Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

27 résultats 

antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II l.m.p.

angiotensin II receptors antagonists

Famille de médicaments réduisant les effets de l’angiotensine II par action antagoniste sur ses récepteurs membranaires (candésartan, irbésartan, valsartan, etc.)

Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant

[G3,G5]

Édit. 2017

antagoniste des récepteurs H2 l.m.

H2 receptor antagonist

Substance capable d'inhiber un type particulier d'effets de l'histamine (l'effet de type H2).
Les antagonistes entrent en compétition avec l'histamine directement au niveau de son site d'action cellulaire.
La principale action de type H2 de l'histamine est de déclencher une sécrétion gastrique abondante. Les antagonistes des récepteurs H2 sont donc utilisés chez l'homme pour inhiber la sécrétion acide gastrique dans des cas pathologiques associés à une hypersécrétion acide.

Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant

[F3,G3,G5]

Édit. 2017

changement des récepteurs l.f.

receptor editing

Mécanisme par lequel une cellule B au cours de son développement peut exprimer une première espèce moléculaire de récepteur (BCR).
L’interaction de ce récepteur avec l’antigène peut conduire à un nouveau réarrangement génétique par action de la recombinase, aboutissant à l’expression d’un nouveau type de chaine lourde.

Syn. édition des récepteurs, substitution des récepteurs.

[C3]

récepteurs alpha et bêta des catécholamines l.m.p.

α and β catecholamine receptors

Récepteurs membranaires sensibles à l'action de l'adrénaline et de la noradrénaline, présents à la surface de nombreuses cellules de l'organisme, réagissant à l'adrénaline hormonale circulante ou au système nerveux sympathique.
Ce sont des protéines à 7 domaines transmembranaires, associées à des protéines G et à des enzymes (adénylate-cyclase ou phospholipase C).
Selon les tissus, on trouve différents types de récepteurs de catécholamines : les récepteurs bêta (bêta1, surtout dans le cœur, bêta 2 surtout dans le poumon, bêta 3 surtout dans le tissu adipeux) qui sont des activateurs d'adénylate-cyclases par l'intermédiaire de protéines GS, induisant la glycogénolyse et la lipolyse dans les adipocytes, hépatocytes, myocytes, etc. ; les récepteurs alpha2 (alpha2A, alpha2B, alpha2C) qui ont un effet inhibiteur sur l'adénylate-cyclase par l'intermédiaire de protéines GI ; et les récepteurs alpha1 (alpha1A, alpha1B, alpha1C) qui agissent en ouvrant des canaux calciques ou en activant les phospholipases C pour former des messagers secondaires tels que l'inositol-triphosphate et le diaglycérol. Les récepteurs β2 sont plus spécialement actifs sur le poumon, comme bronchodilatateurs et comme inhibiteurs de la contraction des myocytes.

Syn. récepteurs alpha et bêta du sympathique

récepteurs des lymphocytes B l.m.p.

B lymphocytes receptors

Récepteurs d'antigène des lymphocytes B qui sont des immunoglobulines fixées sur la membrane des lymphocytes B.
Quand ces anticorps se lient spécifiquement à l'antigène, le lymphocyte B est stimulé, il prolifère et se différencie en cellules B mémoire et plasmocytes sécréteurs d'immunoglobulines spécifiques de l'antigène.

récepteurs des lymphocytes T  l. m. p.

T lymphocytes receptors

Ce sont des structures de membrane permettant aux lymphocytes T de reconnaître spécifiquement les antigènes.
Leur combinaison avec l’antigène transmet un signal d’activation à la cellule par l’intermédiaire de complexes moléculaires CD3 auxquels ils sont associés. Ils sont tous identiques pour un même lymphocyte. Ils sont constitués de deux chaînes polypeptidiques dont il existe quatre sortes : α, β, γ, δ construites sur le même modèle :
-une partie constante prolongée par une séquence hydrophobe (assurant son ancrage dans la membrane) et par un segment intracytoplasmique ;
-une partie variable (tournée vers l’extérieur de la cellule) qui, comme pour les immunoglobulines, est du fait de la variabilité le support de leur spécificité pour l’antigène.
Il existe deux sortes de récepteurs :
-les récepteurs α β, formés d’une chaîne α unie par un pont disulfure à une chaîne β, sont présents sur les lymphocytes  T CD3+, CD4+ et sur les T CD3+ CD8+. Ils reconnaissent l’antigène présenté par les CPA en association avec des molécules HLA de classe II (T auxiliaires) ou de classe I (T cytotoxiques) ;
-les récepteurs γ δ formés d’une chaîne γ associée à une chaîne δ sont présents sur les lymphocytes T CD3+ CD4- CD8- représentant 1 à 10 % des lymphocytes circulants mais ils sont plus nombreux dans certains tissus. Ils peuvent se lier à des épitopes non associés à des molécules HLA.

CPA, TCR, lymphocyte T

scintigraphie des récepteurs l.f.

receptor scintigraphy

Scintigraphie réalisée, en recherche biologique, à l'aide de substances marquées se fixant électivement sur des récepteurs normaux ou pathologiques.
Elle peuvent être marquées soit à l'aide d'un émetteur de photons (par exemple octréotide marqué à l'indium 111), soit à l'aide d'émetteurs de positons.
Cette technique est particulièrement utilisée pour l'étude des récepteurs cérébraux.
 Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

scintigraphie

angiotensine (I, II, III, IV) n.f.

angiotensin (I, II, III, IV).
Polypeptide de respectivement 10, 8, 7 et 6 acides aminés : Asp-Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe-His-Leu (angiotensine I), Asp-Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine II), Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine III), Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine IV).
L'angiotensine I est produite à partir de l'angiotensinogène par l’action d’une protéase plasmatique, la rénine ou angiotensinogénase, puis convertie en angiotensine II par l'enzyme de conversion et enfin désactivée par les angiotensinases. Les angiotensines sont douées de propriétés physiologiques, notamment pour l'angiotensine II une vasoconstriction des petites artérioles du rein avec pour conséquence une hypertension artérielle ; l'angiotensine III a perdu cette propriété mais a conservé une activité sur les corticosurrénales stimulant la formation d'aldostérone.
L’angiotensine II est dosée par technique radio-immunologique dans l’exploration de l’hypertension artérielle. Une augmentation est observée en cas de tumeur secrétant de la rénine

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; lat. tenere : tendre

Syn. hypertensine, angiotonine

système rénine-angiotensine

[C1,C3,K4]

Édit. 2017

angiotensine (test à l') l.m.

angiotensin test

Épreuve qui a pour objectif d'explorer les mécanismes régulateurs du système tensionnel en déterminant la dose d'angiotensine, administrée par perfusion intraveineuse, qui est requise pour élever la pression artérielle de 20 mm de Hg au dessus d’une valeur de base.
Compte tenu du développement des dosages biologiques qui permettent l'exploration du système rénine angiotensine aldostérone et des progrès de l'imagerie médicale, le test n'est plus guère utilisé.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; lat. tenere : tendre

rénine angiotensine (système), hyperaldostéronisme primaire, hyperaldostéronisme secondaire

[C1,C3,K4]

Édit. 2017

enzyme de conversion de l'angiotensine l.m.

angiotensin converting enzyme

Enzyme qui intervient d'une part sur le système rénine angiotensine en transformant l'angiotensine I en angiotensine II, substance fortement vasopressive, et d'autre part en inactivant la bradykinine.
L'enzyme est une dipeptidyl-carboxypeptidase formée de 1278 acides aminés. Son activité enzymatique est peu spécifique. Elle agit aussi sur d'autres  peptides vasodilatateurs. L'analogie structurale de l'enzyme de conversion de l'angiotensine avec la bradykinine et la kininase II explique l'interaction.
Normalement sécrétée par le foie et les cellules endothéliales, elle peut l’être au cours de certaines inflammations, en particulier en cas de granulomes tuberculoïdes. 
L'enzyme de conversion, localisé sur la membrane des cellules endothéliales, présente un polymorphisme génétique : certains sujets, qui ont une concentration plasmatique augmentée d'enzyme de conversion, ont un risque accru de maladies cardiovasculaires. Dans la sarcoïdose, le dosage de cette enzyme dans le sérum peut révéler son élévation et, bien que sa spécificité soit médiocre, il est néanmoins utile lors de la surveillance évolutive. 
A titre thérapeutique, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle et de l'insuffisance cardiaque.

Syn. angioconvertase

Sigle ECA

enzyme, angiotensine (I, II, III, IV), système rénine-angiotensine, bradykinine

[C1, C2, K2, K4]

Édit. 2020

inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine l.m.p.

angiotensine converting enzyme inhibitor (ACE-inhibitor)

Famille de médicaments inhibant l'enzyme de conversion de l’angiotensine I en angiotensine II et augmentant le taux de bradykinines (lisinopril, ramipril, énalapril, fosinopril, etc.).
Ils diminuent ainsi la concentration plasmatique de rénine et sont très utilisés dans le traitement de l’hypertension artérielle.

Sigle  : IEC

enzyme de conversion de l'angiotensine

rénine angiotensine (système) l.m.

renin angiotensin system

Système régulateur qui intervient dans l'équilibre de la tension artérielle.
La rénine secrétée par l'appareil juxtaglomérulaire libère l'angiotensine I qui sous l'effet d'une enzyme de conversion donne naissance à l'angiotensine II, substance fortement vasopressive par vasoconstriction artériolaire.
Le système peut être stimulé p. ex. sous l'effet d'une sténose de l'artère rénale, ou freiné p. ex. en présence d'un hyperaldostéronisme primaire ou après la prise, dans un but thérapeutique, d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion.

hypertension artérielle maligne, enzyme de conversion

système rénine-angiotensine-aldostérone l.m.

renin-angiotensin system

Système endocrine qui intervient dans la régulation à court et à long terme de la pression artérielle.
Les principaux médiateurs du système sont la rénine, l'angiotensine et l'aldostérone.
Toutes les actions physiologiques, pharmacologiques ou pathologiques qui diminuent le volume du sang circulant ou les résistances artérielles provoquent une libération de rénine par les reins. Cette dernière est sécrétée par les cellules à granules de la paroi des artérioles (artérioles efférentes) juxtaglomérulaires.
Trois mécanismes principaux interviennent dans la libération de la rénine : un mécanisme général, la diminution de la volémie qui réduit l'apport sodé au niveau de la macula densa, et deux mécanismes intra-rénaux :
- 1) la diminution de la pression dans l'artère glomérulaire afférente (baroréflexe intrarénal),
- 2) la stimulation du système sympathique qui libère la rénine par action sur les récepteurs β1 de l'artère glomérulaire afférente.
La rénine est un enzyme (aspartyl-protéase) découvert dans le rein. Elle agit sur l'angiotensinogène (α2-globuline synthétisée par le foie) en libérant un décapeptide, l'angiotensine I, qui est la substance à action hypertensive. Ce décapeptide est transformé en angiotensine II (octapeptide) par l'action de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. Cet enzyme a une action peu spécifique : p. ex., il agit aussi sur la bradykinine. D'autres enzymes, les angiotensinases, peptidases non spécifiques, dégradent les angiotensines naturelles ou synthétiques.
L'angiotensine II, a une action hypertensive par plusieurs mécanismes :
- vasoconstriction directe (action sur les récepteurs AT1), potentialisation de l'action vasoconstrictrice de la noradrénaline, augmentation de l'activité sympathique, augmentation de la libération de catécholamines par la médullosurrénale ;
- inhibition de l'excrétion rénale du sodium et de l'eau : libération d'aldostérone, modification de l'hémodynamique intrarénale.
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (captopril et dérivés) sont utilisés pour le traitement de l'insuffisance cardiaque et de l'hypertension artérielle. Des antagonistes non peptidiques des récepteurs à l'angiotensine II (losartan) ont une action antihypertensive. Des inhibiteurs de la rénine sont en cours de développement.

R. Tigerstedt, physiologiste finlandais et P. Bergman, étudiant en médecine suédois, découverte de la rénine (1898)

rénine, angiotensine, aldostérone

angiotensine 1-7 n.f.

angiotensin 1-7

Métabolite de l’angiotensine II transformé sous l’action de l’enzyme de conversion ACE2 (« Angiotensin converting enzyme 2) en un heptapeptide dépourvu de l’acide aminé C terminal du peptide d’origine, la phénylalanine, et exerçant des actions vaso-dilatatrices et anti-hypertensives via le récepteur Mas appartenant à la famille des récepteurs couplés à la protéine G.
L’angiotensine 1-7 accroît la production de NO dans les cardiomyocytes et les artères entraînant ainsi une vasodilatation artérielle. Ce peptide a un effet bénéfique sur le système cardio-vasculaire et  s’oppose au développement de l’hypertrophie cardiaque.

angiotensine, monoxyde d'azote, enzyme de conversion de l'angiotensine, protéine G

[C1, C2]

Édit. 2020

enzyme de conversion de l’angiotensine de type 2 l.m.

angiotensin converting enzyme 2

L'enzyme de conversion de l'angiotensine de type 2 (ECA2) est une peptidase clivant l'angiotensine II (ou angiotensine 1-8) en angiotensine 1-7, formée des 7 premiers acides aminés de l'angiotensine II.
L'angiotensine 1-7 possède des propriétés antagonistes de l'angiotensine II. Elle est, en particulier, vasodilatatrice et anti-hypertensive. L'enzyme ECA2 intervient donc dans la régulation de la pression artérielle. Elle possède également des propriétés anti-inflammatoires.  Elle agit par l'intermédiaire d'un récepteur membranaire spécifique appelé mas.
Cette enzyme existe sous 2 formes, circulante et membranaire. On a montré récemment que la forme membranaire servait de voie d’entrée au virus du Covid-19 (SARS-CoV-2) et au virus du SRAS (SARS-CoV ) dans les cellules. Des tentatives ont été faites d’injecter dans la circulation un excès d’ECA2 humain recombinant afin de piéger le virus et de l’empêcher ainsi de se fixer sur la forme membranaire, porte d’entrée dans la cellule. 

Sigle ECA2

angiotensine, Covid-19, SRAS, enzyme de conversion de l’angiotensine

[C1, C2, D1]

Édit. 2020

déficit congénital en récepteurs de l'acétylcholine l.m.

acetylcholine receptors congenital defect

Syndrome assez hétérogène, qui correspond à une insuffisance de synthèse ou à un excès de destruction des récepteurs.
Chez le nourrisson, il se traduit par des troubles respiratoires et un retard moteur ; chez l'adulte, par un ptosis avec fatigabilité à l'effort.
Les anticholinestérasiques sont efficaces.

nicotiniques (récepteurs) l.m.p.

nirotinic receptors

cholinergiques (récepteurs)

récepteurs à domaine discoïdine n.m

discoidin domain receptors (DDR)

Récepteurs à activité tyrosine kinase se liant au collagène et possédant dans la région amino-terminale extracellulaire un domaine homologue à la discoïdine, lectine initialement décrite chez l’amibe.
Il existe deux gènes distincts codant pour deux types de récepteurs, DDR1 et DDR2, liant tous deux les diverses formes de collagène. Les DDR s’ajoutent donc aux intégrines comme deuxième famille de récepteurs du collagène, mais s’en différencient par leur activité tyrosine kinase. Ce sont des protéines glycosylées de 125 et 130 kDa, respectivement. DDR1 lie les collagènes I à V ainsi que le collagène VIII alors que DDR2 reconnaît seulement les collagènes fibrillaires I et III. DDR1 est exprimé dans l’ectoderme chez l’embryon, dans les épithéliums, les fibroblastes et les macrophages chez l’adulte. L’expression de DDR2 est restreinte aux muscles, cœur, vaisseaux et tissu conjonctif. A la différence des autres récepteurs à activité tyrosine kinase, les DDR s’activent lentement après plusieurs heures de contact avec leurs ligands. Les DDR interviennent dans l’embryogenèse, le développement tumoral et la fibrose d’organes.

tyrosine-kinase, discoïdine, lectine, intégrine

récepteurs chimériques d'antigènes n.m.p.

chimeric antigen receptors (CAR)

récepteurs chimériques de cellules T

récepteurs chimériques de cellules T n.m

chimeric antigen receptors (CAR)

Cellules T autologues à la surface desquelles sont fixés des récepteurs leur permettant de reconnaître des antigènes spécifiques des cellules tumorales du patient.
Des lymphocytes T sont recueillis du sang du patient. Des gènes leur permettant de synthétiser des récepteurs membranaires spécifiques d’antigènes de la tumeur du patient leur sont transférés. Il s’agit habituellement du transfert à l’aide de rétrovirus de gènes d’anticorps monoclonaux. Ces cellules transformées sont multipliées in vitro et la population obtenue est administrée au patient. Là, les lymphocytes T manipulés se lient aux cellules tumorales et les détruisent. Ce mode de traitement appelé « transfert adoptif de cellules (adoptive cell transfer) » est de plus en plus utilisé dans le traitement des cancers par immunothérapie.

récepteurs chimériques d'antigènes

récepteurs glycoprotéiques l.m.p.

glycoprotéique receptors

Récepteurs des plaquettes sanguines dont l’activation entraîne in fine l’agrégation plaquettaire.
Les récepteurs GP IIb-IIIa sont bloqués par des antiagrégants spécifiques.

récepteurs à la vasopressine l.m.p.

 Les effets de la vasopressine reposent sur l’activation de  deux récepteurs : les récepteurs V1a,  situés sur les cellules musculaires lisses, responsables de la vasoconstriction périphérique et les récepteurs  V2 situés au niveau du tube contourné distal responsables d’une augmentation de la réabsorption hydro-sodée.
 Le blocage seul ou combiné des récepteurs  avorise la vasodilatation et s’oppose à la congestion ou à l’hyponatrémie.

récepteurs de type Toll l.m.p.

Étym. toll ang. génial

Toll (récepteurs de type)

Toll (récepteurs de type) n.m

Toll-like receptors (TLR)

Récepteurs membranaires reconnaissant des motifs moléculaires de nature diverse retrouvés chez de nombreux pathogènes (bactéries, virus, champignons…), conservés au cours de l’évolution et responsables de l’immunité innée en activant des processus de défense cellulaires.
Ces récepteurs constituent chez les insectes le seul mode de défense immune, mais sont également présents chez les vertébrés, dont l’Homme, où ils s’associent à l’immunité adaptative. On compte une quinzaine d’isoformes de TLR. L’ensemble forme avec le récepteur de l’interleukine-1 une superfamille possédant un domaine commun. Citons comme exemple d’implication des TLR la reconnaissance du lipopolysaccharide du colibacille par le TLR-4 qui déclenche une voie de signalisation avec production de cytokines aboutissant à une réaction inflammatoire.

J. Hoffmann, biologiste français, prix Nobel de physiologie et médecine 2011 (1996 article publié par Lemaitre B. et Hoffman J.A., biologistes français)

Étym. allemand, TOLL : formidable, nom donné à un domaine caractéristique de ces récepteurs

récepteurs couplés aux protéines G l.m.

G protein - coupled receptors

Famille de récepteurs transmembranaires dont l'activité est assurée par l'intermédiaire d'une protéine G.
Les récepteurs couplés aux protéines G sont caractérisés par leur structure à 7 traversées de membrane et par  leur association à une protéine G qui régule leur activité. Ils assurent la transduction du signal apporté par de très nombreuses hormones et médiateurs, ainsi que par des stimuli extérieurs (lumière, odeurs, etc...). Ils constituent une famille extrêmement nombreuse avec environ un millier de membres identifiés, dont près de la moitié sont des récepteurs olfactifs. 

Sigle RCPG

Réf. Bockaert J. Les récepteurs couplés aux protéines G : caractéristiques générales et mécanismes d’activation. Bull. Acad. Natle Méd., 2012, 196, no 9, 1765-1775,

récepteur, protéine G

[C1, C2]

Édit. 2019

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