Poisson (loi de) l.f.
Loi de distribution de variables discontinues qui, dans le cas d’événements rares, réalise une bonne approximation de la loi binomiale.
P. ex. loi de distribution d’une variable discrète comme le nombre de colonies dans une boîte de Pétri.
S. Poisson, mathématicien français (1838)
→ loi binomiale, variables discontinues
[E1]
Édit. 2020
poisson venimeux l.m.
venomous fish
Poisson dont le contact produit une envenimation.
Ces poissons, très nombreux, appartiennent à deux ordres : téléostéens, ce sont les plus dangereux, et sélaciens. Ils provoquent l'envenimation, soit par piqûre, grâce à un appareil inoculateur situé sur les nageoires (épines), les opercules (épines) ou la queue (aiguillon), soit par morsure.
→ envenimation, sélacien, téléostéen
poisson zèbre l.m.
zebra fish
Poisson d’eau douce de la famille des cyprinidae très utilisé comme modèle du génome et du développement embryonnaire de l’Homme.
Le poisson zèbre est très utilisé en recherche médicale parce que la transparence de son embryon facilite le suivi de son développement et que 70% de ses gènes se retrouvent chez l’Homme. Leur invalidation permet de connaître leurs fonctions et, par homologie, d’en déduire celles qui existent chez l’Homme.
[Q1]
Édit. 2019
ciguatera n.f.
Intoxication alimentaire grave, provoquée par une algue (Gambierdiscus toxicus) ingérée par des poissons coraliens (plus de 300 espèces au total), en Océanie, en Afrique du Sud et aux Antilles
Trente minutes environ après ingestion d’un poisson contaminé, apparaissent des fourmillements, un prurit intense (la "gratte"), des sueurs, des nausées, des vomissements et des diarrhées intenses, puis des myalgies avec incoordination motrice. Le décès peut survenir dans 2 à 3% des cas. Les précautions préventives sont principalement d’éviter de consommer des poissons localement réputés comme provoquant la ciguatera, surtout les poissons de récif de grande taille (supérieurs à 10 kg) et de bien vider les poissons de leurs viscères.
F. Poey, zoologiste cubain (1866)
Étym. nom vernaculaire donné par Poey (1866) à Cuba pour désigner un mollusque gastéropode (Livona picta). Gratte est un terme populaire en Nouvelle-Calédonie
[G4]
ichtyophtalmie l.f.
fish eye disease
Affection caractérisée par un déficit congénital d'α-lipoprotéines dans le plasma sanguin et par un aspect des yeux semblables à des yeux de poisson.
Étym. gr. ichthus : poisson ; ophthalmia : maladie des yeux
Syn. œil de poisson (maladie en)
œil de poisson (maladie en) l.f.
fish-eye disease
Opacification de la cornée par dyslipoprotéinémie proche de la maladie de Tangier mais avec légère réduction des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Aspect en œil de poisson cuit moins dense que dans la maladie de Tangier. L’opacification du stroma par dépôts de cholestérol se fait dans la 2e décennie de la vie. L’anomalie génétique est une mutation sur le même gène que la maladie de Norum, autosomique récessive, avec opacités cornéennes. Il existe une anémie normochrome et une protéinurie. Le gène (LCAT) est localisé sur le locus chromosomique 16q22.1. L’affection est autosomique dominante (MIM 136120).
L. A. Carlson et B. Philipson, médecins suédois (1979)
→ Tangier (maladie de l'île de), ichtyophtalmie, dystrophie cornéenne dyslipoprotéinémique, déficit en alpha-lécithine-cholestérol acyltransférase, LCAT gene
Édit. 2017
œil de poisson de Norum (maladie en) l.f.
Norum’s fish-eye disease
Opacification de la cornée acompagnée d’anémie, de protéinurie et de dyslipoprotéinémie avec taux bas des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Le cholestérol est très augmenté et l'anémie normochrome est secondaire à l'augmentation de cholestérol dans les globules rouges ; la protéinurie signe le début d'une insuffisance rénale parfois fatale. La maladie apparaît chez l'adulte jeune, l'opacification de la cornée est visible à l'œil nu et donne un aspect en œil de poisson cuit ; on trouve un discret voile diffus cornéen, un arc cornéen atypique (tout le stroma est atteint), des vacuoles dans la membrane (ou couche) de Bowman et le stroma antérieur. L'acuité visuelle est conservée, on peut trouver au fond d’œil des ruptures de la membrane de Bruch et des hémorragies rétiniennes. La mutation est sur le même gène que la maladie en œil de poisson dominante. Il s'agit d'un déficit en lécithine-cholestérol acyltransférase (LCAT) dont le locus est situé sur le chromosome 16 en 16q22.1. L’affection est autosomique récessive (MIM 245900).
K. R. Norum, biochimiste norvégien et E. Gjone, médecin interniste norvégien (1967)
→ déficit en lécithine cholestérol-acyl-transférase, déficit en LCAT
Édit. 2017
vertèbres de poisson l.f.p.
fish vertebra
En imagerie, exagération de la concavité des plateaux supérieur et inférieur des vertèbres qui, de plus, sont très transparentes aux rayons X.
Cet aspect, dû à la pression exercée par les disques intervertébraux sur l'os fragilisé, est souvent associé à des hernies discales intraspongieuses. Il s'observe dans les situations d'ostéopénie diffuse, en particulier dans l'ostéomalacie mais aussi dans l'ostéoporose. Son importance peut être exprimée par le rapport existant entre la plus courte distance séparant l'image des plateaux de la vertèbre et la hauteur de son mur postérieur resté normal.
Étym. lat. vertebra : vertèbre, de vertere : tourner
→ ostéomalacie, ostéoporose, hernie discale, ostéopénie
[I1]
Édit. 2019