]

Édit. 2020

veines thyroïdiennes médianes sus-isthmiques l.f.p.

Veines au nombre de deux ou trois qui naissent du bord supérieur de l’isthme thyroïdien.
Elles montent devant le cartilage cricoïde puis divergent et suivent la ligne oblique du cartilage thyroïde devant le muscle sterno-thyroïdien où elles deviennent satellites de la branche interne de l’artère thyroïdienne supérieure. Elles interfèrent avec le drainage veineux laryngé.

veines thyroïdiennes moyennes l.f.p.

Veines très inconstantes (23% des cas), une pour chaque lobe du corps thyroïde, indépendantes de tout pédicule artériel.
Elles naissent de la partie moyenne du bord postéro-latéral du lobe correspondant, croisent la face antérieure de l’artère carotide commune et gagnent de chaque côté la face antérieure de la veine jugulaire interne. Elles ne doivent pas être confondues avec les pseudo veines thyroïdiennes moyennes qui sont en fait des veines thyroïdiennes supérieures ou inférieures qui s'abouchent, de façon ectopique, dans la veine jugulaire interne en regard de la partie moyenne du lobe latéral. A ne pas confondre également avec les veines thyroïdiennes médianes qui drainent l'isthme thyroïdien vers la veine brachiocéphalique gauche.

veines thyroïdiennes médianes pré-isthmiques, veines thyroïdiennes médianes sous-isthmiques, veines thyroïdiennes médianes sus-isthmiques

[A1, K4 O4]

Édit. 2020

risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives l.m.p.

cerebrovascular risks of estrogen therapy

Conséquences de traitement œstrogéniques sur la circulation cérébrale.
S'agissant des utilisatrices de contraceptifs, le risque absolu est faible, bien que multiplié par neuf. Un contraceptif faiblement dosé le diminuerait encore. Il reste qu'une hypertension artérielle, un tabagisme, une dyslipidémie et pour certains une migraine, représentent une contre-indication. De plus, les patientes ont habituellement des anticorps anti-éthinylœstradiol.
S'agissant de l'hormonothérapie substitutive post-ménopausique, les arguments semblent manquer pour l'incriminer directement sur ce plan.

[O4]

hormones androgènes l.f.p.

androgenic hormones

hormones mâles

[O4]

hormones antéhypophysaires l.f.p.

anterior pituitary hormones

Hormones sécrétées par l’antéhypophyse : corticotrophine, hormone somatotrope, hormone thyrostimulante, prolactine, gonadostimulines.
L’antéhypophyse sécrète principalement des polypeptides ou des glycoprotéines ayant une activité de stimulation des autres glandes endocrines : corticotropine, gonadostimulines, thyréotropine, etc. L'hormone de croissance ou somatotrope exerce de nombreux effets métaboliques. La prolactine est une hormone lactogène et inhibitrice des fonctions gonadiques.
La durée de vie de ces hormones dans le plasma sanguin est brève, de l'ordre d'une demi-heure.
La sécrétion de ces hormones est stimulée par des hormones hypothalamiques oligopeptidiques appelées libérines : la TSH (hormone thyrostimulante) est contrôlée par la TRH (thyrotropin releasing hormone) ou thyrolibèrine, l'ACTH par la CRH (corticotropin releasing hormone), la GH (hormone de coissance) par la GH-RH (hormone de libération de l'hormone de croissance). La production de la prolactine est contrôlée négativement par la dopamine. La LH (hormone lutéinisante) et en partie la FSH (hormone folliculostimulante) sont sous la dépendance de la LH-RH (luteinising hormone- releasing hormone) encore appelée GH-RH ou Gn-RH (gonadotropin hormone-releasing hormone). La sécrétion des gonadotropines antéhypophysaires est freinée par l'œstradiol ovarien jusqu'à un seuil critique qui provoque au contraire une décharge ovulante de LH. La FSH est freinée électivement par l'inhibine ovarienne.

Étym. gr. hormaô : j'excite

corticotrophine, hormone somatotrope, hormone thyrostimulante, prolactine, gonadostimulines, thyrotropine, corticotropine, dopamine, hormone folliculostimulante, luteinising hormone-releasing hormone, libérine, inhibines gonadiques, thyrolibérine

[O4]

hormones corticosurrénales l.f.p.

cortical hormones

Ensemble des hormones sécrétées par le cortex surrénal.
On en distingue une trentaine, toutes de stucture stéroïde, classées en trois groupes : les minéralocorticostéroïdes comme l'aldostérone et la désoxycorticostérone, synthétisés dans la zone glomérulée, contribuant à la réabsorption tubulaire du sodium et de ce fait au contrôle de la volémie et de la pression artérielle, les glucocorticostéroïdes comme le cortisol, synthétisés dans la zone fasciculée et ayant une activité essentiellement sur le métabolisme glucidoprotidique, et les sexocorticoïdes synthétisés par la zone réticulée comme l'androstène-dione, la déhydro-épiandrostérone sécrétée sous forme sulfoconjuguée, androgènes mineurs précurseurs de testostérone et d’estradiol.

Étym. gr. hormaô : j'excite

aldostérone, désoxycorticostérone, cortisol, androstène-dione

[O4]

hormones digestives l.f.

Terme impropre, pourtant communément utilisé pour désigner les hormones sécrétées par des cellules annexées à l’appareil digestif, intervenant non spécifiquement sur les sécrétions digestives, la contraction de l’estomac, de l’intestin, des voies biliaire

On en distingue une quinzaine, sécrétine, gastrine, cholécystokinine, bombésine, substance P, le VIP, la neurotensine, entéroglucagon, somatostatine, incrétines (GLP1ou Glucagon-Like-Peptide, GIP ou Gastric Inhibitory Peptide), sérotonine, catécholamines…..

Étym. gr. hormaô : j'excite

[O4,L1]

hormones entéro-digestives l.f.

hormones digestives

[O4,L1]

hormones femelles l.f. ]

female hormones

Chacune des hormones responsables de l'apparition et du maintien des caractères sexuels féminins.

risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives

[O3,O4]

Édit. 2015

hormones génitales l.f.p.

sexual hormones

Hormones ayant une activité sur les caractères sexuels mâles ou femelles.
On distingue les hormones mâles et les hormones femelles, bien que la plupart de ces hormones soient présentes et aient une activité dans les deux sexes.

hormones mâles, hormones femelles

[O4]

hormones gonadotropes l.f.p.

gonadotropic hormones

Groupe d’hormones antéhypophysaires agissant sur la croissance du tissu germinal et sur le tissu interstitiel de la gonade.
On en distingue trois: l'hormone folliculo-stimulante (FSH), l'hormone lutéinisante (LH), sécrétées de manière intermittente par l'antéhypophyse sous le contrôle d'un décapeptide hypothalamique appelé Gn-RH (gonadotropin hormone - releasing hormone) ou somatolibérine. Au cours du cycle menstruel, l'excrétion des hormones gonadotropes, qui maîtrisent la croissance du follicule de De Graaf, est freinée par l'œstradiol ovarien jusqu'à un seuil critique qui déclenche au contraire une décharge ovulante de LH. La sécrétion de la progestérone par le corps jaune ovarien, en début de la grossesse, est sous la dépendance de la gonadotrophine chorionique (hCG). Chez l'homme, la FSH stimule la spermatogénèse et la LH la sécrétion de testostérone.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. gonadostimulines, gonadotrophines, gonadotropines, prolans

gonadotrophine, prolans (désuet), De Graaf (follicule de), corps jaune, risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives

[O4]

hormones hypophysaires l.f.p.

Hormones produites par les différents lobes de l'hypophyse :

- corticotropine (ACTH), gonadotropines (LH et FSH), somatotropine (GH), la thyrotropine (TSH), prolactine (PRL) secrétes par l’antéhypophyse ;
- ocytocine et vasopressine libérées par la post-hypophyse.

Étym. gr. hormaô : j'excite

[O4]

hormones hypothalamiques l.f.p.

hypothalamic hormones, hypothalamic releasing hormones

Neurohormones hypothalamiques qui exerce une action stimulatrice ou au contraire freinatrice sur la sécrétion des hormones de l’antéhypophyse.
L’hypothalamus sécrète deux catégories d’hormones :
- les unes, appelées libérines ou releasing hormones, qui après passage dans le système porte hypothalamo-hypophysaire agissent sur les sécrétions hormonales de l’antéhypophyse soit pour les stimuler : thyrolibérine, corticolibérine, somatolibérine, gonadolibérine, prolactine releasing hormone, soit au contraire pour les freiner : somatostatine, prolactine inhibiting hormone ou dopamine ;
- les autres, qui sont transportées par vois axonale depauis l’hypothalamus jusqu'à la post-hypophyse où elles sont stockées puis libérées : ocytocine et vasopressine

Étym. gr. hormaô : j'excite

libérine, releasing hormone, thyréolibérine, corticolibérine, somatolibérine, somatostatine, gonadolibérine, prolactine releasing hormone prolactine inhibiting hormone, ocytocine, vasopressine

[O4]

hormones mâles l.f.p.

androgen

Hormones responsables de l'apparition et du maintien des caractères sexuels mâles primaires et secondaires.
Chimiquement dérivés de l'androstane, les androgènes sont principalement sécrétés sous forme de testostérone et d’andostènedione par les cellules de Leydig du testicule, soumis au contrôle stimulant de la LH hypophysaire. En réponse à la même stimuline, de faibles quantités d’hormones mâles sont également produites par la thèque interne de l’ovaire. Enfin sous le contrôle de l’ACTH antéhypophysaire, la zone réticulée des corticosurrénales sécrète la déhydroépiandrostérone surtout sous forme de sulfate, précurseur d’androgènes et aussi d’œstrogènes.
Les hormones mâles sous l’influence de l’aromatase, constituent des précurseurs d’œstrogènes. Ils sont métabolisés par le foie et éliminés dans les urines sous forme de 17 -cétostéroïdes.
La principale hormone mâle est la testostérone. Grâce à la 5alpha-réductase, la testostérone s’active en dihydrotestostérone qui exprime une action puissamment virilisante au niveau de ses récepteurs spécifiques. Les hormones mâles possèdent aussi un effet anabolisant évident sur l’os, et le muscle (où la testostérone est directement active). Elles modifient la répartition des graisses qui affectent une topographie androïde. Elles contribuent au risque athéromateux. Les hormones mâles favorisent la croissance osseuse, mais aussi à fortes doses la maturation des cartilages de croissance, d’où le risque de petite taille définitive en cas de puberté précoce, ou d’administration intempestive chez l’enfant et l’adolescent. Dans le sexe féminin, les hormones mâles favorise l’hirsutisme et le virilisme pilaire, et à fortes doses la virilisation.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. hormone androgène

androstane, aromatase, 5-alpha-réductase

[O4]

hormones mélanotropes l.f.p. (MSH)

melanostimulating hormones,

Elle existe sous deux formes : l’alpha-MSH directement dérivée de la pro-opiomélanocortine, et la bêta-MSH constituée par les 13 premiers aminoacides de l’ACTH.
Se liant aux mélanocytes, les MSH (mélanotropines) favorisent la pigmentation de la peau et des muqueuses. Les hormones gonadiques (œstrogènes et testostérone), les hormones thyroïdiennes contribuent aussi à la mélanogénèse.

Syn. hormone mélanostimulante

mélanotropine, pro-opiomélanocortine

[O4]

hormones minéralocorticoïdes l.f.p.

mineralocorticoid hormones

Groupe d’hormones sécrétées par la zone glomérulée (la plus externe) des glandes corticosurrénales dont l’action principale s’exerce sur le métabolisme hydrominéral.
Les hormones minéralocorticostéroïdes sont des dérivés de la progestérone portant un hydroxyle sur le carbone 21 : 21-hydroxyprogestérone (désoxycorticostérone), corticostérone et aldostérone, la plus importante. Leur synthèse est surtout dépendante de l’activité de l’angiotensine II (en réponse à la production de rénine) et de celle de l’enzyme de conversion. La synthèse des minéralocorticoïdes est aussi directement dépendante de la kalièmie.
Ces hormones favorisent la rétention du sodium et du chlore au niveau du tube contourné proximal et distal du néphron. Celle-ci s’effectue en échange de potassium. Indirectement la rétention de NaCl favorise la rétention hydrique, et constitue un puissant facteur de contrôle de la volémie et de la pression artérielle.
Syn hormone minéralcorticostéroïde

Étym. gr. hormaô : j'excite

aldostérone, corticostérone, désoxycorticostérone, rénine

[O4]

hormones minéralocorticostéroïdes l.f.p.

mineralocorticoid hormones

hormones minéralocorticoïdes

[O4]

hormones ovariennes l.f.p.

ovarian hormones

Hormone stéroïde sécrétée par l'ovaire au cours du cycle menstruel.
Il s'agit essentiellement des œstrogènes sécrétés par la thèque interne du follicule puis par le corps jaune, de la progestérone et de la relaxine sécrétées par le corps jaune au cours de la phase lutéale, de l'inhibine et plus accessoirement des androgènes sécrétés par le stroma.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. hormones sexuelles

œstrogène, progestérone, androgène, relaxine, inhibines, risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives

[O4]

hormones placentaires l.f.p.

placental hormones.
Hormones sécrétées par le placenta.
Elles sont de natures diverses :
- soit protéique : l'hormone chorionique gonadotrope (ou hCG), l'hormone chorionique somatotrope (appelée aussi hormone placentaire lactogéne placentaire ou HPL ou hormone chorionique somatomammotrope), le neural growth factor (NGF ou facteur de croissance des cellules nerveuses), la relaxine, accessoirement la protéine placentaire PP ;
- soit stéroïde : testostérone et œstrogènes biosynthétisés à partir du sulfate de déhydro-épiandrostérone (ou SDHEA, androgène de la surrénale fœtale, désulfaté dans le foie fœtal et aromatisé dans le placenta)
La progestérone biosynthétisée à partir de la 8ème semaine d'aménorrhée, à partir du cholestérol plasmatique, se substitue à la progestérone du corps jaune pour assurer le maintien de la grossesse.

Étym. gr. hormaô : j'excite

[O4]

Édit. 2015

hormones posthypophysaires l.f.p.

Hormones libérées par le lobe postérieur de l'hypophyse (vasopressines et ocytocyne), en réalité élaborées au sein de l’hypothalamus.

R. A. Turner, J. G. Pierce et V. du Vigneaud, prix Nobel de chimie en 1955, biochimistes américains (1951)

vasopressine, ocytocine

[O4]

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