analgésie intra-arachnoïdienne l.f.
intra arachnoid analgesia
Syn. rachi-anesthésie, analgésie intra-dure-mérienne
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie n.f.
analgesia
Suppression ou atténuation de la sensibilité à la douleur.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[G1,G3 ,G5,N1]
Édit. 2017
analgésie caudale l.f.
caudal analgesia
Analgésie utilisant des anesthésiques locaux instillés par le sinus sacro-coccygien dans l'espace épidural et inhibant les afférences des dernières racines médullaires.
Cette pratique est peu utilisée en obstétrique, du fait de son risque septique qui interdit la mise en place d'un cathéter pour réinjection.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[G1,G3,G5,N1]
Édit. 2017
analgésie congénitale l.f.
congenital analgesia
1) Absence de toute sensation douloureuse depuis la naissance.
Des troubles trophiques importants sont possibles par brûlures, traumatismes et fractures indolores.
Cet état autosomique récessif est dû à une hyperfonction tonique des systèmes endomorphiniques.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
Syn. insensibilité congénitale à la douleur
[H1,Q2]
Édit. 2017
analgésie contrôlée par le patient l.f.
patient controlled analgesia (PCA), patient controlled epidural analgesia (PCEA), patient controlled sedation (PCS)
→ analgésie dirigée par le patient
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie des nerfs honteux internes l.f.
pudental nerve analgesia
Analgésie périnéale tronculaire utilisant des anesthésiques locaux instillés dans le canal d'Alcock par voie transvaginale ou par voie transpérinéale.
Elle est facilitée par l'usage d'une aiguille spécifique : l'aiguille de Jahier ou l'aiguille de Khol.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie dirigée par le patient l.f.
patient controlled analgesia (PCA), patient controlled epidural analgesia (PCEA), patient controlled sedation (PCS)
Technique permettant au patient de régler lui-même les injections du produit analgésique pour obtenir une suppression optimale de sa douleur ou de son anxiété.
Trois modalités sont employées : injection intraveineuse d'analgésique (PCA) pour soulager une douleur postopératoire aigüe ; injection d'un anesthésique local dans l'espace péridural (PCEA) pour soulager une douleur en obstétrique ou en chirurgie ; injection intraveineuse d'un anesthésique général à faible concentration (PCS) pour obtenir la sédation lors d'une anesthésie locorégionale ou d'un acte de radiologie interventionnelle. L'expérience montre que l'effet obtenu ainsi est bien meilleur que par la technique classique d'injections espacées. La concentration en produit actif est plus stable et finalement la dose globale administrée est plus faible. Le dispositif utilisé comporte une seringue automatique actionnée par un bouton poussoir que le patient tient dans sa main : chaque pression délivre un bol de solution analgésique, 0,5 à 2 mg de morphine, en général, d'autres morphiniques peuvent être utilisés. L'analgésie contrôlée par voie péridurale emploie des anesthésiques locaux, associés ou non à des morphiniques, et la sédation contrôlée, des anesthésiques généraux tels que les benzodiazépines (midazolam) ou le propofol. Une pause réfractaire réglable de 5 à 10 min empêche une répétition trop fréquente des injections et évite les surdosages. Une valve antiretour sur la perfusion complète le dispositif.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
→ bol, contrôle, pousse-seringue
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie épidurale l.f.
epidural analgesia
Analgésie locorégionale utilisant des anesthésiques locaux instillés dans l'espace épidural, entre la face externe de la dure-mère et la face interne du canal rachidien, espace appelé également péridural.
Le terme « épidural » était réservé par l'usage à la partie basse de cet espace qui peut être infiltré par voie caudale ou par ponction du premier trou sacré.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
Syn. analgésie péridurale, analgésie extra-arachnoïdienne, infiltration caudale
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie extra-arachnoïdienne l.f.
extra arachnoid analgesia
[B3,G1,G3 ,G5]
Édit. 2017
analgésie extradurale l.f.
epidural analgesia
Ensemble des anesthésies locorégionales incluant les anesthésies caudale, épidurale et péridurale.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[B3,G1,G3 ,G5]
Édit. 2017
analgésie extrathécale l.f.
extrathecal analgesia
Syn. analgésie épidurale
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie locale du périnée l.f.
local analgesia of the perineum
Anesthésie locale du périnée par injection, habituellement sur le trajet de l'incision périnéale d'une épisiotomie médiane, médiolatérale ou latérale, d'un anesthésique local sous-cutané.
Elle est actuellement peu employée du fait du développement des anesthésies tronculaires et locorégionales.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie obstétricale l.f.
obstetrical analgesia
Suppression de la douleur du travail de l’accouchement.
Les techniques d'analgésie utilisent :
- la relaxation : la préparation psychoprophylactique, la sophrologie, le yoga ;
- les stimulations neurologiques : la réflexothérapie, l’acupuncture, la neurostimulation électrique ;
- les antalgiques et sédatifs par voie générale : les morphiniques, leurs dérivés et les apomorphiniques, notamment, ou le protoxyde d’azote ;
- l'anesthésie locale : l’ analgésie locale du périnée, les blocs paracervicaux ;
- l'anesthésie tronculaire : l’analgésie des nerfs honteux internes ;
- les anesthésies locorégionales : la rachi-anesthésie, l’analgésie péridurale ;
- l'anesthésie générale, éventuellement selon des techniques spécifiques : l’ « anesthésie à la Reine » utilisant un anesthésique volatile pour la période d'expulsion, l’« anesthésie toulousaine » utilisant un hypnotique à doses liminaires pour la durée du travail.
Étym. gr. an privatif; algos: douleur
[B3,G1,G3,G5,H1,H4]
Édit. 2017
analgésie obstétricale locorégionale l.f.
regional obstetrical analgesia
Ensemble des techniques d'anesthésie obstétricale agissant au niveau des émergences des nerfs sensitifs périphériques.
Ce terme générique recouvre les analgésies caudale, épidurale, extra-arachnoïdienne, intra-dure-mérienne, péridurale et rachidienne.
Étym. gr. an, privatif; algos: douleur
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie par acupuncture l.f.
analgesia with acupuncture
Type d'analgésie (par acupuncture traditionnelle ou modifiée avec stimulation électrique par les aiguilles), utilisée seulement pour des interventions mineures et superficielles.
Elle agirait en provoquant la libération d'endorphines. Dans la pratique, on doit souvent lui associer une sédation médicamenteuse car l'acupuncture n'assure qu'une analgésie peu efficace et peu reproductible. Elle semble plus efficace dans le traitement de certaines douleurs chroniques.
Étym. lat. acutus ; pointu ; punctum : piqûre
[B3,G1,G5]
Édit. 2017
analgésie péridurale l.f.
epidural analgesia
Analgésie locorégionale, par infiltration de l'espace rachidien épidural avec un anesthésique local.
Elle consiste en la mise en place par voie lombaire inter-épineuse d'un cathéter souple dans l'espace épidural, situé entre le ligament jaune et la dure-mère. Cet espace est repéré, après ponction transcutanée sous anesthésie locale, par la technique du mandrin liquide qui recherche la perte de résistance à la pression dans l'espace péridural après franchissement du ligament jaune. Des anesthésiques locaux ou des morphiniques sont injectés dans cet espace visant à la suppression des afférences nociceptives en limitant le bloc moteur. Le cathéter permet des réinjections itératives. Technique d'analgésie obstétricale la plus employée concernant plus de 80% des accouchements dans certaines maternités, elle a aussi ses indications en chirurgie gynécologique ou en cancérologie et, en fonction du niveau métamérique d'analgésie recherché, la ponction peut se faire en région lombaire, dorsale, voire cervicale. Enfin, dans certaines indications particulières d'analgésie prolongée, le cathéter peut être implanté en sous-cutané (en langage courant « péridurale tunnelisée »).
Étym. gr. an, privatif; algos: douleur
Syn. analgésie épidurale
[B3,G1,G3 ,G5]
Édit. 2017
analgésie préventive l.f.
pre-emptive analgesia
Administration d'un analgésique avant l'application prévisible d'un stimulus nociceptif.
Elle permettrait de diminuer l'amplification douloureuse en agissant sur la plasticité des voies de la douleur et de réduire ainsi les doses d'analgésiques nécessaires dans les suites postopératoires. L'acupuncture semble agir partiellement ainsi.
Étym. gr. an, privatif; algos: douleur
[B3,G1,G3 ,G5]
Édit. 2017
analgésie rachidienne l.f.
spinal anaesthesia
Anesthésie régionale consistant en l’injection dans le liquide cérébrospinal, après ponction de l’espace sous-arachnoïdien par rachicentèse, d’un anesthésique local ou, plus rarement, de dérivé morphinique.
L’injection est responsable, avec les anesthésiques locaux, d’un blocage d’abord des afférences sensitives puis des afférences motrices. Le niveau de l’anesthésie obtenu dépend de la position du patient et de la densité du mélange injecté par rapport à celle du liquide cérébrospinal. Cette technique est utilisée essentiellement en chirurgie et très peu en obstétrique du fait de l’impossibilité d’injections itératives et du bloc moteur. La mise au point d’un microcathéter implantable en position sous-arachnoïdienne permettra probablement d’élargir les indications.
Étym. gr. an, privatif; algos: douleur
Syn. rachianesthésie
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
cryo-analgésie n.f.
cryo-analgesia
Analgésie par le froid.
Le froid, qui empêche la production des courants d'action, est produit en clinique humaine par l'aspersion locale de substances volatiles comme le chlorure d'éthyle, l'application de neige carbonique ou d'une cryode refroidie par l'évaporation d'oxyde nitreux liquide. Cette technique est peu utilisée.
Étym. gr. kruos : froid
[G1,G5]
péridurale (analgésie) l.f.
epidural analgesia
En anesthésie, terme utilisé lorsque seul un blocage sensitif est recherché, par ex. en obstétrique.
acanthome intra-épidermique l.m.
intraepidermic acanthoma
→ épithélioma intra-épidermique
[J1]
Édit. 2016
anesthésie intra-arachnoïdienne l.f.
intra arachnoid anaesthesia
→ analgésie intra-arachnoïdienne, rachianesthésie
[G1]
Édit. 2017
arthrodèse intra-articulaire l.f.
intra-articular fusion
Arthrodèse pratiquée avec pénétration dans l’articulation, le plus souvent par arthrotomie large, pour exposer les surfaces articulaires, les aviver, les fixer et traiter dans le même temps d’éventuelles lésions pathologiques.
Dans certains cas particuliers l’intervention peut être faite par voie endoscopique.
Étym. gr. arthron : articulation ; dèsis : fusion
ballon intra-aortique l.m.
intraaortic balloon
Ballon gonflable, placé dans l’aorte descendante thoracique à l’aide d’un cathéter introduit par voie artérielle fémorale.
Technique de réanimation cardiaque permettant de compenser temporairement une insuffisance circulatoire aigüe ou un choc cardiogénique. L’inflation du ballon, synchrone de la diastole ventriculaire gauche, augmente la pression aortique améliore la perfusion coronaire et carotidienne et chasse le sang de l’aorte vers les territoires périphériques. Le dégonflage présystolique rapide évite d’accroître le travail du ventricule gauche.
S. D. Moulopoulos (1962), A. Kantrowitz (1968), médecins américains
Syn. assistance circulatoire, contrepulsion aortique
Édit. 2017
ballon intra-gastrique l. m.
intra-gastric balloon
Méthode thérapeutique des obésités morbides consistant à réduire le volume du bol alimentaire par la mise en place d’un ballon dans l’estomac.
Il existe des ballons à eau et d’autres à air. Le ballon intragastrique a de nombreuses contrindications et de nombreux effets secondaires. Son résultat qui n’est pas supérieur à la prise en charge standard de l’obésité, est inférieur à la prise en charge chirurgicale. Il doit être retiré au bout de six mois. Il est quasiment abandonné dans la prise en charge de l’obésité.
→ obésité, chirurgie bariatrique
Édit. 2017