antigène spécifique de prostate l.m.
prostatic specific antigen (PSA)
Protéase sécrétée par les cellules épithéliales bordant les acinus prostatiques et les glandes péri-uréthrales, dont le rôle physiologique est la liquéfaction du liquide séminal, et dont le taux sérique est utilisé comme marqueur de l'activité du tissu prostatique normal et pathologique.
Le PSA, protéine d'un poids moléculaire de 33Dd, circule dans le sérum sous plusieurs formes : deux sont complexées, l'une principale liée à l'alpha1-antichymotrypsine, dosable, l'autre liée à l'alpha2 macroglobuline, non détectable et sans pouvoir enzymatique, une troisième forme est libre et dosable. Le PSA est très faiblement exprimé dans d'autres tissus que la prostate : endomètre, sein, sérum féminin, tumeurs du sein et du rein.
Les dosages de PSA s’effectuent par techniques immuno-néphélémètriques. Le dosage du PSA total mesure le PSA complexé avec l’alpha1-antichymotrypsine et le PSA libre. La concentration sérique normale est classiquement de 2,5 à 4 ng/mlL. Le seuil d’alerte augmente toutefois avec l’âge.
D’une manière générale, il existe une corrélation entre la concentration de PSA et le volume du tissu prostatique présent. Tout processus pathologique, tumoral, inflammatoire, infectieux, augmente cette teneur dans des proportions très variables. Par ex. le tissu carcinomateux secrète dix fois plus de PSA à poids égal que l'HBP. Des variétés individuelles sont néanmoins fréquentes. Son taux peut également être altéré par divers agents pharmacologiques et manœuvres urologiques locales.
Le PSA est un marqueur du tissu prostatique mais non de l'adénocarcinome pour lequel sa sensibilité est bonne, mais sa spécificité médiocre. L'on essaie d'affiner la signification des variations de taux de PSA par l'étude de son rapport avec le poids prostatique, sa courbe d'évolution, le rapport de ses différentes fractions. Ainsi, lorsque le PSA total est élevé, une diminution du rapport PSA libre /PSA total est en faveur de l’existence d’un cancer de la prostate.
Le PSA est un marqueur très précieux dans la surveillance de l'évolution des cancers traités. Il est utilisé en immunohistochimie pour la reconnaissance des cellules prostatiques.
→ PSA (densité du), PSA libre, PSA (vélocité du), cancer de la prostate
anticorps spécifique de tissu l.m.
specific antibody of tissue
Anticorps dirigé contre les antigènes des tissus de l'organisme du sujet ayant produit ces anticorps.
Il s'agit donc d'auto-anticorps, qui peuvent être soit spécifiques d'un organe ou d'un type cellulaire (anticorps anticellule pariétale gastrique, anticorps antithyroïdiens, anticorps anti-canaux salivaires, etc.), soit non spécifiques (anticorps antimitochondries, antimuscle lisse, antinucléaires, etc.). Dans la majorité des cas, ces auto-anticorps sont la conséquence d'une maladie auto-immune et leur détection peut contribuer à son diagnostic.
compliance spécifique l.f.
specific compliance
Compliance pulmonaire rapportée au volume pulmonaire auquel elle a été mesurée : habituellement la compliance est rapportée à la capacité résiduelle fonctionnelle.
Sigle Csp
[C2,K1]
conductance spécifique l.f.
specific conductance
Valeur de la conductance divisée par le volume auquel elle a été mesurée.
[C2]
constante spécifique gamma l.f.
gamma-rate constant
Caractéristique d’un radionucléide exprimant l’intensité de son émission gamma par le débit d’exposition (en R/min.) à la distance de 1m. d’une source de 1 mCi.
Abandonnée, remplacée par la constante de débit de kerma.
[B1]
désensibilisation spécifique l.f.
specific desensibilization
Injections de doses faibles et progressivement croissantes d’un allergène, destinées à traiter et à supprimer la sensibilisation d’un individu vis-à-vis de cet allergène.
gène spécifique neurorétinien l.m.
neural retina-specific gene NRL
Gène spécifique de cellules nerveuses de la rétine, identifié en 1991, et codant une protéine candidate d'union de la famille des "leucine zipper" jouant un rôle dans le développement et la différenciation rétinienne et probablement dans certaines maladies de la rétine.
Locus en 14q11.1 (MIM 162080).
A. Swaroop, ophtalmologiste américain (1991)
Sigle NRL
indice spécifique de gravité l.m.
specific gravity index
Indice permettant d'évaluer la gravité d'une affection particulière ou l'efficacité des moyens diagnostiques et thérapeutiques utilisés.
La gravité d'une affection particulière s'évalue par le score de Glasgow-Liège pour les comas, par l'indice de McCabe pour absence ou présence de maladies chroniques, plus ou moins graves, par le score de Ranson ou l'indice d'Imrie, pour les péritonites et les pancréatites aigües.
L'efficacité des moyens diagnostiques et de traitement mis en œuvre s'évalue à partir d'indicateurs : pour la charge des soins on utilise l'indice de Cullen ou TISS (therapeutic intervention system score) recueillant 76 actes de soins cotés de 1 à 4 selon leur complexité, les risques afférents, le temps nécessaire à leur réalisation.
Le système OMEGA (Ω), utilisé en France, recense 51 actes médicaux techniques assortis de coefficients de pondération, répartis en trois groupes :
- actes enregistrés une seule fois même s'ils sont effectués plusieurs fois (Ω 1),
- actes enregistrés chaque fois qu'ils sont réalisés (Ω 2),
- nombre de jours pendant lesquels ils sont techniquement réalisés (Ω 3).
T. J. McCabe Sr, mathématicien américain (1976) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974) ; C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; D. J. Cullen, anesthésiste réanimateur américain (1974)
Étym. lat. indicium : indication ; Glasgow, ville d’Écosse ; Liège, ville de Belgique
→ Cullen (indice de), Glasgow Liège (score de), gravité, Imrie (système d'), McCabe (indice de), OMEGA (système), Ranson (score de), Tiss (indice)
inflammation spécifique l.f.
specific inflammation
Variété d'inflammation réalisant une image morphologique microscopique qui permet de suspecter ou d'affirmer, avec le contexte clinique, une cause particulière ou un groupe de causes.
Une affirmation n'est apportée sur le plan anatomopathologique que par la mise en évidence de la cause déclenchante.
Étym. lat. flamma : flamme
milieu de culture spécifique l.m.
Milieu mis au point pour la culture et l’isolement d’espèces bactériennes ne se développant pas sur les milieux usuels.
Le milieu de Löwenstein, destiné à la culture des mycobactéries, en est un exemple.
phobie spécifique l.f.
specific phobia
Peur persistante, nettement limitée à un objet ou à une situation donnée.
Le stimulus phobogène est constitué par : certains animaux (serpents, souris, chiens, etc.), des endroits clos (claustrophobie), les hauteurs (acrophobie), la traversée d'un pont, la montée à une échelle, et aussi les orages, l'obscurité, les armes, le sang et les blessures (avec syncope vagale fréquente), la contamination par des maladies spécifiques (irradiations, affections vénériennes, sida).
Apparaissant habituellement dans l'enfance ou chez l'adulte jeune, ce handicap reste relativement minime quand l'élément anxiogène peut être évité. Il amène alors rarement le patient à consulter, mais peut persister pendant des décennies.
Étym. gr. phobos : crainte
Syn. phobie simple, isolée
pneumonie interstitielle non spécifique l.f.
→ pneumopathie interstitielle non spécifique
pneumopathie interstitielle non-spécifique l.f.
non specific interstitial pneumonia
→ maladie infiltrative diffuse pulmonaire
préjudice d'agrément spécifique l.m.
Syn. préjudice d’agrément
Sigle : PAS
recombinaison spécifique d'un site l.f.
site-specific recombination
Mode de recombinaison génétique ayant lieu entre deux séquences spécifiques courtes appelées sites appartenant à une même molécule ou à deux molécules différentes d'ADN double brin.
Cette recombinaison nécessite la reconnaissance des sites par une protéine spécifique, une recombinase, qui réalise à leur niveau une recombinaison de type conservatif : p. ex., l'intégration et l'excision du prophage lambda.
spécifique adj.
specific
Qui appartient en propre à une espèce vivante, à une chose.
1).En clinique et en biologie médicale, se dit d’un symptôme qui n’est observé que dans une maladie donnée : p.ex. la douleur précordiale de la maladie coronarienne.
2).En biologie : qui se rapporte à une espèce, qui concerne une espèce.
3).En microbiologie : se dit d’un milieu favorisant le développement d’un micro-organisme donné par rapport aux contaminants éventuels.
4).En infectiologie : se dit d’un agent infectieux qui n’est capable de se développer que chez une seule espèce d’hôte, ou d’un arthropode hématophage ne se gorgeant de sang que sur une seule espèce de vertébré.
5).En immunologie : se dit d’un anticorps ne réagissant qu’avec un seul antigène.
6).En thérapeutique : se dit d’un médicament particulièrement et constamment efficace contre une maladie : p.ex. la colchicine utilisée contre la crise de goutte.
7).Dénomination édulcorée désignant une infection syphilitique (obsolète).
Étym. lat. species : espèce
→ spécificité d'hôtes, barrière d'espèces, spectre d'hôtes
spécifique (granule) l.m.
specific granule
Granule des neutrophiles.
Syn. granule secondaire
spécifique (maladie) l. f.
Maladie toujours provoquée par les mêmes causes et sensible aux mêmes traitements
Exemple historique : la syphilis.
système musculaire spécifique l.m.
→ système de conduction du cœur
tête de prise murale spécifique à un gaz l.m.
gas-specific connection point socket assembly
Prise murale de distribution de gaz médical destinée à recevoir l'about d'un flexible, non interchangeable et spécifique au gaz.
Cette prise (embout) doit être fixée à l'embase par un dispositif non interchangeable et spécifique au gaz. Ces mesures de sécurité ont permis de supprimer les accidents mortels dus aux erreurs de distribution de l'O2 et du N2O (plusieurs morts par an en France auparavant)
→ embout, raccord de prise rapide
vaginite non spécifique l.f. (obs)
non specific vaginitis
Vaginite due à Gardnerella vaginalis.
Elle est responsable de leucorrhées grisâtres, adhérentes et volontiers malodorantes.
Syn. gardnerellose, vaginose bactérienne
→ Gardnerella vaginalis, potasse (test à la), leucorrhée
[O3]
Édit. 2019
énolase spécifique des neurones l.f.
neuron specific enolase
Isoforme de l'enzyme énolase trouvée principalement dans les neurones et les cellules neuro-endocrines.
La concentration sérique de cette enzyme augmente au cours des neuroblastomes et de plusieurs types de cancers, en particulier les cancers bronchiques à petites cellules. Elle constitue un biomarqueur intéressant pour le diagnostic et le suivi de cette pathologie.
Sigle angl. NSE
→ énolase, neuroblastome, cancers bronchiques à petites cellules
[H1, O4]
Édit. 2018
antigène n.m.
antigen
Agent qui, introduit dans un organisme par des voies autres que digestive, provoque la formation d'anticorps réagissant spécifiquement avec lui.
Selon les conditions d’administration et l’organisme dans lequel on introduit l’antigène, celui-ci peut être tolérogène ou immunogène. La zone de la molécule d’antigène qui interagit avec le site de liaison de l’anticorps est un épitope. Les protéines sont habituellement constituées d’une mosaïque d’épitopes différents les uns des autres, chaque épitope occupant une zone de 2 à 3 nm2 de la surface de la molécule. Certains antigènes sont formés d’un petit nombre d’épitopes répétitifs, par ex. les protéines bactériennes comme la flagelline, les polyosides bactériens. L’épitope peut être conformationnel ou séquentiel. Au sein de l’épitope, un ou deux acides aminés jouent un rôle essentiel pour déterminer l’affinité de l’anticorps pour l’antigène. Les antigènes protéiques sont dégradés en peptides associés aux molécules de classe I ou de classe II du CMH de façon à interagir avec les lymphocytes T CD8+ ou CD4+.
antigène Australia l.m.
Australian antigen
Antigène de surface du virus de l’hépatite B.
antigène bola l.m.
bola antigen