acné n.f.
acne
Etat pathologique résultant d'une altération des follicules sébacés, (c’est-à-dire à glande sébacée volumineuse et à tige pilaire mince), caractérisé par le développement sur le visage ou la moitié supérieure du thorax de lésions dites rétentionnelles à type de comédons ouverts ou fermés et/ou de lésions dites inflammatoires telles que papules, papulopustules ou nodules, le mélange des deux types réalisant le tableau de l'acné « polymorphe juvénile ».
L'acné extrêmement fréquente, survient électivement à partir de l'adolescence et dure pendant une période variable. Il existe de nombreux facteurs déclenchants : hormonaux (hyperandrogénie, excès d’œstrogènes notamment synthétiques des contraceptifs), locaux (certains cosmétiques, rayons ultraviolets) ou médicamenteux (glucocorticoïdes, antituberculeux, vitamine B12, lithium, etc.). Le problème essentiel de l'acné réside dans les cicatrices qu'elle laisse et qui, quand elles sont nombreuses, sont source d'un préjudice esthétique souvent important. De façon incorrecte l’orgelet ou le chalazion peuvent être dénommés acné.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
→ acné conglobata, acné juvénile, acné cortisonique, acné de contact, acné excoriée, acné fulminans, acné néonatale, acné médicamenteuse, acné nécrotique, acné nodulokystique, acné chéloïdienne, acné vermoulante, orgelet, chalazion
[J1]
Édit. 2020
acné ciliaire l.f.
→ orgelet
[P2]
Édit. 2017
acné chéloïdienne de la nuque l.f. (obs.)
→ folliculite fibreuse de la nuque
[J1]
Édit. 2017
acné conglobata l.f.
acne conglobata
Forme clinique d'acné de l'homme jeune caractérisée par une très grande extension des lésions qui sont très intenses et très inflammatoires, faites de papulopustules, de nodules, voire d'abcès suppurants, et qui sont associées à des comédons et à des kystes.
Les lésions couvrent une grande surface, concernant cou, nuque, aisselles, fesses, et aboutissant à de volumineuses cicatrices inesthétiques avec des ponts et des tunnels.
Il existe des associations entre acné conglobata et, soit l’hidrosadénite, soit la sébocystomatose. Le traitement, difficile, a été transformé par l'emploi de l'isotrétinoïne.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné) ; lat. conglobatus : mis en boule
→ Verneuil (maladie de), arthrite de l'acné conglobata
[J1]
Édit. 2017
acné cortisonique l.f.
corticosteroid induced acne
Complication fréquemment observée chez les patients traités, soit par une forte corticothérapie, soit par une corticothérapie plus faible mais au long cours, et prenant l'aspect d'une acné avec des lésions monomorphes papuleuses ou micro-pustuleuses.
Sa topographie est la même que celle de l'acné classique.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[G5,J1]
Édit. 2017
acné de contact l.f.
contact acne, acne venenata
Forme clinique particulière d'acné caractérisée par la survenue de lésions aux sites d'application sur la peau de produits comédogènes.
Ce sont essentiellement certains cosmétiques ou des huiles minérales manipulées dans certaines professions.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[G4,J1]
Édit. 2017
acné de l'enfant l.f.
prepubertal acne
Variété d'acné juvénile polymorphe.
Sa survenue avant l'âge habituel doit faire rechercher plusieurs causes : un facteur favorisant, tel que médicament acnéigène, topique comédogène ; une puberté précoce centrale (avant 8 ans chez la fille, avant 9 ans chez le garçon) ou une puberté avancée (entre 8 et 10 ans chez la fille, entre 9 et 11 ans chez le garçon) ; une hyperplasie congénitale des surrénales, des tumeurs corticosurrénaliennes, testiculaires ou ovariennes.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[J1,O1,O4]
Édit. 2017
acné excoriée des jeunes filles de Brocq l.f.
Brocq’s grazed acne of girls
Forme clinique observée électivement chez des adolescentes dont les lésions élémentaires de l'acné sont remaniées par un entretien manuel répétitif avec les doigts et les ongles.
La personnalité est habituellement celle de sujets anxieux. Le traitement est relativement décevant.
L. A. Brocq, dermatologiste français (1898)
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[H4,J1]
Édit. 2017
acné fulminans l.f.
acne fulminans
Tableau rarissime caractérisé par le développement rapide d'une acné très inflammatoire et profuse associée à de la fièvre, une altération de l'état général, des douleurs articulaires et une polynucléose neutrophile et dont la physiopathologie est inconnue.
Des tableaux de ce type ont été rapportés chez des individus traités par isotrétinoïne ou présentant des entéropathies inflammatoires. La corticothérapie générale est, paradoxalement, souvent indiquée.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[G5,J1,L1,N1]
Édit. 2017
acné hypertrophique de Vidal et Leloir l.f.
E. Vidal, membre de l'Académie de médecine et H. Leloir, dermatologues français (1890 et 1893)
[J1,P1]
Édit. 2017
acné induite l.f.
acne medicamentosa
Forme clinique d'acné induite généralement par la prise orale de médicaments.
Ces acnés sont habituellement monomorphes et faites de petites papules ou pustules. Les lésions durent tant que le traitement est poursuivi.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
→ acné médicamenteuse, chloracné
[J1,G4,G5]
Édit. 2017
acné juvénile l.f.
juvenile acne, acne vulgaris
Forme la plus fréquente d'acné, observée essentiellement à partir de l'adolescence, caractérisée par le développement de lésions mixtes à la fois inflammatoires (papules et pustules) et rétentionnelles (comédons ouverts et microkystes) au niveau du visage et du décolleté.
Il s'y associe fréquemment une hyperséborrhée.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
Syn. acné polymorphe juvénile, acné vulgaire
[J1,O1]
Édit. 2017
acné mécanique l.f.
acne mecanica
Complication de l'acné majorée par des facteurs de friction ou de pression.
Elle a de ce fait, une topographie évocatrice liée au port de certains vêtements, à la profession ou à la pratique de sports.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[J1]
Édit. 2017
acné médicamenteuse l.f.
drug induced acne, acne medicamentosa
Acné secondaire à la prise de certains médicaments.
Les principaux inducteurs sont les androgènes, les glucocorticoïdes, les antituberculeux, la vitamine B12, le lithium, l'iode, les barbituriques.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[G4,G5,J1]
Édit. 2017
acné meibomienne l.f.
[P2]
Édit. 2017
acné nécrotique de Boeck l.f.
acne necrotica
Dermatose caractérisée par des poussées de papules folliculaires recouvertes de croûtes très adhérentes et dont l'image histologique comporte une nécrose du follicule pileux avec thrombose des vaisseaux sous-jacents.
Elle n'appartient probablement pas au cadre de l'acné véritable ; son étiologie est inconnue et son traitement difficile.
C. Boeck, dermatologiste norvégien (1889)
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
Syn. acne varioliformis (Hebra) (obs.), acné nécrotique miliaire (Sabouraud) (obsolète), acne frontalis (obsolète)
[J1]
Édit. 2017
acné néonatale l.f.
acne neonatorum, neonatal acne
Eruption survenant à la naissance ou dans les premières semaines, faite de papules érythémateuses et de pustules des joues, du front, du menton, voire des oreilles et du cuir chevelu, durant 2 à 4 semaines et guérissant spontanément sans cicatrices.
Sa physiopathologie est mal comprise et l'on a invoqué une stimulation hormonale des glandes sébacées par les androgènes d'origine maternelle, ainsi que l'intervention de Malassezia furfur. Aucun traitement n'est en principe nécessaire ; la suppression de facteurs favorisants tels que les laits de toilette ou certaines crèmes dites hydratantes est conseillée.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[J1,O1]
Édit. 2017
acné nodulokystique l.f.
nodulocystic acne
Forme d'acné caractérisée par la présence de lésions profondes, c'est-à-dire de kystes sous-cutanés, (dits kystes secondaires), résultant de l'enkystement du matériel d'un follicule inflammatoire qui s'est rompu dans le derme environnant.
Cette forme est très souvent profuse ; les kystes siègent essentiellement à la face, aux régions pré-auriculaires, au cou.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[J1]
Édit. 2017
acné æstivalis l.f.
æstivalis acne
[J1]
Édit. 2017
acné rosacée l.f. (obs)
acne rosacea
→ rosacée
[J1]
Édit. 2020
acné solaire l.f.
- l'acné aestivalis, primitivement décrite chez les sujets nordiques, caractérisée par une éruption prurigineuse du cou ou du tronc, faite de petites papules rosées,
- l'actinic superficial folliculitis, constituée de pustules folliculaires du tronc et des membres, non prurigineuses, qui respectent le visage.
Sa pathogénie est discutée et, pour certains auteurs, l'acné aestivalis correspond à une forme de lucite idiopathique, surtout s'il n'existe pas d'antécédent d'acné vulgaire.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
Syn. acné de Majorque
[J1]
Édit. 2017
acné vermoulante l.f.
vermoulante acne
→ atrophodermie vermiculée des joues
[J1]
Édit. 2017
arthrite de l'acné conglobata l.f.
Arthrite destructive survenant chez des malades atteints d’acné conglobata.
Les arthrites de l’acné conglobata débutent généralement après l’acné ; elles peuvent être périphériques ou axiales touchant alors les sacro-iliaques et la colonne lombaire; elles peuvent continuer à évoluer alors que l’acné est apparemment guérie. L’acné conglobata peut s’accompagner également d’atteintes osseuses : hyperostose sternocostoclaviculaire, ossifications intersterno-costoclaviculaires, atteinte condensante localisée à un os (sternum, manubrium, clavicule, côte, os plat tel que le pubis, l’aile iliaque, os long, voire un corps vertébral). Certains ont proposé le regroupement de ces manifestation osseuses et articulaires sous le terme de SAPHO (Synovite, Acné, Pustulose, Hyperostose, Ostéite).
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné) ; lat. conglobatus : mis en boule
[I1,J1]
blépharo-conjonctivite de l'acné rosacée l.f.
blepharoconjunctivitis of rosacea acne
Blépharo-conjonctivite qui peut précéder, suivre, ou survenir dans le même temps que l'atteinte cutanée.
L'atteinte est chronique et de sévérité variable. Il peut exister des télangiectasies et un épaississement du bord palpébral, une obstruction des glandes de Meibonius. De fréquents orgelets se développent, se transformant souvent en chalazions chroniques. L’hyperémie de la conjonctive bulbaire est fréquente, associée souvent à des sécrétions traduisant une infection bactérienne secondaire. Une kératopathie n’est pas rare.
Le diagnostic est essentiellement clinique, permis par les lésions cutanées caractéristiques.
→ blépharo-conjonctivite, acné rosacée, télangiectasie, Meibonius (glande de), orgelet, chalazion, kératopathie
Édit. 2017
Hutchinson (acné prurigo de) l.f.
J. Hutchinson, Sir, chirurgien et anatomopathologiste britannique (1878)
→ hydroa vacciniforme de Bazin
[J1,P2]
Édit. 2015